• Bien-être

    Comment vaincre la dépression ?

    Dans mon précédent article #10yearschallenge, je vous racontais une épreuve que j’ai vécue il y a 10 ans : ma dépression et comment elle s’est manifestée.

    Dans cet article, je vous expliquerai comment j’ai réussi à m’en sortir en vous donnant toutes mes astuces et conseils pour se sentir mieux, afin que vous puissiez vous aussi vaincre cette maladie, ou aider un proche à la vaincre.

    Comme je le laissais entendre, cette dépression a été très difficile à vivre, autant pour moi que pour mes proches. Maintenant, je sais que le harcèlement dont j’ai été victime a joué un grand rôle dans ma maladie. Parce que oui, une dépression est une maladie. C’est comme sortir de son corps et se voir…impuissant face à tout, et ça, c’est sans parler des douleurs physiques. Alors, comment j’ai concrètement fait pour combattre la dépression ?

    1- Réaliser :

    Cette étape en est en réalité deux. Tout d’abord, il faut réaliser que nous n’allons pas bien. Je pense que c’est le point de départ indispensable à la guérison : réaliser que la vie, c’est pas ça, et que quelque chose donc ne tourne pas rond. Là, je ne parle pas forcément de réaliser et comprendre ce qui nous arrive, mais uniquement que les choses ne se passent pas comme elles devraient. Une fois ce point entamé, vient le deuxième, qui a été pour moi le plus compliqué : réaliser que nous ne sommes pas responsable de ce qui se passe. Longtemps lorsque j’étais victime de harcèlement, je me rejetais la faute dessus. Je pense que mon subconscient trouvait ça plus facile pour moi à accepter : être responsable d’une erreur veut dire qu’on mérite ce que l’on vit, être victime veut dire que nous n’avons rien fait pour que ça nous tombe dessus, et donc, pour empêcher que ça nous tombe dessus…
    Dès lors que cette première étape sera commencée, croyez-moi, la voie vers la guérison sera plus facile à visualiser.

    2- En parler :

    Attention, lorsque je dis en parler, je ne veux pas forcément dire se confier. Parlez du fait que vous vous sentez mal, pas de pourquoi vous vous sentez comme ça, si vous ne vous en sentez pas capables. Vous pouvez, d’abord, en parler à vos parents, vos amis, votre prof préféré… Et si ça continue, parlez-en à un psy. Mais il faut en parler, absolument, pour ne pas se sentir seul dans cette bataille, mais aussi, pour que vos proches gardent quand-même un oeil sur vous.

    3- Faire une thérapie : 

    Peut-être est-ce l’étape la plus difficile pour de nombreuses personnes. Je vous comprends, mais étant passée par là, c’est souvent indispensable. Voyez ça de la manière suivante : si vous avez un rhume extrêmement fort, vous irez voir un généraliste afin de vous aider, pas vrai ? C’est pareil lorsque vous déprimez. Je vous conseille personnellement d’essayer un psychologue, afin d’éviter toute la partie médicaments pas du tout drôle. Mais faites-le, essayez, et dites-vous que si ça ne vous fait pas de bien…ça ne vous fera pas de mal non plus.

    4- Vous détacher : 

    Ce conseil est assez difficile à appliquer, je ne vous cache pas qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant de pouvoir le faire. Mais je pense que c’est ce qui vous aidera le plus à comprendre ce qui vous arrive. Prenez le temps de jouer le rôle de la meilleure amie : imaginez que votre meilleure amie, ou votre soeur, ou quelqu’un que vous aimez beaucoup, vit la même chose, comment verrez-vous la situation ? Que lui diriez-vous ? Qu’elle ne mérite pas ce qui lui arrive ? Qu’elle n’est pas le problème ? Vous voulez lui dire autre chose ? Alors notez bien toutes ces choses, et dites-les vous…un peu comme si vous étiez votre propre meilleur ami (parce qu’au final, durant cette période, VOUS ÊTES votre propre meilleur ami) vous comprendrez mieux ce que vous vivez.

    5- Ecrire :

    Transformez vos moments sombres en moments d’inspiration. Exprimez votre ressenti à travers des mots, utilisez votre journal intime si vous en avez, votre note-book, ou votre ordinateur. L’important n’est pas où ni comment, l’important c’est de vous exprimer. Posez des mots sur ce que vous ressentez. Non seulement vous vous sentirez plus léger après, mais vous pourrez aussi tout relire lorsque vous vous sentirez prêt, et tout aura beaucoup plus de sens.

    Pour ma part, j’avais écrit des lettres (que je n’ai évidemment jamais envoyées), à toutes les personnes qui m’ont fait du mal durant cette période. J’avais l’impression de leur parler, et putain ce que ça fait du bien de (presque) leur balancer ce que je voulais dire depuis si longtemps.

    6- Prendre le temps pour soi : 

    Pour moi, vaincre une dépression c’est comme renaître, commencer une nouvelle vie, sans pour autant oublier les leçons de la précédente. Il faut apprendre à faire connaissance avec soi-même une nouvelle fois, un peu comme si on rencontrait quelqu’un pour la première fois, et qu’on apprenait à le connaître. Prendre le temps pour soi peut être fait de diverses façons : 
    -prendre des bains chauds et agréables 
    -regarder des films et séries qui nous font du bien
    -lire des livres sur le développement personnel
    -goûter des plats que l’on n’avait jamais goûtés avant
    -essayer de nouveaux sports
    -faire de nouvelles connaissances
    -faire tout ce que vous n’osiez pas faire avant

    7- Bien s’entourer :

    Entourez-vous de personnes qui vous comprennent. Eloignez-vous de toutes ces personnes qui ont contribué de près ou de loin à votre dépression. Attention, il ne faut pas confondre bien s’éloigner des personnes qui ne vous font pas de bien et s’isoler… Il faut faire le ménage dans votre vie, mais c’est comme chez vous : on ne se débarrasse pas du canapé sans le remplacer, mais pour en acheter un plus beau, plus confortable, qui match mieux avec la décoration de votre salon, pas vrai ?

    Ces 7 conseils sont ceux qui m’ont personnellement le plus aidée. Ce sont également les conseils les plus généraux, qui correspondent un peu à tous les types de dépression. N’hésitez pas à les appliquer quelle que soit votre situation. Et n’oubliez pas, vous n’êtes pas seuls.

    La barre des commentaires est ouverte à toute personnes souhaitant s’exprimer, racontez-nous comment vous vous en êtes sortis, ou confiez-vous sur ce que vous avez vécu. N’hésitez pas non plus à compléter mes conseils en disant ce qui vous a aidés, vous, à vous en sortir.

    Je vous envoie plein d’amour, de tendresse, et de courage pour gagner et soulever le trophée du bonheur qui n’a pas de prix ! <3

  • Bien-être

    #10yearschallenge

    Pendant que tout le monde compare son évolution physique à travers le #10yearschallenge, j’ai voulu participer à ce challenge différemment : en comparant celle que j’étais intérieurement il y a 10 ans de cela à celle que je suis aujourd’hui. Et quoi de mieux que de commencer cette nouvelle rubrique bien-être en vous parlant de l’une des pires expériences de ma vie : la dépression, cette maladie dont j’ai souffert, et que j’ai vaincue. Avant de commencer, je tiens à préciser que ma seule et unique volonté suite à cette série d’articles dépression est d’aider ceux qui passent par la même chose, afin d’avoir des conseils, et surtout, de se sentir moins seuls.

    Photo by Caroline Hernandez on Unsplash

    Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’impression d’être différente, d’avoir cet espèce de (gros) décalage avec les enfants de mon âge. J’étais distante, peu sociable, pour ne pas dire sur la réserve. J’ai développé des passe-temps solitaires, je me souviens que j’aimais m’enfermer dans ma chambre, et jouer à la maitresse avec des élèves imaginaires. Je sais ce que vous êtes sans doute en train de penser, non, je n’étais pas malheureuse. A ce moment, il y avait des ‘’problèmes de grands’’ autour de moi. Des problèmes que je ne comprenais pas sur le coup, mais que mon subconscient a pris le temps de mémoriser. A part ces soucis qui ne me ‘’regardaient’’ pas directement, j’avais une enfance heureuse, des parents qui m’aimaient, des grandes soeurs aussi, tout allait bien.

    Les années sont passées, mon caractère solitaire, lui, pas du tout. Il a d’ailleurs été mon ami le plus fidèle, il a su m’accompagner durant plusieurs années, chose que plusieurs personnes de mon entourage n’ont pas fait. Ma différence a certainement été ressentie par ceux qui étaient autour de moi. Alors certes, je me suis faite des ami(e)s au fil du temps, et heureusement, mais je me suis aussi faite, sans m’en rendre compte, des ennemis.

    Au collège, j’ai commencé à avoir des soucis avec un camarade de classe. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne me souviens plus de comment ça a commencé. Mais je me souviens juste que ça m’a blessée. La jeune adolescente que je commençais à devenir, qui avait du mal à prendre la parole en classe, qui détestait les problèmes ne comprenait pas pourquoi ni comment un garçon de son âge commencerait à la détester, à lui rigoler au nez, à se moquer d’elle, en classe, et même ailleurs. Même ailleurs parce que je me souviens que c’était mes ‘’débuts’’ sur Facebook, et que ce garçon avait eu la merveilleuse idée de continuer son activité favorite sur ce réseau lorsque je n’étais pas devant lui : me ridiculiser, m’insulter, me menacer.

    A ce moment, je n’arrivais pas du tout à mettre un mot sur ce qui m’arrivait, mais je savais que je n’aimais pas ça, et que ça me faisait beaucoup de mal. J’ai eu un bon réflexe, en parler à ma maman. La suite de l’histoire, ou du début de l’histoire, a été plutôt positive. Ma maman s’est présentée à l’école afin d’en parler à la directrice, qui, elle, a convoqué ce garçon, qui, lui, a décidé de me laisser tranquille.

    L’année scolaire finît, et une autre commençait. Je m’en souviens comme si c’était hier : c’était le brevet, j’étais tellement excitée à l’idée de commencer cette nouvelle année parce que ma classe se trouvait dans le local ou étaient toutes les classes du lycée. En fait, c’est tout bête, mais je suis le genre de personne qui déteste un endroit où elle a de mauvais souvenirs. Le fait de changer de bâtiment me donnait l’impression de commencer une nouvelle page. Ce que j’ignorais, à ce moment, c’est que la page que j’étais sur le point de commencer était bien pire que la précédente. 

    Dès les premières semaines, j’ai fait la connaissance de nouveaux camarades de classe et j’étais tellement contente de faire de nouvelles connaissances !!! La petite fille de 13 ans et demi, super réservée que j’étais avait l’impression de briser ce dôme transparent de timidité qui l’enveloppait constamment.

    Ce qui s’en suivit fût simple et à la fois complexe, une de mes meilleures amies de l’époque était aussi amie avec ces personnes que je commençais à connaitre. Tous, on eut un gros malentendu, et je me suis retrouvée, au bout de quelques jours, seule contre tous. Sachant que tous = plus de 6 personnes. Autant vous dire que 6 personnes, filles mais aussi garçon, contre l’enfant que j’étais, faible, naïve, c’était un peu comme un enfant dans une maison remplie de zombies.

    Je vais vous épargner les détails, je ne vous dirai pas que j’ai pleuré tous les soirs en cachette dans mon lit. Je ne vous dirai pas non plus combien de fois j’ai menti à mes parents en disant que je n’avais pas cours pour éviter de les voir. Je ne vous dirai pas combien de fois j’ai supplié ma mère de ne pas aller en cours, en prétendant avoir des douleurs de règles, ou détester la matière en question. 

    Ces personnes en questions -j’avoue ne pas trop savoir comment les appeler-, n’y sont pas allées de main morte. Je me souviens que plus ils m’insultaient, plus ils me ridiculisaient, plus ils me sentaient au bout, plus ils riaient, plus ils savouraient, plus ils continuaient. J’avais l’impression de ne jamais m’en sortir, les menaces étaient, cette fois-ci, plus réelles, plus fortes, je me souviens qu’une fois, l’une d’entre elles m’attendait à la sortie de l’école pour me ‘’défoncer’’, quelqu’un s’est interposé entre elle et moi, afin que ça ne dégénère pas.

    Si je continuais à raconter tous les détails, toutes les atrocités, cet article sera bien plus long qu’il ne l’est déjà. Je vais donc me contenter de vous dire combien c’est dur pour un enfant de ressentir ces choses-là. Et le plus dur dans l’histoire, a été de voir que l’une d’entre ces personnes qui m’avaient tant blessée était mon ex-meilleure amie. J’ai toujours tout donné en amitié, et elle a été une grosse déception à laquelle je pense encore des fois, aujourd’hui.

    Ce qui s’en suit ne fut pas drôle, j’ai commencé à développer des traits de caractère que je détestais, et que je déteste encore maintenant. Ma confiance en moi a chuté, déjà qu’elle n’était pas énorme. J’avais besoin d’avoir toute l’attention de mes proches sur moi. J’étais devenue ultra sensible, ultra susceptible, ultra peureuse, et toujours triste. Mais ce n’était pas le pire, parce que j’ai aussi commencé à avoir des problèmes de santé, avoir le souffle coupé à ne plus pouvoir respirer, puis à en perdre conscience. Je me suis retrouvée à passer des nuits aux urgences, parce que je pensais que j’allais en perdre la vie, et que mes parents paniquaient et ne savaient pas quoi faire.

    Je me suis également retrouvée dans un cercle presqu’interminable de médecins à consulter parce que personne ne savait ce que c’était. Radios de poumons, de coeurs, analyses de sang à ne pas en finir, tests d’épilepsie, et j’en passe… Jusqu’au jour où on m’a conseillée d’aller consulter un psychologue. Quelques séances après, aucune amélioration. On a donc décidé de m’emmener, cette fois-ci, chez un psychiatre. Un mot était enfin posé sur la situation : c’était une dépression, et mes problèmes de santé étaient des crises d’angoisse.

    Je me souviens encore de mes premières visites chez la psy…je ne disais rien, je ne prononçais pas un mot…je n’y arrivais pas. Alors, elle me donnait de plus en plus de médicaments, de somnifères, d’antidépresseurs…je dormais plus que je ne vivais.
    Puis j’ai décidé de commencer à parler pour me débarrasser de ces médicaments qui me rendaient littéralement une morte-vivante. Je ne crache pas dessus, parce que je sais que ces médicaments m’ont permis de m’en sortir, mais c’était atroce de se sentir faible constamment, de dormir 15h par nuit et de me réveiller morte de sommeil…

    Au bout de quelque temps, j’ai compris que pour aller mieux, il fallait que JE fasse le travail. Bien-sûr, la psy était là pour m’accompagner, me guider, et les médicaments pour m’aider à gérer mes crises. Une longue bataille a alors commencé, une bataille que j’ai heureusement gagnée. Dans mon prochain article, je vous dirai tout ce que j’ai mis en place afin d’aller mieux, et d’enfin me sentir bien et heureuse.

    10 ans après, je réalise plus que jamais combien cette épreuve a été difficile à surmonter. Aujourd’hui, il m’arrive encore de repenser à cette période, mais je sais qu’elle est maintenant loin derrière moi.

    En attendant de lire mon prochain article, n’hésitez pas à partager votre expérience avec la dépression, le harcèlement scolaire ou même au travail.

  • Lecture,  mood

    La journée de la santé en Lecture

    Aujourd’hui c’est la journée mondiale de la santé. Et en cette occasion, j’ai préparé une sélection de livres dont le personnage principal (ou un personnage proche) est atteint d’une maladie, et qui m’ont beaucoup touchée.

    Oscar et la Dame Rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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    Je me souviens encore de la première fois que j’ai lu ce livre. J’accompagnais ma nièce à une bibliothèque à Montréal, je suis tombée dessus, j’ai vu le nombre de page, je me suis dit allez, ok, avec un peu de chance je le finirai aujourd’hui même. Verdict, je n’ai pas bougé de ma chaise avant d’avoir bouclé la dernière page (et versé –en cachette- toutes mes larmes). Pour résumer l’histoire, c’est celle d’un petit garçon malade et hospitalisé, qui rencontre une dame à l’hôpital. Pour se sentir mieux, elle lui conseille d’écrire chaque jour une lettre à Dieu et de se confier à lui.

    Pour en savoir plus, lisez ma critique (en est-ce vraiment une ?) de ce livre ici.
    Sur une échelle de 1 à 10, le degré d’émotions était à 14, et non, je n’exagère absolument pas.
    No et moi – Delphine De Vigan
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    J’ai découvert ce livre il y a quelques années et mon Dieu quelle surprise, je l’avais lu en e-book parce que je ne savais plus quoi lire et que je me sentais carrément perdue dans mes lectures sans me doutais qu’il me bouleverserait autant.
    L’histoire tourne autour de No, jeune SDF à la vie dure et au quotidien ingérable, qui rencontre Lou, adolescente surdouée loin des préoccupations des jeunes de son âge. Elle essaye de se faire une place partout, dans sa classe, où rien ne lui est familier, à la maison, avec une mère souffrant d’une dépression dont elle n’arrive pas à sortir…
    Sur la même échelle, le degré d’émotions était à 9. J’ai fini le livre le coeur lourd et la tête pleine de leçons.

    Des souris et des hommes – John Steinbeck

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    Que dire de ce livre…rien, tout est dit ici. Lennie et George m’ont touchée au plus haut point avec une amitié forte et solide, un destin difficile et une vie cruelle.
    Vous vous demandez à combien ce livre m’a touchée ? 10, sur la même échelle.

    Si je reste – Gayle Forman

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    Mia, une jeune fille lors d’une sortie en famille, subit un accident suite auquel tout le monde décède, tout le monde sauf elle. Ce premier roman se passe dans une chambre d’hôpital où elle est entre la vie et la mort, perdue dans ses souvenirs et sa peur de revenir à la vie sans ses parents, sans son petit frère.
    Trouvez ma critique de ce livre et du deuxième Tome (Là où j’irai) ici.
    J’ai versé beaucoup trop de larmes en lisant ce livre, donc 10 est le degré adéquat d’émotions sur la même échelle.

    Nos étoiles contraires – John Green

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    Est-ce que ce livre se présente encore ? Pour les quelques personnes qui ne le connaissent pas (où étiez-vous ces dernières années ?), c’est l’histoire de Hazel, une adolescente atteinte d’un cancer, qui rencontre un garçon atteint d’une maladie incurable aussi. Les deux vivent une belle histoire d’amour très touchante (et contrariante aussi, j’ai prié tout le long pour que rien ne leur arrive), que rien, même pas la maladie, n’a pu  arrêter.
    Si vous me demandiez, sur une échelle de 1 à 10 combien j’ai pleuré en lisant ce livre : 11. Oui oui, rien que ça.
    PS : Si vous lisez le livre et que vous l’aimez, ne regardez pas le film ; restez sur cette belle note positive.

    Je pense que je vais m’arrêter là. Je me suis rendue compte, en écrivant cet article, que j’avais lu énormément de livres forts en émotions, mais qu’ils étaient tous assez anciens. Connaissez-vous un roman nouveau qui entre dans ces critères ?
    N’oubliez pas de prendre grand soin de vous, parce qu’il n’y a rien de plus important que la santé <3


    Today is World Health Day. And on this occasion, I prepared a selection of books whose main character (or a close character) is suffering from an illness, and that touched me a lot.

    Oscar and the Pink Lady – Eric-Emmanuel Schmitt

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    I still remember the first time I read this book. I accompanied my niece to a library in Montreal, I found it, I saw the number of pages, and I was like okay, I might finish it today. Verdict, I did not move from my chair before having closed the last page (and poured -secretly- all my tears).
    To summarize the story, it is about a sick and hospitalized little boy, who meets a lady in the hospital. To feel better, she advises him to write a letter every day to God and confide in him.
    On a scale of 1 to 10, the degree of emotions was 14, and no, I absolutely do not exaggerate.

    No and me – Delphine De Vigan

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    I discovered this book a few years ago and OMG what a surprise, I read it in e-book because I did not know what to read and I felt downright lost in my readings without suspecting that it would disturb me that much.
    The story revolves around No, a young homeless person with a hard life, who meets Lou, a teenager gifted, away from the concerns of young people of her age. She tries find a place for herself everywhere, in her class, where nothing seems familiar to her, at home, with a mother suffering from a terrible depression…
    On the same scale, the degree of emotions was at 9. I finished the book with a heavy heart and a head full of lessons.

    Of Mice and men – John Steinbeck

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    What to say about this book … nothing, everything is said in my review. Lennie and George touched me deeply with a powerful and strong friendship, a difficult destiny and a cruel life.
    Wondering how much this book has touched me? 10, on the same scale.

    If I stay – Gayle Forman

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    Mia has an accident after which all her family dies, everyone except her. This first novel takes place in a hospital room where she is somewhere between life and death, lost in her memories and her fear of coming back to life without her parents, without her little brother.
    I shed too many tears while reading this book, so 10 is the proper degree of emotions on the same scale.

    The fault in our stars – John Green

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    Do I really need to introduce this book ? For the few ones who do not know what it is about (where have you been these last years?), It’s the story of Hazel, a teenager with cancer, who meets a boy with an incurable disease too. Both live a beautiful and touching love story (and also disturbing, I prayed all along so that nothing happens to them), that nothing, not even the disease, could stop.
    If you asked me on the scale of 1 to 10 how much I cried while reading this book: 11. Yes yes, just that.
    PS: If you read the book and you like it, do not watch the movie; stay on this beautiful, positive note.

    I think I’ll stop there. I realized, while I was writing this article, that I had read a lot of emotional books, but that they weren’t all recent. Do you know a new novel that fits into these criteria?
    Do not forget to take good care of yourself, because there is nothing more important than health <3

  • Critiques,  Lecture

    Running man

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n’êtes personne.

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    L’histoire se passe en l’an 2025, Ben Richards est un père qui voit tous les jours sa petite fille de 18 mois sombrer de plus en plus dans la maladie, sans pouvoir la sauver. Il voit sa femme se battre, se prostituer, pour nourrir sa famille. Mais malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à payer les frais que la maladie de la petite engendre.

    Ben décide donc de prendre une décision radicale, qui changera sans doute l’avenir de toute sa famille, participer à un jeu diffusé sur le Libertel, pour remporter de l’argent qui sauvera son bébé. Il est alors retenu pour participer au plus dangereux des jeux, celui qui n’a jusque là connu aucun survivant : La Grande Traque. Ben a 30 jours pour survivre, et chaque heure passée lui fait gagner 100 dollars ; 30 jours pendant lesquels il doit échapper à des chasseurs en employant tous les moyens nécessaires et imaginables, et sa seule motivation est que Cathy, son enfant, aille mieux.

    Running Man est un délicieux thriller du talentueux Stephan King alias Richard Bachman, qui m’a fait très fortement penser à Hunger Games. Chaque chapitre commence par un compte à rebours, de quoi nous tenir en haleine du début à la fin. L’auteur nous décrit un monde brut et injuste, conduit par les plus fort, et où l’humanité n’a presque plus de valeur, où les pauvres n’ont presque plus de droit, un monde qui, au final, n’est pas si différent du nôtre. Le style d’écriture est cru, les mots ne sont pas pesés et peuvent paraitre durs, ce qui ressemble bien à l’histoire qui l’est tout autant.

    Le personnage principal est très captivant, très touchant : on s’attache très rapidement à lui, à sa personnalité, à sa famille, on comprend son combat, et on attend impatiemment d’en connaitre le résultat.

    Tous ces ingrédients font de Running Man un roman haletant et prenant, qui joue avec nos sentiments à chaque ligne et à chaque rebondissement, et qui nous donne envie de connaitre la finalité de tout ce combat qui est tout aussi beau qu’inhumain.

    Je le conseille à tous les amateurs de ‘’sensations fortes’’, autant pour le mélange de sensations qu’il procure, que pour son côté dénonciateur de cette société ‘’futuriste’’ qui ressemble finalement beaucoup trop à celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui.


    The story takes place in the year 2025, Ben Richards is a father who sees every day his little girl of 18 months sinking more and more into the disease, without being able to save her. He sees his wife fighting, prostituting herself, to feed her family. But despite all their efforts, they fail to pay for the expenses that small disease causes.

    Ben decides to participate to a game broadcast on the Libertel, to win money that will save his baby. He is then selected to participate to the most dangerous game, one that has not known any survivor : The Great Hunt. Ben has 30 days to survive, and every hour spent makes him earn money ; 30 days during which he must escape from hunters using all the necessary and imaginable means, and his only motivation is that Cathy, his child, goes better.

    Running Man is a thrilling thriller from the talented Stephan King aka Richard Bachman, who made me think very much about Hunger Games. Each chapter begins with a countdown that captivates us from the beginning to the end. The author describes a crude and unjust world, driven by the strongest, and where humanity has almost no value, where the poor has almost no right, a world that ultimately does isn’t so different from ours. The style of writing is raw, the words are not weighed and can seem hard, just like the story.

    The main character is very captivating, very touching : we care about him, his personality, his family, we understand his fight, and we wait impatiently to know the result.

    All these ingredients make Running Man a breathtakingly captivating novel, which plays with our feelings at every line and every bounce, and makes us want to know the purpose of all this terrible adventure that is just as beautiful as it’s inhuman.

    I recommend it to all fans of thrills, for the mixture of sensations that it provides, and for its denunciatory side of this “futuristic” society that ultimately looks far too much like the one in which we live today.

  • Critiques,  Lecture

    Oscar et la dame rose

    J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N’importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger, faut user de son intelligence. 

    Critique
    Oscar et la dame rose

    C’est la première fois depuis très longtemps que je lis un livre qui me tient en haleine tout le long, à ne plus pouvoir le lâcher, et qui réussit même à me voler quelques larmes (merci Eric !).
    Du haut de ses 10ans, Oscar découvre le pouvoir de Dieu qui n’était jusque là qu’un mythe à ses yeux, en lui écrivant chaque jour une lettre, comme le lui a recommandé sa fidèle alliée Mamie rose, et en lui demandant chaque jour une faveur.
    Ce court ouvrage d’Eric Emmanuel Schmitt est un recueil des lettres quotidiennes du petit malade, 12 jours avant sa mort, doté d’une maturité et d’un courage inébranlables.
    Ni son cancer au stade final, ni les visites hebdomadaires et froides de ses parents ne le font désespérer, bien au contraire, tout cela l’encourage d’avantage à vivre toute sa vie en douze courts jours, et à passer par toutes les périodes qu’un être humain en bonne santé traverse en temps normal, sans en louper aucune, et en en dévorant chaque petite miette, le tout sous le regard protecteur et admirateur de Mamie rose.
    Entre enfance, adolescence, coup de foudre, chagrin d’amour, âge adulte et problèmes de santé, le petit Oscar ne m’a pas laissée de marbre. Cette histoire condensée en moins de 100 pages a fait de moi la fille la plus émotive de la bibliothèque ce matin là, et pour cause : Eric Emmanuel Schmitt a l’air d’avoir été habité par son personnage; toutes les lettres écrites transmettaient une émotion, une fragilité et une force,une sincérité et une maturité sans faille -j’aurais juré que chaque mot était vraiment écrit par un enfant dans cette situation- !
    Aucun reproche pour ce petit chef-d’oeuvre, si ce n’est que c’était un peu trop court à mon goût (j’avais encore quelques larmes en réserves !)

  • mood

    Journée mondiale de la santé

    Aujourd’hui c’est la journée mondiale de la santé, et donc, pour moi, la journée mondiale de la reconnaissance. J’ai appris, il n’y a pas plus de deux jours, qu’un cousin avait fait un accident grave, qu’il a eu des blessures fatales, et qu’il est entre la vie et la mort. Il y a quelques secondes à peine, j’ai appris que la grand mère d’un ami avait perdu le contrôle de ses membres. Il y a quelques mois, j’ai appris que mon grand-père était atteint d’Alzheimer, je l’ai regardé et écouté répéter la même phrase plusieurs fois, oublier d’avoir fait certaines choses du quotidien, se perdre en rentrant chez lui…et j’en passe.
    J’ai longtemps entendu ma maman me répéter de prendre soin de moi, parce que la santé est ce qu’il y a de plus important, c’est vrai que lorsque nous ne sommes pas concernés par la chose, nous ne nous rendons pas vraiment compte de sa gravité et de son importance, maintenant que je vois de plus prêt ce que c’est que d’être malade, je comprends mieux.
    Pour cela, j’aimerais que vous preniez tous le temps de remercier Dieu, que vous soyez malade ou triste, sachez qu’il y aura toujours une personne souffrant plus que vous. N’oubliez pas que tout arrive pour une raison, si vous êtes malades, soyez forts, et prenez-le comme un défit; faites tout ce qui est en votre possible pour le relever, haut la main. Si vous êtes en bonne santé, soyez reconnaissants, remerciez Dieu, et faites en sortes que vous le soyez encore longtemps, en surveillant votre alimentation et en prenant soin de vous. Si vous connaissez quelqu’un de malade, soyez là pour lui, les petites intentions font toujours la différence, dites lui que vous l’aimez, ça ne vous coutera certainement pas grand chose, mais pour lui, ça représentera vraiment beaucoup.
    Je ne sais pas où classer cet article, je le mettrai certainement dans la catégorie Coups de gueule, parce que JPP de voir les gens se délaisser, ne pas prendre soin d’eux, mettre leurs vies et santés en danger, et surtout, JPP voir les gens nous quitter.