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    3 comptes Instagram coups de coeur

    Il fut un temps ou, moi aussi, j’étais une IGER (enfin presque), mais j’ai fini par abandonner. Je suis toutefois restée fidèle à mes comptes Instagram préférés, que je partage avec vous aujourd’hui.
    1-IGMIRIEN: en première position, et vu que je suis depuis toujours une énorme fan de la Chine, je ne peux que citer ce compte de portraits chinois qui vous feront voyager à ce magnifique pays en quelques fractions de secondes. Je suis absolument fan des personnes qui font ce qu’elles font par passion, et ces dernières années pendant lesquelles j’ai suivi ce compte m’a permis de voir la simplicité de ce photographe, son talent, et surtout l’amour qu’il a pour ce qu’il fait.
    instagram.com/igmirien
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    2-LOVELYPEPA: si comme moi, vous êtes des stressés de la nature (JPP de mon stress), ne vous inquiétez pas, lovelypepa est là pour vous changer les idées. Ce compte Instagram est celui d’une bloggeuse mode espagnole, qui a réussi à faire de sa passion son métier. Un quotidien bourré de style, de beauté, de voyages, d’aventures et de très belles photos, à suivre tous les jours pour vous évader de la monotonie du quotidien, et surtout, pour vous rendre jaloux à tout moment. PS: son prénom est Alexandra, oui oui, j’ai passé des années à croire que Pepa c’était elle, alors qu’en fait, c’est sa chienne…
    instagram.com/lovelypeppa
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    3-Lmmima: Et le meilleur pour la fin…je suis l’un des premiers (et dernier, sans aucun, mais alors là aucun doute) fans de ce compte. Je vous explique; j’ai connu il y a un peu moins de deux ans une personne qui m’a permise de voir Casablanca sous un tout nouvel angle (et la vie en général, mais ça, c’est une autre histoire). Je n’ai jamais autant aimé cette ville, et toutes les villes et endroits que cette photographe visite, je ne sais pas, c’est comme si son téléphone était une sorte de baguette magique, qui transformait chacune de ses photos en chef-d’oeuvre. Comment ne pas tomber sous le charme de toute cette créativité? De toutes ces couleurs? De tous ces magnifiques endroits?
    https://instagram.com/lmmima/
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    Je vous laisse maintenant découvrir ces comptes par vous-même, et me dire ce que  vous en pensez. Et vous, quels sont vos comptes Instagram préférés?

  • Non classé

    Le JPP d'inauguration

    Il y a quelques jours, le lendemain de mon retour de mes vacances d’hiver que j’ai passées à Montréal, la ville du respect et de la sécurité par excellence, j’ai dû prendre le tramway, avec une amie, vers 18h, pour rentrer chez moi, et le moins que je puisse dire, c’est que ce retour a été très riche en émotions…
    Nous étions en plein centre de la ville, le soleil se couchait, les embouteillages étaient pénibles, comme à leur habitude, à une heure de pointe dans la capitale économique du pays, et la fatigue de la fin de journée se lisait sur le visage des casablancais qui se bousculaient pour rentrer chez eux, bref, jusque là, rien d’anormal.
    Au moment de traverser la route, j’ai senti une main se poser sur le bas de mon dos. Terrifiée, je me suis retournée et j’ai vu un jeune homme d’une vingtaine d’années, ses yeux en disaient long sur son état de sobriété.
    L’histoire ne s’arrête pas là car, après avoir eu les ‘’mains baladeuses’’, cette même personne a essayé de me voler mon sac à main. A ce moment, sous l’effet de la fatigue et de la colère qui prenaient le dessus sur la peur, je me suis mise à crier. N’étant certainement pas habitué à ce que ses victimes réagissent, il est parti en courant, de l’autre coté de la route, et est resté à nous regarder, mon amie et moi, d’un regard menaçant, l’air de nous défier de traverser la route.
    Je me souviens encore de ce regard, aussi sale que ses mains noires qu’il a osé poser sur moi. Le pire dans l’histoire c’est que, pendant tout ce temps, un policier regardait la scène, sans bouger d’un poil.
    Deux jeunes hommes sont venus s’assurer que je n’avais rien, nous ont accompagnées pour prendre nos tickets, et ont veillé à rester avec nous, jusqu’à ce que nous soyons en sécurité dans notre wagon.
    Le but de ce coup de gueule n’est pas de vous parler de moi, parce que oui, je le sais, il y a des gens qui ont vécu pire, mais qui n’ont malheureusement pas l’opportunité ou le courage d’en parler. Cette expérience n’est pas seulement la mienne, mais celle de la grande majorité des femmes de cette ville. La situation va de mal en pis, et au lieu de la voir s’améliorer, elle ne fait que s’empirer, les agressions sont devenues lot courant, et la sécurité n’est plus qu’un rêve, qui paraît malheureusement loin, très loin.
    Pour tout vous dire, j’ai peur, tous les jours. J’ai peur pour moi, j’ai peur pour les gens que j’aime, j’ai peur pour ma ville, j’ai peur pour mon pays. Mais en même temps, je me dis que ce n’est pas le Maroc dans lequel j’ai grandi, du moins je ne veux pas croire que ça l’est. Je me dis que ce n’est qu’une crise, qui dure depuis un peu trop longtemps, certes, mais qui finira par passer. Je me réconforte en me disant que le Maroc se résume en ces deux hommes, qui n’ont pas hésité à laisser leurs occupations de côté, pour venir en aide à deux jeunes filles.
    Jusqu’à quand allons nous devoir supporter  cette injustice? Quand allons nous enfin nous sentir libres? Quand allons nous enfin nous sentir vraiment chez nous?
    En attendant, je n’ai qu’une seule chose à dire : JPP.
    Petit message à nos deux héros inconnus: je sais que vous ne me lirez sans doute jamais mais merci d’avoir été là, et d’être restés là. Mille mercis.

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    Le JPP d’inauguration

    Il y a quelques jours, le lendemain de mon retour de mes vacances d’hiver que j’ai passées à Montréal, la ville du respect et de la sécurité par excellence, j’ai dû prendre le tramway, avec une amie, vers 18h, pour rentrer chez moi, et le moins que je puisse dire, c’est que ce retour a été très riche en émotions…

    Nous étions en plein centre de la ville, le soleil se couchait, les embouteillages étaient pénibles, comme à leur habitude, à une heure de pointe dans la capitale économique du pays, et la fatigue de la fin de journée se lisait sur le visage des casablancais qui se bousculaient pour rentrer chez eux, bref, jusque là, rien d’anormal.

    Au moment de traverser la route, j’ai senti une main se poser sur le bas de mon dos. Terrifiée, je me suis retournée et j’ai vu un jeune homme d’une vingtaine d’années, ses yeux en disaient long sur son état de sobriété.

    L’histoire ne s’arrête pas là car, après avoir eu les ‘’mains baladeuses’’, cette même personne a essayé de me voler mon sac à main. A ce moment, sous l’effet de la fatigue et de la colère qui prenaient le dessus sur la peur, je me suis mise à crier. N’étant certainement pas habitué à ce que ses victimes réagissent, il est parti en courant, de l’autre coté de la route, et est resté à nous regarder, mon amie et moi, d’un regard menaçant, l’air de nous défier de traverser la route.

    Je me souviens encore de ce regard, aussi sale que ses mains noires qu’il a osé poser sur moi. Le pire dans l’histoire c’est que, pendant tout ce temps, un policier regardait la scène, sans bouger d’un poil.

    Deux jeunes hommes sont venus s’assurer que je n’avais rien, nous ont accompagnées pour prendre nos tickets, et ont veillé à rester avec nous, jusqu’à ce que nous soyons en sécurité dans notre wagon.

    Le but de ce coup de gueule n’est pas de vous parler de moi, parce que oui, je le sais, il y a des gens qui ont vécu pire, mais qui n’ont malheureusement pas l’opportunité ou le courage d’en parler. Cette expérience n’est pas seulement la mienne, mais celle de la grande majorité des femmes de cette ville. La situation va de mal en pis, et au lieu de la voir s’améliorer, elle ne fait que s’empirer, les agressions sont devenues lot courant, et la sécurité n’est plus qu’un rêve, qui paraît malheureusement loin, très loin.

    Pour tout vous dire, j’ai peur, tous les jours. J’ai peur pour moi, j’ai peur pour les gens que j’aime, j’ai peur pour ma ville, j’ai peur pour mon pays. Mais en même temps, je me dis que ce n’est pas le Maroc dans lequel j’ai grandi, du moins je ne veux pas croire que ça l’est. Je me dis que ce n’est qu’une crise, qui dure depuis un peu trop longtemps, certes, mais qui finira par passer. Je me réconforte en me disant que le Maroc se résume en ces deux hommes, qui n’ont pas hésité à laisser leurs occupations de côté, pour venir en aide à deux jeunes filles.

    Jusqu’à quand allons nous devoir supporter  cette injustice? Quand allons nous enfin nous sentir libres? Quand allons nous enfin nous sentir vraiment chez nous?

    En attendant, je n’ai qu’une seule chose à dire : JPP.

    Petit message à nos deux héros inconnus: je sais que vous ne me lirez sans doute jamais mais merci d’avoir été là, et d’être restés là. Mille mercis.