• Critiques,  Lecture

    Derrière la haine

    Scroll down for the English version of the review

    Je commence cette critique par une confession : j’ai toujours eu une phobie des voisins. Je ne sais pas si cela a un nom et ne veux pas le savoir. J’ai peur qu’un psychopathe habite à côté, un tueur en série au-dessus, ou encore un pervers juste en face, avec une paire de jumelles, à surveiller tous mes faits et geste.
    Maintenant que vous me trouvez parano, je commence mon article.
    J’ai l’impression d’être en retard sur mon temps, j’ai découvert Barbara Abel récemment, plus tard que tout le monde. Je suis tombée par hasard sur Derrière la haine, et je l’ai lu en quelques heures seulement.
    Je pense que ma passion pour les romans noirs n’est plus à préciser. J’ai beau être sélective, il y en a qui  me prennent et me donnent des frissons jusqu’au bout. J’avouerai que celui-ci ne m’en a pas donné, des frissons, mais il m’a transportée, m’a fait voyager entre plein de sentiments, et c’est rare de ressentir ça. Et puis, j’ai trouvé l’histoire tellement bonne et captivante que je l’ai dévoré en un peu plus de deux heures.
    Le roman commence par une dispute, sans que nous n’y comprenions grand-chose. Deux couples voisins à leurs portes, des mots durs, des menaces…nous n’y comprenons rien. Il y a, d’abord, Tiphaine et Sylvain, puis, Laeticia et David, les deux couples ont chacun un garçon du même âge. Nous comprenons qu’ils étaient tous proches, très amis, et qu’ils s’aimaient beaucoup. Nous comprenons aussi qu’il y a eu quelque chose, un événement qui a mis fin à cette amitié et qui a laissé place à la haine.
    Barbara Abel va nous faire voyager dans le temps, entre passé pour comprendre ce qui s’est passé, et présent pour voir comment leur relation a changé. Son style d’écriture fait que le livre se lise presque seul, on ne s’ennuie pas une seconde, tout est fluide, claire, rapide, sans l’être plus qu’il ne le faut.
    Les faits sont fabuleusement contés, et l’histoire…je l’ai trouvé profonde et belle. J’ai commencé les premières pages en me disant que ce serait certainement une amitié brisé pour des bêtises…puis je me suis retrouvée, une fois le problème dévoilé, à penser que cette amitié n’aurait survécu pour rien au monde.
    En bref, très jolie découverte, et il me tarde de lire tous les autres livres de Barbara Abel dont le style me fait déjà presque fondre.
    Note : 8/10.

    Achetez Derrière la haine ici


    This book was written by a writter from Belgium. Unfortunately, I didn’t found any english translation of it. But here’s my english review of Derrière la haine (Behind the hate), if you guys want to know what it was about.

    I begin this review with a confession: I have always had a phobia of neighbors. I don’t know if it has a name and don’t want to know it. I’m afraid a psychopath lives next door, a serial killer above, or a pervert in front, with a pair of binoculars, watching everything I do.
    Now that you think I am paranoid, I can start my article.
    I feel like I’m late on my time, I discovered Barbara Abel recently, later than everyone else. I stumbled upon “Behind Hate”, and read it in just a few hours.
    I think that my passion for black litterature is no longer to be specified. I’m selective, yes, but there are some of them that I just LOVE the way they make me feel. I’ll admit that this one didn’t give me shivers, but he made me travel between feelings, and it’s rare to feel that way. And I found the story so good and captivating that I devoured it in two hours!
    The novel begins with a conflict, without us understanding anything. Two Neighbors, couples, at their doors arguing, harsh words, threats … we don’t understand much. There are, first, Tiphaine and Sylvain, and, Laeticia and David, two couples who have each a boy of the same age. We understand that they were all close, and that they loved each other very much. We also understand that there was something, an event that ended their friendship.
    Barbara Abel makes us travel in time, between the past to understand what happened, and the present to see how their relationship has changed. Her style of writing makes the reading very quick and soft, you don’t get bored for a second, everything is fluid, clear, fast, just as it should be.
    The facts are fabulously told, and the story … I found it deep and beautiful. I started the first pages thinking that it would certainly be a broken friendship for nonsense … then I found myself thinking, once the problem revealed, that no friendship would have ever survived this for anything in the world.
    In short, very nice discovery, and I can’t wait to read all the other books by Barbara Abel.
    Rating : 8/10

  • Critiques,  Lecture,  Non classé,  review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

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    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est un roman que j’ai reçu il y a quelques jours de la part des éditions French Pulp que je remercie pour l’exemplaire. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’avec l’énorme stress de mes partiels, il est arrivé au parfait moment !

    Comme je le dis souvent lorsque je parle de romans ”feel-good”, je suis très exigeante. Mais je commence à penser très sérieusement que 2018 est l’année où les auteurs de ces romans ont le plus et le mieux fait leurs preuves.

    Fred tente de mettre fin à ses jours, et alors qu’il est sur le point de le faire, deux dames beaucoup trop mignonnes (merci mon imagination de lectrice) le sauvent. Suite à ça, il découvre une communauté de ‘’suicidaires’’. Tous ensemble réapprendront à découvrir une toute nouvelle façon de voir la vie, apprendront à se réconcilier, petit à petit, avec la leur, et surtout avec eux-mêmes, grâce aux deux mamies.

    Dans ce roman, à la fois poignant, dur, réaliste et drôle, Frédéric Mars, dont je découvre la plume, aborde un sujet très important de manière intelligente -et non, il ne parle pas d’argent, comme ma soeur a pu croire en en découvrant le titre :p-.

    Il réussit à nous mettre le plus près possible des personnages, avec des détails qui nous donnent l’impression de vivre la scène avec eux. Par exemple, lorsque Fred se rend au lieu où il tentera de mettre fin à ses jours, l’auteur nous explique que ce dernier n’emportera que la monnaie pour prendre le bus, qu’il n’emmènera pas les clés de chez lui, et nous écrit ses pensées de façon claire, et très touchante.

    Pour faire court, ce roman est un gros coup de coeur qui vous entrainera ailleurs de beau, de meilleur, et qui vous fera sentir heureux, heureux d’être en vie.

    Note : 7,5/10 – Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est une vraie révélation que je vous conseille sans hésitation.

    Achetez Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) ici !


    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    All the happiness of the world (is in your pocket) is a french novel, appeared March 15th, not available yet in English, that I received a few days ago from French Pulp that I thank very much for the copy. And the least I can say is that with the enormous stress of my finals, the book arrived at the perfect moment !

    As I often say when I talk about feel-good books, I am very hard to satisfy. But I’m starting to think very seriously that 2018 is the year of these books, and it makes me as happy as it surprises me.

    Fred tries to commit suicide. And while he is about to do so, two old ladies too cute (at least, this is how I imagined them) save him. After that, he discovers a community of “suicidal people“. All together will learn to discover a whole new way of seeing life, learn to reconcile, little by little, with theirs, and especially with themselves, thanks to the two grannies.

    In this poignant, hard, realistic and funny novel, Frédéric Mars, who I discover only now, talks about a very important topic in an intelligent way – and no, he does not speak of money, as my sister might have believed, by discovering the title :p-.

    He manages to put us as close as possible to the characters, with details that give us the impression of living the scene with them. For example, when Fred goes to the place where he tries to end his life, the author explains that he only takes the money to catch the bus for one ride (as he isn’t planning any other one), that he doesn’t take his home keys, and we writes his thoughts clearly, in a very touching way.

    For short, this novel is a real crush that will take you elsewhere beautiful, better, and that will make you feel happy, happy to be alive.

    Note: 7/10 – All the happiness of the world is a revelation that I advise without any hesitation.

  • Ciné-Séries,  Non classé

    The Client List review

    Ma critique de série du jour est à propos de The Client List. C’est la dernière série que j’ai fini en entier et j’en ai pensé beaucoup de choses que vous découvrirez en  lisant mon article.

    Ex-Reine de beauté du Texas, Riley Parks se bat désormais chaque mois avec son mari pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, la crise ne les épargne pas. Et quand son époux se retrouve au chômage, Riley accepte un petit boulot dans un salon de massage. Elle découvre bien vite que les services proposés aux clients vont bien au-delà… Désespérée, acculée, elle n’a d’autre choix que de sombrer, elle aussi, dans la prostitution. Une double vie qui va s’avérer très difficile à gérer…

    The client list critique

    Le résumé avait l’air prometteur en le découvrant la toute première fois, mais malgré cette histoire qui aurait pu être très bien tournée, je me suis demandée tout au long de la série ce qui n’allait pas. Au final, et avec le recul, je pense que la réponse est TOUT. Je n’ai pas du tout trouvé cette série crédible. Combien de couples souffrant de GROS problèmes financiers vivent dans une belle maison dans votre entourage ? Personnellement, je n’en connais aucun. Combien de femmes n’ayant même pas de quoi acheter de cadeau d’anniversaire à leur mari trouvent les moyens d’être toujours parfaitement tirées à quatre épingles ? Hmmm….je ne pense pas en connaitre non plus.

    Vous l’aurez compris, le premier GROS problème de cette série est  la crédibilité. Pour faire court, il n’y a pas grand chose de crédible.  Cette femme qui se montre perspicace quant à ces pratiques du salon de massage et que l’on découvre beaucoup trop à l’aise très rapidement, en petite tenue. Ces hommes qui viennent tromper leurs femmes dans ce même salon  et qu’on a presque l’impression que le réalisateur cherche à justifier à chaque fois à travers leurs histoires, ou, pis encore, à leur donner raison… 

    Le deuxième –tout-aussi-  GROS problème, je vais le résumer en un mot, parce que je ne sais pas comment l’appeler autrement : bisounours. Une meilleure amie extrêmement fidèle, une maman (et mamie) compréhensive et très présente, des enfants mignons, des scènes mère-enfants beaucoup trop neuneus, des soucis qui finissent vite par être réglés, un chagrin d’amour (et pas n’importe lequel, c’est quand même le mari ET père qui est parti) très rapidement « comblé », des séances de prostitution (il faut le dire) qui tournent en séances de psychologie parce que Madamejesaistout saitvraimenttout. Ah, et on en parle des deux acteurs principaux qui ont l’air d’être tout droit sortis d’une série américaine pour ados ?

    Enfin bref, j’ai été énormément déçue parce que la féministe en moins avait très envie de découvrir le combat d’une mère célibataire, d’une femme abandonnée par son mari, et de comprendre tout ce que ça peut engendrer. Mais malheureusement, j’ai l’impression que cette série n’a pas été prise au sérieux.
    Je plaide coupable : je l’ai regardée en entier, parce que j’étais beaucoup trop curieuse de savoir comment ça allait finir. Ah, et cerise sur le gâteau, cette série n’a jamais été (et ne sera jamais) terminée, elle a été arrêtée.

    Note : 5/10 – une note sauvée par l’histoire -vraie, soit dit en passant-.


    My series review of the day is about The Client List. This is the last series that I finished and I thought a lot of things about it that you will discover reading my article.

    The series follows Riley Parks, who, after her husband abandons her and their children, leaving her in financial debt, accepts work at a day spa in her small Texas town, but refuses when she learns that for some clients the masseuses provide more than massages. But pressed to support her children, she relents and earns extra money through unspecified erotic services. As she deals with her children, her mother, her friends, the girls at the spa, and various men who want to romance her, Riley tries to keep her work in an erotic limbo a secret.

    The client list review

    The summary looked promising, but despite this story that could have been very well turned, I wondered all along the series what was wrong. In the end, and with hindsight, I think the answer is EVERYTHING. I did not find this series credible at all. How many couples with BIG financial problems live in a beautiful house in your neighborhood? Personally, I do not know any. How many women who do not even have enough money to buy birthday gifts for their husbands find ways to always be perfectly dressed? Hmmm …. I don’t think I know any either.

    As you can see, the first big issue of this series is credibility. In short, there was nothing much credible. This woman who is insightful about these practices of the massage salon and that we discover much too comfortable very quickly, lightly dressed. These men who come to cheat on their women in this same salon and that we almost feel that the producer seeks to justify each time through their stories, or even worse, to prove them right. 

    The second problem, I’ll summarize it in two worlds, because I don’t know how to call it otherwise : rainbows and butterflies, just like in fairy tails. An extremely loyal best friend, a mother (and grandma) extremely understanding and very present, cute children, mother-children scenes too much ”cute”, worries that quickly end up being resolved, a heartache very quickly “filled”, sessions of prostitution (because yes they are !) that turn to psychology sessions because MadameIknoweverything really does knoweverything. Ah, and can we talk about the two main actors who seem to be straight out of an American series for teens?

    Rating : 5/10 – a rating saved by the story – true, by the way -.

  • Critiques,  Lecture

    Le pensionnat des innocentes – Silent Scream

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    Achetez Le pensionnat des innocentes ici 

    Cela fait quelques mois que j’ai complètement laissé tomber les romans policiers pour une simple raison : je n’arrivais plus à aimer les personnages principaux, vous savez, ces détectives ultra-chiants qui se croient tout permis et ont réponse à tout -bon, et peut-être aussi parce que personne n’arrive à la cheville d’Agatha Christie…-.

    J’ai reçu il y a quelques jours Le pensionnat des innocentes de la part des éditions Belfond, pour le lire avant sa sortie (aujourd’hui, le 16 Mai), et j’en ai commencé la lecture tout en sachant que je ne l’aimerais pas…

    Il est vrai que l’histoire est vue…et revue. Un cadavre est découvert enterré près d’un pensionnat, dont la directrice a été retrouvée noyée. Une détective –Kim-, prend en charge l’affaire, et se sent particulièrement concernée car elle-même, fut un temps, vivait dans un foyer d’accueil.

    L’histoire, plus mon appréhension ont fait que je ‘’déteste’’ ce livre avant même de le commencer. Mais à ma grande surprise, je me suis très rapidement mise dedans, et, j’ai même réussi à aimer Kim !

    On parle souvent d’abandon d’enfants, de bébé, de violence faite à leur égard, mais pas assez, selon moi, d’adolescents abandonnés, et bien que ce livre soit une fiction, il vient aborder ce sujet de façon très délicate, et intelligente.

    La plume d’Angela Marsons m’a également énormément surprise. Pour un premier thriller, le moins que l’on puisse dire est que c’est un début réussi ! La fluidité de son écriture, le fait que nous, lecteurs, ne nous sentions pas perdu au milieu de tous ces personnages (peut-être un peu au tout début du livre, mais c’est très vite rattrapé !), et ce petit côté drôle qu’elle a décidé de donner, de temps en temps, à Kim, laissent montrer un talent prometteur !

    Je suis très contente que les Editions Belfond proposent une version française de ce livre qui existe déjà depuis un moment en Angleterre, parce qu’Angela Marsons vaut vraiment la peine d’être découverte.

    Note : 8/10. Si vous aimez le suspens, les crimes et le thriller, n’hésitez pas ! En plus, il se lit beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    Buy Silent Scream here

     

    It’s been a few months since I completely dropped the crime novels for a simple reason : I could no longer connect with the main characters, you know, these ultra-boring detectives who think they’re allowed to do anything and have an answer to everything, -well, and perhaps also because no one is as good as Agatha Christie … -.

    I received a few days ago Silent Scream from the Belfond editions, to read it before its release in France (today, May 16), and I began reading it knowing that I wouldn’t like it …

    It is true that the story is already (and read) a lot. A body is discovered buried near a children home, whose director was found drowned. A detective -Kim-, takes charge of the case, and feels particularly concerned because she, for a time, lived in a place just like this one.

    The story, plus my apprehension made me ” hate ” this book before I even start it. But to my surprise, I quickly got into it, and I even managed to love Kim!

    We often talk about abandonment of children, of babies, of violence against them, but not enough, in my opinion, of abandoned teens, and although this book is a fiction, it talks about this subject in a very delicate, and intelligent way.

    The writing of Angela Marsons also surprised me a lot. For a first thriller, the least we can say is that it’s a successful start! The fluidity of her writing, the fact that, we readers, do not feel lost in the middle of all these characters (maybe a little at the beginning of the book, but it is quickly caught!), And this little funny side that she decided to give, from time to time, Kim, show a promising talent!

    I am very happy that Editions Belfond are offering a French version of this book that has been released a while ago in England, because Angela Marsons is definitely worth discovering.

    Rating: 8/10. If you like suspense, crime and thriller, do not hesitate! And the book is read much faster than you’ll think.

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique – Erotic stories for Punjabi widows

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    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique
    Photo le club des veuves qui aimaient la littérature érotique par Squathatbrain.

    Acheter Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique ici 

    J’ai découvert ce livre grâce à Reese Witherspoon et son club de lecture. Etant une énorme adepte de cette femme que je trouve génialissime, je me devais de suivre son conseil et de découvrir cet écrit. Et à mon grand bonheur, les éditions Belfond, que je remercie pour leur confiance, m’ont envoyé un exemplaire.

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique nous emmène en Angleterre ; plus précisément à Southall, un quartier habité par une grande population d’immigrés indiens. Nikki y postule pour un emploi de prof d’Anglais, une candidature qui va s’avérer bien différente de ce à quoi elle (et nous aussi) s’attendait.

    Pour vous mettre dans le contexte, Nikki est d’origine indienne, elle a 22ans, mais refuse de se soumettre aux traditions et coutume de son pays d’origine. Elle travaille dans un pub et ne fait déjà (?) plus partie du foyer familial. Sa sœur bien au contraire, vit toujours chez sa mère à l’âge de 26 ans, et rêve d’un mariage arrangé.

    Balli Kaur Jasswal aborde plusieurs sujets délicats des familles orientales, comme les mariages arrangés, la place de la femme dans la société, l’image de la veuve, le rapport de la femme au sexe, la vie d’immigrées orientales en occident (ou le rapport de femme traditionnelle avec la modernité).

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique est un roman très intéressant, qui vient nous familiariser avec les cultures orientales. Ce qui est bien c’est que l’auteure n’est pas là pour dénigrer ces cultures, ni pour montrer qu’il faut agir de telle ou telle façon, mais pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans un monde qui, bien qu’il soit proche de celui où nous vivons, peut sembler à des années lumières à certains.

    Si vous n’y connaissez rien à ces cultures, ce roman vous aidera à les comprendre tout en vous faisant passer un moment très agréable grâce à la légèreté et à l’humour de la plume de Balli Kaur Jasswal. Si, au contraire, vous êtes déjà familiers avec elles, l’écrivaine viendra vous faire passer un moment agréable, en vous entraînant dans des histoires de femmes très attachantes à travers leurs témoignages totalement captivants.

    Note : 8/10 – je recommande

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

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    Buy Erotic stories for Punjabi widows here  

    I discovered this book through Reese Witherspoon and her book club. Being a huge fan of this woman that I find AWESOME, I had to take her advice and discover that book. And to my great happiness, the Belfond editions, which I thank for their trust, sent me a copy.

    Erotic stories for Punjabi widows takes us to England; more precisely to Southall, a district with a large population of Indian immigrants. Nikki is applying for a job as an English teacher, an application that will be very different from what she (and we too) expected.

    To put you in context, Nikki is of Indian origin, she is 22 years old, but refuses to submit to the traditions and customs of her country of origin. She works in a pub and is already (?) no longer part of the family home. Her sister, on the contrary, still lives with her mother at the age of 26, and dreams of an arranged marriage.

    Balli Kaur Jasswal tackles several delicate subjects of oriental families, such as arranged marriages, the place of women in society, the image of the widow, the relationship of women to sex, the life of Eastern immigrants in the West (or the relationship of traditional woman with modernity).

    Erotic stories for Punjabi widows is a very interesting novel, that introduces us to oriental cultures. I loved the fact that the author wasn’t there to denigrate these cultures, nor to show how these women (or women in their situation in general) should act, but to help us understand what happens in a world that, although it is close to the one we live in, may seem light years to some.

    If you do not know anything about these cultures, this novel will help you understand them while giving you a very enjoyable moment thanks to the lightness and humor of Balli Kaur Jasswal‘s pen. If, on the contrary, you are already familiar with them, the writer will make you spend a pleasant moment, taking you in very endearing stories of women through their captivating testimonies.

    Rating: 8/10 – I recommend 

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

    mangeur

    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

  • Critiques,  Lecture

    Comment s’ouvrir à l’amour véritable ? – True Love

    Scroll down for the English version of the review.

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    Aujourd’hui, le 5 Avril est la date de sortie de Comment s’ouvrir à l’amour véritable partout en librairies françaises, et l’ayant reçu il y a quelques jours de la part des Editions Belfond (que je remercie chaleureusement), je vais vous dire très clairement ce que j’en ai pensé.

    Ce  livre d’un peu plus de 300 pages est un recueil d’une professionnelle de la méditation qui vient nous donner ses conseils pour apprendre à s’aimer, et à aimer son entourage. Le style d’écriture est très clair et se lit extrêmement rapidement, et les chapitres sont bien différenciés et séparés par thématiques.

    Sharon Salzberg explique toutes les notions qu’elle évoque de façon simple et claire, en s’appuyant sur des exemples de personnes rencontrées dans sa carrière. Ses chapitres commencent par des observations et analyses, accompagnées d’explications pour nous familiariser avec la notion en question.
    Les témoignages, qui sont à trouver un peu partout, sont très importants, surtout lorsque nous lisons des livres sur le développement personnel avec des aprioris ; ils viennent nous tirer de nos pensées et nous montrer le vécu d’autrui, loin de toute théorie. L’auteure nous propose des exercices à mettre en pratique, et là encore, coup de coeur ; c’est exactement la petite cerise qui manquait à son gâteau. Les exercices et la méditation proposés sont réalisables par tous, et pour les avoir testé, ils font réellement du bien.

    J’aimerai tout de même préciser que Comment s’ouvrir à l’amour véritable n’est pas un livre qui s’intéresse aux couples comme j’ai pu entendre dire ; il vient plutôt nous apprendre à nous aimer nous-même, puis ensuite à mieux aimer ceux qui nous entourent. C’est un livre à lire quelle que soit votre situation; si vous vous sentez mal dans votre peau, lisez-le, et si vous sentez déjà que vous vous aimez, lisez-le quand-même parce que, dans tous les cas, vous vous sentirez mieux, et vous en sortirez grandis.

    Je ne vous cache pas que je suis assez perplexe quant à cette critique, parce qu’en toute honnêteté, je n’ai absolument RIEN à critiquer. Le texte est parfait, Sharon sait EXACTEMENT comment diluer toutes les idées psychologiques qui paraissent en temps normal d’une complexité incomparable, en les rendant simples, réalistes, et en nous faisant sentir que non seulement nous en sommes capables, mais aussi que nous le méritons.

    J’avouerai qu’en ouvrant ce livre et en tombant sur cette phrase au niveau de la préface (écrite par Fabrice Midal) qui confie que Sharon Salzberg avait changé sa vie, je me suis dit que ce serait très certainement encore un énième livre à l’eau de rose et un peu bisounours. Mais après l’avoir fini, je me rends compte plus que jamais que c’est vrai ; Comment s’ouvrir à l’amour véritable VA vous changer la vie, à condition d’en faire bon usage.

    Je ne vais pas vous conseiller ce bouquin comme je le fais pour les romans que je critique sur mon blog, qui sont agréables à lire certes. Je vais seulement vous dire que si vous le lisez, et vous devriez, votre vie ne sera plus jamais la même.

    PS : découvrez mon interview exclusive avec Sharon Salzberg ici <3


     

    April 5th is the release date of the french version of True love by Sharon Salzberg everywhere in French bookshops. Having received it a few days ago from Belfond Publishing (whom I thank warmly), I will tell you very clearly what I thought of it.

    Containing a little more than 300 pages, True love is written by a professional of mediation who gives tips to learn to learn how to love ourselves, and to how love our entourage. The writing style is very clear and can be read extremely fast. The chapters are well differentiated and separated by themes.

    Sharon Salzberg explains all the concepts she evokes in a simple and clear way, using examples of people she met during her career. The chapters begin with observations and analyzes, accompanied by explanations to familiarize us with the notion in question. The testimonials evoked are very important, especially when we read books on personal development with some preconceived negative thoughts ; they come to draw us from our thoughts and to show us the experience of others, far from any theory. The author offers exercises to put into practice, and it’s exactly the little cherry that was missing from her cake. The exercises and meditation proposed are achievable by all, and to have tested them, they are really working.

    True love is not a book about couples as I’ve heard saying ; it teaches each one to love himself, and then to love those around us in the best and the healthiest way. It’s a book to read whatever your situation is ; if you feel bad about yourself, read it, and if you already feel that you love yourself, read it anyway because, in both cases, you will feel better, and you will come out grown up.

    I do not hide that I am quite perplexed about this review, because honesty, I have absolutely nothing to criticize. The text is perfect, Sharon knows EXACTLY how to dilute all the psychological ideas that normally appear very complexed, making them simple, realistic, and making us feel that we are able to get better, and also that we deserve it.

    I will admit that when I opened the book and by read that sentence at the preface (written by Fabrice Midal) which confides that Sharon Salzberg had changed his life. I told myself that it would certainly be yet another cheesy and commercial book, but after finishing it, I realize more than ever that it IS true; True love will change your life, only, of course, if you make good use of it.

    I will not advise you this book as I do for the novels that I review on my blog, – that are pleasant to read certainly-. I will only tell you that if you read it, -and you should-, your life will never be the same again.

    PS : discover my exclusive interview with Sharon Salzberg here <3