• Critiques,  Lecture

    Derrière la haine

    Scroll down for the English version of the review

    Je commence cette critique par une confession : j’ai toujours eu une phobie des voisins. Je ne sais pas si cela a un nom et ne veux pas le savoir. J’ai peur qu’un psychopathe habite à côté, un tueur en série au-dessus, ou encore un pervers juste en face, avec une paire de jumelles, à surveiller tous mes faits et geste.
    Maintenant que vous me trouvez parano, je commence mon article.
    J’ai l’impression d’être en retard sur mon temps, j’ai découvert Barbara Abel récemment, plus tard que tout le monde. Je suis tombée par hasard sur Derrière la haine, et je l’ai lu en quelques heures seulement.
    Je pense que ma passion pour les romans noirs n’est plus à préciser. J’ai beau être sélective, il y en a qui  me prennent et me donnent des frissons jusqu’au bout. J’avouerai que celui-ci ne m’en a pas donné, des frissons, mais il m’a transportée, m’a fait voyager entre plein de sentiments, et c’est rare de ressentir ça. Et puis, j’ai trouvé l’histoire tellement bonne et captivante que je l’ai dévoré en un peu plus de deux heures.
    Le roman commence par une dispute, sans que nous n’y comprenions grand-chose. Deux couples voisins à leurs portes, des mots durs, des menaces…nous n’y comprenons rien. Il y a, d’abord, Tiphaine et Sylvain, puis, Laeticia et David, les deux couples ont chacun un garçon du même âge. Nous comprenons qu’ils étaient tous proches, très amis, et qu’ils s’aimaient beaucoup. Nous comprenons aussi qu’il y a eu quelque chose, un événement qui a mis fin à cette amitié et qui a laissé place à la haine.
    Barbara Abel va nous faire voyager dans le temps, entre passé pour comprendre ce qui s’est passé, et présent pour voir comment leur relation a changé. Son style d’écriture fait que le livre se lise presque seul, on ne s’ennuie pas une seconde, tout est fluide, claire, rapide, sans l’être plus qu’il ne le faut.
    Les faits sont fabuleusement contés, et l’histoire…je l’ai trouvé profonde et belle. J’ai commencé les premières pages en me disant que ce serait certainement une amitié brisé pour des bêtises…puis je me suis retrouvée, une fois le problème dévoilé, à penser que cette amitié n’aurait survécu pour rien au monde.
    En bref, très jolie découverte, et il me tarde de lire tous les autres livres de Barbara Abel dont le style me fait déjà presque fondre.
    Note : 8/10.

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    This book was written by a writter from Belgium. Unfortunately, I didn’t found any english translation of it. But here’s my english review of Derrière la haine (Behind the hate), if you guys want to know what it was about.

    I begin this review with a confession: I have always had a phobia of neighbors. I don’t know if it has a name and don’t want to know it. I’m afraid a psychopath lives next door, a serial killer above, or a pervert in front, with a pair of binoculars, watching everything I do.
    Now that you think I am paranoid, I can start my article.
    I feel like I’m late on my time, I discovered Barbara Abel recently, later than everyone else. I stumbled upon “Behind Hate”, and read it in just a few hours.
    I think that my passion for black litterature is no longer to be specified. I’m selective, yes, but there are some of them that I just LOVE the way they make me feel. I’ll admit that this one didn’t give me shivers, but he made me travel between feelings, and it’s rare to feel that way. And I found the story so good and captivating that I devoured it in two hours!
    The novel begins with a conflict, without us understanding anything. Two Neighbors, couples, at their doors arguing, harsh words, threats … we don’t understand much. There are, first, Tiphaine and Sylvain, and, Laeticia and David, two couples who have each a boy of the same age. We understand that they were all close, and that they loved each other very much. We also understand that there was something, an event that ended their friendship.
    Barbara Abel makes us travel in time, between the past to understand what happened, and the present to see how their relationship has changed. Her style of writing makes the reading very quick and soft, you don’t get bored for a second, everything is fluid, clear, fast, just as it should be.
    The facts are fabulously told, and the story … I found it deep and beautiful. I started the first pages thinking that it would certainly be a broken friendship for nonsense … then I found myself thinking, once the problem revealed, that no friendship would have ever survived this for anything in the world.
    In short, very nice discovery, and I can’t wait to read all the other books by Barbara Abel.
    Rating : 8/10

  • Ecrivain,  Interview,  Non classé

    Interview – Aga Lesiewicz

    Scroll down for the english version of the interview.

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’honneur d’interviewer Aga Lesiewicz à l’occasion de la sortie de la version française de son livre Exposure : Regarde-moi.
    Voici mon interview exclusive d’Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz
    Squat that Brain : Bonjour Aga,
    Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Squathatbrain ? A part votre passion pour l’écriture, qui est Aga Lesiewicz ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Que rêviez-vous de devenir, petite ?

    Aga Lesiewicz : Bonjour Squat that Brain – et merci de m’inviter sur votre blog !
    Je pense que j’ai toujours su, au fond de moi, que j’étais écrivaine. Durant ma vie professionnelle, j’ai tenté différents métiers, mais ils étaient tous, à des degrés différents, relatifs à l’écriture. Vous me demandez ce que je souhaitais devenir, petite ? Je souhaitais devenir écrivaine. Vous pourriez même dire que j’ai commencé à écrire avant même d’apprendre à écrire. Mon père était réalisateur et lorsque j’étais petite, je savais qu’il était à la recherche d’un bon scénario. Alors, lorsque j’avais 5 ans, je me suis mise à «écrire » un bon scénario pour mon père. C’était plus des dessins, concrètement, et ils racontaient une histoire dont le titre était The Gourmand Goose (l’oie gourmande). Ne me demandez pas de quoi ça parlait, l’histoire contenait très certainement une oie qui, malgré le titre, n’aimait pas la nourriture tant que ça…
    Thomas Mann disait qu’un écrivain est quelqu’un pour qui l’écriture est plus difficile que pour les autres personnes. Ecrire est sans doute la chose la plus difficile que j’ai faite de toute ma vie. J’aime écrire autant que je déteste ça. Mais je ne changerai l’écriture pour rien au monde.

    Squat that Brain : Qui sont les écrivains qui vous inspirent le plus ? Et que peut-on trouver dans votre bibliothèque ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que mon inspiration change à chaque fois que je découvre de nouveaux livres et tombe sous leur charme. Mais, bien-sûr, il y a certains romans qui m’ont profondément marquée et auxquels je suis reconnaissante, comme par exemple Restless par William Boyd, Bel Canto par Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle par Haruki Murakami, ou Days Without End par Sebastian Barry. Je lis beaucoup de romans de crimes et dans ce genre, mes préférés sont les livres de Henning Mankell, John Grisham, et Patricia Highsmith qui se trouvent en première position dans ma bibliothèque.
    J’aime aussi plonger dans la poésie et je relis souvent les poèmes de Adrienne Rich, Jackie Kay, et un poète polonais incroyable : Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : Comment s’est manifesté votre amour pour la littérature la toute première fois ? Et comment avez-vous commencé à écrire votre premier livre ?

    Aga Lesiewicz : L’écriture et la littérature ont toujours été une partie importante de ma vie. J’ai étudié la littérature anglaise à Warsaw University et plus tard à Lancaster University où j’ai effectué un troisième cycle : ma thèse était sur Virginia Woold.
    Mon premier vrai travail était à BBC World Service où j’étais productrice radio et présentatrice. Ensuite, j’ai travaillé dans la télévision et j’ai passé plusieurs années en tant que ‘’productrice promo’’ et réalisatrice, où j’ai réalisé des trailers de films et de programmes télé.
    Ces promos sont très courtes, en moyennes 30 secondes, ce qui équivaut à 6 lignes de script, ou à peu près 80 mots. Mais durant ces 30 secondes nous devons raconter une histoire, attirer l’attention des spectateurs pour qu’ils aillent regarder le film.
    Cela nous apprend à écrire brièvement, comment condenser beaucoup de drama en 6 lignes de script. Clairement, 80 mot c’est beaucoup moins que 80 mille mots, ce qui est la longueur moyenne d’un roman.
    Comment faire une transition de 80 à 80 000 mots? C’était naturel pour moi, parce que les circonstances étaient les bonnes.
    J’étais alitée chez moi après une chirurgie du genou, avec pas grand chose à faire et beaucoup de temps devant moi. Il faut du temps et du dévouement pour écrire un roman. J’ai lu quelque part qu’une histoire courte c’est un peu comme une aventure, un ‘’coup d’un soir’’, et un roman, c’est comme un mariage. Si nous nous engageons à écrire et si nous y restons fidèle, nous n’aurons pas à passer par un divorce.

    Squat that Brain : Avez-vous des habitudes d’écriture ? Préférez-vous écrire le matin, ou plutôt le soit, avant d’aller au lit, une tasse de thé ou de café entre les mains… ?

    Aga Lesiewicz : J’ai la chance de pouvoir travailler à plein temps en tant qu’écrivaine. Je commence ma journée avec une tasse de thé, en relisant mes écrits de la veille. Ca me permet de voir mon texte d’un nouvel oeil, de façon fraiche, et de décider de le garder, ou de m’en débarrasser et de réessayer. Il faut être exigent avec soi-même : des fois je me retrouve à supprimer de longues parties de mes textes, mais généralement, je trouve des parties qui sont assez bonnes à garder.
    Je me vois plus comme un artisan qu’un artiste. Bien entendu, écrire est un processus de création, mais il nécessite de la discipline : certains jours, il faut s’obliger à écrire même si nous ne nous sentons pas forcément inspiré. Je ne reste pas focalisée sur le nombre d’heures passés à écrire par jours, mais plutôt sur combien j’ai écrit et si j’en suis satisfaite.
    Durant un bon jour, je peux écrire une centaine de mots.
    Compter les mots peu paraitre banal, mais c’est la réalité d’être un écrivain à plein temps. Lorsque nous signons pour un livre avec un maison d’édition, ils stipulent la longueur du livre en se basant sur le nombre de mots.

    Squat that Brain : Quelle est la plus grande difficulté rencontrée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : La plus grande difficulté est le manqué de confiance en soi. Ecrire est une activité solitaire, et écrire un roman prend beaucoup de temps (plus d’un an, voire dans quelques cas, plusieurs années). C’est un gros investissement d’énergie et de temps, sans garantie de résultat. Si vous n’êtes pas en contrat avec une maison d’édition, vous prenez un grand risque en vous embarquant dans un nouveau projet : et si le nouveau livre n’est pas assez bien pour être publié ? Mais, au-delà de l’incertitude, je pense que c’est un risque qui en vaut la peine.

    Squat that Brain : Quelle est l’expérience qui vous a le plus marquée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : Voir mon livre pour la première fois imprimé était un grand moment pour moi. C’était incroyable et à la fois un peu embarrassant de voir quelque chose qui a commencé simplement comme une poignée d’idées dans ma tête transformé en un objet tangible. Je trouve qu’une fois que notre livre est imprimé, il commence sa nouvelle propre vie. La connexion intime que j’avais avec lorsque je l’écrivais se perd soudainement. Une petite part de moi pleure cette perte, mais le sentiment le plus fort est celui de la fierté et de la joie.

    Squat that Brain : Lequel de vos livres en avez-vous préféré l’écriture ? Et pourquoi ?

    Aga Lesiewicz : C’était une experience différente à chaque fois. Lorsque j’écrivais mon premier livre Rebound (A perdre Haleine), je n’avais pas d’attente. C’était une question d’amusement. Je n’avais pas de maison d’édition, personne n’attendait que je rende un manuscrit et je ne savais pas si quelqu’un serait un jour intéressé par ce livre. Tout a radicalement changé lorsque j’ai signé un contrat, tout d’abord avec mon agentn puis avec une maison d’édition. L’amusement s’est soudainement transformé en quelque chose de plus sérieux. J’avais un autre livre à  rendre (Regarde-moi) et j’avais une deadline. Je savais qu’il y avait beaucoup de personne derrière mon livre : mon agent, les éditeurs, les correcteurs, les journalistes. C’était un peu stressant, mais ça m’a aussi donné une énorme confiance. Mais le processus d’écriture est resté le même dans les deux cas et j’ai aimé écrire mes deux livres autant.

    Squat that Brain : Quelle relation avez-vous aujourd’hui avec chacun de vos deux livres ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que lorsque notre livre arrive aux librairies, notre relation avec eux diminue. Le cordon ombilical a été coupé et le bébé est sorti, dans le monde, et n’est plus exclusivement le notre. Il est temps de le laisser vivre, de passer à autre chose. La relation la plus forte est toujours celle que j’ai avec le livre que je suis en train d’écrire.

    Squat that Brain : Est-ce qu’il vous arrive de vous attacher tellement à vos personnages que vous avez du mal à boucler la dernière ligne de votre livre et les ‘’laisser’’ ?

    Aga Lesiewicz : Oh oui. Toujours. Lorsque j’écris, je “vis” dans le monde créé dans le livre. J’ai avec moi l’intrigue et les personnages partout où je vais. Une fois le manuscrit fini, je me sens prise d’un énorme sentiment de perte. Je dois résister à la tentation de retourner dans ce monde imaginaire. Je dois littéralement m’empêcher de jouer avec et de vouloir constamment le modifier. Pareil pour les personnages. Lorsque j’écrivais Rebound, j’ai eu beaucoup de mal à tuer un personnage. Je savais que l’intrigue demandait à ce que ce soit fait, mais ça a été très difficile pour moi.

    Squat that Brain : D’après votre expérience, quel est le secret d’un bon écrivain, et d’un bon livre ?

    Aga Lesiewicz : Hahaha, si seulement je le savais ! Comme W. Somerset Maugham a dit une fois : « Il y a trois règles pour écrire un roman. Malheureusement, personnes ne sait ce qu’elles sont. »
    Chaque auteur a une façon différente d’écrire. D’après Zadie Smith, il y a essentiellement deux sortes d’auteurs : le macro-organisateur et le micro-manager. Les macro-organisateurs sont ceux qui créent toute la structure du roman avant d’en commencer l’écriture. Les micro-managers, eux, s’assoient, et écrivent, sans détailler le plan. Les deux façons d’approcher l’écriture sont correctes et peuvent mener à la réussite tout autant. Nous devons juste choisir la façon qui nous convient.
    Il y a beaucoup success stories dans le monde des livres, et chacune est différente. Je pense que le plus important pour un écrivain est de persévérer. Combien de fois avez vous entendu : ‘J’ai cette super idée de livre’’ ? Ma réponse est : ‘’et ? l’avez-vous écrit ?’’
    Vous ne pouvez savoir que vous avez un bon livre que lorsque vous l’avez écrit.

    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous à un écrivain, aujourd’hui ?

    Aga Lesiewicz : Divisez votre temps de façon égale entre l’écriture et la lecture. La lecture est pour un écrivain aussi importante que l’écriture.
    Ecrivez chaque jour, même lorsque vous n’avez pas d’inspiration.
    Ecoutez les critiques positives, mais ignorez les négatives.
    Iris Murdoch a dit : ‘’une mauvaise critique est même moins importante que le temps qu’il fait à Patagonia’’. Ce qui est vrai, sauf si vous vivez à Patagonia, bien-sûr.

    Squat that Brain : Un dernier mots pour vos lecteurs ?

    Aga Lesiewicz : Merci de me lire. J’espère que vous aimerez ‘’Regarde-moi’’

    Merci, Aga, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Squat that Brain est très honorée d’en apprendre plus sur vous et sur votre carrière ! Au plaisir de lire votre (vos) prochain(s) livre(s).

    Retrouvez ma critique de son dernier livre Regarde-moi ici 


    English interview

    A few days ago, I had the honor to interview Aga Lesiewicz on the occasion of the release of the french version of her book : Exposure.
    Here’s my exclusive review with Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz

    Squat that Brain :Hello Aga,
    Could you please introduce yourself to Squathatbrain’s readers. Apart from your passion for writing, who is Aga Lesiewicz? What do you like? What do you hate? What are your passions? What did you dream of becoming when you were a little girl?

    Aga Lesiewicz : Hello Squat That Brain – and thank you for inviting me to your blog!
    I think I’ve always known, deep down, that I’m a writer. Throughout my professional career I’ve tried many different jobs, but they always involved, in some degree, writing. You ask what I wanted to become when I was a little girl – funnily enough, I wanted to be a writer. You could even say I started writing before I could write. My father was a film director and as a child I was aware that he was always looking for a good screenplay. So, when I was five-years old, I set out to ‘write’ a screenplay for my dad. It was more of a cartoon, really, and my drawings told a story titled ‘The Gourmand Goose’. Don’t ask me what it was about – it certainly involved a goose, who, despite its name, wasn’t all that keen on food…
    Thomas Mann said that a writer is somebody for whom writing is more difficult than it is for other people. Writing is certainly the most difficult thing I’ve ever done in my life. I both love it and hate it. And I wouldn’t swap it for anything else.

    Squat that Brain : Which writers inspire you the most? And what can we find in your library?

    Aga Lesiewicz : I find that my inspiration changes all the time as I come across new books and fall in love with them. But, of course, there are novels that have deeply influenced me over the years and I remain faithful to them: Restless by William Boyd, Bel Canto by Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle by Haruki Murakami, or Days Without End by Sebastian Barry, to list a few. I read a lot of crime fiction and within the genre my favourites are Henning Mankell, John Grisham, and Patricia Highsmith, whose books hold a prime position on my bookshelves. I enjoy dipping into poetry and I keep coming back to collections of poems by Adrienne Rich, Jackie Kay, and a wonderful Polish poet Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : How did your love for literature come to you the first time? How did you start writing your first book?

    Aga Lesiewicz : Writing, and literature, have always been an important part of my life. I studied English Literature at Warsaw University and later at Lancaster University where I did a post-graduate course: my thesis was on Virginia Woolf. My first ‘grown-up’ job was at the BBC World Service where I worked as a radio producer and presenter. Then I moved onto television and spent years working as a ‘promo producer’ and director, making trailers for TV programs and films. Promos are very short, usually 30 sec, which roughly translates itself into 6 lines of script, or about 80 words. But within those 30 seconds you have to tell a story, capture the viewers’ interest so they’ll watch the film. It teaches you how to write succinctly, how to pack in a lot of drama into 6 lines of script. Obviously 80 words is a long way away from 80 thousand words, which is an average length of a novel.
    How do you make the transition from 80 to 80 thousand? It felt quite natural for me, because the circumstances were right. I was sitting at home after my knee surgery, with not much to do and lots of time on my hands. You need time and commitment to write a novel. I’ve read somewhere that a short story is like an affair, a one-night-stand, and a novel is like a marriage. Hopefully, if you commit yourself to writing and remain faithful to it, you won’t have to go through a divorce.

    Squat that Brain : Do you have any writing habits? Do you prefer to write in the morning, in the evening before going to bed, a glass of coffee / tea in your hands…?

    Aga Lesiewicz : I’m lucky to be able to work full time as a writer. I start my day with a cup of tea, re-reading what I wrote the day before. It allows me to look at the text with fresh eyes and decide whether I should keep it, or scrap it and start again. You have to be ruthless with yourself: sometimes I end up deleting large chunks of text, but usually I find fragments that are good enough to keep.
    I see myself as an artisan rather than an artist. Of course writing is a creative process, but it requires discipline: on some days you have to push yourself despite not feeling particularly inspired. I don’t keep tabs on the number of hours I spend writing each day, what matters is how much I’ve written and whether I’m happy with it. On a good day I can manage about a thousand words. It may seem a bit mundane to count the words, but that’s the reality of being a professional writer. When you sign a book contract with a publisher, they stipulate the length of the book based on the word-count.

    Squat that Brain : What are the biggest issues you encountered/encounter in your writing career?

    Aga Lesiewicz : The biggest issue is self-doubt. Writing is a lonely occupation, and it takes over a year (or, in the case of some writers, several years) to write a novel. It’s a serious investment of energy and time, without a guaranteed outcome. If you aren’t under a contract with a publisher, you’re taking a huge risk embarking on a new project: what if the new book won’t be good enough to get published? But, despite the uncertainty, I think it’s a risk worth taking.

    Squat that Brain : What was the experience in your writer life that touched you the most?

    Aga Lesiewicz : Seeing my book for the first time in print was a huge moment for me. It was amazing and at the same time quite humbling to see something that started as just a handful of thoughts in my head transformed into a tangible object. I find that once your book is in print, it takes on its own life. The intimate connection I had with it when I was writing it is suddenly lost. A tiny part of me mourns the loss, but the overwhelming feeling is that of pride and joy.

    Squat that Brain : Which one of your books you preferred writing so far? And why?

    Aga Lesiewicz : It was a different experience each time. When I was writing my first book, Rebound (À Perdre Haleine) I had no expectations. It was all a bit of fun. I had no publisher, no one was waiting for me to deliver the manuscript and I didn’t know if anyone would ever get interested in it. It all changed radically once I signed a contract, first with my agent, and then with a publisher. Fun has suddenly turned into serious business. I had another book to deliver, Exposure (Regarde-Moi) and I had a deadline. I knew there was a huge army of people behind my book: my agent, the editors, the proofreaders, the publicists. It felt a bit daunting, but it also had given me a tremendous confidence boost. But ultimately, the process of writing remained the same in both cases and I enjoyed it equally.

    Squat that Brain : What relation do you have, today, with each one of your books?

    Aga Lesiewicz : I find that once your books hit the bookshops, your relationship with them diminishes. The umbilical cord has been cut and the baby’s out there, in the world, no longer exclusively yours. It’s time to let go, to move on. The strongest relationship I have is always with the book I’m currently writing. 

    Squat that Brain : Do you ever get too attached to your characters that you find it difficult to write the last sentence of the books and just let them “go”?

    Aga Lesiewicz : Oh, yes, all the time. While I’m writing, I ‘live’ in the world created in the book. I carry the plot and the characters in my head wherever I go. Once the manuscript is finished I feel a tremendous sense of loss. I have to resist the temptation of going back to that imaginary world. I literally have to forbid myself from playing with it and wanting to keep changing it. The same applies to the characters. When I was writing Rebound, I struggled with the concept of killing off a likeable character. I knew the plot demanded it, but it was extremely hard to do.

    Squat that Brain : According to your experience, what is the secret of a successful writer, and a successful book?

    Aga Lesiewicz : Hahaha! I wish I knew! As W. Somerset Maugham once said ‘There are three rules for writing a novel. Unfortunately, no one knows what they are.’
    Every writer has a different way of writing. According to Zadie Smith there are essentially two types of writers: macro-planners and micro-managers. Macro-planners create the whole structure of the novel before they start writing it. Micro-managers just sit down and write, without a detailed plan. Both ways of approaching writing are valid and can be equally successful. You just have to choose the one that suits you.
    There are many success stories in the world of books, and each of them is different. I think the most important thing for a writer is to persevere. How many times have you heard someone say ‘I have this great idea for a book.’? My answer is: ‘And? Have you written it?’
    You don’t know if you have a good book in you until you’ve written it.

    Squat that Brain : What advice would you give to a writer, today?

    Aga Lesiewicz : Divide your time equally between reading and writing. Reading is to a writer as important as writing.
    Write every day, even when the muse is having a day off.
    Listen to constructive criticism, but ignore bad reviews.
    Iris Murdoch said, ‘A bad review is even less important than whether it is raining in Patagonia.’ Which is true, unless you live in Patagonia, of course.

    Squat that Brain : Any last word to your readers?

    Thank you for being a reader. I do hope you’ll enjoy ‘Regarde-Moi’.

    Thank you, Aga, for taking the time to answer to my questions. Squathatbrain is very honored to know more about you and your career !Looking forward to reading you following book(s).

    Read my review of Exposure here 

  • Découverte,  EDLS,  Extrait,  Non classé

    EDLS #31

    Beautiful means “full of beauty”. Beautiful is not about how you look on the outside. Beautiful is about what you’re made of. Beautiful people spend time discovering what their idea of beauty on this earth is. They know themselves well enough to know what they love. And they love themselves enough to fill up with a little of their particular kind of beauty each day.

    Love Warrior – Glennon Doyle Melton
    #1 New York Times Bestseller
    Description :
    Just when Glennon Doyle Melton was beginning to feel she had it all figured out – three happy children, a doting spouse, and a writing career so successful that her first book catapulted to the top of the New York Times bestseller list – her husband revealed his infidelity and she was forced to realize that nothing was as it seemed.
    A recovering alcoholic and bulimic, rock bottom was a familiar place to Glennon. In the midst of crisis, she knew to hold on to what she discovered in recovery: that her deepest pain has always held within it an invitation to a richer life. Love Warrior is the story of one marriage, but it is also the story of the healing that is possible for any of us when we refuse to settle for good enough and begin to face pain and love head-on.
    This astonishing memoir reveals how internalizing our culture’s standards of masculinity and femininity can make it impossible for men and women to ever really know one another – and it captures the beauty that unfolds when one couple commits to unlearning everything they’ve been taught so that they can finally, after thirteen years of marriage, fall in love.


    Résumé :
    Au moment même où Glennon Doyle Melton commence à croire qu’elle a tout réussi – trois enfants heureux, treize ans de mariage auprès d’un époux aimant et une carrière si exceptionnelle que ses livres se hissent aux premières places des best-sellers du New York Times -, son mari lui avoue ses infidélités et l’oblige à faire face à une réalité nettement moins glamour.
    Mais Glennon n’est pas femme à se laisser abattre. Confrontée dès son adolescence aux pires dépendances, drogue, alcool, boulimie, sexe facile, elle a déjà su se
    relever quand elle avait appris qu’elle attendait son premier enfant. Mais cette trahison
    ne va-t-elle pas tout remettre en cause ?
    Rescapée de l’amour, c’est l’histoire d’un mariage, mais c’est aussi la preuve que la
    guérison est accessible à tous ceux qui éprouvent les douleurs d’un amour déçu.
    Apprendre à s’accepter, à s’aimer, reprendre goût à la vie sont les fils conducteurs de cet incroyable témoignage que l’auteur résume ainsi : «Si vous avez à choisir entre votre mariage et votre âme, vous devez choisir votre âme.»
     

  • Critiques,  Lecture

    Le pensionnat des innocentes – Silent Scream

    Scroll down for the english review.

    Achetez Le pensionnat des innocentes ici 

    Cela fait quelques mois que j’ai complètement laissé tomber les romans policiers pour une simple raison : je n’arrivais plus à aimer les personnages principaux, vous savez, ces détectives ultra-chiants qui se croient tout permis et ont réponse à tout -bon, et peut-être aussi parce que personne n’arrive à la cheville d’Agatha Christie…-.

    J’ai reçu il y a quelques jours Le pensionnat des innocentes de la part des éditions Belfond, pour le lire avant sa sortie (aujourd’hui, le 16 Mai), et j’en ai commencé la lecture tout en sachant que je ne l’aimerais pas…

    Il est vrai que l’histoire est vue…et revue. Un cadavre est découvert enterré près d’un pensionnat, dont la directrice a été retrouvée noyée. Une détective –Kim-, prend en charge l’affaire, et se sent particulièrement concernée car elle-même, fut un temps, vivait dans un foyer d’accueil.

    L’histoire, plus mon appréhension ont fait que je ‘’déteste’’ ce livre avant même de le commencer. Mais à ma grande surprise, je me suis très rapidement mise dedans, et, j’ai même réussi à aimer Kim !

    On parle souvent d’abandon d’enfants, de bébé, de violence faite à leur égard, mais pas assez, selon moi, d’adolescents abandonnés, et bien que ce livre soit une fiction, il vient aborder ce sujet de façon très délicate, et intelligente.

    La plume d’Angela Marsons m’a également énormément surprise. Pour un premier thriller, le moins que l’on puisse dire est que c’est un début réussi ! La fluidité de son écriture, le fait que nous, lecteurs, ne nous sentions pas perdu au milieu de tous ces personnages (peut-être un peu au tout début du livre, mais c’est très vite rattrapé !), et ce petit côté drôle qu’elle a décidé de donner, de temps en temps, à Kim, laissent montrer un talent prometteur !

    Je suis très contente que les Editions Belfond proposent une version française de ce livre qui existe déjà depuis un moment en Angleterre, parce qu’Angela Marsons vaut vraiment la peine d’être découverte.

    Note : 8/10. Si vous aimez le suspens, les crimes et le thriller, n’hésitez pas ! En plus, il se lit beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    Buy Silent Scream here

     

    It’s been a few months since I completely dropped the crime novels for a simple reason : I could no longer connect with the main characters, you know, these ultra-boring detectives who think they’re allowed to do anything and have an answer to everything, -well, and perhaps also because no one is as good as Agatha Christie … -.

    I received a few days ago Silent Scream from the Belfond editions, to read it before its release in France (today, May 16), and I began reading it knowing that I wouldn’t like it …

    It is true that the story is already (and read) a lot. A body is discovered buried near a children home, whose director was found drowned. A detective -Kim-, takes charge of the case, and feels particularly concerned because she, for a time, lived in a place just like this one.

    The story, plus my apprehension made me ” hate ” this book before I even start it. But to my surprise, I quickly got into it, and I even managed to love Kim!

    We often talk about abandonment of children, of babies, of violence against them, but not enough, in my opinion, of abandoned teens, and although this book is a fiction, it talks about this subject in a very delicate, and intelligent way.

    The writing of Angela Marsons also surprised me a lot. For a first thriller, the least we can say is that it’s a successful start! The fluidity of her writing, the fact that, we readers, do not feel lost in the middle of all these characters (maybe a little at the beginning of the book, but it is quickly caught!), And this little funny side that she decided to give, from time to time, Kim, show a promising talent!

    I am very happy that Editions Belfond are offering a French version of this book that has been released a while ago in England, because Angela Marsons is definitely worth discovering.

    Rating: 8/10. If you like suspense, crime and thriller, do not hesitate! And the book is read much faster than you’ll think.

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Découverte,  Extrait

    EDLS #30

    Open your eyes and see what you can with them before they close forever.

    All the light we cannot see – Anthony Doerr
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    Résumé :
    Ce livre nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
    En entrecroisant le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, c’est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.

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    Summary : 
    Marie Laure lives with her father in Paris within walking distance of the Museum of Natural History where he works as the master of the locks (there are thousands of locks in the museum). When she is six, she goes blind, and her father builds her a model of their neighborhood, every house, every manhole, so she can memorize it with her fingers and navigate the real streets with her feet and cane. When the Germans occupy Paris, father and daughter flee to Saint-Malo on the Brittany coast, where Marie-Laure’s agoraphobic great uncle lives in a tall, narrow house by the sea wall.
    In another world in Germany, an orphan boy, Werner, grows up with his younger sister, Jutta, both enchanted by a crude radio Werner finds. He becomes a master at building and fixing radios, a talent that wins him a place at an elite and brutal military academy and, ultimately, makes him a highly specialized tracker of the Resistance. Werner travels through the heart of Hitler Youth to the far-flung outskirts of Russia, and finally into Saint-Malo, where his path converges with Marie-Laure.

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  • Découverte,  EDLS

    EDLS #29

    It’s only after we’ve lost everything that we’re free to do anything.

    Fight Club – Chuck Palahniuk
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    Summary : 
    Every weekend, in basements and parking lots across the country, young men with good white-collar jobs and absent fathers take off their shoes and shirts and fight each other barehanded for as long as they have to. Then they go back to those jobs with blackened eyes and loosened teeth and the sense that they can handle anything. Fight Club is the invention of Tyler Durden, projectionist, waiter and dark, anarchic genius. And it’s only the beginning of his plans for revenge on a world where cancer support groups have the corner on human warmth.

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  • Critiques,  Lecture

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique – Erotic stories for Punjabi widows

    Scroll down for the English review <3

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique
    Photo le club des veuves qui aimaient la littérature érotique par Squathatbrain.

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    J’ai découvert ce livre grâce à Reese Witherspoon et son club de lecture. Etant une énorme adepte de cette femme que je trouve génialissime, je me devais de suivre son conseil et de découvrir cet écrit. Et à mon grand bonheur, les éditions Belfond, que je remercie pour leur confiance, m’ont envoyé un exemplaire.

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique nous emmène en Angleterre ; plus précisément à Southall, un quartier habité par une grande population d’immigrés indiens. Nikki y postule pour un emploi de prof d’Anglais, une candidature qui va s’avérer bien différente de ce à quoi elle (et nous aussi) s’attendait.

    Pour vous mettre dans le contexte, Nikki est d’origine indienne, elle a 22ans, mais refuse de se soumettre aux traditions et coutume de son pays d’origine. Elle travaille dans un pub et ne fait déjà (?) plus partie du foyer familial. Sa sœur bien au contraire, vit toujours chez sa mère à l’âge de 26 ans, et rêve d’un mariage arrangé.

    Balli Kaur Jasswal aborde plusieurs sujets délicats des familles orientales, comme les mariages arrangés, la place de la femme dans la société, l’image de la veuve, le rapport de la femme au sexe, la vie d’immigrées orientales en occident (ou le rapport de femme traditionnelle avec la modernité).

    Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique est un roman très intéressant, qui vient nous familiariser avec les cultures orientales. Ce qui est bien c’est que l’auteure n’est pas là pour dénigrer ces cultures, ni pour montrer qu’il faut agir de telle ou telle façon, mais pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans un monde qui, bien qu’il soit proche de celui où nous vivons, peut sembler à des années lumières à certains.

    Si vous n’y connaissez rien à ces cultures, ce roman vous aidera à les comprendre tout en vous faisant passer un moment très agréable grâce à la légèreté et à l’humour de la plume de Balli Kaur Jasswal. Si, au contraire, vous êtes déjà familiers avec elles, l’écrivaine viendra vous faire passer un moment agréable, en vous entraînant dans des histoires de femmes très attachantes à travers leurs témoignages totalement captivants.

    Note : 8/10 – je recommande

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

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    Buy Erotic stories for Punjabi widows here  

    I discovered this book through Reese Witherspoon and her book club. Being a huge fan of this woman that I find AWESOME, I had to take her advice and discover that book. And to my great happiness, the Belfond editions, which I thank for their trust, sent me a copy.

    Erotic stories for Punjabi widows takes us to England; more precisely to Southall, a district with a large population of Indian immigrants. Nikki is applying for a job as an English teacher, an application that will be very different from what she (and we too) expected.

    To put you in context, Nikki is of Indian origin, she is 22 years old, but refuses to submit to the traditions and customs of her country of origin. She works in a pub and is already (?) no longer part of the family home. Her sister, on the contrary, still lives with her mother at the age of 26, and dreams of an arranged marriage.

    Balli Kaur Jasswal tackles several delicate subjects of oriental families, such as arranged marriages, the place of women in society, the image of the widow, the relationship of women to sex, the life of Eastern immigrants in the West (or the relationship of traditional woman with modernity).

    Erotic stories for Punjabi widows is a very interesting novel, that introduces us to oriental cultures. I loved the fact that the author wasn’t there to denigrate these cultures, nor to show how these women (or women in their situation in general) should act, but to help us understand what happens in a world that, although it is close to the one we live in, may seem light years to some.

    If you do not know anything about these cultures, this novel will help you understand them while giving you a very enjoyable moment thanks to the lightness and humor of Balli Kaur Jasswal‘s pen. If, on the contrary, you are already familiar with them, the writer will make you spend a pleasant moment, taking you in very endearing stories of women through their captivating testimonies.

    Rating: 8/10 – I recommend 

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Ecrivain

    EDLS #28

    I wish I could tell you all the little things that light up my soul in such small, beautiful ways.

    To be loved by you – Aubrey Vivant
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    Summary :
    “To Be Loved By You” is a poetry book about love, time, the spirit, and society. It upholds the value of love, self-care, and forgiveness, while eviscerating toxic masculinity and r*pe culture.

    Buy To be loved by you here 

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  • Ecrivain

    EDLS #26

    We’re all a little weird. And life is a little weird. And when we find someone whose weirdness is compatible with ours, we join up with then and fall into mutually satisfying weirdness -and call it love-true love.

    True love – Robert Fulghum 

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    True love by Robert Fulghum

    Summary :
    The beloved author of the modern classic book All I Really Need to Know I Learned in Kindergarten  now tackles life’s most mysterious, joyous and most confusing topic — love. An irresistible collection of real-life love stories, mixed with Robert Fulghum’s own quirky insights and unmistakable homespun observations, True Love tells the many unpredictable tales of love. Here it is: the intriguing story of the woman who marries her mother’s high school flame; a man who learns that “old love” and new pajamas are a dangerous mix; a man who miraculously reunites with his first love (after 20 years) on an LA freeway; the touching tale of a husband’s love for his wife after her disabling stroke; a 14-year-old’s philosophy of looking for love on the boardwalk; the brief moment of connection of a smile shared at a stoplight; and so many more.

    Buy True love here 

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.