• Ciné-Séries,  Critiques,  Netflix

    The rain

    Présentation

    The Rain est une série télévisée de science-fiction post-apocalyptique danoise en huit épisodes de 45 minutes créée par Jannik Tai Mosholt, Esben Toft Jacobsen et Christian Potalivo, diffusée le 4 mai 2018 sur Netflix. Le 30 mai 2018, Netflix a renouvelé la série pour une deuxième saison. Source : www.wikipedia.com

    Dès le premier épisode, nous faisons la connaissance de Simone (Alba August) une adolescente, et son petit frère, Rasmus (Bertil de Lorenzi). Simone et Rasmus se trouvent à l’école lorsque leurs parents viennent les chercher en panique. Ils sont rapidement mis à l’arrière de la voiture, sans trop comprendre ce qui se passe, pour ensuite découvrir qu’une épidémie s’abat sur leur ville : la pluie tue tous ceux qu’elle touche. Nous découvrons ensuite toute l’horreur que la pluie cause, et nous suivons les frère et soeur durant 6 ans. La seule préoccupation de Simone et Rasmus est de survivre.

    Ce que j’ai aimé :

    La série The rain, comme la présentation l’indique, nous vient tout droit du Danemark. J’avouerai que j’ai toujours eu énormément de préjugés sur les séries qui ne sont pas américaines, mais celle-ci m’a vraiment surprise.
    The rain n’est justement pas une ”série apocalyptique” de plus, bien au contraire. Elle vient, certes, aborder un sujet très à la mode dans le cinéma actuel (la fin du monde, les catastrophes, la survie…), mais d’une façon peu commune.
    En plus de nous proposer un scénario particulier, cette série est à la fois gore dans les scènes et dans l’histoire. Le plus surprenant, c’est que ça nous rend encore plus curieux quant au reste des événement.
    Mais le point qui m’a le plus intéressée est la relation entre Simone et Rasmus. Simone, la grande soeur, fait tout pour sauver son petit frère qui, lui, a visiblement plus de mal avec ce qui leur arrive. Il est froid, semble constamment préoccupé et instable. Cette relation qui est clairement vécue différemment par nos deux protagonistes donne un côté très intéressant à la série, et intensifie le suspens qui est au rendez-vous dès les premières secondes, et jusqu’à la toute dernière.

    Ce que je n’ai pas aimé :

    Dans les deux premiers épisodes, j’ai eu beaucoup de mal avec Simone que je trouvais juste insupportable. Elle avait tout ce que je n’aime pas : des réactions dignes de films d’horreur (vous savez, quand l’acteur s’aventure dans des situations dangereuses et que vous êtes devant votre télévision à crier : mais p***** pourquoi tu fais ça ?????).
    Mais au fil des épisodes, mes émotions ont eu raison de moi et j’ai rapidement appris à beaucoup mieux la supporter, voire à être d’accord avec elle dans certaines situations. Donc au final, tout est bien qui finit bien.

    En bref…

    Vous avez bien lu mes deux derniers paragraphes ? Tout plein de points positifs contre un seul négatif, ça reflète carrément mon ressenti.
    The rain est LA série que tous les amateurs d’apocalypses doivent regarder. Je me suis rapidement retrouvée à la bingewatcher pendant 2 jours non-stop, et tellement frustrée de voir qu’il n’y avait que 8 épisodes ! D’ailleurs, on en parle de ces rencontres faites par Simon et Rasmus lors de la survie qui rajoutent teeeellement de piment au scénario ?
    En bref, une super série, un super scénario. Vivement la saison 2 (qui a d’ailleurs été officiellement annoncée par Netflix !). Elle devrait arriver courant 2019.

    Note : 8/10

    Qui parmi vous a déjà regardé cette série ? Qu’en avez-vous pensé ?

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

    mangeur

    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.

  • Critiques,  Lecture

    Running man

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n’êtes personne.

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    L’histoire se passe en l’an 2025, Ben Richards est un père qui voit tous les jours sa petite fille de 18 mois sombrer de plus en plus dans la maladie, sans pouvoir la sauver. Il voit sa femme se battre, se prostituer, pour nourrir sa famille. Mais malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à payer les frais que la maladie de la petite engendre.

    Ben décide donc de prendre une décision radicale, qui changera sans doute l’avenir de toute sa famille, participer à un jeu diffusé sur le Libertel, pour remporter de l’argent qui sauvera son bébé. Il est alors retenu pour participer au plus dangereux des jeux, celui qui n’a jusque là connu aucun survivant : La Grande Traque. Ben a 30 jours pour survivre, et chaque heure passée lui fait gagner 100 dollars ; 30 jours pendant lesquels il doit échapper à des chasseurs en employant tous les moyens nécessaires et imaginables, et sa seule motivation est que Cathy, son enfant, aille mieux.

    Running Man est un délicieux thriller du talentueux Stephan King alias Richard Bachman, qui m’a fait très fortement penser à Hunger Games. Chaque chapitre commence par un compte à rebours, de quoi nous tenir en haleine du début à la fin. L’auteur nous décrit un monde brut et injuste, conduit par les plus fort, et où l’humanité n’a presque plus de valeur, où les pauvres n’ont presque plus de droit, un monde qui, au final, n’est pas si différent du nôtre. Le style d’écriture est cru, les mots ne sont pas pesés et peuvent paraitre durs, ce qui ressemble bien à l’histoire qui l’est tout autant.

    Le personnage principal est très captivant, très touchant : on s’attache très rapidement à lui, à sa personnalité, à sa famille, on comprend son combat, et on attend impatiemment d’en connaitre le résultat.

    Tous ces ingrédients font de Running Man un roman haletant et prenant, qui joue avec nos sentiments à chaque ligne et à chaque rebondissement, et qui nous donne envie de connaitre la finalité de tout ce combat qui est tout aussi beau qu’inhumain.

    Je le conseille à tous les amateurs de ‘’sensations fortes’’, autant pour le mélange de sensations qu’il procure, que pour son côté dénonciateur de cette société ‘’futuriste’’ qui ressemble finalement beaucoup trop à celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui.


    The story takes place in the year 2025, Ben Richards is a father who sees every day his little girl of 18 months sinking more and more into the disease, without being able to save her. He sees his wife fighting, prostituting herself, to feed her family. But despite all their efforts, they fail to pay for the expenses that small disease causes.

    Ben decides to participate to a game broadcast on the Libertel, to win money that will save his baby. He is then selected to participate to the most dangerous game, one that has not known any survivor : The Great Hunt. Ben has 30 days to survive, and every hour spent makes him earn money ; 30 days during which he must escape from hunters using all the necessary and imaginable means, and his only motivation is that Cathy, his child, goes better.

    Running Man is a thrilling thriller from the talented Stephan King aka Richard Bachman, who made me think very much about Hunger Games. Each chapter begins with a countdown that captivates us from the beginning to the end. The author describes a crude and unjust world, driven by the strongest, and where humanity has almost no value, where the poor has almost no right, a world that ultimately does isn’t so different from ours. The style of writing is raw, the words are not weighed and can seem hard, just like the story.

    The main character is very captivating, very touching : we care about him, his personality, his family, we understand his fight, and we wait impatiently to know the result.

    All these ingredients make Running Man a breathtakingly captivating novel, which plays with our feelings at every line and every bounce, and makes us want to know the purpose of all this terrible adventure that is just as beautiful as it’s inhuman.

    I recommend it to all fans of thrills, for the mixture of sensations that it provides, and for its denunciatory side of this “futuristic” society that ultimately looks far too much like the one in which we live today.

  • mood

    Les 7 clés de la réussite

    Nous sommes enfin en Mai, le beau temps et le soleil sont de retour ! Mais avant de pouvoir en profiter, nous avons des examens à passer. Squat that Brain vous a fait une liste de 7 conseils à suivre pour réussir vos finaux, et pouvoir profiter de vos vacances au maximum !
    Les indispensables des révisions:

    Des fiches

    Des post-it

    Des fluorescents

    Des pensées positives ! 🙂

    1-Organisez votre révision:
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    Il ne vous reste plus que quelques jours avant le début des examens? Pas de crainte, vous avez encore le temps de vous rattraper. Pour cela, prenez le temps de bien répartir vos révisions. Evitez de vous concentrer sur une seule matière pendant toute une journée, vous serez saturés et donc moins productifs. L’idéal serait d’alterner entre deux matières par jour, une technique le matin (les mathématiques par exemple), puis sur une matière comme le droit par exemple l’après-midi. Votre cerveau retiendra plus, sans trop vous faire souffrir ! Faites un planning sur une fiche cartonnée par exemple, et accrochez la sur le mur. Au bout de chaque journée, dessinez un petit signe en couleur différente à coté du chapitre achevé, moi je met un rond au feutre rouge, ça me fait toujours plaisir de voir ma fiche pleine de rouge, je me sens plus productive, et il n’y a rien de mieux que de se sentir productif en période d’examens !
    2-Faites des fiches:
    Nous en sommes tous victimes; en un semestre, on est obligés d’étudier une bonne dizaine de matières sans forcément le choisir. Et juste avant les examens, nous avons cette réaction devant la montagne de choses à retenir. Quand-il-faut-rendre-sa-copie-et-qu’on-n’a-pas-fini
    Nous avons aussi l’impression de pouvoir réviser sur ce gros registre qui nous a cassés l’épaule pendant tout un semestre, voir une année. Détrompez-vous, pour bien assimiler ses cours, il n’y a rien de mieux que les résumer sur des fiches ! Ca vous permettra non seulement de retenir plus facilement vos notes, mais en plus de vous faciliter la tache la veille de l’examen lorsque vous voudriez revoir rapidement les choses les plus importantes.
    3-Préparez vos supports de cours à l’avance: t2ltS
    Si comme moi, vous ne prenez que rarement des notes en cours (une habitude dont je n’arrive vraiment pas à me débarrasser), n’attendez pas la veille pour appeler tous vos amis en les suppliant de vous prendre en photo les leurs (oui oui, on l’a tous fait au moins une fois). Faites le avant, vous éviterez ainsi de déranger vos amis, de stresser, et de prendre le risque ne pas en trouver ! Essayez aussi d’acheter vos livres de révision à l’avance.
    4-N’oubliez pas les post-it !
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    Ca peut sembler bête pour certains, mais pour moi, les post-it me sauvent la vie à tous les coups ! Vous venez de refaire un exercice, et votre réponse n’est pas en accord avec celle du prof dans la correction? Collez un post-it explicatif avec des petits mots clefs qui vous aideront à comprendre le pourquoi du comment lorsque vous y rejetteriez un dernier coup d’oeil la veille de l’examen, c’est indispensable, et joli !
    5-Dormez bien
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    Evitez les nuit blanches, et les grasses matinées ! Croyez-moi, quand on se lève à 11h du matin en se disant qu’on fera une nuit blanche le soir même, c’est perdu d’avance ! Vous trouverez toujours une bonne excuse pour ne pas la faire (et je parle en connaissance de cause !). Rien de mieux qu’une bonne nuit de sommeil (8h, c’est parfait !), et un réveil pas trop tôt (8h du matin, c’est parfait encore une fois !) et voilà votre cerveau prêt à relever le défit d’accomplir toutes vos tâches de la journée !
    6-Ne vous saturez pas !
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    Ne dépassez pas 8h (maximum) de révision par jour. Votre cerveau a besoin de faire autre chose que retenir des mathématiques ou apprendre des cours de marketing. Permettez-lui de respirer. Faites des pauses toutes les 45 minutes (testé, et approuvé !) pour mieux reprendre après. Sortez une petite heure en fin de journée par exemple, ou regardez un film, lisez un petit peu, parlez aux gens que vous aimez… Non, vous ne perdrez pas de temps, vous donnez juste à votre cerveau et à votre corps la liberté qui leur permettra d’être plus productifs.
    7-Dites-vous que vous pouvez le faire !
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    Oui je sais, on a tous fait des cauchemars du jour des résultats, avec un gros NV à côté de notre nom… Mais n’oubliez pas que ce n’est qu’un cauchemar ! Vous avez tout pour relever le défis, tout se passe dans la tête ! Soyez positifs, dites-vous que vous pouvez le faire plus que quiconque ( si ça se trouve même plus que l’intello de la classe qui se saturera et foirera ), et tout ira bien !
    Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon courage, tenez vous loin des appareils électroniques surtout, mais jetez un coup d’oeil sur Squat That Brain entre deux exercices ! 🙂

  • Critiques,  Lecture

    Si je reste – Là où j'irai

    Dans la vie, il faut parfois faire des choix, et parfois ce sont les choix qui te font.

    9782915056808

    Et je continuerai. J’en suis sûr désormais.
    Quitte à la reperdre mille fois, je referais mille fois cette promesse pour l’entendre jouer comme hier soir ou pour l’avoir en face de moi dans le soleil du matin. Ou même simplement pour savoir qu’elle existe quelque part. Vivante.

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    Ce roman avait tout pour me déplaire, un côté dramatique à en couper le souffle, une adolescente qui raconte sa vie, et une histoire d’amour à l’eau de rose. Bref, tout ce que je n’aime pas. Mais finalement, Gayle Forman a su transformer tous ces points négatifs en énormes points positifs, à me charmer, et même à me voler quelques larmes au bout des premieres pages !
    Lorsque je l’ai commencé, j’avais très peur que ce livre soit semblable à tous ceux qui ont pour but de mettre en avant l’importance de la famille, mais au bout de quelques paragraphes, j’ai compris que, oui Si je reste parle de famille, d’adolescence, d’amour, de musique, et de tous ces sujet qui sont souvent maladroitement mis en avant dans les romans, mais aussi de quelque chose de plus grand, de plus fort, qui a fait que je ne lâche plus ce roman avant de l’avoir totalement fini.
    Vous connaissez sans doute tous l’histoire, Mia, une adolescente est la seule survivante d’un accident suite auquel ses parents et son petit frère succombent. En réanimation, souffrant de graves blessures et entourée de tubes pour respirer, elle doit faire un choix : revenir à la vie, ou rejoindre sa famille. Sur son lit d’hôpital, les yeux fermés, elle revoit toute sa vie défiler, et partage les moments les plus heureux de sa vie, comme les plus durs, avec nous. Je crois que c’est lorsqu’elle raconte son premier souvenir que je tombe vraiment amoureuse de ce livre.
    L’histoire d’amour entre Adam et Mia n’a à première vue rien à voir avec mon histoire d’amour avec Si je reste, mais avec du recul, je m’aperçois, à ma très grande surprise, qu’elle y a contribué grandement. Je ne m’attendais pas à ce que des sentiments que deux adolescents fictifs ressentent l’un pour l’autres provoquent autant de choses en moi. C’est comme ça que je reconnais un vrai écrivain, talentueux, en me faisant aimer ce qu’en temps normal, je détesterais, et Gayle Forman a réussi, je ne sais pas comment, mais elle a réussi, et ça devrait être l’objectif de tout amateur d’écriture : entrer dans le monde de ses lecteurs, trouver leurs points faibles, et les transformer en quelque chose de beau.
    Et moi qui croyais que Si je reste avait atteint le summum de part les profonds sentiments qu’il a réussi à me faire ressentir à travers chaque mot, de chaque ligne, de chaque paragraphe, de chaque chapitre. C’etait sans compter sur Gayle Forman qui, après la première claque, est venue m’en donner une, deuxieme, encore plus forte. Je ne savais meme pas qu’il était possible d’être plus touché par la suite d’une histoire, et encore moins celle-ci, que par son début. Je pense que le fait qu’elle soit racontée à la troisième personne dans cette deuxième partie, contrairement à la première dans laquelle Mia parle tout le long, a donné une touche assez spéciale, c’est comme si Gayle nous invitait à venir nous-même voir ce que les deux personnages qui nous ont tant faits rêver (et pleurer) sont devenus. Là où j’irai est une pure merveille, un pur chef-d’oeuvre, riche en douceur, en émotion, en sincérité. C’est drôle, je sais bien que cette histoire n’est que le fruit de l’imagination de cette talentueuse écrivaine, mais Mia et Adam auront toujours un monde à eux quelque part dans le coeur de chaque lecteur, et qu’ils y auront une vie aussi belle, profonde et vraie que leurs sentiments l’un pour l’autre.
    9677370

  • Critiques,  Lecture

    Si je reste – Là où j’irai

    Dans la vie, il faut parfois faire des choix, et parfois ce sont les choix qui te font.

    9782915056808

    Et je continuerai. J’en suis sûr désormais.
    Quitte à la reperdre mille fois, je referais mille fois cette promesse pour l’entendre jouer comme hier soir ou pour l’avoir en face de moi dans le soleil du matin. Ou même simplement pour savoir qu’elle existe quelque part. Vivante.

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    Ce roman avait tout pour me déplaire, un côté dramatique à en couper le souffle, une adolescente qui raconte sa vie, et une histoire d’amour à l’eau de rose. Bref, tout ce que je n’aime pas. Mais finalement, Gayle Forman a su transformer tous ces points négatifs en énormes points positifs, à me charmer, et même à me voler quelques larmes au bout des premieres pages !

    Lorsque je l’ai commencé, j’avais très peur que ce livre soit semblable à tous ceux qui ont pour but de mettre en avant l’importance de la famille, mais au bout de quelques paragraphes, j’ai compris que, oui Si je reste parle de famille, d’adolescence, d’amour, de musique, et de tous ces sujet qui sont souvent maladroitement mis en avant dans les romans, mais aussi de quelque chose de plus grand, de plus fort, qui a fait que je ne lâche plus ce roman avant de l’avoir totalement fini.

    Vous connaissez sans doute tous l’histoire, Mia, une adolescente est la seule survivante d’un accident suite auquel ses parents et son petit frère succombent. En réanimation, souffrant de graves blessures et entourée de tubes pour respirer, elle doit faire un choix : revenir à la vie, ou rejoindre sa famille. Sur son lit d’hôpital, les yeux fermés, elle revoit toute sa vie défiler, et partage les moments les plus heureux de sa vie, comme les plus durs, avec nous. Je crois que c’est lorsqu’elle raconte son premier souvenir que je tombe vraiment amoureuse de ce livre.

    L’histoire d’amour entre Adam et Mia n’a à première vue rien à voir avec mon histoire d’amour avec Si je reste, mais avec du recul, je m’aperçois, à ma très grande surprise, qu’elle y a contribué grandement. Je ne m’attendais pas à ce que des sentiments que deux adolescents fictifs ressentent l’un pour l’autres provoquent autant de choses en moi. C’est comme ça que je reconnais un vrai écrivain, talentueux, en me faisant aimer ce qu’en temps normal, je détesterais, et Gayle Forman a réussi, je ne sais pas comment, mais elle a réussi, et ça devrait être l’objectif de tout amateur d’écriture : entrer dans le monde de ses lecteurs, trouver leurs points faibles, et les transformer en quelque chose de beau.

    Et moi qui croyais que Si je reste avait atteint le summum de part les profonds sentiments qu’il a réussi à me faire ressentir à travers chaque mot, de chaque ligne, de chaque paragraphe, de chaque chapitre. C’etait sans compter sur Gayle Forman qui, après la première claque, est venue m’en donner une, deuxieme, encore plus forte. Je ne savais meme pas qu’il était possible d’être plus touché par la suite d’une histoire, et encore moins celle-ci, que par son début. Je pense que le fait qu’elle soit racontée à la troisième personne dans cette deuxième partie, contrairement à la première dans laquelle Mia parle tout le long, a donné une touche assez spéciale, c’est comme si Gayle nous invitait à venir nous-même voir ce que les deux personnages qui nous ont tant faits rêver (et pleurer) sont devenus. Là où j’irai est une pure merveille, un pur chef-d’oeuvre, riche en douceur, en émotion, en sincérité. C’est drôle, je sais bien que cette histoire n’est que le fruit de l’imagination de cette talentueuse écrivaine, mais Mia et Adam auront toujours un monde à eux quelque part dans le coeur de chaque lecteur, et qu’ils y auront une vie aussi belle, profonde et vraie que leurs sentiments l’un pour l’autre.

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  • Critiques,  Lecture

    Les cerfs-volants de Kaboul

    Pour toi un milliers de fois

    9782264043573
    Les cerfs volants de Kaboul est le roman qui m’a, jusqu’à présent, le plus fait réfléchir. Je l’ai lu pendant plusieurs semaines, en faisant, souvent des pauses, chose qui ne m’est jamais arrivée avant, et pour cause, son côté extrêmement tragique, dramatique, voire brutal.
    L’histoire commence avec deux enfants. D’un coté Amir, petit garçon riche, jouissant de tous les biens qu’une personne des années 70 pouvait posséder, tous sauf l’amour de ses parents. A la naissance, sa mère mourut, le laissant avec un père très pris par ses engagements professionnels, et aussi très attaché au meilleur ami de son fils, Hassan, habitant au fin fond de leur énorme jardin.
    D’un autre Hassan, qui, à première vue, joue le rôle d’un esclave consentant, n’hésitant pas à assouvir tous les souhaits et voeux de son ‘’maître Amir’’, laissant le plus souvent son propre bien-être passer en dernier.
    Et là, premier choc, Amir trahit son ami, une trahison qui lui coutera cher, et qui changera leurs vies à tout jamais.
    Khaled Housseini nous fait voyager dans le temps, entre problèmes sociaux, politiques, arrivée des Talibans, pauvreté, richesse, amour, haine, joies, tristesses, souffrances et bonheur, il réussit nous fait ressentir beaucoup trop d’émotions très différentes, à nous tenir en haleine, du début à la fin, et n’hésite pas à nous poignarder une seconde fois, aussitôt le choc d’avant passé.
    Dans mes lectures, j’ai l’habitude de me retrouver tout le temps dans un personnage, et lorsque j’ai commencé Les Cerfs-Volants de Kaboul, je n’arrivais pas à me situer. Entre Hassan, ami soumis, et Amir, ami profiteur, presqu’ingrat ( du moins c’est le sentiment que j’ai eu au tout début ), j’étais perdue. Mais heureusement, l’histoire a pris une autre tournure, et Housseini a finalement réussi à me charmer.
    Impossible de ne pas se laisser embarquer par ce chef-d’oeuvre, de rester indifférent aux conditions chaotiques de ce pays, ravagé par la guerre, à ce peuple, privé de ses droits. Et surtout, impossible de rester insensible à tous ces messages de pardon, de seconde chance, et surtout, d’amitié.