• Critiques,  Lecture,  review

    Millénium Blues

    J’ai reçu, il y a plusieurs mois, Millénium Blues de la part des éditions Fayard. Je ne connaissais pas du tout Faïza Guène, et le résumé me donnait clairement très envie d’en découvrir la plume.

    Faïza nous plonge en plein dans les années 90 – 2000, dans la vie de Zouzou. Zouzou est une jeune fille qui se cherche, elle a une meilleure amie Carmen qui, accidentellement commet l’irréparable. Elle a aussi un amoureux, Eddy, qui s’avère ne pas être l’homme de sa vie. Zouzou se cherche, mais surtout, Zouzou nous emmène avec elle dans chaque période de sa vie. Elle nous raconte, avec ses mots, des événements tragiques, et aborde des sujets durs, de façon crue, l’air de ne pas avoir envie de peser ses mots.

    Le plus fou, c’est que Zouzou a l’air perdue. Elle raconte tant de choses de façon tellement bordélique, sans suivre d’ordre particulier, mais on ne se sent à aucun moment perdu, bien au contraire. Je pense que tout enfant des années 90 pourra s’identifier à Zouzou.

    Entre problèmes familiaux, problèmes de couple, divorce, déceptions, culpabilités, cette jeune parisienne métisse nous fait passer du rire aux larmes en quelques mots seulement.

    Millénium blues fait partie de ces livres qui font du bien, et Faïza Guène fait partie de ces écrivains généreux, dont le seul but est de partager, de réconforter avec des mots simples et purs ceux qui pourraient en avoir besoin. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j’ai l’impression que l’écrivaine s’est sentie seule pendant une période de sa vie, et qu’elle a écrit ce livre pour que plus personne ne se sente comme ça un jour.

    C’est peut-être une impression, peut-être mon âme de lectricequiaimesefairedesfilms qui prend le dessus, mais c’est ce que j’ai ressenti. En tout cas, si c’en était le but, elle m’a fait beaucoup de bien, donc l’objectif a été atteint.
    Alors merci pour cette légèreté, dans un monde où les tabous se font de plus en plus lourds sur notre conscience.

  • Critiques,  Ecrivain,  Lecture

    Par accident | Sans défense – Harlan Coben

    Dans cet article, je vous parlerai des deux livres d’Harlan Coben que j’ai lus en 2018. Je commencerai d’abord par vous donner un avis bref de chacun des deux livres après les avoir présentés (vous remarquerez que ce sera presque le même avis pour les deux). A la fin, je vous dirai ce que je pense de ce qu’est devenu Harlan Coben, un des écrivains thrillers qui m’avait le plus marquée, il y a plusieurs années déjà.

    Sans défense – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Dix ans que le privé Win Lockwood attend ce moment. Dix ans qu’il tente de retrouver la trace de deux enfants kidnappés, et l’un d’eux est là, devant lui, dans cette ruelle malfamée de Londres. Win touche au bit. Le happy end est proche. Mais le garçon lui échappe. Retour à la case départ. Le moment est venu pour Win d’appeler du renfort : son associé, son meilleur ami, le détective Myron Bolitar. Après huit ans d’absence, Bolitar fait son grand retour dans une enquête explosive, à très haute fréquence artérielle.

    Alors, par où commencer… J’ai d’abord été très excitée lorsque j’ai reçu ce roman, à l’idée d’avoir des nouvelles de Myron et Win après tant d’années ! C’est comme retrouver un vieil ami de lycée 10 ans après, vous voyez ? Vous avez envie de savoir ce qu’il est devenu, s’il va bien, ce qu’il fait de sa vie… C’était exactement pareil. J’en ai donc commencé la lecture, pour très vite me lasser. Oui mais de quoi ? me diriez-vous. Justement, cela m’a pris un bon moment, et surtout une deuxième lecture d’un autre roman pour le comprendre. J’ai donc très vite eu le sentiment qu’Harlan Coben était bien conscient qu’il y avait beaucoup de lecteurs, tout comme moi, à qui ses personnages manquaient, et qu’il a écrit un livre…pour écrire un livre. Je ne sais pas si cela fait du sens pour vous, mais pour parler court, j’ai trouvé ce livre ennuyant, dépourvu de recherche et de créativité, et avec EXACTEMENT le même style de tous ses autres livres. Je dois avouer que la fin était plus ou moins imprévisible, mais s’ennuyer pendant plus de 250 pages et être enfin ”surpris” lors des dernières…est-ce vraiment utile ? (encore faut-il tenir pendant 350 pages…) Lorsque nous aimons un auteur, nous adorons en voir l’évolution, et surtout nous sentir éblouis à chaque nouvelle sortie, pas vrai ? Sans défense n’avait rien d’éblouissant, et c’est bien dommage. J’ai fini le livre tant bien que mal, parce qu’il m’a été envoyé par la maison d’édition Belfond, et que je me devais d’honorer cette collaboration, mais j’avoue en en avoir arrêté la lecture beaucoup trop de fois. Finalement, je pense que j’aurais préféré rester sans nouvelles de Win et Myron…

    Par accident – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Il y a quinze ans, la vie de Nap Dumas a basculé : dernière année de lycée, son frère jumeau et la petite amie de celui-ci ont été retrouvés morts sur la voie ferrée. Double suicide d’amoureux ? Nap n’y a jamais cru. Désormais flic, Nap voit ressurgir le passé : Rex, leur ami d’enfance, vient d’être sauvagement assassiné. Sur les lieux du crime, les empreintes d’une femme que Nap pensait disparue : Maura, son amour de jeunesse, dont il était sans nouvelles depuis quinze ans. Le choc est total pour le policier. Celle qu’il aimait serait-elle une dangereuse psychopathe ? Où est Maura ? Et s’il était le prochain sur sa liste ? La vérité est proche. Si proche. Bien plus terrible et dangereuse que tout ce que Nap imagine… Puisant dans les légendes urbaines de la ville où il a grandi, le boss du thriller livre un jeu de fausses pistes effroyable.

    Encore un livre de disparition, et cette fois-ci, c’est Maura, l’amour de jeunesse de Nap Dumas qui réapparait mystérieusement. Je crois que pour les personnes qui me lisent pour la première fois, vous allez penser que je suis râleuse, mais non, je vous assure, généralement, je suis vraiment gentille dans mes critiques 😀 Dans Par accident, le personnage de Nap Dumas a un peu le même caractère que tous les personnages principaux des précédents livres d’Harlan Coben, il est riche, a du répondant, insupportablement arrogant, et a des vieux démons (ça ne vous rappelle personne ? aucun des personnages de ses 20 derniers romans ?). Mais ce n’est pas tout, d’apparence, l’histoire avait l’air un peu différente des autres, en tout cas, j’avais envie d’y croire. Mais au fil des pages, je me suis aperçue que c’était un gros mélange de beaucoup de ses autres romans. Entre un amour d’enfance qui disparaît, un peu comme dans Ne le dis à personne, un personnage principal qui n’a rien de nouveau, une enquête qui contient plein de fausses pistes avant de dévoiler la ”vraie” vérité tout à la fin… J’ai très honnêtement eu le sentiment que l’auteur n’avait presque plus d’imagination, et plus aucune idée de quoi que ce soit de nouveau à écrire. Encore une déception, encore plusieurs heures de perdues à lire plus de 300 pages avant de tomber sur une fin plus ou moins satisfaisante…

    Harlan Coben : Le Bilan

    Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que j’avais beaucoup hésité à écrire cet article, parce que oui, j’ai du mal à dire du mal des auteurs. Mais vous savez aussi que j’aime être honnête, alors voici la vérité : Harlan Coben a eu mon coeur avec Ne le dis à personne, il a continué à l’avoir pendant un moment, mais entre temps, je lui ai fait plusieurs infidélités en lisant d’autres auteurs, pour certains connus, et pour d’autres pas du tout. Ces infidélité ont eu raison de moi : je me suis rendue compte que ses nouvelles sorties n’étaient pas du tout ce qu’il y avait de plus original, bien au contraire : c’est redondant, répétitif, et pas à la hauteur de ce qu’il y a dans le marché, malheureusement. Je lui ai pourtant donné deux chances cette année passée. Je suis bien triste de l’admettre, parce que pour écrire autant de romans, il faut bien avoir du talent, et Harlan Coben en a. Mais j’ai l’impression qu’il est entré dans cette espèce de sphère de célébrité, où il a compris ce qui se vendait, ce qui se lisait, et a décidé d’écrire non pas pour faire rêver ses fidèles lecteurs de toujours, mais pour vendre. Si j’ai enfin décidé de publier cet article, c’est parce que j’ai compris quelque chose : j’ai compris que les auteurs ont autant de respect à avoir envers leurs lecteurs, que nous en avons à en avoir envers eux. Et j’ai compris qu’Harlan Coben a, en quelques sortes, trahi ses plus fidèles admirateurs. Alors pourquoi s’empêcher d’avouer une réalité ? Il est grand temps que cet auteur comprenne que si nous voulons relire ses anciens romans…il nous suffit de les relire, pas la peine d’en écrire un nouveau. Alors à moins qu’il fasse un grand ménage dans ses prochains écrits…je ne risque pas de les acheter. Et vous, que pensez-vous d’Harlan Coben et de ce qu’il est devenu ? Etes-vous toujours fan de ses livres ? Vous pouvez vous faire votre propre avis en vous procurant Sans défense ici et Par accident ici
  • Ecrivain,  Interview,  Non classé

    Interview – Aga Lesiewicz

    Scroll down for the english version of the interview.

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’honneur d’interviewer Aga Lesiewicz à l’occasion de la sortie de la version française de son livre Exposure : Regarde-moi.
    Voici mon interview exclusive d’Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz
    Squat that Brain : Bonjour Aga,
    Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Squathatbrain ? A part votre passion pour l’écriture, qui est Aga Lesiewicz ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Que rêviez-vous de devenir, petite ?

    Aga Lesiewicz : Bonjour Squat that Brain – et merci de m’inviter sur votre blog !
    Je pense que j’ai toujours su, au fond de moi, que j’étais écrivaine. Durant ma vie professionnelle, j’ai tenté différents métiers, mais ils étaient tous, à des degrés différents, relatifs à l’écriture. Vous me demandez ce que je souhaitais devenir, petite ? Je souhaitais devenir écrivaine. Vous pourriez même dire que j’ai commencé à écrire avant même d’apprendre à écrire. Mon père était réalisateur et lorsque j’étais petite, je savais qu’il était à la recherche d’un bon scénario. Alors, lorsque j’avais 5 ans, je me suis mise à «écrire » un bon scénario pour mon père. C’était plus des dessins, concrètement, et ils racontaient une histoire dont le titre était The Gourmand Goose (l’oie gourmande). Ne me demandez pas de quoi ça parlait, l’histoire contenait très certainement une oie qui, malgré le titre, n’aimait pas la nourriture tant que ça…
    Thomas Mann disait qu’un écrivain est quelqu’un pour qui l’écriture est plus difficile que pour les autres personnes. Ecrire est sans doute la chose la plus difficile que j’ai faite de toute ma vie. J’aime écrire autant que je déteste ça. Mais je ne changerai l’écriture pour rien au monde.

    Squat that Brain : Qui sont les écrivains qui vous inspirent le plus ? Et que peut-on trouver dans votre bibliothèque ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que mon inspiration change à chaque fois que je découvre de nouveaux livres et tombe sous leur charme. Mais, bien-sûr, il y a certains romans qui m’ont profondément marquée et auxquels je suis reconnaissante, comme par exemple Restless par William Boyd, Bel Canto par Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle par Haruki Murakami, ou Days Without End par Sebastian Barry. Je lis beaucoup de romans de crimes et dans ce genre, mes préférés sont les livres de Henning Mankell, John Grisham, et Patricia Highsmith qui se trouvent en première position dans ma bibliothèque.
    J’aime aussi plonger dans la poésie et je relis souvent les poèmes de Adrienne Rich, Jackie Kay, et un poète polonais incroyable : Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : Comment s’est manifesté votre amour pour la littérature la toute première fois ? Et comment avez-vous commencé à écrire votre premier livre ?

    Aga Lesiewicz : L’écriture et la littérature ont toujours été une partie importante de ma vie. J’ai étudié la littérature anglaise à Warsaw University et plus tard à Lancaster University où j’ai effectué un troisième cycle : ma thèse était sur Virginia Woold.
    Mon premier vrai travail était à BBC World Service où j’étais productrice radio et présentatrice. Ensuite, j’ai travaillé dans la télévision et j’ai passé plusieurs années en tant que ‘’productrice promo’’ et réalisatrice, où j’ai réalisé des trailers de films et de programmes télé.
    Ces promos sont très courtes, en moyennes 30 secondes, ce qui équivaut à 6 lignes de script, ou à peu près 80 mots. Mais durant ces 30 secondes nous devons raconter une histoire, attirer l’attention des spectateurs pour qu’ils aillent regarder le film.
    Cela nous apprend à écrire brièvement, comment condenser beaucoup de drama en 6 lignes de script. Clairement, 80 mot c’est beaucoup moins que 80 mille mots, ce qui est la longueur moyenne d’un roman.
    Comment faire une transition de 80 à 80 000 mots? C’était naturel pour moi, parce que les circonstances étaient les bonnes.
    J’étais alitée chez moi après une chirurgie du genou, avec pas grand chose à faire et beaucoup de temps devant moi. Il faut du temps et du dévouement pour écrire un roman. J’ai lu quelque part qu’une histoire courte c’est un peu comme une aventure, un ‘’coup d’un soir’’, et un roman, c’est comme un mariage. Si nous nous engageons à écrire et si nous y restons fidèle, nous n’aurons pas à passer par un divorce.

    Squat that Brain : Avez-vous des habitudes d’écriture ? Préférez-vous écrire le matin, ou plutôt le soit, avant d’aller au lit, une tasse de thé ou de café entre les mains… ?

    Aga Lesiewicz : J’ai la chance de pouvoir travailler à plein temps en tant qu’écrivaine. Je commence ma journée avec une tasse de thé, en relisant mes écrits de la veille. Ca me permet de voir mon texte d’un nouvel oeil, de façon fraiche, et de décider de le garder, ou de m’en débarrasser et de réessayer. Il faut être exigent avec soi-même : des fois je me retrouve à supprimer de longues parties de mes textes, mais généralement, je trouve des parties qui sont assez bonnes à garder.
    Je me vois plus comme un artisan qu’un artiste. Bien entendu, écrire est un processus de création, mais il nécessite de la discipline : certains jours, il faut s’obliger à écrire même si nous ne nous sentons pas forcément inspiré. Je ne reste pas focalisée sur le nombre d’heures passés à écrire par jours, mais plutôt sur combien j’ai écrit et si j’en suis satisfaite.
    Durant un bon jour, je peux écrire une centaine de mots.
    Compter les mots peu paraitre banal, mais c’est la réalité d’être un écrivain à plein temps. Lorsque nous signons pour un livre avec un maison d’édition, ils stipulent la longueur du livre en se basant sur le nombre de mots.

    Squat that Brain : Quelle est la plus grande difficulté rencontrée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : La plus grande difficulté est le manqué de confiance en soi. Ecrire est une activité solitaire, et écrire un roman prend beaucoup de temps (plus d’un an, voire dans quelques cas, plusieurs années). C’est un gros investissement d’énergie et de temps, sans garantie de résultat. Si vous n’êtes pas en contrat avec une maison d’édition, vous prenez un grand risque en vous embarquant dans un nouveau projet : et si le nouveau livre n’est pas assez bien pour être publié ? Mais, au-delà de l’incertitude, je pense que c’est un risque qui en vaut la peine.

    Squat that Brain : Quelle est l’expérience qui vous a le plus marquée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : Voir mon livre pour la première fois imprimé était un grand moment pour moi. C’était incroyable et à la fois un peu embarrassant de voir quelque chose qui a commencé simplement comme une poignée d’idées dans ma tête transformé en un objet tangible. Je trouve qu’une fois que notre livre est imprimé, il commence sa nouvelle propre vie. La connexion intime que j’avais avec lorsque je l’écrivais se perd soudainement. Une petite part de moi pleure cette perte, mais le sentiment le plus fort est celui de la fierté et de la joie.

    Squat that Brain : Lequel de vos livres en avez-vous préféré l’écriture ? Et pourquoi ?

    Aga Lesiewicz : C’était une experience différente à chaque fois. Lorsque j’écrivais mon premier livre Rebound (A perdre Haleine), je n’avais pas d’attente. C’était une question d’amusement. Je n’avais pas de maison d’édition, personne n’attendait que je rende un manuscrit et je ne savais pas si quelqu’un serait un jour intéressé par ce livre. Tout a radicalement changé lorsque j’ai signé un contrat, tout d’abord avec mon agentn puis avec une maison d’édition. L’amusement s’est soudainement transformé en quelque chose de plus sérieux. J’avais un autre livre à  rendre (Regarde-moi) et j’avais une deadline. Je savais qu’il y avait beaucoup de personne derrière mon livre : mon agent, les éditeurs, les correcteurs, les journalistes. C’était un peu stressant, mais ça m’a aussi donné une énorme confiance. Mais le processus d’écriture est resté le même dans les deux cas et j’ai aimé écrire mes deux livres autant.

    Squat that Brain : Quelle relation avez-vous aujourd’hui avec chacun de vos deux livres ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que lorsque notre livre arrive aux librairies, notre relation avec eux diminue. Le cordon ombilical a été coupé et le bébé est sorti, dans le monde, et n’est plus exclusivement le notre. Il est temps de le laisser vivre, de passer à autre chose. La relation la plus forte est toujours celle que j’ai avec le livre que je suis en train d’écrire.

    Squat that Brain : Est-ce qu’il vous arrive de vous attacher tellement à vos personnages que vous avez du mal à boucler la dernière ligne de votre livre et les ‘’laisser’’ ?

    Aga Lesiewicz : Oh oui. Toujours. Lorsque j’écris, je “vis” dans le monde créé dans le livre. J’ai avec moi l’intrigue et les personnages partout où je vais. Une fois le manuscrit fini, je me sens prise d’un énorme sentiment de perte. Je dois résister à la tentation de retourner dans ce monde imaginaire. Je dois littéralement m’empêcher de jouer avec et de vouloir constamment le modifier. Pareil pour les personnages. Lorsque j’écrivais Rebound, j’ai eu beaucoup de mal à tuer un personnage. Je savais que l’intrigue demandait à ce que ce soit fait, mais ça a été très difficile pour moi.

    Squat that Brain : D’après votre expérience, quel est le secret d’un bon écrivain, et d’un bon livre ?

    Aga Lesiewicz : Hahaha, si seulement je le savais ! Comme W. Somerset Maugham a dit une fois : « Il y a trois règles pour écrire un roman. Malheureusement, personnes ne sait ce qu’elles sont. »
    Chaque auteur a une façon différente d’écrire. D’après Zadie Smith, il y a essentiellement deux sortes d’auteurs : le macro-organisateur et le micro-manager. Les macro-organisateurs sont ceux qui créent toute la structure du roman avant d’en commencer l’écriture. Les micro-managers, eux, s’assoient, et écrivent, sans détailler le plan. Les deux façons d’approcher l’écriture sont correctes et peuvent mener à la réussite tout autant. Nous devons juste choisir la façon qui nous convient.
    Il y a beaucoup success stories dans le monde des livres, et chacune est différente. Je pense que le plus important pour un écrivain est de persévérer. Combien de fois avez vous entendu : ‘J’ai cette super idée de livre’’ ? Ma réponse est : ‘’et ? l’avez-vous écrit ?’’
    Vous ne pouvez savoir que vous avez un bon livre que lorsque vous l’avez écrit.

    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous à un écrivain, aujourd’hui ?

    Aga Lesiewicz : Divisez votre temps de façon égale entre l’écriture et la lecture. La lecture est pour un écrivain aussi importante que l’écriture.
    Ecrivez chaque jour, même lorsque vous n’avez pas d’inspiration.
    Ecoutez les critiques positives, mais ignorez les négatives.
    Iris Murdoch a dit : ‘’une mauvaise critique est même moins importante que le temps qu’il fait à Patagonia’’. Ce qui est vrai, sauf si vous vivez à Patagonia, bien-sûr.

    Squat that Brain : Un dernier mots pour vos lecteurs ?

    Aga Lesiewicz : Merci de me lire. J’espère que vous aimerez ‘’Regarde-moi’’

    Merci, Aga, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Squat that Brain est très honorée d’en apprendre plus sur vous et sur votre carrière ! Au plaisir de lire votre (vos) prochain(s) livre(s).

    Retrouvez ma critique de son dernier livre Regarde-moi ici 


    English interview

    A few days ago, I had the honor to interview Aga Lesiewicz on the occasion of the release of the french version of her book : Exposure.
    Here’s my exclusive review with Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz

    Squat that Brain :Hello Aga,
    Could you please introduce yourself to Squathatbrain’s readers. Apart from your passion for writing, who is Aga Lesiewicz? What do you like? What do you hate? What are your passions? What did you dream of becoming when you were a little girl?

    Aga Lesiewicz : Hello Squat That Brain – and thank you for inviting me to your blog!
    I think I’ve always known, deep down, that I’m a writer. Throughout my professional career I’ve tried many different jobs, but they always involved, in some degree, writing. You ask what I wanted to become when I was a little girl – funnily enough, I wanted to be a writer. You could even say I started writing before I could write. My father was a film director and as a child I was aware that he was always looking for a good screenplay. So, when I was five-years old, I set out to ‘write’ a screenplay for my dad. It was more of a cartoon, really, and my drawings told a story titled ‘The Gourmand Goose’. Don’t ask me what it was about – it certainly involved a goose, who, despite its name, wasn’t all that keen on food…
    Thomas Mann said that a writer is somebody for whom writing is more difficult than it is for other people. Writing is certainly the most difficult thing I’ve ever done in my life. I both love it and hate it. And I wouldn’t swap it for anything else.

    Squat that Brain : Which writers inspire you the most? And what can we find in your library?

    Aga Lesiewicz : I find that my inspiration changes all the time as I come across new books and fall in love with them. But, of course, there are novels that have deeply influenced me over the years and I remain faithful to them: Restless by William Boyd, Bel Canto by Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle by Haruki Murakami, or Days Without End by Sebastian Barry, to list a few. I read a lot of crime fiction and within the genre my favourites are Henning Mankell, John Grisham, and Patricia Highsmith, whose books hold a prime position on my bookshelves. I enjoy dipping into poetry and I keep coming back to collections of poems by Adrienne Rich, Jackie Kay, and a wonderful Polish poet Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : How did your love for literature come to you the first time? How did you start writing your first book?

    Aga Lesiewicz : Writing, and literature, have always been an important part of my life. I studied English Literature at Warsaw University and later at Lancaster University where I did a post-graduate course: my thesis was on Virginia Woolf. My first ‘grown-up’ job was at the BBC World Service where I worked as a radio producer and presenter. Then I moved onto television and spent years working as a ‘promo producer’ and director, making trailers for TV programs and films. Promos are very short, usually 30 sec, which roughly translates itself into 6 lines of script, or about 80 words. But within those 30 seconds you have to tell a story, capture the viewers’ interest so they’ll watch the film. It teaches you how to write succinctly, how to pack in a lot of drama into 6 lines of script. Obviously 80 words is a long way away from 80 thousand words, which is an average length of a novel.
    How do you make the transition from 80 to 80 thousand? It felt quite natural for me, because the circumstances were right. I was sitting at home after my knee surgery, with not much to do and lots of time on my hands. You need time and commitment to write a novel. I’ve read somewhere that a short story is like an affair, a one-night-stand, and a novel is like a marriage. Hopefully, if you commit yourself to writing and remain faithful to it, you won’t have to go through a divorce.

    Squat that Brain : Do you have any writing habits? Do you prefer to write in the morning, in the evening before going to bed, a glass of coffee / tea in your hands…?

    Aga Lesiewicz : I’m lucky to be able to work full time as a writer. I start my day with a cup of tea, re-reading what I wrote the day before. It allows me to look at the text with fresh eyes and decide whether I should keep it, or scrap it and start again. You have to be ruthless with yourself: sometimes I end up deleting large chunks of text, but usually I find fragments that are good enough to keep.
    I see myself as an artisan rather than an artist. Of course writing is a creative process, but it requires discipline: on some days you have to push yourself despite not feeling particularly inspired. I don’t keep tabs on the number of hours I spend writing each day, what matters is how much I’ve written and whether I’m happy with it. On a good day I can manage about a thousand words. It may seem a bit mundane to count the words, but that’s the reality of being a professional writer. When you sign a book contract with a publisher, they stipulate the length of the book based on the word-count.

    Squat that Brain : What are the biggest issues you encountered/encounter in your writing career?

    Aga Lesiewicz : The biggest issue is self-doubt. Writing is a lonely occupation, and it takes over a year (or, in the case of some writers, several years) to write a novel. It’s a serious investment of energy and time, without a guaranteed outcome. If you aren’t under a contract with a publisher, you’re taking a huge risk embarking on a new project: what if the new book won’t be good enough to get published? But, despite the uncertainty, I think it’s a risk worth taking.

    Squat that Brain : What was the experience in your writer life that touched you the most?

    Aga Lesiewicz : Seeing my book for the first time in print was a huge moment for me. It was amazing and at the same time quite humbling to see something that started as just a handful of thoughts in my head transformed into a tangible object. I find that once your book is in print, it takes on its own life. The intimate connection I had with it when I was writing it is suddenly lost. A tiny part of me mourns the loss, but the overwhelming feeling is that of pride and joy.

    Squat that Brain : Which one of your books you preferred writing so far? And why?

    Aga Lesiewicz : It was a different experience each time. When I was writing my first book, Rebound (À Perdre Haleine) I had no expectations. It was all a bit of fun. I had no publisher, no one was waiting for me to deliver the manuscript and I didn’t know if anyone would ever get interested in it. It all changed radically once I signed a contract, first with my agent, and then with a publisher. Fun has suddenly turned into serious business. I had another book to deliver, Exposure (Regarde-Moi) and I had a deadline. I knew there was a huge army of people behind my book: my agent, the editors, the proofreaders, the publicists. It felt a bit daunting, but it also had given me a tremendous confidence boost. But ultimately, the process of writing remained the same in both cases and I enjoyed it equally.

    Squat that Brain : What relation do you have, today, with each one of your books?

    Aga Lesiewicz : I find that once your books hit the bookshops, your relationship with them diminishes. The umbilical cord has been cut and the baby’s out there, in the world, no longer exclusively yours. It’s time to let go, to move on. The strongest relationship I have is always with the book I’m currently writing. 

    Squat that Brain : Do you ever get too attached to your characters that you find it difficult to write the last sentence of the books and just let them “go”?

    Aga Lesiewicz : Oh, yes, all the time. While I’m writing, I ‘live’ in the world created in the book. I carry the plot and the characters in my head wherever I go. Once the manuscript is finished I feel a tremendous sense of loss. I have to resist the temptation of going back to that imaginary world. I literally have to forbid myself from playing with it and wanting to keep changing it. The same applies to the characters. When I was writing Rebound, I struggled with the concept of killing off a likeable character. I knew the plot demanded it, but it was extremely hard to do.

    Squat that Brain : According to your experience, what is the secret of a successful writer, and a successful book?

    Aga Lesiewicz : Hahaha! I wish I knew! As W. Somerset Maugham once said ‘There are three rules for writing a novel. Unfortunately, no one knows what they are.’
    Every writer has a different way of writing. According to Zadie Smith there are essentially two types of writers: macro-planners and micro-managers. Macro-planners create the whole structure of the novel before they start writing it. Micro-managers just sit down and write, without a detailed plan. Both ways of approaching writing are valid and can be equally successful. You just have to choose the one that suits you.
    There are many success stories in the world of books, and each of them is different. I think the most important thing for a writer is to persevere. How many times have you heard someone say ‘I have this great idea for a book.’? My answer is: ‘And? Have you written it?’
    You don’t know if you have a good book in you until you’ve written it.

    Squat that Brain : What advice would you give to a writer, today?

    Aga Lesiewicz : Divide your time equally between reading and writing. Reading is to a writer as important as writing.
    Write every day, even when the muse is having a day off.
    Listen to constructive criticism, but ignore bad reviews.
    Iris Murdoch said, ‘A bad review is even less important than whether it is raining in Patagonia.’ Which is true, unless you live in Patagonia, of course.

    Squat that Brain : Any last word to your readers?

    Thank you for being a reader. I do hope you’ll enjoy ‘Regarde-Moi’.

    Thank you, Aga, for taking the time to answer to my questions. Squathatbrain is very honored to know more about you and your career !Looking forward to reading you following book(s).

    Read my review of Exposure here 

  • Critiques,  review

    Regarde-moi – Exposure

    Scroll down for the English review

    Achetez Regarde-moi ici

     

    Regarde-moi est le second roman de l’écrivaine Aga Lesiewicz que je ne connaissais  jusque-là pas du tout, et que j’ai eu l’honneur d’interviewer il y a quelques jours.

    Kris est une jeune femme épanouie. Amoureuse, pratiquant une profession qui la passionne, bien entourée, elle nage dans le bonheur. Mais un jour, elle commence à recevoir des appels inconnus, des mails, des photos d’elle, des informations sur sa vie privée, et voit son quotidien peu à peu s’écrouler (parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, n’est-ce pas ?).

    Vous l’aurez compris, l’histoire tourne donc autour de de cette jeune femme qui est harcelée par un inconnu. Nous essayons, au fil des pages, de découvrir qui est ce fou lui voulant autant de « mal », et Aga Lesiewicz nous donne le sentiment de bien s’amuser en nous menant en bourrique.

    Mon avis sur ce livre est globalement positif. J’aime beaucoup les thrillers, j’aime avoir le souffle coupé et la gorge nouée tout au long de mes lectures (maso du jour bonjour !), et le suspense est bien présent dans Regarde-moi. Après, il n’y a pas d’horreur ni de sensations d’extrême force, mais la curiosité est de plus en plus forte, l’envie de trouver des réponses à ses questions aussi, donc c’est un premier critère amplement rempli !

    Concernant le style d’écriture, Aga nous met tout de suite dans le bain et nous nous sentons rapidement très concernés par ce qui se passe autour de Kris. Elle réussit à nous faire enfiler, sans le sentir, le chapeau de Sherlock Holmes pour trouver LA réponse à qui est donc ce foutu psychopathe ? 

    Le seul bémol est qu’il y a certaines petites références qui m’ont un peu refroidie.  J’ai eu du mal avec Kris. J’ai tous les jours du mal avec ce genre de filles qui sont sensibles aux garçons sexy en toute circonstance, c’est donc tout naturellement que Kris n’a pas du tout été mon personnage fictif préféré…  Mais c’est un risque que les auteurs prennent en choisissant la personnalité de leurs personnages, ça ne m’a certainement pas beaucoup plu, mais d’autres ont sans doute adoré ce petit côté coquin de Kris !

    Malgré ce petit ‘’désavantage’’, Regarde-moi est un très bon moment de lecture. Je lui accorde sans hésiter la belle note de 7/10 et vous le conseille si vous aimez le genre thriller !

    Vous avez jusqu’à ce soir minuit pour gagner un exemplaire sur mon compte Instagram ! N’hésitez pas à tenter votre chance.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    Buy Exposure here 

    Exposure is the second novel by the writer Aga Lesiewicz that I did not know until now, and that I had the honor to interview a few days ago.

    Kris is a young, accomplished woman. Happily in love, practicing a profession that she adores, well surrounded, she floats in happiness. Until the day she begins to receive unknown calls, emails, photos of her, informations about her private life, and sees her world collapse.

    As you can see, the story revolves around Kris being harassed by a stranger. We try, through the pages, to find out who is this madman wanting to “hurt” Kris this much, and Aga Lesiewicz gives us the feeling of having a lot of fun by leading us on different tracks.

    My opinion on this book is overall positive. I love thrillers, I like to have the breath and throat knotted throughout my readings (yup I’m crazy!), and the suspense is present in Exposure. Therefore, there is no horror or sensations of extreme strength, but the curiosity is stronger throughout the pages, and the desire to find answers to our questions too, so it is a first positive point!

    Concerning the style of writing, Aga puts us immediately in the bath and we quickly feel very concerned about what is happening around Kris. She managed to make us put on, without even being aware of it, the hat of Sherlock Holmes to find THE answer to who the hell is this damn psychopath?

    The only downside is that there are some small references that have cooled me a little. I had trouble with Kris. I don’t like these kind of girls who are sensitive to sexy boys in any circumstance, so it is quite natural that Kris is not at all my favorite fictional character … But it is a risk that the authors take in choosing the personality of their characters, I certainly didn’t like it that much, but others have probably loved this little naughty side of Kris!

    Despite this ” disadvantage ”, Exposure is a great reading.
    I give this book without hesitation the beautiful rating of 7/10 and recommend it to everyone who likes psychological thrillers!

    You have until midnight tonight to win a french copy of this book on my Instagram account! Do not hesitate to try yourself if you read french books !

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture,  Non classé,  review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Scroll down for the English review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est un roman que j’ai reçu il y a quelques jours de la part des éditions French Pulp que je remercie pour l’exemplaire. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’avec l’énorme stress de mes partiels, il est arrivé au parfait moment !

    Comme je le dis souvent lorsque je parle de romans ”feel-good”, je suis très exigeante. Mais je commence à penser très sérieusement que 2018 est l’année où les auteurs de ces romans ont le plus et le mieux fait leurs preuves.

    Fred tente de mettre fin à ses jours, et alors qu’il est sur le point de le faire, deux dames beaucoup trop mignonnes (merci mon imagination de lectrice) le sauvent. Suite à ça, il découvre une communauté de ‘’suicidaires’’. Tous ensemble réapprendront à découvrir une toute nouvelle façon de voir la vie, apprendront à se réconcilier, petit à petit, avec la leur, et surtout avec eux-mêmes, grâce aux deux mamies.

    Dans ce roman, à la fois poignant, dur, réaliste et drôle, Frédéric Mars, dont je découvre la plume, aborde un sujet très important de manière intelligente -et non, il ne parle pas d’argent, comme ma soeur a pu croire en en découvrant le titre :p-.

    Il réussit à nous mettre le plus près possible des personnages, avec des détails qui nous donnent l’impression de vivre la scène avec eux. Par exemple, lorsque Fred se rend au lieu où il tentera de mettre fin à ses jours, l’auteur nous explique que ce dernier n’emportera que la monnaie pour prendre le bus, qu’il n’emmènera pas les clés de chez lui, et nous écrit ses pensées de façon claire, et très touchante.

    Pour faire court, ce roman est un gros coup de coeur qui vous entrainera ailleurs de beau, de meilleur, et qui vous fera sentir heureux, heureux d’être en vie.

    Note : 7,5/10 – Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est une vraie révélation que je vous conseille sans hésitation.

    Achetez Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) ici !


    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    All the happiness of the world (is in your pocket) is a french novel, appeared March 15th, not available yet in English, that I received a few days ago from French Pulp that I thank very much for the copy. And the least I can say is that with the enormous stress of my finals, the book arrived at the perfect moment !

    As I often say when I talk about feel-good books, I am very hard to satisfy. But I’m starting to think very seriously that 2018 is the year of these books, and it makes me as happy as it surprises me.

    Fred tries to commit suicide. And while he is about to do so, two old ladies too cute (at least, this is how I imagined them) save him. After that, he discovers a community of “suicidal people“. All together will learn to discover a whole new way of seeing life, learn to reconcile, little by little, with theirs, and especially with themselves, thanks to the two grannies.

    In this poignant, hard, realistic and funny novel, Frédéric Mars, who I discover only now, talks about a very important topic in an intelligent way – and no, he does not speak of money, as my sister might have believed, by discovering the title :p-.

    He manages to put us as close as possible to the characters, with details that give us the impression of living the scene with them. For example, when Fred goes to the place where he tries to end his life, the author explains that he only takes the money to catch the bus for one ride (as he isn’t planning any other one), that he doesn’t take his home keys, and we writes his thoughts clearly, in a very touching way.

    For short, this novel is a real crush that will take you elsewhere beautiful, better, and that will make you feel happy, happy to be alive.

    Note: 7/10 – All the happiness of the world is a revelation that I advise without any hesitation.

  • Critiques,  Lecture

    Le pensionnat des innocentes – Silent Scream

    Scroll down for the english review.

    Achetez Le pensionnat des innocentes ici 

    Cela fait quelques mois que j’ai complètement laissé tomber les romans policiers pour une simple raison : je n’arrivais plus à aimer les personnages principaux, vous savez, ces détectives ultra-chiants qui se croient tout permis et ont réponse à tout -bon, et peut-être aussi parce que personne n’arrive à la cheville d’Agatha Christie…-.

    J’ai reçu il y a quelques jours Le pensionnat des innocentes de la part des éditions Belfond, pour le lire avant sa sortie (aujourd’hui, le 16 Mai), et j’en ai commencé la lecture tout en sachant que je ne l’aimerais pas…

    Il est vrai que l’histoire est vue…et revue. Un cadavre est découvert enterré près d’un pensionnat, dont la directrice a été retrouvée noyée. Une détective –Kim-, prend en charge l’affaire, et se sent particulièrement concernée car elle-même, fut un temps, vivait dans un foyer d’accueil.

    L’histoire, plus mon appréhension ont fait que je ‘’déteste’’ ce livre avant même de le commencer. Mais à ma grande surprise, je me suis très rapidement mise dedans, et, j’ai même réussi à aimer Kim !

    On parle souvent d’abandon d’enfants, de bébé, de violence faite à leur égard, mais pas assez, selon moi, d’adolescents abandonnés, et bien que ce livre soit une fiction, il vient aborder ce sujet de façon très délicate, et intelligente.

    La plume d’Angela Marsons m’a également énormément surprise. Pour un premier thriller, le moins que l’on puisse dire est que c’est un début réussi ! La fluidité de son écriture, le fait que nous, lecteurs, ne nous sentions pas perdu au milieu de tous ces personnages (peut-être un peu au tout début du livre, mais c’est très vite rattrapé !), et ce petit côté drôle qu’elle a décidé de donner, de temps en temps, à Kim, laissent montrer un talent prometteur !

    Je suis très contente que les Editions Belfond proposent une version française de ce livre qui existe déjà depuis un moment en Angleterre, parce qu’Angela Marsons vaut vraiment la peine d’être découverte.

    Note : 8/10. Si vous aimez le suspens, les crimes et le thriller, n’hésitez pas ! En plus, il se lit beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    Buy Silent Scream here

     

    It’s been a few months since I completely dropped the crime novels for a simple reason : I could no longer connect with the main characters, you know, these ultra-boring detectives who think they’re allowed to do anything and have an answer to everything, -well, and perhaps also because no one is as good as Agatha Christie … -.

    I received a few days ago Silent Scream from the Belfond editions, to read it before its release in France (today, May 16), and I began reading it knowing that I wouldn’t like it …

    It is true that the story is already (and read) a lot. A body is discovered buried near a children home, whose director was found drowned. A detective -Kim-, takes charge of the case, and feels particularly concerned because she, for a time, lived in a place just like this one.

    The story, plus my apprehension made me ” hate ” this book before I even start it. But to my surprise, I quickly got into it, and I even managed to love Kim!

    We often talk about abandonment of children, of babies, of violence against them, but not enough, in my opinion, of abandoned teens, and although this book is a fiction, it talks about this subject in a very delicate, and intelligent way.

    The writing of Angela Marsons also surprised me a lot. For a first thriller, the least we can say is that it’s a successful start! The fluidity of her writing, the fact that, we readers, do not feel lost in the middle of all these characters (maybe a little at the beginning of the book, but it is quickly caught!), And this little funny side that she decided to give, from time to time, Kim, show a promising talent!

    I am very happy that Editions Belfond are offering a French version of this book that has been released a while ago in England, because Angela Marsons is definitely worth discovering.

    Rating: 8/10. If you like suspense, crime and thriller, do not hesitate! And the book is read much faster than you’ll think.

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique – Erotic stories for Punjabi widows

    Scroll down for the English review <3

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique
    Photo le club des veuves qui aimaient la littérature érotique par Squathatbrain.

    Acheter Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique ici 

    J’ai découvert ce livre grâce à Reese Witherspoon et son club de lecture. Etant une énorme adepte de cette femme que je trouve génialissime, je me devais de suivre son conseil et de découvrir cet écrit. Et à mon grand bonheur, les éditions Belfond, que je remercie pour leur confiance, m’ont envoyé un exemplaire.

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique nous emmène en Angleterre ; plus précisément à Southall, un quartier habité par une grande population d’immigrés indiens. Nikki y postule pour un emploi de prof d’Anglais, une candidature qui va s’avérer bien différente de ce à quoi elle (et nous aussi) s’attendait.

    Pour vous mettre dans le contexte, Nikki est d’origine indienne, elle a 22ans, mais refuse de se soumettre aux traditions et coutume de son pays d’origine. Elle travaille dans un pub et ne fait déjà (?) plus partie du foyer familial. Sa sœur bien au contraire, vit toujours chez sa mère à l’âge de 26 ans, et rêve d’un mariage arrangé.

    Balli Kaur Jasswal aborde plusieurs sujets délicats des familles orientales, comme les mariages arrangés, la place de la femme dans la société, l’image de la veuve, le rapport de la femme au sexe, la vie d’immigrées orientales en occident (ou le rapport de femme traditionnelle avec la modernité).

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique est un roman très intéressant, qui vient nous familiariser avec les cultures orientales. Ce qui est bien c’est que l’auteure n’est pas là pour dénigrer ces cultures, ni pour montrer qu’il faut agir de telle ou telle façon, mais pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans un monde qui, bien qu’il soit proche de celui où nous vivons, peut sembler à des années lumières à certains.

    Si vous n’y connaissez rien à ces cultures, ce roman vous aidera à les comprendre tout en vous faisant passer un moment très agréable grâce à la légèreté et à l’humour de la plume de Balli Kaur Jasswal. Si, au contraire, vous êtes déjà familiers avec elles, l’écrivaine viendra vous faire passer un moment agréable, en vous entraînant dans des histoires de femmes très attachantes à travers leurs témoignages totalement captivants.

    Note : 8/10 – je recommande

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    Capture d_écran 2018-05-09 à 18.15.31

    Buy Erotic stories for Punjabi widows here  

    I discovered this book through Reese Witherspoon and her book club. Being a huge fan of this woman that I find AWESOME, I had to take her advice and discover that book. And to my great happiness, the Belfond editions, which I thank for their trust, sent me a copy.

    Erotic stories for Punjabi widows takes us to England; more precisely to Southall, a district with a large population of Indian immigrants. Nikki is applying for a job as an English teacher, an application that will be very different from what she (and we too) expected.

    To put you in context, Nikki is of Indian origin, she is 22 years old, but refuses to submit to the traditions and customs of her country of origin. She works in a pub and is already (?) no longer part of the family home. Her sister, on the contrary, still lives with her mother at the age of 26, and dreams of an arranged marriage.

    Balli Kaur Jasswal tackles several delicate subjects of oriental families, such as arranged marriages, the place of women in society, the image of the widow, the relationship of women to sex, the life of Eastern immigrants in the West (or the relationship of traditional woman with modernity).

    Erotic stories for Punjabi widows is a very interesting novel, that introduces us to oriental cultures. I loved the fact that the author wasn’t there to denigrate these cultures, nor to show how these women (or women in their situation in general) should act, but to help us understand what happens in a world that, although it is close to the one we live in, may seem light years to some.

    If you do not know anything about these cultures, this novel will help you understand them while giving you a very enjoyable moment thanks to the lightness and humor of Balli Kaur Jasswal‘s pen. If, on the contrary, you are already familiar with them, the writer will make you spend a pleasant moment, taking you in very endearing stories of women through their captivating testimonies.

    Rating: 8/10 – I recommend 

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

    31284076_10215274869165951_4590030441133637632_n

    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

    31284076_10215274869165951_4590030441133637632_n

    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

    mangeur

    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.