• Critiques,  Lecture

    Derrière la haine

    Scroll down for the English version of the review Je commence cette critique par une confession : j’ai toujours eu une phobie des voisins. Je ne sais pas si cela a un nom et ne veux pas le savoir. J’ai peur qu’un psychopathe habite à côté, un tueur en série au-dessus, ou encore un pervers juste en face, avec une paire de jumelles, à surveiller tous mes faits et geste. Maintenant que vous me trouvez parano, je commence mon article. J’ai l’impression d’être en retard sur mon temps, j’ai découvert Barbara Abel récemment, plus tard que tout le monde. Je suis tombée par hasard sur Derrière la haine, et je l’ai…

  • Lecture,  mood

    La journée de la santé en Lecture

    Aujourd’hui c’est la journée mondiale de la santé. Et en cette occasion, j’ai préparé une sélection de livres dont le personnage principal (ou un personnage proche) est atteint d’une maladie, et qui m’ont beaucoup touchée. Oscar et la Dame Rose – Eric-Emmanuel Schmitt Je me souviens encore de la première fois que j’ai lu ce livre. J’accompagnais ma nièce à une bibliothèque à Montréal, je suis tombée dessus, j’ai vu le nombre de page, je me suis dit allez, ok, avec un peu de chance je le finirai aujourd’hui même. Verdict, je n’ai pas bougé de ma chaise avant d’avoir bouclé la dernière page (et versé –en cachette- toutes mes…

  • Critiques,  Lecture

    Running man

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n’êtes personne. L’histoire se passe en l’an 2025, Ben Richards est un père qui voit tous les jours sa petite fille de 18 mois sombrer de plus en plus dans la maladie, sans pouvoir la sauver. Il voit sa femme se battre, se prostituer, pour nourrir sa famille. Mais malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à payer les frais que la maladie de la petite engendre. Ben décide donc de prendre une décision radicale, qui changera sans doute l’avenir de toute sa famille, participer à un jeu diffusé sur le Libertel, pour remporter de l’argent…

  • Critiques,  Non classé

    Le pavillon des enfants fous

    Je suis seule, seule avec mon corps qui ne demande rien, sauf de mourir. Avez-vous déjà eu l’impression, à un moment ou à un autre de votre vie, que plus rien ne vous appartenait sur cette Terre? Que tout le monde vous voulait en bonne santé, physique et mentale, sauf vous? C’est exactement ce que nous raconte Valérie Valère, qui nous vient avec cette autobiographie des plus poignantes. Qui dit autobiographie, dit histoire vraie, et quoi de mieux que de vivre le combat d’une anorexique à travers ses propres mots pour en saisir la réelle profondeur? Valérie a 13 ans lorsque sa mère décide de l’interner dans un hôpital psychiatrique,…

  • Critiques,  Non classé

    Une place à prendre

    La grande erreur commise par quatre-vingt-dix pour cent des êtres humains, selon Fats, était d’avoir honte de ce qu’ils étaient ; de mentir, de vouloir à tout prix être quelqu’un d’autre. Au sud de l’Angleterre, Pagford, un petit village très calme perd un de ses habitants les plus réputés, Barry Fairbrother. Sa mort subite coïncide avec une période professionnelle délicate: le défunt devait prendre des décisions importantes. Pour combler son absence, d’où le nom de ce roman de JK Rowling: sa place de notaire est à prendre. Mon avis sur ce livre est mitigé. Je suis sans doute l’une des plus grands fans d’Harry Potter, que je lis depuis toute…

  • Critiques,  Lecture

    Oscar et la dame rose

    J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N’importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à…

  • Ecrivain,  Non classé

    EDLS #19

    J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N’importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à…

  • Ecrivain

    EDLS #17

    Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t’ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi… prends n’importe quelle forme… rends-moi fou ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Les hauts de Hurlevent – Emily Brontë

  • mood

    Frank Kafka en trois titres

    Après avoir vécu un peu plus de 40 ans, et publié 16 ouvrages, Franz Kafka a succombé des suite d’une longue maladie, le 3 Juin 1924. 91 ans après sa mort, voici mon top trois de ses écrits : 1-La métamorphose : Lorsque Gregor Samsa s’éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d’une épaisse carapace d’où s’échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux, qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites… Les siens. Père, mère, sœur, dont l’ambition est de l’éliminer après avoir contribué à l’étouffer… 2-Le procès : Le jour de son arrestation,…

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L’Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie. Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son…