• Interview

    Interview – Omar Sy

    Scroll down for the english version of the interview.

    J’ai récemment eu l’honneur d’interviewer Omar Sy qui vient donc ouvrir le bal des interviews dans le milieu de la comédie et du cinéma sur mon blog.
    Vous le connaissez sans doute à travers son personnage dans Intouchables, je vous invite à venir le découvrir sous un tout nouvel angle à travers ses confessions et anecdotes.
    Voici mon interview exclusive d’Omar Sy.
    Interview- Omar Sy
    Squat that Brain : Présentez-vous aux lecteurs de Squathatbrain. A part vos différents rôles et apparitions, qui est vraiment Omar Sy ? Quel était votre rêve d’enfance ? Et quelles sont vos passions ?
    Omar Sy :
    Je m’appelle Omar, Sy pour le nom de famille. J’ai 40 ans, je suis acteur – auteur – producteur français, mais avant tout cela,  je suis un homme heureux et papa de 5 enfants !
    Mon rêve d’enfance était d’être un homme marié, heureux avec plein d’enfants donc je suis comblé !
    Petit, je voulais vendre des clim en Afrique parce que je trouvais qu’il y faisait souvent trop chaud et que ça aiderait les gens là bas … mais la vie m’a amené à faire tout autre chose !
    Et j’espère qu’avec ce que je fais je leur fais autant de bien que la clim leur aurait apporté un peu de fraîcheur ! 😉
    Mes passions sont ma famille, mes enfants avant tout, mais aussi le cinéma, la musique, la plongée, la moto, les voyages, l’astronomie.
    Squat that Brain : Comme vous le savez, Squat that Brain est avant tout un blog de critiques littéraires. Aimez-vous lire ? Si oui, que peut-on trouver dans votre bibliothèque ? Et qui sont vos écrivains préférés ?
    Omar Sy :
    J’aime lire oui mais je ne lis pas assez, sûrement par manque de temps souvent, et de calme parfois. Je lis tous les styles de littérature et même ce qui n’est parfois pas considéré comme de la littérature par les puristes ou les plus élitistes ! Je suis plutôt ouvert ! Pour ce qui me plaît le mieux et que j’ai dans ma bibliothèque, vous pourriez citer comme exemples :
    Boris Cyrulnik (a l’oral comme à l’écrit !)
    Gael Faye
    Tonino Benacquista
    Maya Angelou
    Delphine Coulin
    Faiza Guene
    John Irving
    Stanislavski
    Douglas Kennedy / Coben en vacances !
    Squat that Brain : Quelles sont les plus grandes difficultés rencontrées en tant qu’artiste comédien et humoriste ?
    Omar Sy :
    Pas de grosse difficulté encore rencontrée, j’ai de la chance, ça viendra sûrement avec le temps ! Mais la difficulté c’est parfois qu’on aimerait revivre anonymement et pouvoir profiter des choses aussi simplement que peuvent le faire les autres autour de nous.
    Les plus grandes difficultés de ce métier c’est de toujours se rappeler que ça n’est justement qu’un métier et qu’il s’arrête quand on rentre à la maison et qu’il peut s’arrêter pour de bon aussi n’importe quand et qu’en dehors de lui, la vie continue et que pour la préserver,  elle ne doit pas y être trop liée.
    Sinon se sentir toujours en forme et motivé même quand on est fatigués, se sentir toujours inspiré, et se rappeler que rien n’est jamais acquis et qu’il faut toujours travailler davantage pour que cela dure et que l’on mérite le retour des spectateurs , lecteurs etc (mais c’est aussi ça le bon côté !)
    Squat that Brain : Sur mon blog, l’un des premiers articles que j’ai écrit parlait des habitudes des écrivains. Quelles sont les vôtres, lorsque vous prépariez vos spectacles Omar & Fred, ou même SAV ?
    Omar Sy :
    Pas vraiment d’habitude. Juste l’envie de partager, de nous amuser, de nous raconter et d’en sortir les meilleures anecdotes, les meilleurs souvenirs et d’en faire des vannes, des histoires , des personnages qui pourraient plaire et faire rire les autres. On écrivait tout le temps à n’importe quel moment pendant des années, et un jour on a tout réuni pour essayer d’en faire ce qui est devenu le spectacle, les SAV aussi etc
    Squat that Brain : Nous connaissons tous le succès qu’a connu votre personnage dans Intouchables, et qui vous a valu plusieurs prix et opportunités. Mais concrètement, qu’est-ce qui s’est passé dans votre tête lorsque vous avez vu toute la réussite qu’a connu votre film ? Comment avez-vous vécu les mois suivants sa sortie ?
    Omar Sy :
     Intouchables fut un cadeau immense, surréaliste même. Je l’ai pris de plein fouet mais l’ai vécu à fond tout en prenant conscience que ça ne durerait la aussi qu’un temps et qu’il fallait en profiter aussi pour cette raison.
    Squat that Brain : Quelles sont les erreurs commises durant votre carrière, et que vous faites tout pour éviter dans l’avenir? Avez-vous déjà eu envie de tout arrêter ?Omar Sy : Les erreurs sont aussi importantes que les bonnes décisions et les succès, on apprend, on se construit grâce à elles, et j’en ai faits et j’en referai sûrement beaucoup et c’est tant mieux !
    Si j’ai parfois eu envie d’arrêter ? oui sûrement à cause de la fatigue ou d’être loin de ma famille quand je tourne loin de la maison peut être…mais cette envie ne dure jamais longtemps !
    Faire ce métier et en vivre aussi bien est une chance et il ne faut pas l’oublier, et ne pas devenir blasé …
    Squat that Brain : Comment s’est passé votre transition de comédien et humoriste français, à acteur à Hollywood ?
    Omar Sy :
    Je ne me considère pas comme un acteur à Hollywood. J’ai encore du chemin si je veux l’être un jour, ce que je ne suis pas certain de vouloir ! On m’a sollicité pour des participations au sein de films américains certes mais c’était pour l’expérience, pour m’amuser.  J’ai encore beaucoup de travail à faire pour me sentir acteur à part entière aux US. Déjà avec la langue, et pour moi c’est difficile je crois, de jouer , de ressentir les mêmes émotions / sensations et de me sentir acteur sans parler ma première langue qu’est le français.
    Squat that Brain : Quel est votre rêve le plus fou que vous n’avez toujours pas réalisé ?
    Omar Sy :
    Aller dans l’espace.
    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs de cette interview qui rêvent de devenir acteurs ? Comment persévérer malgré les critiques ?
    Omar Sy :
    A force de travail et de persévérance, tout est possible. Ne jamais baisser les bras ni se laisser déstabiliser par ceux qui ne croient pas en nous. La perception des autres n’est jamais la vérité, et c’est à nous mêmes que nous devons nous prouver que nous sommes capables, pas aux autres.
    Un grand merci à Omar Sy d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, et de nous permettre de découvrir le grand homme caché derrière le comédien que nous connaissons tous.


    I recently had the honor to interview Omar Sy, which makes him the first actor to answer to my questions on the blog for you guys !
    You probably heard, at least one time, about Intouchables, that french movie that made so much noise in the whole world. I invite you, today, to discover from a new angle the actor that saw his carrer grow in an impressive way thanks to that movie, through his confessions and anecdotes.
    Here’s my exclusive interview of Omar Sy.
    Interview- Omar Sy

    Squat that Brain : Introduce yourself to Squathatbrain’s readers. A part from your different roles and apparitions, who is Omar Sy ? What was your childhood dream ? And what are your passions ? 
    Omar Sy : My name is Omar, Sy for the last name. I’m 40 years old. 
    I am an actor – author – french producer, but before all that, I am a happy man and dad of 5 children!
    My childhood dream was to be a married man, happy with lots of kids so I’m thrilled !
    Little, I wanted to sell air conditioners  in Africa because I found that it was often too hot and that it would help people there … but life led me to do something else! And I hope that with what I do, I do them as good as the air conditioning would have brought them a little freshness! 😉
    My passions are my family, my children first and before everything, but also cinema, music, diving, motorcycling, traveling, astronomy.

    Squat that Brain : As you already know, Squathatbrain is first and foremost  everything a book blog. Do you like reading ? If yes, what can we find in your library ? Who are your favorite writers ? 
    Omar Sy : I like to read yes but I do not read enough surely for lack of time often, and sometimes because there are a lot of noise around me. 
    I read all genres of literature and even what is sometimes not considered literature by the purists or the most elitist ! I am rather open ! Concerning the writers that I like most :
    Boris Cyrulnik (oral and written!)
    Gael Faye
    Tonino Benacquista
    Maya Angelou
    Delphine Coulin
    Faiza Guene
    John Irving
    Stanislavsky
    Douglas Kennedy / Coben on vacation!

    Squat that Brain : What are the biggest difficulties that you encountered in your carrer ? 
    Omar Sy : I haven’t encountered any big difficulty yet. I’m lucky, it will surely come with time ! But the difficulty is sometimes that we would like to relive anonymously and be able to enjoy things as simply as others around us can do.
    The biggest difficulties of this job is to always remember that it is just a job and it stops when we come home and it can stop for good at anytime. Moreover, life goes on and to preserve it, work must not be too closely linked to it.
    Also, feeling always fit and motivated even when you are tired. Always feel inspired. And remembering that nothing is ever acquired and that we must always work harder to make it last and that we deserve the return of spectators, readers etc (but that’s also the good thing!).

    Squat that Brain : In my blog, one of my first articles was about the writing habits of the biggest writers. Do you have any  that help you writing your shows ( Omar&Fred, or even SAV ) ?
    Omar Sy :
    I don’t really have habits…just the desire to share, to have fun, to tell us and to come out with the best anecdotes, the best memories and to make them into valves, stories, characters that could please and make others laugh.
    We wrote all the time at any time for years and one day we put everything together to try to make it what has become the show, the SAV also etc

    Squat that Brain : We all know the huge success that your character in The Intouchables, and that won multiples awards and gave you a lot of opportunities. But concretely, what happened in your head when you saw the success behind the film ? How did you live the months following its release ?
    Omar Sy
    : The Intouchables was a huge, surrealist gift. 
    I took it full force but lived it thoroughly while realizing that it wouldn’t last forever and that it was necessary to enjoy it also for this reason. It was also violent to be projected like that in the media, to no longer have the opportunity to live my private life as before. But it is the downside of what celebrity is, as everything has its advantages and disadvantages.

    Squat that Brain: What are the mistakes that you made in your career, and what do you do to avoid them in the future ? Have you ever wanted to stop everything ?
    Omar Sy : Mistakes are as important as good decisions and successes, 
    we learn, we build through them and I made some and I will surely do it again and that’s good ! If I have sometimes wanted to stop ? Yes surely because of the tiredness or not seing my family when I am… But this desire never lasts long ! Doing this job and living it as well is a chance, we should not forget it…

    Squat that Brain: How was your transition from French comedian to actor in Hollywood?
    Omar Sy : I do not consider myself an actor in Hollywood. I still have a long way if I want to be one day, which I’m not sure I want ! I was asked to participate in American films certainly but it was for the experience, to have fun. I still have a lot of work to do to feel like a fully-fledged player in the US. Mostly because of the language. For me it’s hard I think, to play, to feel the same emotions / sensations and to feel myself an actor without speaking my first language that is French.

    Squat that Brain: What is your craziest dream that you still haven’t realized?
    Omar Sy : Travelling to space !

    Squat that Brain: What advice would you give to the readers of this interview who dream of becoming actors ? How to persevere despite the critics ?
    Omar Sy : Work and perseverance make everything possible. Never give up or be destabilized by those who do not believe in us.The perception of others is never the truth. And it is to ourselves that we must prove that we are capable, not others.

    A big thank you to Omar Sy for taking the time to answer these questions, and for allowing us to discover the great man behind the comedian we all know.

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    Le blogging pour les nuls

    Vous connaissez ce genre de premières discussions où on vous demande ce que vous faites dans la vie, et que tout naïvement, vous dites que vous êtes (entre autres…) blogueurs ?

    Il y a plusieurs réactions à cela, et souvent, ces réactions contiennent des questions, ou laissent entendre que la personne ne comprend pas vraiment ce qu’est le blogging. Voici quelques informations qui vous seront certainement utiles, et qui rendront la suite de la conversation beaucoup plus agréable  ….

    Le blogging pour les nuls. (4)

    • Mais…c’est quoi vraiment être blogueur ?

    Cette question m’a été posée des centaines de fois, que ce soit par ma famille, ou même par des jeunes de mon entourage (et non, il n’y a pas que les personnes âgées qui ne connaissent pas ce qu’est le blogging).
    Pour commencer, voici ce que Wikipedia dit :

    Capture d_écran 2018-05-12 à 15.39.41

    Et qu’en pense alors notre très cher Larousse ?

    Capture d_écran 2018-05-11 à 20.15.15

    Pour faire plus simple, un blog c’est un site web qui peut être créé par n’importe qui (à condition de prendre le temps de se former un minimum), et qui contient des articles sur un sujet lambda. Il y a des centaines de thématiques de blogs, allant de la cuisine au voyage, en passant par la psychologie, le développement personnel, ou même la littérature. D’ailleurs, si tu ne connais pas Squat that Brain, la thématique principale de mon blog est les critiques littéraires (que j’ai commencées en 2015), mais je blogue aujourd’hui aussi sur les séries et films (rubrique en construction), et sur le blogging !
    Le rôle du blogueur est donc de créer, et gérer un site web (et des réseaux sociaux aussi, mais cela reste un choix), de se renseigner sur le sujet en question, et d’écrire des articles pouvant aider les lecteurs.

    • Tu fais donc partie de ces gens qui écrivent des bobards sur le net et se croient savants ?

    Comme je l’ai dit précédemment, créer un blog peut être fait par n’importe qui ; ce n’est donc pas une mission impossible. C’est pour cette raison que nous trouvons sur internet des centaines de milliers de blogs et de blogueurs. Certes, et comme partout, il y a des personnes qui se disent expertes dans un domaine, mais ne le sont pas et peuvent malheureusement communiquer des informations erronées sur un sujet. C’est donc pour cela qu’il faut être attentif, prudent, et ne pas croire tout ce que l’on lit. Mais ce n’est pas une règle en soi : les blogueurs ne sont pas tous là pour raconter de la m****. C’est un peu comme dans la vraie vie : ce n’est pas parce que le boulanger du quartier vend du pain dégueulasse que tous ceux de la ville le font, il faut trouver le boulanger qui vend le pain qui correspond le mieux à nos goûts et à ce que l’on recherche.

    • C’est un métier, ça, blogueur ?

    La réponse à cette question est : oui et non. Il y a peu de gens qui vivent du blogging. Souvent, les blogueurs font cela en parallèle à une activité professionnelle qui leur permet de payer leurs factures mensuelles (j’y reviens dans une prochaine question). Donc en terme d’argent, en faire un métier n’est pas donné à  tout le monde. Mais par contre, en terme de charge de travail, c’en est un.
    Voici quelques exemples de tâches que nous devons faire TOUS LES JOURS pour tenir notre blog et faire face à la concurrence :

    1. gérer le site web : il n’y a pas de fée cachée derrière notre ordinateur… si les visiteurs peuvent lire nos articles, c’est que quelqu’un s’occupe de régler tous les problèmes liés au site (et il y en a souvent…). Souvent, c’est le blogueur lui-même qui fait ça, sinon, certains font appel à des spécialistes, mais cela engendre forcément des coûts…
    2. s’occuper des réseaux sociaux : non, Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest et autres réseaux ne sont pas faciles à utiliser. Enfin, en théorie, oui, il suffit d’appuyer sur un bouton et notre publication est presque comme par magie faite. « Presque », parce qu’il y a tout un travail derrière, un travail qui est plus que nécessaire si l’on veut attirer du monde vers notre univers.
    3. écrire les articles : un article ne s’écrit pas seul, et un (bon) article nécessite souvent plusieurs heures (voire jours) de travail.
      Par exemple, pour écrire une critique littéraire, il faut trouver un livre, se le procurer, le lire (ce qui est souvent TRES long), se renseigner sur les conditions de son écriture, son écrivain, puis écrire son avis. Lorsqu’on me pose la question de combien de temps j’ai besoin pour écrire une critique, la réponse est : en moyenne trois jours.
    4. gérer les partenariats : certes, c’est extrêmement gratifiant de voir qu’une marque ou entreprise en général veut travailler avec nous. Mais pour honorer ses engagements, cela nécessite du temps, et surtout beaucoup d’organisation. Je reviendrai prochainement avec un article qui parle des partenariats avec les maisons d’édition, et qui explique comment ça se passe.
    • Tu fais ça pour l’argent ?

    Comme expliqué dans une question précédente, vivre d’un blog n’est absolument pas donné à tout le monde. En fait, ce que les gens ne savent pas c’est que gagner de l’argent d’un blog en général est très compliqué, et nécessite du temps, de l’investissement, du trafic…bref, de la patience, et surtout beaucoup de chance.
    Un blogueur ne gagne de l’argent de son blog qu’après plusieurs mois (voire plus) de travail assidu et acharné. Bien évidemment, je parle bien d’argent généré du blog directement, et non de sponsoring faits par des entreprises pour promouvoir un produit ou un service, là, on ne parle plus vraiment que de blogueur, mais d’influenceur web.
    Donc dire que l’on blogue pour de l’argent c’est un peu comme dire qu’on souhaite perdre plusieurs dizaines de kilos simplement en arrêtant de manger aux fastfoods ; c’est possible, mais ça prendra énormément de temps, il faudrait plutôt accompagner par un régime alimentaire plus strict et du sport, et c’est là qu’interviennent les réseaux sociaux…

    Pour être plus brève, le blogging est un domaine à la fois simple et complexe, qui nécessite beaucoup d’investissement, de patience, et surtout, de passion.

    Et vous, quelles sont les remarques et questions qui vous sont posées lorsque vous dites que vous êtes blogueur ?

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L'Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

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    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.
    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?
    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.
    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.
    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.
    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L’Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

    16117_aj_m_1375.pjpeg

    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.

    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?

    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.

    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.

    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.

    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.

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    6 Ans d'Attente…pour rien

    Aujourd’hui c’est un coup de gueule un peu spécial, mais je ne pouvais vraiment pas m’en empêcher. Généralement, lorsque je lis un livre, regarde un film ou une série, je cherche derrière un minimum de valeur ajoutée; en gros, j’aime en ressortir avec un plus, et comment vous dire que j’ai passé plus de 6 ans de ma vie à regarder une série, et me voici, encore plus énervée que jamais.
    6 ans de suspens, d’attente, et ce n’est toujours pas fini !
    Vous vous en serez doutés, je parle de Pretty Little Liars. C’est l’histoire de 5 amies, l’une d’entre elles disparaitra, laissant les 4 autres bouleversées, non seulement par le chagrin, mais par la peur; elles vont se retrouver harcelées, jour et nuit, par une personne (ou un groupe), qui se fera un malin plaisir à leur pourrir la vie, de tous les côtés, et qui se contentera de signer ses missions par une seule petite lettre : A.
    Au début, c’était sympa, j’aimais bien passer d’énigme en énigme, de drame en drame, mais c’est drôle une saison, deux, ou même, allez je vais être gentille, trois, mais là, ça fait 5 saison, et une sixième pour le mois de Juin, et comment vous dire, les questions ne s’arrêtent pas.
    Il y a quelques mois, la réalisatrice avait promis que l’identité d’A serait ENFIN révélée à la fin de la 5eme saison, et tout le monde attendait ce fameux 25ème épisode avec une hâte indescriptible. Une fois de plus, nous avons tous été pris pour des imbéciles. Nous n’avons eu droit qu’au prénom d’A, qui commence par un C d’ailleurs, comme quoi absolument rien dans cette série n’est logique, et, cerise sur le gâteau, c’est un personnage dont personne n’a entendu parlé, tout au long de la série !
    Je ne sais pas vous mais moi, je me sens incroyablement dupée. C’est un ENORME coup de gueule parce que la série aurait pu être une vraie réussite, mais malheureusement elle est tombée dans le piège de la commercialisation, au plus grand désespoir des téléspectateurs.
    J’ai l’impression que Marlene King nous a fait un gros poisson d’Avril avec ce dernier épisode, avec une petite semaine d’avance, et c’était tout, absolument tout sauf drôle. Une chose est sure, je passerai mon mois de Juin à faire toutes sortes de choses, sauf regarder la 6eme saison de la série, tout simplement parce que JPP d’attendre et que je n’ai même plus envie de savoir.

  • Non classé

    6 Ans d’Attente…pour rien

    Aujourd’hui c’est un coup de gueule un peu spécial, mais je ne pouvais vraiment pas m’en empêcher. Généralement, lorsque je lis un livre, regarde un film ou une série, je cherche derrière un minimum de valeur ajoutée; en gros, j’aime en ressortir avec un plus, et comment vous dire que j’ai passé plus de 6 ans de ma vie à regarder une série, et me voici, encore plus énervée que jamais.

    6 ans de suspens, d’attente, et ce n’est toujours pas fini !

    Vous vous en serez doutés, je parle de Pretty Little Liars. C’est l’histoire de 5 amies, l’une d’entre elles disparaitra, laissant les 4 autres bouleversées, non seulement par le chagrin, mais par la peur; elles vont se retrouver harcelées, jour et nuit, par une personne (ou un groupe), qui se fera un malin plaisir à leur pourrir la vie, de tous les côtés, et qui se contentera de signer ses missions par une seule petite lettre : A.

    Au début, c’était sympa, j’aimais bien passer d’énigme en énigme, de drame en drame, mais c’est drôle une saison, deux, ou même, allez je vais être gentille, trois, mais là, ça fait 5 saison, et une sixième pour le mois de Juin, et comment vous dire, les questions ne s’arrêtent pas.

    Il y a quelques mois, la réalisatrice avait promis que l’identité d’A serait ENFIN révélée à la fin de la 5eme saison, et tout le monde attendait ce fameux 25ème épisode avec une hâte indescriptible. Une fois de plus, nous avons tous été pris pour des imbéciles. Nous n’avons eu droit qu’au prénom d’A, qui commence par un C d’ailleurs, comme quoi absolument rien dans cette série n’est logique, et, cerise sur le gâteau, c’est un personnage dont personne n’a entendu parlé, tout au long de la série !

    Je ne sais pas vous mais moi, je me sens incroyablement dupée. C’est un ENORME coup de gueule parce que la série aurait pu être une vraie réussite, mais malheureusement elle est tombée dans le piège de la commercialisation, au plus grand désespoir des téléspectateurs.

    J’ai l’impression que Marlene King nous a fait un gros poisson d’Avril avec ce dernier épisode, avec une petite semaine d’avance, et c’était tout, absolument tout sauf drôle. Une chose est sure, je passerai mon mois de Juin à faire toutes sortes de choses, sauf regarder la 6eme saison de la série, tout simplement parce que JPP d’attendre et que je n’ai même plus envie de savoir.