• Critiques,  Ecrivain,  Lecture

    Par accident | Sans défense – Harlan Coben

    Dans cet article, je vous parlerai des deux livres d’Harlan Coben que j’ai lus en 2018. Je commencerai d’abord par vous donner un avis bref de chacun des deux livres après les avoir présentés (vous remarquerez que ce sera presque le même avis pour les deux). A la fin, je vous dirai ce que je pense de ce qu’est devenu Harlan Coben, un des écrivains thrillers qui m’avait le plus marquée, il y a plusieurs années déjà.

    Sans défense – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Dix ans que le privé Win Lockwood attend ce moment. Dix ans qu’il tente de retrouver la trace de deux enfants kidnappés, et l’un d’eux est là, devant lui, dans cette ruelle malfamée de Londres. Win touche au bit. Le happy end est proche. Mais le garçon lui échappe. Retour à la case départ. Le moment est venu pour Win d’appeler du renfort : son associé, son meilleur ami, le détective Myron Bolitar. Après huit ans d’absence, Bolitar fait son grand retour dans une enquête explosive, à très haute fréquence artérielle.

    Alors, par où commencer… J’ai d’abord été très excitée lorsque j’ai reçu ce roman, à l’idée d’avoir des nouvelles de Myron et Win après tant d’années ! C’est comme retrouver un vieil ami de lycée 10 ans après, vous voyez ? Vous avez envie de savoir ce qu’il est devenu, s’il va bien, ce qu’il fait de sa vie… C’était exactement pareil. J’en ai donc commencé la lecture, pour très vite me lasser. Oui mais de quoi ? me diriez-vous. Justement, cela m’a pris un bon moment, et surtout une deuxième lecture d’un autre roman pour le comprendre. J’ai donc très vite eu le sentiment qu’Harlan Coben était bien conscient qu’il y avait beaucoup de lecteurs, tout comme moi, à qui ses personnages manquaient, et qu’il a écrit un livre…pour écrire un livre. Je ne sais pas si cela fait du sens pour vous, mais pour parler court, j’ai trouvé ce livre ennuyant, dépourvu de recherche et de créativité, et avec EXACTEMENT le même style de tous ses autres livres. Je dois avouer que la fin était plus ou moins imprévisible, mais s’ennuyer pendant plus de 250 pages et être enfin ”surpris” lors des dernières…est-ce vraiment utile ? (encore faut-il tenir pendant 350 pages…) Lorsque nous aimons un auteur, nous adorons en voir l’évolution, et surtout nous sentir éblouis à chaque nouvelle sortie, pas vrai ? Sans défense n’avait rien d’éblouissant, et c’est bien dommage. J’ai fini le livre tant bien que mal, parce qu’il m’a été envoyé par la maison d’édition Belfond, et que je me devais d’honorer cette collaboration, mais j’avoue en en avoir arrêté la lecture beaucoup trop de fois. Finalement, je pense que j’aurais préféré rester sans nouvelles de Win et Myron…

    Par accident – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Il y a quinze ans, la vie de Nap Dumas a basculé : dernière année de lycée, son frère jumeau et la petite amie de celui-ci ont été retrouvés morts sur la voie ferrée. Double suicide d’amoureux ? Nap n’y a jamais cru. Désormais flic, Nap voit ressurgir le passé : Rex, leur ami d’enfance, vient d’être sauvagement assassiné. Sur les lieux du crime, les empreintes d’une femme que Nap pensait disparue : Maura, son amour de jeunesse, dont il était sans nouvelles depuis quinze ans. Le choc est total pour le policier. Celle qu’il aimait serait-elle une dangereuse psychopathe ? Où est Maura ? Et s’il était le prochain sur sa liste ? La vérité est proche. Si proche. Bien plus terrible et dangereuse que tout ce que Nap imagine… Puisant dans les légendes urbaines de la ville où il a grandi, le boss du thriller livre un jeu de fausses pistes effroyable.

    Encore un livre de disparition, et cette fois-ci, c’est Maura, l’amour de jeunesse de Nap Dumas qui réapparait mystérieusement. Je crois que pour les personnes qui me lisent pour la première fois, vous allez penser que je suis râleuse, mais non, je vous assure, généralement, je suis vraiment gentille dans mes critiques 😀 Dans Par accident, le personnage de Nap Dumas a un peu le même caractère que tous les personnages principaux des précédents livres d’Harlan Coben, il est riche, a du répondant, insupportablement arrogant, et a des vieux démons (ça ne vous rappelle personne ? aucun des personnages de ses 20 derniers romans ?). Mais ce n’est pas tout, d’apparence, l’histoire avait l’air un peu différente des autres, en tout cas, j’avais envie d’y croire. Mais au fil des pages, je me suis aperçue que c’était un gros mélange de beaucoup de ses autres romans. Entre un amour d’enfance qui disparaît, un peu comme dans Ne le dis à personne, un personnage principal qui n’a rien de nouveau, une enquête qui contient plein de fausses pistes avant de dévoiler la ”vraie” vérité tout à la fin… J’ai très honnêtement eu le sentiment que l’auteur n’avait presque plus d’imagination, et plus aucune idée de quoi que ce soit de nouveau à écrire. Encore une déception, encore plusieurs heures de perdues à lire plus de 300 pages avant de tomber sur une fin plus ou moins satisfaisante…

    Harlan Coben : Le Bilan

    Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que j’avais beaucoup hésité à écrire cet article, parce que oui, j’ai du mal à dire du mal des auteurs. Mais vous savez aussi que j’aime être honnête, alors voici la vérité : Harlan Coben a eu mon coeur avec Ne le dis à personne, il a continué à l’avoir pendant un moment, mais entre temps, je lui ai fait plusieurs infidélités en lisant d’autres auteurs, pour certains connus, et pour d’autres pas du tout. Ces infidélité ont eu raison de moi : je me suis rendue compte que ses nouvelles sorties n’étaient pas du tout ce qu’il y avait de plus original, bien au contraire : c’est redondant, répétitif, et pas à la hauteur de ce qu’il y a dans le marché, malheureusement. Je lui ai pourtant donné deux chances cette année passée. Je suis bien triste de l’admettre, parce que pour écrire autant de romans, il faut bien avoir du talent, et Harlan Coben en a. Mais j’ai l’impression qu’il est entré dans cette espèce de sphère de célébrité, où il a compris ce qui se vendait, ce qui se lisait, et a décidé d’écrire non pas pour faire rêver ses fidèles lecteurs de toujours, mais pour vendre. Si j’ai enfin décidé de publier cet article, c’est parce que j’ai compris quelque chose : j’ai compris que les auteurs ont autant de respect à avoir envers leurs lecteurs, que nous en avons à en avoir envers eux. Et j’ai compris qu’Harlan Coben a, en quelques sortes, trahi ses plus fidèles admirateurs. Alors pourquoi s’empêcher d’avouer une réalité ? Il est grand temps que cet auteur comprenne que si nous voulons relire ses anciens romans…il nous suffit de les relire, pas la peine d’en écrire un nouveau. Alors à moins qu’il fasse un grand ménage dans ses prochains écrits…je ne risque pas de les acheter. Et vous, que pensez-vous d’Harlan Coben et de ce qu’il est devenu ? Etes-vous toujours fan de ses livres ? Vous pouvez vous faire votre propre avis en vous procurant Sans défense ici et Par accident ici
  • Critiques,  Lecture

    Derrière la haine

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    Je commence cette critique par une confession : j’ai toujours eu une phobie des voisins. Je ne sais pas si cela a un nom et ne veux pas le savoir. J’ai peur qu’un psychopathe habite à côté, un tueur en série au-dessus, ou encore un pervers juste en face, avec une paire de jumelles, à surveiller tous mes faits et geste.
    Maintenant que vous me trouvez parano, je commence mon article.
    J’ai l’impression d’être en retard sur mon temps, j’ai découvert Barbara Abel récemment, plus tard que tout le monde. Je suis tombée par hasard sur Derrière la haine, et je l’ai lu en quelques heures seulement.
    Je pense que ma passion pour les romans noirs n’est plus à préciser. J’ai beau être sélective, il y en a qui  me prennent et me donnent des frissons jusqu’au bout. J’avouerai que celui-ci ne m’en a pas donné, des frissons, mais il m’a transportée, m’a fait voyager entre plein de sentiments, et c’est rare de ressentir ça. Et puis, j’ai trouvé l’histoire tellement bonne et captivante que je l’ai dévoré en un peu plus de deux heures.
    Le roman commence par une dispute, sans que nous n’y comprenions grand-chose. Deux couples voisins à leurs portes, des mots durs, des menaces…nous n’y comprenons rien. Il y a, d’abord, Tiphaine et Sylvain, puis, Laeticia et David, les deux couples ont chacun un garçon du même âge. Nous comprenons qu’ils étaient tous proches, très amis, et qu’ils s’aimaient beaucoup. Nous comprenons aussi qu’il y a eu quelque chose, un événement qui a mis fin à cette amitié et qui a laissé place à la haine.
    Barbara Abel va nous faire voyager dans le temps, entre passé pour comprendre ce qui s’est passé, et présent pour voir comment leur relation a changé. Son style d’écriture fait que le livre se lise presque seul, on ne s’ennuie pas une seconde, tout est fluide, claire, rapide, sans l’être plus qu’il ne le faut.
    Les faits sont fabuleusement contés, et l’histoire…je l’ai trouvé profonde et belle. J’ai commencé les premières pages en me disant que ce serait certainement une amitié brisé pour des bêtises…puis je me suis retrouvée, une fois le problème dévoilé, à penser que cette amitié n’aurait survécu pour rien au monde.
    En bref, très jolie découverte, et il me tarde de lire tous les autres livres de Barbara Abel dont le style me fait déjà presque fondre.
    Note : 8/10.

    Achetez Derrière la haine ici


    This book was written by a writter from Belgium. Unfortunately, I didn’t found any english translation of it. But here’s my english review of Derrière la haine (Behind the hate), if you guys want to know what it was about.

    I begin this review with a confession: I have always had a phobia of neighbors. I don’t know if it has a name and don’t want to know it. I’m afraid a psychopath lives next door, a serial killer above, or a pervert in front, with a pair of binoculars, watching everything I do.
    Now that you think I am paranoid, I can start my article.
    I feel like I’m late on my time, I discovered Barbara Abel recently, later than everyone else. I stumbled upon “Behind Hate”, and read it in just a few hours.
    I think that my passion for black litterature is no longer to be specified. I’m selective, yes, but there are some of them that I just LOVE the way they make me feel. I’ll admit that this one didn’t give me shivers, but he made me travel between feelings, and it’s rare to feel that way. And I found the story so good and captivating that I devoured it in two hours!
    The novel begins with a conflict, without us understanding anything. Two Neighbors, couples, at their doors arguing, harsh words, threats … we don’t understand much. There are, first, Tiphaine and Sylvain, and, Laeticia and David, two couples who have each a boy of the same age. We understand that they were all close, and that they loved each other very much. We also understand that there was something, an event that ended their friendship.
    Barbara Abel makes us travel in time, between the past to understand what happened, and the present to see how their relationship has changed. Her style of writing makes the reading very quick and soft, you don’t get bored for a second, everything is fluid, clear, fast, just as it should be.
    The facts are fabulously told, and the story … I found it deep and beautiful. I started the first pages thinking that it would certainly be a broken friendship for nonsense … then I found myself thinking, once the problem revealed, that no friendship would have ever survived this for anything in the world.
    In short, very nice discovery, and I can’t wait to read all the other books by Barbara Abel.
    Rating : 8/10

  • Ciné-Séries,  Non classé

    The Client List review

    Ma critique de série du jour est à propos de The Client List. C’est la dernière série que j’ai fini en entier et j’en ai pensé beaucoup de choses que vous découvrirez en  lisant mon article.

    Ex-Reine de beauté du Texas, Riley Parks se bat désormais chaque mois avec son mari pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, la crise ne les épargne pas. Et quand son époux se retrouve au chômage, Riley accepte un petit boulot dans un salon de massage. Elle découvre bien vite que les services proposés aux clients vont bien au-delà… Désespérée, acculée, elle n’a d’autre choix que de sombrer, elle aussi, dans la prostitution. Une double vie qui va s’avérer très difficile à gérer…

    The client list critique

    Le résumé avait l’air prometteur en le découvrant la toute première fois, mais malgré cette histoire qui aurait pu être très bien tournée, je me suis demandée tout au long de la série ce qui n’allait pas. Au final, et avec le recul, je pense que la réponse est TOUT. Je n’ai pas du tout trouvé cette série crédible. Combien de couples souffrant de GROS problèmes financiers vivent dans une belle maison dans votre entourage ? Personnellement, je n’en connais aucun. Combien de femmes n’ayant même pas de quoi acheter de cadeau d’anniversaire à leur mari trouvent les moyens d’être toujours parfaitement tirées à quatre épingles ? Hmmm….je ne pense pas en connaitre non plus.

    Vous l’aurez compris, le premier GROS problème de cette série est  la crédibilité. Pour faire court, il n’y a pas grand chose de crédible.  Cette femme qui se montre perspicace quant à ces pratiques du salon de massage et que l’on découvre beaucoup trop à l’aise très rapidement, en petite tenue. Ces hommes qui viennent tromper leurs femmes dans ce même salon  et qu’on a presque l’impression que le réalisateur cherche à justifier à chaque fois à travers leurs histoires, ou, pis encore, à leur donner raison… 

    Le deuxième –tout-aussi-  GROS problème, je vais le résumer en un mot, parce que je ne sais pas comment l’appeler autrement : bisounours. Une meilleure amie extrêmement fidèle, une maman (et mamie) compréhensive et très présente, des enfants mignons, des scènes mère-enfants beaucoup trop neuneus, des soucis qui finissent vite par être réglés, un chagrin d’amour (et pas n’importe lequel, c’est quand même le mari ET père qui est parti) très rapidement « comblé », des séances de prostitution (il faut le dire) qui tournent en séances de psychologie parce que Madamejesaistout saitvraimenttout. Ah, et on en parle des deux acteurs principaux qui ont l’air d’être tout droit sortis d’une série américaine pour ados ?

    Enfin bref, j’ai été énormément déçue parce que la féministe en moins avait très envie de découvrir le combat d’une mère célibataire, d’une femme abandonnée par son mari, et de comprendre tout ce que ça peut engendrer. Mais malheureusement, j’ai l’impression que cette série n’a pas été prise au sérieux.
    Je plaide coupable : je l’ai regardée en entier, parce que j’étais beaucoup trop curieuse de savoir comment ça allait finir. Ah, et cerise sur le gâteau, cette série n’a jamais été (et ne sera jamais) terminée, elle a été arrêtée.

    Note : 5/10 – une note sauvée par l’histoire -vraie, soit dit en passant-.


    My series review of the day is about The Client List. This is the last series that I finished and I thought a lot of things about it that you will discover reading my article.

    The series follows Riley Parks, who, after her husband abandons her and their children, leaving her in financial debt, accepts work at a day spa in her small Texas town, but refuses when she learns that for some clients the masseuses provide more than massages. But pressed to support her children, she relents and earns extra money through unspecified erotic services. As she deals with her children, her mother, her friends, the girls at the spa, and various men who want to romance her, Riley tries to keep her work in an erotic limbo a secret.

    The client list review

    The summary looked promising, but despite this story that could have been very well turned, I wondered all along the series what was wrong. In the end, and with hindsight, I think the answer is EVERYTHING. I did not find this series credible at all. How many couples with BIG financial problems live in a beautiful house in your neighborhood? Personally, I do not know any. How many women who do not even have enough money to buy birthday gifts for their husbands find ways to always be perfectly dressed? Hmmm …. I don’t think I know any either.

    As you can see, the first big issue of this series is credibility. In short, there was nothing much credible. This woman who is insightful about these practices of the massage salon and that we discover much too comfortable very quickly, lightly dressed. These men who come to cheat on their women in this same salon and that we almost feel that the producer seeks to justify each time through their stories, or even worse, to prove them right. 

    The second problem, I’ll summarize it in two worlds, because I don’t know how to call it otherwise : rainbows and butterflies, just like in fairy tails. An extremely loyal best friend, a mother (and grandma) extremely understanding and very present, cute children, mother-children scenes too much ”cute”, worries that quickly end up being resolved, a heartache very quickly “filled”, sessions of prostitution (because yes they are !) that turn to psychology sessions because MadameIknoweverything really does knoweverything. Ah, and can we talk about the two main actors who seem to be straight out of an American series for teens?

    Rating : 5/10 – a rating saved by the story – true, by the way -.

  • Ciné-Séries,  series

    Secret and Lies review

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    Secret and lies est une série courte, de 10 épisodes.

    Un père de famille trouve le corps d’un petit garçon qui n’est autre que le fils de sa voisine. La police le suspecte immédiatement d’être le meurtrier. Il n’a pas d’autre choix que d’enquêter lui-même.

    Secret and lies review

    Cette première saison tourne donc autour du décès d’un enfant. L’acteur principal, interprété par Ryan Phillippe, fait tout pour prouver qu’il n’est pas coupable, même si tout le monde l’accuse.
    Chaque épisode le mène (et nous mène aussi) vers de nouvelles pistes, pour arriver dans le dernier épisode à une  fin spectaculaire, absolument inattendue (croyez-moi, vous ne le devinerez jamais, à moins de vous soyez spoilé…ou voyant).

    Ce que j’ai aimé :

    Le jeu d’acteur est très bon. Même si j’ai, au tout début, été perplexe à l’idée de retrouver Juliette Lewis dans un rôle d’enquêtrice (bien chiante d’ailleurs), mais on aime très vite la détester, et on oublie rapidement tous les précédents rôles qu’elle a pu interpréter avant. Chaque épisode finit sur une bonne couche de surprise et de suspens. Et pour (ne pas) me répéter, ce n’est absolument pas prévisible, ce qui emmène vers une fin très surprenante.

    Ce que je n’ai pas aimé :

    J’ai trouvé que 10 épisodes, c’était un peu trop long pour ce que l’histoire cache. En plus de ça, j’avoue avoir un petit problème avec les séries dont chaque saison est différente de l’autre (d’ailleurs, je n’arrive pas à sauter le pas et aller regarder la deuxième saison…). J’aurais préféré que l’histoire continue et que la série se concentre donc sur le personnage ayant commis le meurtre, et de ce que sa famille deviendra… (vous comprendrez sans doute mieux, et croyez-moi, je suis en train de me taper sur les doigts pour pas vous écrire qui c’est :D).

    Note : 7/10 – Ce n’est très certainement pas LA série du siècle, mais si vous aimez le suspens et la surprise, et que vous avez une dizaine d’heures à tuer, n’hésitez surtout pas à la regarder !


    Secret and lies is a short series of 10 episodes.
    A father finds the body of a boy who is none other than the son of his neighbor. The police immediately suspect him of being the murderer. He has no choice but to investigate himself.
    Secret and lies review
    This first season revolves around the death of a child. The main actor, played by Ryan Phillippe, does everything to prove that he is not guilty, even if everyone accuses him. Each episode leads him (and leads us too with him) to new tracks, to arrive in the last episode to a spectacular end, absolutely unexpected (believe me, you’ll never guess, unless you are spoiled … or a seer 😀 ).
    What I liked :
    The acting is very good. Even if I was, at the beginning, puzzled at the idea of ​​finding Juliette Lewis in a role of investigator (a very boring one), but we start very quickly to like her, and to forget all the previous roles that she interpreted before.
    Each episode ends on a good layer of surprise and suspense. And to (not) repeat myself, it is absolutely not predictable, which leads to a very surprising end.
    What I didn’t like :
    I found that 10 episodes was a little too long for the story behind it. In addition to that, I admit having a little problem with the series in which each season is different from the other (this is why I couldn’t watch the second season yet…). I would have preferred if the story continued and if the series focused on the character who committed the murder, and what will happen after the revelation… (you will probably understand better, and believe me, I’m trying to tap on my fingers to not write to you who it is: D).
    Rating: 7/10 – This is certainly not the series of the century, but if you like suspense and surprise, and you have about ten hours to kill, do not hesitate to watch it!

  • Ciné-Séries,  série,  séries

    Bates Motel review

    Scroll down for the english review

    Je ne pouvais absolument pas commencer cette nouvelle rubrique de critiques ciné/séries sans parler de Bates Motel. Avant de lire ce que j’en ai pensé, en voici d’abord le résumé :

    Après la mort mystérieuse de son mari, Norma Bates décide de refaire sa vie loin de l’Arizona, dans la petite ville de White Pine Bay dans l’Oregon, et emmène avec elle son fils Norman, âgé de 17 ans. Elle rachète là-bas un vieux motel abandonné depuis de nombreuses années, ainsi que le manoir qui trône majestueusement quelques mètres plus loin. La mère et le fils partagent depuis toujours une relation complexe, presque incestueuse. Des événements tragiques vont les pousser à se rapprocher encore davantage. Ils partagent désormais ensemble un lourd secret…
    -source : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=10846.html

    Bates Motel

    Je n’ai pas envie de critiquer saison par saison, par peur de spoiler, surtout que la série dispose de 5 saisons dans lesquelles il se passe beaucoup de choses, très liées entre elles, et que, surtout, j’ai pensé exactement la même chose de chacune.

    Bates Motel vient reprendre la vie de Norman Bates, propriétaire du motel dans le film d’Hitchcock, Psychose. Cette série est une sorte d’explication au film, comment Norman Bates est devenu ce qu’il est devenu (et oui, quand on ne veut pas spoiler, les phrases deviennent très vite plus poétiques 😀 ).
    Les acteurs sont incroyablement talentueux, Norma (mère de Norman), alias Vera Farmiga est fantastique dans son rôle de mère ultra protectrice dont la plus grande peur est de perdre son fils. Norman, alias Freddie Highmore, lui, est aussi excellent dans son rôle de fils souffrant de plusieurs troubles, mais il est surtout…flippant. D’ailleurs, pour la petite anecdote, je suis tombée sur une vidéo de lui un jour en scrollant mon fil d’actualité Facebook, et j’ai eu…peur (et je ne suis pas peureuse, vous me comprendrez lorsque vous aurez regardé la série).

    Si vous êtes fans d’horreur et de thriller, de situations absolument mindfuck, de sujets trashs (comme l’inceste, la tromperie, la drogue, les relations profs-étudiants…et j’en passe), cette série est carrément faite pour vous.

    L’histoire, le scénario, la mise en scène, l’acting,  les rebondissements…tout est excellent. Je pense qu’aucune recommandation ne peut être faite aux équipes ayant travaillé sur la série. Bates Motel est une brochette de personnages tous aussi brisés les uns que les autres, en allant de Norman et Norma, jusqu’à Emma, son père, Dylan, le shérif Romero (d’ailleurs Nestor Carbonell est surprenant dans ce rôle), en passant même par Rihanna (oui oui, la vraie, qui fera une apparition dans la saison 5).
    Tous vous feront vivre beaucoup de surprises, de frissons, de moments WTF, d’émotions aussi (la petite sensible en moi a versé plus d’une larme), de petites crises cardiaques, sans jamais en faire trop.
    Et, cerise sur le gâteau, la saison finale est juste INCROYABLE.

    PS : Ne préparez pas de popcorn pour accompagner vos soirées à regarder la vie de Norman, parce que vous allez très certainement finir étouffé… 😉

    Note : 10/10 – vous avez vraiment besoin de plus d’arguments ?


    I absolutely couldn’t start this new section in my blog of movies/series reviews without talking about Bates Motel. Before telling you what I thought of it. So here is the summary:

    After the mysterious death of her husband, Norma Bates decides to restart her life away from Arizona, in the small town of White Pine Bay in Oregon, and takes with her son Norman, 17 years old. She buys an old motel abandoned there for many years, as well as the manor that sits majestically a few meters away. Mother and son have always had a complex, almost incestuous relationship. Tragic events will push them to get even closer. They now share a heavy secret together…

    Bates Motel

    I do not want to review Bates Motel season by season, to not spoil you. Especially that the series has 5 seasons in which there is a lot going on, very interrelated, and that I thought exactly the same thing of each.

    Bates Motel shows the life of Norman Bates, owner of the motel in Hitchcock’s movie, Psychose. This series is a kind of explanation to the film, how Norman Bates became what he became (yes, when you do not want to spoil your readers, the sentences become very poetic :D).

    The actors are incredibly talented, Norma (mother of Norman), aka Vera Farmiga is fantastic in her role of ultra protective mother whose biggest fear is to lose her son. Norman, aka Freddie Highmore, is also excellent in his role as a son suffering from several disorders, but he is especially … creepy. For the little anecdote, I came across a video of him one day by scrolling my Facebook feed, and I was really scared (you’ll understand me when you’ll watch the series).

    If you are fans of horror and thriller, absolutely mindfuck situations, trashy topics (such as incest, cheating, drugs, student-teacher relationships … and so on), this series is straightforward for you.

    The story, the scenario, the staging, the acting, the twists … everything is excellent. I think no recommendation can be made to the teams who worked on the series. Bates Motel is a mixe of broken characters, from Norman and Norma to Emma, ​​her father, Dylan, Sheriff Romero (Nestor Carbonell is surprising in this role), and even Rihanna ! (yes, the real one, who will appear in season 5).

    They all will make you live many surprises, shivers, WTF moments, emotions too (the little sensitive in me has shed more than a tear), small heart attacks, without ever doing too much.

    And, the final season is just INCREDIBLE.

    PS: Do not prepare popcorn while binge watching Norman Bates, because you will most likely end up suffocated …;)

    Note: 10/10 – Do you really need more arguments?

  • Critiques,  Lecture

    Le pensionnat des innocentes – Silent Scream

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    Cela fait quelques mois que j’ai complètement laissé tomber les romans policiers pour une simple raison : je n’arrivais plus à aimer les personnages principaux, vous savez, ces détectives ultra-chiants qui se croient tout permis et ont réponse à tout -bon, et peut-être aussi parce que personne n’arrive à la cheville d’Agatha Christie…-.

    J’ai reçu il y a quelques jours Le pensionnat des innocentes de la part des éditions Belfond, pour le lire avant sa sortie (aujourd’hui, le 16 Mai), et j’en ai commencé la lecture tout en sachant que je ne l’aimerais pas…

    Il est vrai que l’histoire est vue…et revue. Un cadavre est découvert enterré près d’un pensionnat, dont la directrice a été retrouvée noyée. Une détective –Kim-, prend en charge l’affaire, et se sent particulièrement concernée car elle-même, fut un temps, vivait dans un foyer d’accueil.

    L’histoire, plus mon appréhension ont fait que je ‘’déteste’’ ce livre avant même de le commencer. Mais à ma grande surprise, je me suis très rapidement mise dedans, et, j’ai même réussi à aimer Kim !

    On parle souvent d’abandon d’enfants, de bébé, de violence faite à leur égard, mais pas assez, selon moi, d’adolescents abandonnés, et bien que ce livre soit une fiction, il vient aborder ce sujet de façon très délicate, et intelligente.

    La plume d’Angela Marsons m’a également énormément surprise. Pour un premier thriller, le moins que l’on puisse dire est que c’est un début réussi ! La fluidité de son écriture, le fait que nous, lecteurs, ne nous sentions pas perdu au milieu de tous ces personnages (peut-être un peu au tout début du livre, mais c’est très vite rattrapé !), et ce petit côté drôle qu’elle a décidé de donner, de temps en temps, à Kim, laissent montrer un talent prometteur !

    Je suis très contente que les Editions Belfond proposent une version française de ce livre qui existe déjà depuis un moment en Angleterre, parce qu’Angela Marsons vaut vraiment la peine d’être découverte.

    Note : 8/10. Si vous aimez le suspens, les crimes et le thriller, n’hésitez pas ! En plus, il se lit beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

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    It’s been a few months since I completely dropped the crime novels for a simple reason : I could no longer connect with the main characters, you know, these ultra-boring detectives who think they’re allowed to do anything and have an answer to everything, -well, and perhaps also because no one is as good as Agatha Christie … -.

    I received a few days ago Silent Scream from the Belfond editions, to read it before its release in France (today, May 16), and I began reading it knowing that I wouldn’t like it …

    It is true that the story is already (and read) a lot. A body is discovered buried near a children home, whose director was found drowned. A detective -Kim-, takes charge of the case, and feels particularly concerned because she, for a time, lived in a place just like this one.

    The story, plus my apprehension made me ” hate ” this book before I even start it. But to my surprise, I quickly got into it, and I even managed to love Kim!

    We often talk about abandonment of children, of babies, of violence against them, but not enough, in my opinion, of abandoned teens, and although this book is a fiction, it talks about this subject in a very delicate, and intelligent way.

    The writing of Angela Marsons also surprised me a lot. For a first thriller, the least we can say is that it’s a successful start! The fluidity of her writing, the fact that, we readers, do not feel lost in the middle of all these characters (maybe a little at the beginning of the book, but it is quickly caught!), And this little funny side that she decided to give, from time to time, Kim, show a promising talent!

    I am very happy that Editions Belfond are offering a French version of this book that has been released a while ago in England, because Angela Marsons is definitely worth discovering.

    Rating: 8/10. If you like suspense, crime and thriller, do not hesitate! And the book is read much faster than you’ll think.

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique – Erotic stories for Punjabi widows

    Scroll down for the English review <3

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique
    Photo le club des veuves qui aimaient la littérature érotique par Squathatbrain.

    Acheter Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique ici 

    J’ai découvert ce livre grâce à Reese Witherspoon et son club de lecture. Etant une énorme adepte de cette femme que je trouve génialissime, je me devais de suivre son conseil et de découvrir cet écrit. Et à mon grand bonheur, les éditions Belfond, que je remercie pour leur confiance, m’ont envoyé un exemplaire.

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique nous emmène en Angleterre ; plus précisément à Southall, un quartier habité par une grande population d’immigrés indiens. Nikki y postule pour un emploi de prof d’Anglais, une candidature qui va s’avérer bien différente de ce à quoi elle (et nous aussi) s’attendait.

    Pour vous mettre dans le contexte, Nikki est d’origine indienne, elle a 22ans, mais refuse de se soumettre aux traditions et coutume de son pays d’origine. Elle travaille dans un pub et ne fait déjà (?) plus partie du foyer familial. Sa sœur bien au contraire, vit toujours chez sa mère à l’âge de 26 ans, et rêve d’un mariage arrangé.

    Balli Kaur Jasswal aborde plusieurs sujets délicats des familles orientales, comme les mariages arrangés, la place de la femme dans la société, l’image de la veuve, le rapport de la femme au sexe, la vie d’immigrées orientales en occident (ou le rapport de femme traditionnelle avec la modernité).

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique est un roman très intéressant, qui vient nous familiariser avec les cultures orientales. Ce qui est bien c’est que l’auteure n’est pas là pour dénigrer ces cultures, ni pour montrer qu’il faut agir de telle ou telle façon, mais pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans un monde qui, bien qu’il soit proche de celui où nous vivons, peut sembler à des années lumières à certains.

    Si vous n’y connaissez rien à ces cultures, ce roman vous aidera à les comprendre tout en vous faisant passer un moment très agréable grâce à la légèreté et à l’humour de la plume de Balli Kaur Jasswal. Si, au contraire, vous êtes déjà familiers avec elles, l’écrivaine viendra vous faire passer un moment agréable, en vous entraînant dans des histoires de femmes très attachantes à travers leurs témoignages totalement captivants.

    Note : 8/10 – je recommande

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

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    Buy Erotic stories for Punjabi widows here  

    I discovered this book through Reese Witherspoon and her book club. Being a huge fan of this woman that I find AWESOME, I had to take her advice and discover that book. And to my great happiness, the Belfond editions, which I thank for their trust, sent me a copy.

    Erotic stories for Punjabi widows takes us to England; more precisely to Southall, a district with a large population of Indian immigrants. Nikki is applying for a job as an English teacher, an application that will be very different from what she (and we too) expected.

    To put you in context, Nikki is of Indian origin, she is 22 years old, but refuses to submit to the traditions and customs of her country of origin. She works in a pub and is already (?) no longer part of the family home. Her sister, on the contrary, still lives with her mother at the age of 26, and dreams of an arranged marriage.

    Balli Kaur Jasswal tackles several delicate subjects of oriental families, such as arranged marriages, the place of women in society, the image of the widow, the relationship of women to sex, the life of Eastern immigrants in the West (or the relationship of traditional woman with modernity).

    Erotic stories for Punjabi widows is a very interesting novel, that introduces us to oriental cultures. I loved the fact that the author wasn’t there to denigrate these cultures, nor to show how these women (or women in their situation in general) should act, but to help us understand what happens in a world that, although it is close to the one we live in, may seem light years to some.

    If you do not know anything about these cultures, this novel will help you understand them while giving you a very enjoyable moment thanks to the lightness and humor of Balli Kaur Jasswal‘s pen. If, on the contrary, you are already familiar with them, the writer will make you spend a pleasant moment, taking you in very endearing stories of women through their captivating testimonies.

    Rating: 8/10 – I recommend 

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

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    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.