• Bien-être

    Comment vaincre la dépression ?

    Dans mon précédent article #10yearschallenge, je vous racontais une épreuve que j’ai vécue il y a 10 ans : ma dépression et comment elle s’est manifestée.

    Dans cet article, je vous expliquerai comment j’ai réussi à m’en sortir en vous donnant toutes mes astuces et conseils pour se sentir mieux, afin que vous puissiez vous aussi vaincre cette maladie, ou aider un proche à la vaincre.

    Comme je le laissais entendre, cette dépression a été très difficile à vivre, autant pour moi que pour mes proches. Maintenant, je sais que le harcèlement dont j’ai été victime a joué un grand rôle dans ma maladie. Parce que oui, une dépression est une maladie. C’est comme sortir de son corps et se voir…impuissant face à tout, et ça, c’est sans parler des douleurs physiques. Alors, comment j’ai concrètement fait pour combattre la dépression ?

    1- Réaliser :

    Cette étape en est en réalité deux. Tout d’abord, il faut réaliser que nous n’allons pas bien. Je pense que c’est le point de départ indispensable à la guérison : réaliser que la vie, c’est pas ça, et que quelque chose donc ne tourne pas rond. Là, je ne parle pas forcément de réaliser et comprendre ce qui nous arrive, mais uniquement que les choses ne se passent pas comme elles devraient. Une fois ce point entamé, vient le deuxième, qui a été pour moi le plus compliqué : réaliser que nous ne sommes pas responsable de ce qui se passe. Longtemps lorsque j’étais victime de harcèlement, je me rejetais la faute dessus. Je pense que mon subconscient trouvait ça plus facile pour moi à accepter : être responsable d’une erreur veut dire qu’on mérite ce que l’on vit, être victime veut dire que nous n’avons rien fait pour que ça nous tombe dessus, et donc, pour empêcher que ça nous tombe dessus…
    Dès lors que cette première étape sera commencée, croyez-moi, la voie vers la guérison sera plus facile à visualiser.

    2- En parler :

    Attention, lorsque je dis en parler, je ne veux pas forcément dire se confier. Parlez du fait que vous vous sentez mal, pas de pourquoi vous vous sentez comme ça, si vous ne vous en sentez pas capables. Vous pouvez, d’abord, en parler à vos parents, vos amis, votre prof préféré… Et si ça continue, parlez-en à un psy. Mais il faut en parler, absolument, pour ne pas se sentir seul dans cette bataille, mais aussi, pour que vos proches gardent quand-même un oeil sur vous.

    3- Faire une thérapie : 

    Peut-être est-ce l’étape la plus difficile pour de nombreuses personnes. Je vous comprends, mais étant passée par là, c’est souvent indispensable. Voyez ça de la manière suivante : si vous avez un rhume extrêmement fort, vous irez voir un généraliste afin de vous aider, pas vrai ? C’est pareil lorsque vous déprimez. Je vous conseille personnellement d’essayer un psychologue, afin d’éviter toute la partie médicaments pas du tout drôle. Mais faites-le, essayez, et dites-vous que si ça ne vous fait pas de bien…ça ne vous fera pas de mal non plus.

    4- Vous détacher : 

    Ce conseil est assez difficile à appliquer, je ne vous cache pas qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant de pouvoir le faire. Mais je pense que c’est ce qui vous aidera le plus à comprendre ce qui vous arrive. Prenez le temps de jouer le rôle de la meilleure amie : imaginez que votre meilleure amie, ou votre soeur, ou quelqu’un que vous aimez beaucoup, vit la même chose, comment verrez-vous la situation ? Que lui diriez-vous ? Qu’elle ne mérite pas ce qui lui arrive ? Qu’elle n’est pas le problème ? Vous voulez lui dire autre chose ? Alors notez bien toutes ces choses, et dites-les vous…un peu comme si vous étiez votre propre meilleur ami (parce qu’au final, durant cette période, VOUS ÊTES votre propre meilleur ami) vous comprendrez mieux ce que vous vivez.

    5- Ecrire :

    Transformez vos moments sombres en moments d’inspiration. Exprimez votre ressenti à travers des mots, utilisez votre journal intime si vous en avez, votre note-book, ou votre ordinateur. L’important n’est pas où ni comment, l’important c’est de vous exprimer. Posez des mots sur ce que vous ressentez. Non seulement vous vous sentirez plus léger après, mais vous pourrez aussi tout relire lorsque vous vous sentirez prêt, et tout aura beaucoup plus de sens.

    Pour ma part, j’avais écrit des lettres (que je n’ai évidemment jamais envoyées), à toutes les personnes qui m’ont fait du mal durant cette période. J’avais l’impression de leur parler, et putain ce que ça fait du bien de (presque) leur balancer ce que je voulais dire depuis si longtemps.

    6- Prendre le temps pour soi : 

    Pour moi, vaincre une dépression c’est comme renaître, commencer une nouvelle vie, sans pour autant oublier les leçons de la précédente. Il faut apprendre à faire connaissance avec soi-même une nouvelle fois, un peu comme si on rencontrait quelqu’un pour la première fois, et qu’on apprenait à le connaître. Prendre le temps pour soi peut être fait de diverses façons : 
    -prendre des bains chauds et agréables 
    -regarder des films et séries qui nous font du bien
    -lire des livres sur le développement personnel
    -goûter des plats que l’on n’avait jamais goûtés avant
    -essayer de nouveaux sports
    -faire de nouvelles connaissances
    -faire tout ce que vous n’osiez pas faire avant

    7- Bien s’entourer :

    Entourez-vous de personnes qui vous comprennent. Eloignez-vous de toutes ces personnes qui ont contribué de près ou de loin à votre dépression. Attention, il ne faut pas confondre bien s’éloigner des personnes qui ne vous font pas de bien et s’isoler… Il faut faire le ménage dans votre vie, mais c’est comme chez vous : on ne se débarrasse pas du canapé sans le remplacer, mais pour en acheter un plus beau, plus confortable, qui match mieux avec la décoration de votre salon, pas vrai ?

    Ces 7 conseils sont ceux qui m’ont personnellement le plus aidée. Ce sont également les conseils les plus généraux, qui correspondent un peu à tous les types de dépression. N’hésitez pas à les appliquer quelle que soit votre situation. Et n’oubliez pas, vous n’êtes pas seuls.

    La barre des commentaires est ouverte à toute personnes souhaitant s’exprimer, racontez-nous comment vous vous en êtes sortis, ou confiez-vous sur ce que vous avez vécu. N’hésitez pas non plus à compléter mes conseils en disant ce qui vous a aidés, vous, à vous en sortir.

    Je vous envoie plein d’amour, de tendresse, et de courage pour gagner et soulever le trophée du bonheur qui n’a pas de prix ! <3

  • Critiques,  Lecture,  review

    Pour que je sois la dernière – The last girl

    Scroll down for the English review <3

    Pour que je sois la dernière - Nadia Murad

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    Il y a des livres comme celui-ci qui viennent vous tirer de votre quotidien, de votre routine, de vos problèmes de tous les jours, et vous emmènent dans un autre monde, qui malheureusement est le nôtre, vous fendent le cœur ; et vous laissent sans voix.

    Pour que je sois la dernière est un témoignage d’une survivante, qui vient nous raconter son histoire –malheureusement- vraie.
    Elle nous parle d’abord de sa famille, nombreuse, de ses parents, du remariage de son père, de leur quotidien, certes, modeste, mais oh combien heureux.
    Elle nous parle aussi de l’Iraq, de son village, Kocho, des Yézidies. D’ailleurs, au-delà de nous raconter ce qu’elle a vécu, elle nous explique la division du pays, ce qu’est le Yézidisme, leurs traditions et façons de vivre, et c’est très intéressant.
    Ensuite, elle nous parle de comment elle a été « kidnappée » par Daesh, qui a tué 6 de ses frères, et sa mère… Elle nous parle de ce qui s’en est suivi, à 21ans, elle est devenue leur esclave sexuelle, violée à répétition, battue, martyrisée, fouettée, violentée…elle a vécu 3 mois d’enfer, avant d’avoir le courage  –et la chance surtout- de s’enfuir.

    Pour que je sois la dernière est une lecture extrêmement difficile, non pas parce qu’elle a été mal écrite, bien au contraire, mais plutôt parce que c’est fort, poignant, difficile à accepter, et malheureusement, réel. Nadia Murad, au-delà d’être une réelle héroïne, est une écrivaine très talentueuse. Elle nous explique ce qui est difficile à comprendre avec des mots simples, et nous rapproche sans même nous en rendre compte du peuple irakien et yézidi, de la politique de ce pays, de sa géographie, et de tout ce qui fait que cette guerre malheureusement existe.

    C’est une lecture indispensable, que je vous conseille sans aucune hésitation.

    Concernant la note, il y a des lectures comme celle-ci que je ne peux juste pas me permettre de noter. Je me contente de vous la conseiller, et d’envoyer toute mon admiration et mon respect à son auteure.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Fayard en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    The last girl - Nadia Murad

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    There are books like this one that slaps you right in the face, talking about some heartbreaking and ugly truths, taking you to another world, that is unfortunately ours, and leaving you speechless.
    The last girl is a testimony of a survivor, who narrates her – unfortunately – true story. She talks, first, about her large family, her parents, the remarriage of her father, their daily lives, certainly modest, but so happy.
    She also talks about Iraq, her village, Kocho, Yazidies. She explains the division of the country, what is Yezidism, their traditions and ways of life, and it is very interesting. Then she tells us about how she was “kidnapped” by Daesh, who killed 6 of her brothers, and her mother … She tells us about what happened, when, at 21, she became their sex slave, raped repeatedly, beaten, martyred, whipped, abused … she lived 3 months of hell, before having the courage – and luck- to escape.
    I found that The last girl was an extremely difficult reading, not because it was badly written, quite the contrary, but rather because it is strong, poignant, difficult to accept, and unfortunately, real.
    Nadia Murad, beyond being a real heroine, is a very talented writer. She explains to us what is difficult to understand with simple words, and brings us closer without even realizing it to the people of Iraq and Yazidis, the politics of this country, its geography, and all that makes this war unfortunately. exist.
    The last girl is an indispensable reading, which I advise without any hesitation.
    Regarding the note, there are readings like this that I just can not afford to grade. All I can do is advising it, and sending all my admiration and respect to its author.

    PS: I received a copy of this book from the Fayard Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

  • Non classé

    ’’Here in Tel Aviv, we have everything’’

    Aujourd’hui, alors que je trainais (comme souvent) sur Snapchat, je suis tombée sur la Story de Tel Aviv, et je ne peux pas me retenir de pousser cet énorme cris.
    Il y a un an, plusieurs milliers d’innocents ont du voir leurs proches souffrir, ou mourir tout court, dans le ‘’meilleur’’ des cas. Il y a un an, plusieurs milliers d’enfants ont du se réveiller loin de leurs parents, et ça, c’est s’ils ont eu la chance de se reveiller. Il y a un an, plusieurs mamans ont vu leurs bébés brûler, agoniser. Il y a un an, plusieurs milliers de maisons ont été réduites en cendres en l’espace de quelques fractions de secondes. Il y a un an, plusieurs couples fous amoureux, ont dû se séparer la veille de leur mariage. Il y a un an, plusieurs jeunes diplômés, fiertés de leurs familles, n’ont pas pu faire profiter leur pays de leurs compétences. Il y a un an, plusieurs jeunes ambitieux ont du abandonner leurs rêves. Et surtout, il y a un an, plusieurs israéliens étaient de l’autre cote de la rive, une bierre a la main, entrain d’applaudir à chaque bombardement.
    Depuis quand tuer devient une fierté? Depuis quand verser le sang d’innocents devient une raison de lever son verre? Et lever son verre à quoi au juste? A ces enfants n’ayant rien demandé? A ces familles détruites sans raisons? A ces terres réduites en miettes? Ou à ce pays volé?
    Aujourd’hui, nous avons pu voir un aperçu de la vie quotidienne des israeliens, et entre plages, diners familiaux, sorties amicales, bronzage, shopping, restaurants de luxe, chants, rires, promenades, activités sportives, le moindre que l’on puisse dire c’est que cette population n’a l’air de ne manquer de rien du tout.’’Here in Tel Aviv, we have everything’’ : déclaration d’un israélien sur la story, à la 205ème seconde.
    Et si Snapchat décidait de lancer une story de Gaza? Et si cette application nous montrait la réalité? Les conditions dans lesquelles vivent ces palestiniens? Leurs maisons? Leurs familles (ou du moins ce qu’il en reste)? Ou bien serait-ce trop demandé?
    Depuis quand est-ce trop demander de montrer la vérité?
    Je n’ai rien contre les juifs, et je suis bien consciente que plusieurs d’entre eux sont contre tous ces massacres, mais je suis pour l’égalité dont, preuve à la story, il n’est aucunement question.
    JPP de toute cette haine.

  • Ecrivain

    EDLS #5

    Le soleil brillait, vif et plein. Comme je m’en retournais, je remarquai soudain mon ombre devant moi, comme j’avais vu l’ombre de l’autre guerre derrière la guerre actuelle. Elle ne m’a pas quitté depuis lors, cette ombre de la guerre, elle a voilé de deuil chacune de mes pensées, de jour et de nuit; peut-être sa sombre silhouette apparaît-elle aussi dans bien des pages de ce livre. Mais toute ombre, en dernier lieu, est pourtant aussi fille de la lumière et seul celui qui a connu la clarté des ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu.

    Le monde d’hier – Stefan Zweig

  • Critiques,  Lecture

    Les cerfs-volants de Kaboul

    Pour toi un milliers de fois

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    Les cerfs volants de Kaboul est le roman qui m’a, jusqu’à présent, le plus fait réfléchir. Je l’ai lu pendant plusieurs semaines, en faisant, souvent des pauses, chose qui ne m’est jamais arrivée avant, et pour cause, son côté extrêmement tragique, dramatique, voire brutal.
    L’histoire commence avec deux enfants. D’un coté Amir, petit garçon riche, jouissant de tous les biens qu’une personne des années 70 pouvait posséder, tous sauf l’amour de ses parents. A la naissance, sa mère mourut, le laissant avec un père très pris par ses engagements professionnels, et aussi très attaché au meilleur ami de son fils, Hassan, habitant au fin fond de leur énorme jardin.
    D’un autre Hassan, qui, à première vue, joue le rôle d’un esclave consentant, n’hésitant pas à assouvir tous les souhaits et voeux de son ‘’maître Amir’’, laissant le plus souvent son propre bien-être passer en dernier.
    Et là, premier choc, Amir trahit son ami, une trahison qui lui coutera cher, et qui changera leurs vies à tout jamais.
    Khaled Housseini nous fait voyager dans le temps, entre problèmes sociaux, politiques, arrivée des Talibans, pauvreté, richesse, amour, haine, joies, tristesses, souffrances et bonheur, il réussit nous fait ressentir beaucoup trop d’émotions très différentes, à nous tenir en haleine, du début à la fin, et n’hésite pas à nous poignarder une seconde fois, aussitôt le choc d’avant passé.
    Dans mes lectures, j’ai l’habitude de me retrouver tout le temps dans un personnage, et lorsque j’ai commencé Les Cerfs-Volants de Kaboul, je n’arrivais pas à me situer. Entre Hassan, ami soumis, et Amir, ami profiteur, presqu’ingrat ( du moins c’est le sentiment que j’ai eu au tout début ), j’étais perdue. Mais heureusement, l’histoire a pris une autre tournure, et Housseini a finalement réussi à me charmer.
    Impossible de ne pas se laisser embarquer par ce chef-d’oeuvre, de rester indifférent aux conditions chaotiques de ce pays, ravagé par la guerre, à ce peuple, privé de ses droits. Et surtout, impossible de rester insensible à tous ces messages de pardon, de seconde chance, et surtout, d’amitié.