• Découverte

    EDLS #33

    The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirious of everything at the same time, the ones who never yawn of say a commonplace thing, but burn, burn, burn like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars.

    On the road – Jack Kerouac
    Description
    On the Road is a novel by American writer Jack Kerouac, based on the travels of Kerouac and his friends across the United States. It is considered a defining work of the postwar Beat and Counterculture generations, with its protagonists living life against a backdrop of jazz, poetry, and drug use.

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    Résumé :
    “Sur la route” est centré sur le personnage obscur et fascinant de Dean Moriarty, alors considéré comme le chef de file de la Beat Generation.
    En révolte contre l’hypocrisie morale de l’Amérique bien-pensante, Jack Kerouac parcourt les Etats-Unis à la recherche d’un nouveau mode de vie.

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  • Découverte

    EDLS #32

    The sun sets
    The weapons Wake up
    Tonight again we distroy
    Tonight again we kill
    The morning
    It is raining
    It is raining on the city and its ruins
    It is raining on the bodies and their wounds

    Syngué Sabour – Atik Rahimi
    Syngué Sabour - Atik Rahimi
    Description :
    In Persian folklore, Syngue Sabour is the name of a magical black stone, a patience stone, which absorbs the plight of those who confide in it. It is believed that the day it explodes, after having received too much hardship and pain, will be the day of the Apocalypse. But here, the Syngue Sabour is not a stone but rather a man lying brain-dead with a bullet lodged in his neck. His wife is with him, sitting by his side. But she resents him for having sacrificed her to the war, for never being able to resist the call to arms, for wanting to be a hero, and in the end, after all was said and done, for being incapacitated in a small skirmish. Yet she cares, and she speaks to him. She even talks to him more and more, opening up her deepest desires, pains, and secrets. While in the streets rival factions clash and soldiers are looting and killing around her, she speaks of her life, never knowing if her husband really hears. And it is an extraordinary confession, without restraint, about sex and love and her anger against a man who never understood her, who mistreated her, who never showed her any respect or kindness. Her admission releases the weight of oppression of marital, social, and religious norms, and she leads her story up to the great secret that is unthinkable in a country such as Afghanistan.
    -source : https://www.bookbrowse.com/bb_briefs/detail/index.cfm/ezine_preview_number/4589/the-patience-stone

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    Résumé :
    A Kaboul en Afghanistan, pays en guerre, une femme veille sur le corps de son mari, blessé d’une balle dans la nuque par l’un des hommes de sa milice, et plongé depuis trois semaines dans un coma profond. Cet homme, aux yeux grand ouverts et au souffle régulier comme les prières inlassables de son épouse qui le maintient en vie par perfusion d’eau sucrée-salée, est un combattant de toutes les luttes qu’a traversées son pays. Homme d’armes et de guerre, il fut un mari absent, violent, marié en son absence à cette jeune femme dont il a eu deux filles. La femme entame un long monologue avec son mari, faisant de lui selon la culture perse sa syngué sabour, sa pierre de patience, présente pour recueillir les confessions du monde et les absorber jusqu’à son implosion finale. Elle lui dévoile tous ses secrets d’enfance, de jeune fiancée mariée par son père, et d’épouse qui malgré la peur et la violence de son époux a appris à l’aimer. Les confessions se succèdent, et la femme se délivre au milieu de la guerre qui l’entoure et la touche au plus intime, espérant par là même faire sortir l’homme de son coma que rien ne semble perturber. Après une ultime révélation ou peut-être dans un songe, la syngué sabour, comme le prétendait la tradition, éclate.

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  • Ecrivain,  Interview,  Non classé

    Interview – Aga Lesiewicz

    Scroll down for the english version of the interview.

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’honneur d’interviewer Aga Lesiewicz à l’occasion de la sortie de la version française de son livre Exposure : Regarde-moi.
    Voici mon interview exclusive d’Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz
    Squat that Brain : Bonjour Aga,
    Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Squathatbrain ? A part votre passion pour l’écriture, qui est Aga Lesiewicz ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Que rêviez-vous de devenir, petite ?

    Aga Lesiewicz : Bonjour Squat that Brain – et merci de m’inviter sur votre blog !
    Je pense que j’ai toujours su, au fond de moi, que j’étais écrivaine. Durant ma vie professionnelle, j’ai tenté différents métiers, mais ils étaient tous, à des degrés différents, relatifs à l’écriture. Vous me demandez ce que je souhaitais devenir, petite ? Je souhaitais devenir écrivaine. Vous pourriez même dire que j’ai commencé à écrire avant même d’apprendre à écrire. Mon père était réalisateur et lorsque j’étais petite, je savais qu’il était à la recherche d’un bon scénario. Alors, lorsque j’avais 5 ans, je me suis mise à «écrire » un bon scénario pour mon père. C’était plus des dessins, concrètement, et ils racontaient une histoire dont le titre était The Gourmand Goose (l’oie gourmande). Ne me demandez pas de quoi ça parlait, l’histoire contenait très certainement une oie qui, malgré le titre, n’aimait pas la nourriture tant que ça…
    Thomas Mann disait qu’un écrivain est quelqu’un pour qui l’écriture est plus difficile que pour les autres personnes. Ecrire est sans doute la chose la plus difficile que j’ai faite de toute ma vie. J’aime écrire autant que je déteste ça. Mais je ne changerai l’écriture pour rien au monde.

    Squat that Brain : Qui sont les écrivains qui vous inspirent le plus ? Et que peut-on trouver dans votre bibliothèque ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que mon inspiration change à chaque fois que je découvre de nouveaux livres et tombe sous leur charme. Mais, bien-sûr, il y a certains romans qui m’ont profondément marquée et auxquels je suis reconnaissante, comme par exemple Restless par William Boyd, Bel Canto par Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle par Haruki Murakami, ou Days Without End par Sebastian Barry. Je lis beaucoup de romans de crimes et dans ce genre, mes préférés sont les livres de Henning Mankell, John Grisham, et Patricia Highsmith qui se trouvent en première position dans ma bibliothèque.
    J’aime aussi plonger dans la poésie et je relis souvent les poèmes de Adrienne Rich, Jackie Kay, et un poète polonais incroyable : Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : Comment s’est manifesté votre amour pour la littérature la toute première fois ? Et comment avez-vous commencé à écrire votre premier livre ?

    Aga Lesiewicz : L’écriture et la littérature ont toujours été une partie importante de ma vie. J’ai étudié la littérature anglaise à Warsaw University et plus tard à Lancaster University où j’ai effectué un troisième cycle : ma thèse était sur Virginia Woold.
    Mon premier vrai travail était à BBC World Service où j’étais productrice radio et présentatrice. Ensuite, j’ai travaillé dans la télévision et j’ai passé plusieurs années en tant que ‘’productrice promo’’ et réalisatrice, où j’ai réalisé des trailers de films et de programmes télé.
    Ces promos sont très courtes, en moyennes 30 secondes, ce qui équivaut à 6 lignes de script, ou à peu près 80 mots. Mais durant ces 30 secondes nous devons raconter une histoire, attirer l’attention des spectateurs pour qu’ils aillent regarder le film.
    Cela nous apprend à écrire brièvement, comment condenser beaucoup de drama en 6 lignes de script. Clairement, 80 mot c’est beaucoup moins que 80 mille mots, ce qui est la longueur moyenne d’un roman.
    Comment faire une transition de 80 à 80 000 mots? C’était naturel pour moi, parce que les circonstances étaient les bonnes.
    J’étais alitée chez moi après une chirurgie du genou, avec pas grand chose à faire et beaucoup de temps devant moi. Il faut du temps et du dévouement pour écrire un roman. J’ai lu quelque part qu’une histoire courte c’est un peu comme une aventure, un ‘’coup d’un soir’’, et un roman, c’est comme un mariage. Si nous nous engageons à écrire et si nous y restons fidèle, nous n’aurons pas à passer par un divorce.

    Squat that Brain : Avez-vous des habitudes d’écriture ? Préférez-vous écrire le matin, ou plutôt le soit, avant d’aller au lit, une tasse de thé ou de café entre les mains… ?

    Aga Lesiewicz : J’ai la chance de pouvoir travailler à plein temps en tant qu’écrivaine. Je commence ma journée avec une tasse de thé, en relisant mes écrits de la veille. Ca me permet de voir mon texte d’un nouvel oeil, de façon fraiche, et de décider de le garder, ou de m’en débarrasser et de réessayer. Il faut être exigent avec soi-même : des fois je me retrouve à supprimer de longues parties de mes textes, mais généralement, je trouve des parties qui sont assez bonnes à garder.
    Je me vois plus comme un artisan qu’un artiste. Bien entendu, écrire est un processus de création, mais il nécessite de la discipline : certains jours, il faut s’obliger à écrire même si nous ne nous sentons pas forcément inspiré. Je ne reste pas focalisée sur le nombre d’heures passés à écrire par jours, mais plutôt sur combien j’ai écrit et si j’en suis satisfaite.
    Durant un bon jour, je peux écrire une centaine de mots.
    Compter les mots peu paraitre banal, mais c’est la réalité d’être un écrivain à plein temps. Lorsque nous signons pour un livre avec un maison d’édition, ils stipulent la longueur du livre en se basant sur le nombre de mots.

    Squat that Brain : Quelle est la plus grande difficulté rencontrée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : La plus grande difficulté est le manqué de confiance en soi. Ecrire est une activité solitaire, et écrire un roman prend beaucoup de temps (plus d’un an, voire dans quelques cas, plusieurs années). C’est un gros investissement d’énergie et de temps, sans garantie de résultat. Si vous n’êtes pas en contrat avec une maison d’édition, vous prenez un grand risque en vous embarquant dans un nouveau projet : et si le nouveau livre n’est pas assez bien pour être publié ? Mais, au-delà de l’incertitude, je pense que c’est un risque qui en vaut la peine.

    Squat that Brain : Quelle est l’expérience qui vous a le plus marquée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : Voir mon livre pour la première fois imprimé était un grand moment pour moi. C’était incroyable et à la fois un peu embarrassant de voir quelque chose qui a commencé simplement comme une poignée d’idées dans ma tête transformé en un objet tangible. Je trouve qu’une fois que notre livre est imprimé, il commence sa nouvelle propre vie. La connexion intime que j’avais avec lorsque je l’écrivais se perd soudainement. Une petite part de moi pleure cette perte, mais le sentiment le plus fort est celui de la fierté et de la joie.

    Squat that Brain : Lequel de vos livres en avez-vous préféré l’écriture ? Et pourquoi ?

    Aga Lesiewicz : C’était une experience différente à chaque fois. Lorsque j’écrivais mon premier livre Rebound (A perdre Haleine), je n’avais pas d’attente. C’était une question d’amusement. Je n’avais pas de maison d’édition, personne n’attendait que je rende un manuscrit et je ne savais pas si quelqu’un serait un jour intéressé par ce livre. Tout a radicalement changé lorsque j’ai signé un contrat, tout d’abord avec mon agentn puis avec une maison d’édition. L’amusement s’est soudainement transformé en quelque chose de plus sérieux. J’avais un autre livre à  rendre (Regarde-moi) et j’avais une deadline. Je savais qu’il y avait beaucoup de personne derrière mon livre : mon agent, les éditeurs, les correcteurs, les journalistes. C’était un peu stressant, mais ça m’a aussi donné une énorme confiance. Mais le processus d’écriture est resté le même dans les deux cas et j’ai aimé écrire mes deux livres autant.

    Squat that Brain : Quelle relation avez-vous aujourd’hui avec chacun de vos deux livres ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que lorsque notre livre arrive aux librairies, notre relation avec eux diminue. Le cordon ombilical a été coupé et le bébé est sorti, dans le monde, et n’est plus exclusivement le notre. Il est temps de le laisser vivre, de passer à autre chose. La relation la plus forte est toujours celle que j’ai avec le livre que je suis en train d’écrire.

    Squat that Brain : Est-ce qu’il vous arrive de vous attacher tellement à vos personnages que vous avez du mal à boucler la dernière ligne de votre livre et les ‘’laisser’’ ?

    Aga Lesiewicz : Oh oui. Toujours. Lorsque j’écris, je “vis” dans le monde créé dans le livre. J’ai avec moi l’intrigue et les personnages partout où je vais. Une fois le manuscrit fini, je me sens prise d’un énorme sentiment de perte. Je dois résister à la tentation de retourner dans ce monde imaginaire. Je dois littéralement m’empêcher de jouer avec et de vouloir constamment le modifier. Pareil pour les personnages. Lorsque j’écrivais Rebound, j’ai eu beaucoup de mal à tuer un personnage. Je savais que l’intrigue demandait à ce que ce soit fait, mais ça a été très difficile pour moi.

    Squat that Brain : D’après votre expérience, quel est le secret d’un bon écrivain, et d’un bon livre ?

    Aga Lesiewicz : Hahaha, si seulement je le savais ! Comme W. Somerset Maugham a dit une fois : « Il y a trois règles pour écrire un roman. Malheureusement, personnes ne sait ce qu’elles sont. »
    Chaque auteur a une façon différente d’écrire. D’après Zadie Smith, il y a essentiellement deux sortes d’auteurs : le macro-organisateur et le micro-manager. Les macro-organisateurs sont ceux qui créent toute la structure du roman avant d’en commencer l’écriture. Les micro-managers, eux, s’assoient, et écrivent, sans détailler le plan. Les deux façons d’approcher l’écriture sont correctes et peuvent mener à la réussite tout autant. Nous devons juste choisir la façon qui nous convient.
    Il y a beaucoup success stories dans le monde des livres, et chacune est différente. Je pense que le plus important pour un écrivain est de persévérer. Combien de fois avez vous entendu : ‘J’ai cette super idée de livre’’ ? Ma réponse est : ‘’et ? l’avez-vous écrit ?’’
    Vous ne pouvez savoir que vous avez un bon livre que lorsque vous l’avez écrit.

    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous à un écrivain, aujourd’hui ?

    Aga Lesiewicz : Divisez votre temps de façon égale entre l’écriture et la lecture. La lecture est pour un écrivain aussi importante que l’écriture.
    Ecrivez chaque jour, même lorsque vous n’avez pas d’inspiration.
    Ecoutez les critiques positives, mais ignorez les négatives.
    Iris Murdoch a dit : ‘’une mauvaise critique est même moins importante que le temps qu’il fait à Patagonia’’. Ce qui est vrai, sauf si vous vivez à Patagonia, bien-sûr.

    Squat that Brain : Un dernier mots pour vos lecteurs ?

    Aga Lesiewicz : Merci de me lire. J’espère que vous aimerez ‘’Regarde-moi’’

    Merci, Aga, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Squat that Brain est très honorée d’en apprendre plus sur vous et sur votre carrière ! Au plaisir de lire votre (vos) prochain(s) livre(s).

    Retrouvez ma critique de son dernier livre Regarde-moi ici 


    English interview

    A few days ago, I had the honor to interview Aga Lesiewicz on the occasion of the release of the french version of her book : Exposure.
    Here’s my exclusive review with Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz

    Squat that Brain :Hello Aga,
    Could you please introduce yourself to Squathatbrain’s readers. Apart from your passion for writing, who is Aga Lesiewicz? What do you like? What do you hate? What are your passions? What did you dream of becoming when you were a little girl?

    Aga Lesiewicz : Hello Squat That Brain – and thank you for inviting me to your blog!
    I think I’ve always known, deep down, that I’m a writer. Throughout my professional career I’ve tried many different jobs, but they always involved, in some degree, writing. You ask what I wanted to become when I was a little girl – funnily enough, I wanted to be a writer. You could even say I started writing before I could write. My father was a film director and as a child I was aware that he was always looking for a good screenplay. So, when I was five-years old, I set out to ‘write’ a screenplay for my dad. It was more of a cartoon, really, and my drawings told a story titled ‘The Gourmand Goose’. Don’t ask me what it was about – it certainly involved a goose, who, despite its name, wasn’t all that keen on food…
    Thomas Mann said that a writer is somebody for whom writing is more difficult than it is for other people. Writing is certainly the most difficult thing I’ve ever done in my life. I both love it and hate it. And I wouldn’t swap it for anything else.

    Squat that Brain : Which writers inspire you the most? And what can we find in your library?

    Aga Lesiewicz : I find that my inspiration changes all the time as I come across new books and fall in love with them. But, of course, there are novels that have deeply influenced me over the years and I remain faithful to them: Restless by William Boyd, Bel Canto by Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle by Haruki Murakami, or Days Without End by Sebastian Barry, to list a few. I read a lot of crime fiction and within the genre my favourites are Henning Mankell, John Grisham, and Patricia Highsmith, whose books hold a prime position on my bookshelves. I enjoy dipping into poetry and I keep coming back to collections of poems by Adrienne Rich, Jackie Kay, and a wonderful Polish poet Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : How did your love for literature come to you the first time? How did you start writing your first book?

    Aga Lesiewicz : Writing, and literature, have always been an important part of my life. I studied English Literature at Warsaw University and later at Lancaster University where I did a post-graduate course: my thesis was on Virginia Woolf. My first ‘grown-up’ job was at the BBC World Service where I worked as a radio producer and presenter. Then I moved onto television and spent years working as a ‘promo producer’ and director, making trailers for TV programs and films. Promos are very short, usually 30 sec, which roughly translates itself into 6 lines of script, or about 80 words. But within those 30 seconds you have to tell a story, capture the viewers’ interest so they’ll watch the film. It teaches you how to write succinctly, how to pack in a lot of drama into 6 lines of script. Obviously 80 words is a long way away from 80 thousand words, which is an average length of a novel.
    How do you make the transition from 80 to 80 thousand? It felt quite natural for me, because the circumstances were right. I was sitting at home after my knee surgery, with not much to do and lots of time on my hands. You need time and commitment to write a novel. I’ve read somewhere that a short story is like an affair, a one-night-stand, and a novel is like a marriage. Hopefully, if you commit yourself to writing and remain faithful to it, you won’t have to go through a divorce.

    Squat that Brain : Do you have any writing habits? Do you prefer to write in the morning, in the evening before going to bed, a glass of coffee / tea in your hands…?

    Aga Lesiewicz : I’m lucky to be able to work full time as a writer. I start my day with a cup of tea, re-reading what I wrote the day before. It allows me to look at the text with fresh eyes and decide whether I should keep it, or scrap it and start again. You have to be ruthless with yourself: sometimes I end up deleting large chunks of text, but usually I find fragments that are good enough to keep.
    I see myself as an artisan rather than an artist. Of course writing is a creative process, but it requires discipline: on some days you have to push yourself despite not feeling particularly inspired. I don’t keep tabs on the number of hours I spend writing each day, what matters is how much I’ve written and whether I’m happy with it. On a good day I can manage about a thousand words. It may seem a bit mundane to count the words, but that’s the reality of being a professional writer. When you sign a book contract with a publisher, they stipulate the length of the book based on the word-count.

    Squat that Brain : What are the biggest issues you encountered/encounter in your writing career?

    Aga Lesiewicz : The biggest issue is self-doubt. Writing is a lonely occupation, and it takes over a year (or, in the case of some writers, several years) to write a novel. It’s a serious investment of energy and time, without a guaranteed outcome. If you aren’t under a contract with a publisher, you’re taking a huge risk embarking on a new project: what if the new book won’t be good enough to get published? But, despite the uncertainty, I think it’s a risk worth taking.

    Squat that Brain : What was the experience in your writer life that touched you the most?

    Aga Lesiewicz : Seeing my book for the first time in print was a huge moment for me. It was amazing and at the same time quite humbling to see something that started as just a handful of thoughts in my head transformed into a tangible object. I find that once your book is in print, it takes on its own life. The intimate connection I had with it when I was writing it is suddenly lost. A tiny part of me mourns the loss, but the overwhelming feeling is that of pride and joy.

    Squat that Brain : Which one of your books you preferred writing so far? And why?

    Aga Lesiewicz : It was a different experience each time. When I was writing my first book, Rebound (À Perdre Haleine) I had no expectations. It was all a bit of fun. I had no publisher, no one was waiting for me to deliver the manuscript and I didn’t know if anyone would ever get interested in it. It all changed radically once I signed a contract, first with my agent, and then with a publisher. Fun has suddenly turned into serious business. I had another book to deliver, Exposure (Regarde-Moi) and I had a deadline. I knew there was a huge army of people behind my book: my agent, the editors, the proofreaders, the publicists. It felt a bit daunting, but it also had given me a tremendous confidence boost. But ultimately, the process of writing remained the same in both cases and I enjoyed it equally.

    Squat that Brain : What relation do you have, today, with each one of your books?

    Aga Lesiewicz : I find that once your books hit the bookshops, your relationship with them diminishes. The umbilical cord has been cut and the baby’s out there, in the world, no longer exclusively yours. It’s time to let go, to move on. The strongest relationship I have is always with the book I’m currently writing. 

    Squat that Brain : Do you ever get too attached to your characters that you find it difficult to write the last sentence of the books and just let them “go”?

    Aga Lesiewicz : Oh, yes, all the time. While I’m writing, I ‘live’ in the world created in the book. I carry the plot and the characters in my head wherever I go. Once the manuscript is finished I feel a tremendous sense of loss. I have to resist the temptation of going back to that imaginary world. I literally have to forbid myself from playing with it and wanting to keep changing it. The same applies to the characters. When I was writing Rebound, I struggled with the concept of killing off a likeable character. I knew the plot demanded it, but it was extremely hard to do.

    Squat that Brain : According to your experience, what is the secret of a successful writer, and a successful book?

    Aga Lesiewicz : Hahaha! I wish I knew! As W. Somerset Maugham once said ‘There are three rules for writing a novel. Unfortunately, no one knows what they are.’
    Every writer has a different way of writing. According to Zadie Smith there are essentially two types of writers: macro-planners and micro-managers. Macro-planners create the whole structure of the novel before they start writing it. Micro-managers just sit down and write, without a detailed plan. Both ways of approaching writing are valid and can be equally successful. You just have to choose the one that suits you.
    There are many success stories in the world of books, and each of them is different. I think the most important thing for a writer is to persevere. How many times have you heard someone say ‘I have this great idea for a book.’? My answer is: ‘And? Have you written it?’
    You don’t know if you have a good book in you until you’ve written it.

    Squat that Brain : What advice would you give to a writer, today?

    Aga Lesiewicz : Divide your time equally between reading and writing. Reading is to a writer as important as writing.
    Write every day, even when the muse is having a day off.
    Listen to constructive criticism, but ignore bad reviews.
    Iris Murdoch said, ‘A bad review is even less important than whether it is raining in Patagonia.’ Which is true, unless you live in Patagonia, of course.

    Squat that Brain : Any last word to your readers?

    Thank you for being a reader. I do hope you’ll enjoy ‘Regarde-Moi’.

    Thank you, Aga, for taking the time to answer to my questions. Squathatbrain is very honored to know more about you and your career !Looking forward to reading you following book(s).

    Read my review of Exposure here 

  • Critiques,  review

    Regarde-moi – Exposure

    Scroll down for the English review

    Achetez Regarde-moi ici

     

    Regarde-moi est le second roman de l’écrivaine Aga Lesiewicz que je ne connaissais  jusque-là pas du tout, et que j’ai eu l’honneur d’interviewer il y a quelques jours.

    Kris est une jeune femme épanouie. Amoureuse, pratiquant une profession qui la passionne, bien entourée, elle nage dans le bonheur. Mais un jour, elle commence à recevoir des appels inconnus, des mails, des photos d’elle, des informations sur sa vie privée, et voit son quotidien peu à peu s’écrouler (parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, n’est-ce pas ?).

    Vous l’aurez compris, l’histoire tourne donc autour de de cette jeune femme qui est harcelée par un inconnu. Nous essayons, au fil des pages, de découvrir qui est ce fou lui voulant autant de « mal », et Aga Lesiewicz nous donne le sentiment de bien s’amuser en nous menant en bourrique.

    Mon avis sur ce livre est globalement positif. J’aime beaucoup les thrillers, j’aime avoir le souffle coupé et la gorge nouée tout au long de mes lectures (maso du jour bonjour !), et le suspense est bien présent dans Regarde-moi. Après, il n’y a pas d’horreur ni de sensations d’extrême force, mais la curiosité est de plus en plus forte, l’envie de trouver des réponses à ses questions aussi, donc c’est un premier critère amplement rempli !

    Concernant le style d’écriture, Aga nous met tout de suite dans le bain et nous nous sentons rapidement très concernés par ce qui se passe autour de Kris. Elle réussit à nous faire enfiler, sans le sentir, le chapeau de Sherlock Holmes pour trouver LA réponse à qui est donc ce foutu psychopathe ? 

    Le seul bémol est qu’il y a certaines petites références qui m’ont un peu refroidie.  J’ai eu du mal avec Kris. J’ai tous les jours du mal avec ce genre de filles qui sont sensibles aux garçons sexy en toute circonstance, c’est donc tout naturellement que Kris n’a pas du tout été mon personnage fictif préféré…  Mais c’est un risque que les auteurs prennent en choisissant la personnalité de leurs personnages, ça ne m’a certainement pas beaucoup plu, mais d’autres ont sans doute adoré ce petit côté coquin de Kris !

    Malgré ce petit ‘’désavantage’’, Regarde-moi est un très bon moment de lecture. Je lui accorde sans hésiter la belle note de 7/10 et vous le conseille si vous aimez le genre thriller !

    Vous avez jusqu’à ce soir minuit pour gagner un exemplaire sur mon compte Instagram ! N’hésitez pas à tenter votre chance.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition Belfond en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    Buy Exposure here 

    Exposure is the second novel by the writer Aga Lesiewicz that I did not know until now, and that I had the honor to interview a few days ago.

    Kris is a young, accomplished woman. Happily in love, practicing a profession that she adores, well surrounded, she floats in happiness. Until the day she begins to receive unknown calls, emails, photos of her, informations about her private life, and sees her world collapse.

    As you can see, the story revolves around Kris being harassed by a stranger. We try, through the pages, to find out who is this madman wanting to “hurt” Kris this much, and Aga Lesiewicz gives us the feeling of having a lot of fun by leading us on different tracks.

    My opinion on this book is overall positive. I love thrillers, I like to have the breath and throat knotted throughout my readings (yup I’m crazy!), and the suspense is present in Exposure. Therefore, there is no horror or sensations of extreme strength, but the curiosity is stronger throughout the pages, and the desire to find answers to our questions too, so it is a first positive point!

    Concerning the style of writing, Aga puts us immediately in the bath and we quickly feel very concerned about what is happening around Kris. She managed to make us put on, without even being aware of it, the hat of Sherlock Holmes to find THE answer to who the hell is this damn psychopath?

    The only downside is that there are some small references that have cooled me a little. I had trouble with Kris. I don’t like these kind of girls who are sensitive to sexy boys in any circumstance, so it is quite natural that Kris is not at all my favorite fictional character … But it is a risk that the authors take in choosing the personality of their characters, I certainly didn’t like it that much, but others have probably loved this little naughty side of Kris!

    Despite this ” disadvantage ”, Exposure is a great reading.
    I give this book without hesitation the beautiful rating of 7/10 and recommend it to everyone who likes psychological thrillers!

    You have until midnight tonight to win a french copy of this book on my Instagram account! Do not hesitate to try yourself if you read french books !

    PS: I received a copy of this book from the Belfond Publishing House in exchange for an honest opinion. My review comes from my point of view after my reading of this book. No other factor influenced my opinion.
  • Critiques,  Lecture,  Non classé,  review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Scroll down for the English review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est un roman que j’ai reçu il y a quelques jours de la part des éditions French Pulp que je remercie pour l’exemplaire. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’avec l’énorme stress de mes partiels, il est arrivé au parfait moment !

    Comme je le dis souvent lorsque je parle de romans ”feel-good”, je suis très exigeante. Mais je commence à penser très sérieusement que 2018 est l’année où les auteurs de ces romans ont le plus et le mieux fait leurs preuves.

    Fred tente de mettre fin à ses jours, et alors qu’il est sur le point de le faire, deux dames beaucoup trop mignonnes (merci mon imagination de lectrice) le sauvent. Suite à ça, il découvre une communauté de ‘’suicidaires’’. Tous ensemble réapprendront à découvrir une toute nouvelle façon de voir la vie, apprendront à se réconcilier, petit à petit, avec la leur, et surtout avec eux-mêmes, grâce aux deux mamies.

    Dans ce roman, à la fois poignant, dur, réaliste et drôle, Frédéric Mars, dont je découvre la plume, aborde un sujet très important de manière intelligente -et non, il ne parle pas d’argent, comme ma soeur a pu croire en en découvrant le titre :p-.

    Il réussit à nous mettre le plus près possible des personnages, avec des détails qui nous donnent l’impression de vivre la scène avec eux. Par exemple, lorsque Fred se rend au lieu où il tentera de mettre fin à ses jours, l’auteur nous explique que ce dernier n’emportera que la monnaie pour prendre le bus, qu’il n’emmènera pas les clés de chez lui, et nous écrit ses pensées de façon claire, et très touchante.

    Pour faire court, ce roman est un gros coup de coeur qui vous entrainera ailleurs de beau, de meilleur, et qui vous fera sentir heureux, heureux d’être en vie.

    Note : 7,5/10 – Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est une vraie révélation que je vous conseille sans hésitation.

    Achetez Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) ici !


    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    All the happiness of the world (is in your pocket) is a french novel, appeared March 15th, not available yet in English, that I received a few days ago from French Pulp that I thank very much for the copy. And the least I can say is that with the enormous stress of my finals, the book arrived at the perfect moment !

    As I often say when I talk about feel-good books, I am very hard to satisfy. But I’m starting to think very seriously that 2018 is the year of these books, and it makes me as happy as it surprises me.

    Fred tries to commit suicide. And while he is about to do so, two old ladies too cute (at least, this is how I imagined them) save him. After that, he discovers a community of “suicidal people“. All together will learn to discover a whole new way of seeing life, learn to reconcile, little by little, with theirs, and especially with themselves, thanks to the two grannies.

    In this poignant, hard, realistic and funny novel, Frédéric Mars, who I discover only now, talks about a very important topic in an intelligent way – and no, he does not speak of money, as my sister might have believed, by discovering the title :p-.

    He manages to put us as close as possible to the characters, with details that give us the impression of living the scene with them. For example, when Fred goes to the place where he tries to end his life, the author explains that he only takes the money to catch the bus for one ride (as he isn’t planning any other one), that he doesn’t take his home keys, and we writes his thoughts clearly, in a very touching way.

    For short, this novel is a real crush that will take you elsewhere beautiful, better, and that will make you feel happy, happy to be alive.

    Note: 7/10 – All the happiness of the world is a revelation that I advise without any hesitation.

  • Interview

    Interview – Omar Sy

    Scroll down for the english version of the interview.

    J’ai récemment eu l’honneur d’interviewer Omar Sy qui vient donc ouvrir le bal des interviews dans le milieu de la comédie et du cinéma sur mon blog.
    Vous le connaissez sans doute à travers son personnage dans Intouchables, je vous invite à venir le découvrir sous un tout nouvel angle à travers ses confessions et anecdotes.
    Voici mon interview exclusive d’Omar Sy.
    Interview- Omar Sy
    Squat that Brain : Présentez-vous aux lecteurs de Squathatbrain. A part vos différents rôles et apparitions, qui est vraiment Omar Sy ? Quel était votre rêve d’enfance ? Et quelles sont vos passions ?
    Omar Sy :
    Je m’appelle Omar, Sy pour le nom de famille. J’ai 40 ans, je suis acteur – auteur – producteur français, mais avant tout cela,  je suis un homme heureux et papa de 5 enfants !
    Mon rêve d’enfance était d’être un homme marié, heureux avec plein d’enfants donc je suis comblé !
    Petit, je voulais vendre des clim en Afrique parce que je trouvais qu’il y faisait souvent trop chaud et que ça aiderait les gens là bas … mais la vie m’a amené à faire tout autre chose !
    Et j’espère qu’avec ce que je fais je leur fais autant de bien que la clim leur aurait apporté un peu de fraîcheur ! 😉
    Mes passions sont ma famille, mes enfants avant tout, mais aussi le cinéma, la musique, la plongée, la moto, les voyages, l’astronomie.
    Squat that Brain : Comme vous le savez, Squat that Brain est avant tout un blog de critiques littéraires. Aimez-vous lire ? Si oui, que peut-on trouver dans votre bibliothèque ? Et qui sont vos écrivains préférés ?
    Omar Sy :
    J’aime lire oui mais je ne lis pas assez, sûrement par manque de temps souvent, et de calme parfois. Je lis tous les styles de littérature et même ce qui n’est parfois pas considéré comme de la littérature par les puristes ou les plus élitistes ! Je suis plutôt ouvert ! Pour ce qui me plaît le mieux et que j’ai dans ma bibliothèque, vous pourriez citer comme exemples :
    Boris Cyrulnik (a l’oral comme à l’écrit !)
    Gael Faye
    Tonino Benacquista
    Maya Angelou
    Delphine Coulin
    Faiza Guene
    John Irving
    Stanislavski
    Douglas Kennedy / Coben en vacances !
    Squat that Brain : Quelles sont les plus grandes difficultés rencontrées en tant qu’artiste comédien et humoriste ?
    Omar Sy :
    Pas de grosse difficulté encore rencontrée, j’ai de la chance, ça viendra sûrement avec le temps ! Mais la difficulté c’est parfois qu’on aimerait revivre anonymement et pouvoir profiter des choses aussi simplement que peuvent le faire les autres autour de nous.
    Les plus grandes difficultés de ce métier c’est de toujours se rappeler que ça n’est justement qu’un métier et qu’il s’arrête quand on rentre à la maison et qu’il peut s’arrêter pour de bon aussi n’importe quand et qu’en dehors de lui, la vie continue et que pour la préserver,  elle ne doit pas y être trop liée.
    Sinon se sentir toujours en forme et motivé même quand on est fatigués, se sentir toujours inspiré, et se rappeler que rien n’est jamais acquis et qu’il faut toujours travailler davantage pour que cela dure et que l’on mérite le retour des spectateurs , lecteurs etc (mais c’est aussi ça le bon côté !)
    Squat that Brain : Sur mon blog, l’un des premiers articles que j’ai écrit parlait des habitudes des écrivains. Quelles sont les vôtres, lorsque vous prépariez vos spectacles Omar & Fred, ou même SAV ?
    Omar Sy :
    Pas vraiment d’habitude. Juste l’envie de partager, de nous amuser, de nous raconter et d’en sortir les meilleures anecdotes, les meilleurs souvenirs et d’en faire des vannes, des histoires , des personnages qui pourraient plaire et faire rire les autres. On écrivait tout le temps à n’importe quel moment pendant des années, et un jour on a tout réuni pour essayer d’en faire ce qui est devenu le spectacle, les SAV aussi etc
    Squat that Brain : Nous connaissons tous le succès qu’a connu votre personnage dans Intouchables, et qui vous a valu plusieurs prix et opportunités. Mais concrètement, qu’est-ce qui s’est passé dans votre tête lorsque vous avez vu toute la réussite qu’a connu votre film ? Comment avez-vous vécu les mois suivants sa sortie ?
    Omar Sy :
     Intouchables fut un cadeau immense, surréaliste même. Je l’ai pris de plein fouet mais l’ai vécu à fond tout en prenant conscience que ça ne durerait la aussi qu’un temps et qu’il fallait en profiter aussi pour cette raison.
    Squat that Brain : Quelles sont les erreurs commises durant votre carrière, et que vous faites tout pour éviter dans l’avenir? Avez-vous déjà eu envie de tout arrêter ?Omar Sy : Les erreurs sont aussi importantes que les bonnes décisions et les succès, on apprend, on se construit grâce à elles, et j’en ai faits et j’en referai sûrement beaucoup et c’est tant mieux !
    Si j’ai parfois eu envie d’arrêter ? oui sûrement à cause de la fatigue ou d’être loin de ma famille quand je tourne loin de la maison peut être…mais cette envie ne dure jamais longtemps !
    Faire ce métier et en vivre aussi bien est une chance et il ne faut pas l’oublier, et ne pas devenir blasé …
    Squat that Brain : Comment s’est passé votre transition de comédien et humoriste français, à acteur à Hollywood ?
    Omar Sy :
    Je ne me considère pas comme un acteur à Hollywood. J’ai encore du chemin si je veux l’être un jour, ce que je ne suis pas certain de vouloir ! On m’a sollicité pour des participations au sein de films américains certes mais c’était pour l’expérience, pour m’amuser.  J’ai encore beaucoup de travail à faire pour me sentir acteur à part entière aux US. Déjà avec la langue, et pour moi c’est difficile je crois, de jouer , de ressentir les mêmes émotions / sensations et de me sentir acteur sans parler ma première langue qu’est le français.
    Squat that Brain : Quel est votre rêve le plus fou que vous n’avez toujours pas réalisé ?
    Omar Sy :
    Aller dans l’espace.
    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs de cette interview qui rêvent de devenir acteurs ? Comment persévérer malgré les critiques ?
    Omar Sy :
    A force de travail et de persévérance, tout est possible. Ne jamais baisser les bras ni se laisser déstabiliser par ceux qui ne croient pas en nous. La perception des autres n’est jamais la vérité, et c’est à nous mêmes que nous devons nous prouver que nous sommes capables, pas aux autres.
    Un grand merci à Omar Sy d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, et de nous permettre de découvrir le grand homme caché derrière le comédien que nous connaissons tous.


    I recently had the honor to interview Omar Sy, which makes him the first actor to answer to my questions on the blog for you guys !
    You probably heard, at least one time, about Intouchables, that french movie that made so much noise in the whole world. I invite you, today, to discover from a new angle the actor that saw his carrer grow in an impressive way thanks to that movie, through his confessions and anecdotes.
    Here’s my exclusive interview of Omar Sy.
    Interview- Omar Sy

    Squat that Brain : Introduce yourself to Squathatbrain’s readers. A part from your different roles and apparitions, who is Omar Sy ? What was your childhood dream ? And what are your passions ? 
    Omar Sy : My name is Omar, Sy for the last name. I’m 40 years old. 
    I am an actor – author – french producer, but before all that, I am a happy man and dad of 5 children!
    My childhood dream was to be a married man, happy with lots of kids so I’m thrilled !
    Little, I wanted to sell air conditioners  in Africa because I found that it was often too hot and that it would help people there … but life led me to do something else! And I hope that with what I do, I do them as good as the air conditioning would have brought them a little freshness! 😉
    My passions are my family, my children first and before everything, but also cinema, music, diving, motorcycling, traveling, astronomy.

    Squat that Brain : As you already know, Squathatbrain is first and foremost  everything a book blog. Do you like reading ? If yes, what can we find in your library ? Who are your favorite writers ? 
    Omar Sy : I like to read yes but I do not read enough surely for lack of time often, and sometimes because there are a lot of noise around me. 
    I read all genres of literature and even what is sometimes not considered literature by the purists or the most elitist ! I am rather open ! Concerning the writers that I like most :
    Boris Cyrulnik (oral and written!)
    Gael Faye
    Tonino Benacquista
    Maya Angelou
    Delphine Coulin
    Faiza Guene
    John Irving
    Stanislavsky
    Douglas Kennedy / Coben on vacation!

    Squat that Brain : What are the biggest difficulties that you encountered in your carrer ? 
    Omar Sy : I haven’t encountered any big difficulty yet. I’m lucky, it will surely come with time ! But the difficulty is sometimes that we would like to relive anonymously and be able to enjoy things as simply as others around us can do.
    The biggest difficulties of this job is to always remember that it is just a job and it stops when we come home and it can stop for good at anytime. Moreover, life goes on and to preserve it, work must not be too closely linked to it.
    Also, feeling always fit and motivated even when you are tired. Always feel inspired. And remembering that nothing is ever acquired and that we must always work harder to make it last and that we deserve the return of spectators, readers etc (but that’s also the good thing!).

    Squat that Brain : In my blog, one of my first articles was about the writing habits of the biggest writers. Do you have any  that help you writing your shows ( Omar&Fred, or even SAV ) ?
    Omar Sy :
    I don’t really have habits…just the desire to share, to have fun, to tell us and to come out with the best anecdotes, the best memories and to make them into valves, stories, characters that could please and make others laugh.
    We wrote all the time at any time for years and one day we put everything together to try to make it what has become the show, the SAV also etc

    Squat that Brain : We all know the huge success that your character in The Intouchables, and that won multiples awards and gave you a lot of opportunities. But concretely, what happened in your head when you saw the success behind the film ? How did you live the months following its release ?
    Omar Sy
    : The Intouchables was a huge, surrealist gift. 
    I took it full force but lived it thoroughly while realizing that it wouldn’t last forever and that it was necessary to enjoy it also for this reason. It was also violent to be projected like that in the media, to no longer have the opportunity to live my private life as before. But it is the downside of what celebrity is, as everything has its advantages and disadvantages.

    Squat that Brain: What are the mistakes that you made in your career, and what do you do to avoid them in the future ? Have you ever wanted to stop everything ?
    Omar Sy : Mistakes are as important as good decisions and successes, 
    we learn, we build through them and I made some and I will surely do it again and that’s good ! If I have sometimes wanted to stop ? Yes surely because of the tiredness or not seing my family when I am… But this desire never lasts long ! Doing this job and living it as well is a chance, we should not forget it…

    Squat that Brain: How was your transition from French comedian to actor in Hollywood?
    Omar Sy : I do not consider myself an actor in Hollywood. I still have a long way if I want to be one day, which I’m not sure I want ! I was asked to participate in American films certainly but it was for the experience, to have fun. I still have a lot of work to do to feel like a fully-fledged player in the US. Mostly because of the language. For me it’s hard I think, to play, to feel the same emotions / sensations and to feel myself an actor without speaking my first language that is French.

    Squat that Brain: What is your craziest dream that you still haven’t realized?
    Omar Sy : Travelling to space !

    Squat that Brain: What advice would you give to the readers of this interview who dream of becoming actors ? How to persevere despite the critics ?
    Omar Sy : Work and perseverance make everything possible. Never give up or be destabilized by those who do not believe in us.The perception of others is never the truth. And it is to ourselves that we must prove that we are capable, not others.

    A big thank you to Omar Sy for taking the time to answer these questions, and for allowing us to discover the great man behind the comedian we all know.

  • Ciné-Séries,  Non classé

    The Client List review

    Ma critique de série du jour est à propos de The Client List. C’est la dernière série que j’ai fini en entier et j’en ai pensé beaucoup de choses que vous découvrirez en  lisant mon article.

    Ex-Reine de beauté du Texas, Riley Parks se bat désormais chaque mois avec son mari pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, la crise ne les épargne pas. Et quand son époux se retrouve au chômage, Riley accepte un petit boulot dans un salon de massage. Elle découvre bien vite que les services proposés aux clients vont bien au-delà… Désespérée, acculée, elle n’a d’autre choix que de sombrer, elle aussi, dans la prostitution. Une double vie qui va s’avérer très difficile à gérer…

    The client list critique

    Le résumé avait l’air prometteur en le découvrant la toute première fois, mais malgré cette histoire qui aurait pu être très bien tournée, je me suis demandée tout au long de la série ce qui n’allait pas. Au final, et avec le recul, je pense que la réponse est TOUT. Je n’ai pas du tout trouvé cette série crédible. Combien de couples souffrant de GROS problèmes financiers vivent dans une belle maison dans votre entourage ? Personnellement, je n’en connais aucun. Combien de femmes n’ayant même pas de quoi acheter de cadeau d’anniversaire à leur mari trouvent les moyens d’être toujours parfaitement tirées à quatre épingles ? Hmmm….je ne pense pas en connaitre non plus.

    Vous l’aurez compris, le premier GROS problème de cette série est  la crédibilité. Pour faire court, il n’y a pas grand chose de crédible.  Cette femme qui se montre perspicace quant à ces pratiques du salon de massage et que l’on découvre beaucoup trop à l’aise très rapidement, en petite tenue. Ces hommes qui viennent tromper leurs femmes dans ce même salon  et qu’on a presque l’impression que le réalisateur cherche à justifier à chaque fois à travers leurs histoires, ou, pis encore, à leur donner raison… 

    Le deuxième –tout-aussi-  GROS problème, je vais le résumer en un mot, parce que je ne sais pas comment l’appeler autrement : bisounours. Une meilleure amie extrêmement fidèle, une maman (et mamie) compréhensive et très présente, des enfants mignons, des scènes mère-enfants beaucoup trop neuneus, des soucis qui finissent vite par être réglés, un chagrin d’amour (et pas n’importe lequel, c’est quand même le mari ET père qui est parti) très rapidement « comblé », des séances de prostitution (il faut le dire) qui tournent en séances de psychologie parce que Madamejesaistout saitvraimenttout. Ah, et on en parle des deux acteurs principaux qui ont l’air d’être tout droit sortis d’une série américaine pour ados ?

    Enfin bref, j’ai été énormément déçue parce que la féministe en moins avait très envie de découvrir le combat d’une mère célibataire, d’une femme abandonnée par son mari, et de comprendre tout ce que ça peut engendrer. Mais malheureusement, j’ai l’impression que cette série n’a pas été prise au sérieux.
    Je plaide coupable : je l’ai regardée en entier, parce que j’étais beaucoup trop curieuse de savoir comment ça allait finir. Ah, et cerise sur le gâteau, cette série n’a jamais été (et ne sera jamais) terminée, elle a été arrêtée.

    Note : 5/10 – une note sauvée par l’histoire -vraie, soit dit en passant-.


    My series review of the day is about The Client List. This is the last series that I finished and I thought a lot of things about it that you will discover reading my article.

    The series follows Riley Parks, who, after her husband abandons her and their children, leaving her in financial debt, accepts work at a day spa in her small Texas town, but refuses when she learns that for some clients the masseuses provide more than massages. But pressed to support her children, she relents and earns extra money through unspecified erotic services. As she deals with her children, her mother, her friends, the girls at the spa, and various men who want to romance her, Riley tries to keep her work in an erotic limbo a secret.

    The client list review

    The summary looked promising, but despite this story that could have been very well turned, I wondered all along the series what was wrong. In the end, and with hindsight, I think the answer is EVERYTHING. I did not find this series credible at all. How many couples with BIG financial problems live in a beautiful house in your neighborhood? Personally, I do not know any. How many women who do not even have enough money to buy birthday gifts for their husbands find ways to always be perfectly dressed? Hmmm …. I don’t think I know any either.

    As you can see, the first big issue of this series is credibility. In short, there was nothing much credible. This woman who is insightful about these practices of the massage salon and that we discover much too comfortable very quickly, lightly dressed. These men who come to cheat on their women in this same salon and that we almost feel that the producer seeks to justify each time through their stories, or even worse, to prove them right. 

    The second problem, I’ll summarize it in two worlds, because I don’t know how to call it otherwise : rainbows and butterflies, just like in fairy tails. An extremely loyal best friend, a mother (and grandma) extremely understanding and very present, cute children, mother-children scenes too much ”cute”, worries that quickly end up being resolved, a heartache very quickly “filled”, sessions of prostitution (because yes they are !) that turn to psychology sessions because MadameIknoweverything really does knoweverything. Ah, and can we talk about the two main actors who seem to be straight out of an American series for teens?

    Rating : 5/10 – a rating saved by the story – true, by the way -.

  • Ciné-Séries,  Non classé

    Riverdale review

    Scroll down for the english review

    Ok les amis… Je vais sans doute aucun m’attirer les foudres de tous les fans de Riverdale, mais je me dois d’être honnête avec vous. Pour commencer de la fin, j’ai une question existentielle à laquelle je n’arrive pas à trouver réponse : POURQUOI cet acharnement sur cette série ? Je ne comprends pas du tout…
    Pour les quelques personnes qui ne connaitraient toujours pas de quoi il s’agit, en voici le résumé :
    Sous ses airs de petite ville tranquille, Riverdale cache en réalité de sombres secrets. Alors qu’une nouvelle année scolaire débute, le jeune Archie Andrews et ses amis Betty, Jughead, et Kevin voient leur quotidien bouleversé par la mort mystérieuse de Jason Blossom, un de leurs camarades de lycée. Alors que les secrets des uns et des autres menacent de remonter à la surface, et que la belle Veronica, fraîchement débarquée de New York, fait une arrivée remarquée en ville, plus rien ne sera jamais comme avant à Riverdale…
    -Source : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=18543.html

    Critique de la série Riverdale
    Parlons d’abord de l’histoire. J’avoue ne pas trop aimer les séries à la Gossip Girl (même si j’ai bien aimé GG, mais quand j’avais 14 ans hein), où les faits se passent dans des lycées, où on SAIT et VOIT que les acteurs ont plus de 24 ans chacun et qu’ils jouent le rôle d’ados de 16-17ans…m’enfin bon, ça reste un goût personnel, et ça ne se discute pas. Mais à part ce détail, je me disais que la série pourrait être sympa, et que l’histoire, bien que vue et revue, pourrait être intéressante à regarder si les faits sont bien tournés.
    Alors j’ai commencé, la tête pleine d’espoir (après tout, tout le monde en parlait, pourquoi être la seule à ne pas l’aimer ?).
    Au bout du premier épisode…hm, rien ne se passait, mais bon, il y a des séries comment ça où on a besoin de plus de temps pour se sentir vraiment dedans. Puis deuxième épisode…puis troisième, puis première saison. 13 épisodes après, j’attendais toujours quelque chose, je ne savais pas quoi, et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’enchainer avec la saison 2. Mais restons-en à la première pour l’instant.

    J’ai trouvé les personnages filles toutes détestables (est-ce que je suis la seule à trouver que Lili Reinhart en fait un peu trop ?), très fausses et énervantes. Les garçons, ça allait encore, mais rien de vraiment ouf… Des histoires d’amour très caricaturées, des pseudos amitiés  ultra bizarres, des clichés, des clichés, et encore des clichés
    En revanche, la fin de cette saison m’a donné de l’espoir, la suite pouvait être super et la série pouvait prendre une tournure très intéressante. La mort de  Jason a été expliquée, et bien que je me disais dans un petit coin de ma tête : bon maintenant qu’on sait pourquoi et comment il est mort, à quoi bon continuer la série ? Je me disais aussi : bon maintenant on peut passer à autre chose qui, je l’espère, sera beaucoup plus intéressante.

    En bref, Riverdale est une adaptation d’une BD du nom d’Archie, qui n’a apparemment pris que le côté neuneu de la BD (pourquoi avoir enlevé les zombies, pourquoi :’( ), pas super captivante du tout, mais si vous avez du temps à tuer…et que vous avez envie de vous faire votre propre avis, allez-y. Mais ne vous attendez pas à du grand cinéma.
    D’ailleurs, je commande la BD de ce pas, et à défaut de perdre votre temps à regarder la série, je vous invite à en faire autant !

    Note : 5/10 – vous pouvez trouver tellement mieux les gars…


    Ok guys … I’m probably going to attract the anger of all Riverdale fans, but I have to be honest with you. To start from the end, I have an existential question to which I can not find an answer : WHY all this (positive) noise around this series? I really don’t understand at all…

    For the few people who still don’t know what it is about, here is the summary:

    Under the air of a quiet little town, Riverdale actually hides dark secrets. As a new school year begins, the young Archie Andrews and his friends Betty, Jughead, and Kevin see their daily life turned upside down by the mysterious death of Jason Blossom, one of their high school classmates. As the secrets of each other threaten to rise to the surface, and the beautiful Veronica, freshly arrived from New York, makes a remarkable arrival in the city, nothing will ever be like Riverdale …

    Riverdale - season 1 review

    Let’s talk about the story first. I confess, I don’t like the Gossip Girl kind of series (although I liked GG, but when I was 13…), where everything happens in high schools, where we KNOW and see that the actors are over 24 years old each and they play the role of teenagers

    It remains a personal taste though, and it can’t be discussed. But apart from this detail, I thought that the series could be nice, and that the story, although seen over and over again, could be interesting to watch if the facts are well done.

    So I started, my head full of hopes (after all, everyone was talking about it, why be the only one not to like it?).

    At the end of the first episode … no crush, but there are some series that need more time to really get us. Then the second episode … then the third, then the first season. 13 episodes after, I was still waiting for something, I didn’t know what, and that’s why I decided to continue with season 2. But let’s stay at the first one for now.

    I found the girls characters all detestable (am I the only one to find that Lili Reinhart does a little too much?) very fake and annoying. The boys were okay, but nothing special… The events didn’t get me either, the love stories were very caricatural, the friendships ultra weird, everything was cliché, cliché, and again…cliché…

    Somehow, the end of this season gave me hope. The folloeing events could be great and the series could take a very interesting turn. Jason’s death was explained, and although I thought in a small corner of my head : good now that we know why and how he died, why continue the series? I also thought : well now we can move on to something else, which I hope will be much more interesting.

    Riverdale is an adaptation of a comic called Archie, that didn’t take all the events and the whole story of it (why remove the zombies, why :‘( ). The adaptation isn’t super captivating at all, but if you have time to kill … and need to watch what everyone is talking about since what seems like forever, go ahead, but do not expect a big scenario nor prestation.

    By the way, I am going to order the comic very soon, and I recommend you to do the same too, and not to waste your time watching the series…

    Rating: 5/10 – you can find so much better guys …

  • Ciné-Séries,  series

    Secret and Lies review

    Scroll down for the English review

    Secret and lies est une série courte, de 10 épisodes.

    Un père de famille trouve le corps d’un petit garçon qui n’est autre que le fils de sa voisine. La police le suspecte immédiatement d’être le meurtrier. Il n’a pas d’autre choix que d’enquêter lui-même.

    Secret and lies review

    Cette première saison tourne donc autour du décès d’un enfant. L’acteur principal, interprété par Ryan Phillippe, fait tout pour prouver qu’il n’est pas coupable, même si tout le monde l’accuse.
    Chaque épisode le mène (et nous mène aussi) vers de nouvelles pistes, pour arriver dans le dernier épisode à une  fin spectaculaire, absolument inattendue (croyez-moi, vous ne le devinerez jamais, à moins de vous soyez spoilé…ou voyant).

    Ce que j’ai aimé :

    Le jeu d’acteur est très bon. Même si j’ai, au tout début, été perplexe à l’idée de retrouver Juliette Lewis dans un rôle d’enquêtrice (bien chiante d’ailleurs), mais on aime très vite la détester, et on oublie rapidement tous les précédents rôles qu’elle a pu interpréter avant. Chaque épisode finit sur une bonne couche de surprise et de suspens. Et pour (ne pas) me répéter, ce n’est absolument pas prévisible, ce qui emmène vers une fin très surprenante.

    Ce que je n’ai pas aimé :

    J’ai trouvé que 10 épisodes, c’était un peu trop long pour ce que l’histoire cache. En plus de ça, j’avoue avoir un petit problème avec les séries dont chaque saison est différente de l’autre (d’ailleurs, je n’arrive pas à sauter le pas et aller regarder la deuxième saison…). J’aurais préféré que l’histoire continue et que la série se concentre donc sur le personnage ayant commis le meurtre, et de ce que sa famille deviendra… (vous comprendrez sans doute mieux, et croyez-moi, je suis en train de me taper sur les doigts pour pas vous écrire qui c’est :D).

    Note : 7/10 – Ce n’est très certainement pas LA série du siècle, mais si vous aimez le suspens et la surprise, et que vous avez une dizaine d’heures à tuer, n’hésitez surtout pas à la regarder !


    Secret and lies is a short series of 10 episodes.
    A father finds the body of a boy who is none other than the son of his neighbor. The police immediately suspect him of being the murderer. He has no choice but to investigate himself.
    Secret and lies review
    This first season revolves around the death of a child. The main actor, played by Ryan Phillippe, does everything to prove that he is not guilty, even if everyone accuses him. Each episode leads him (and leads us too with him) to new tracks, to arrive in the last episode to a spectacular end, absolutely unexpected (believe me, you’ll never guess, unless you are spoiled … or a seer 😀 ).
    What I liked :
    The acting is very good. Even if I was, at the beginning, puzzled at the idea of ​​finding Juliette Lewis in a role of investigator (a very boring one), but we start very quickly to like her, and to forget all the previous roles that she interpreted before.
    Each episode ends on a good layer of surprise and suspense. And to (not) repeat myself, it is absolutely not predictable, which leads to a very surprising end.
    What I didn’t like :
    I found that 10 episodes was a little too long for the story behind it. In addition to that, I admit having a little problem with the series in which each season is different from the other (this is why I couldn’t watch the second season yet…). I would have preferred if the story continued and if the series focused on the character who committed the murder, and what will happen after the revelation… (you will probably understand better, and believe me, I’m trying to tap on my fingers to not write to you who it is: D).
    Rating: 7/10 – This is certainly not the series of the century, but if you like suspense and surprise, and you have about ten hours to kill, do not hesitate to watch it!

  • Ciné-Séries,  série,  séries

    Bates Motel review

    Scroll down for the english review

    Je ne pouvais absolument pas commencer cette nouvelle rubrique de critiques ciné/séries sans parler de Bates Motel. Avant de lire ce que j’en ai pensé, en voici d’abord le résumé :

    Après la mort mystérieuse de son mari, Norma Bates décide de refaire sa vie loin de l’Arizona, dans la petite ville de White Pine Bay dans l’Oregon, et emmène avec elle son fils Norman, âgé de 17 ans. Elle rachète là-bas un vieux motel abandonné depuis de nombreuses années, ainsi que le manoir qui trône majestueusement quelques mètres plus loin. La mère et le fils partagent depuis toujours une relation complexe, presque incestueuse. Des événements tragiques vont les pousser à se rapprocher encore davantage. Ils partagent désormais ensemble un lourd secret…
    -source : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=10846.html

    Bates Motel

    Je n’ai pas envie de critiquer saison par saison, par peur de spoiler, surtout que la série dispose de 5 saisons dans lesquelles il se passe beaucoup de choses, très liées entre elles, et que, surtout, j’ai pensé exactement la même chose de chacune.

    Bates Motel vient reprendre la vie de Norman Bates, propriétaire du motel dans le film d’Hitchcock, Psychose. Cette série est une sorte d’explication au film, comment Norman Bates est devenu ce qu’il est devenu (et oui, quand on ne veut pas spoiler, les phrases deviennent très vite plus poétiques 😀 ).
    Les acteurs sont incroyablement talentueux, Norma (mère de Norman), alias Vera Farmiga est fantastique dans son rôle de mère ultra protectrice dont la plus grande peur est de perdre son fils. Norman, alias Freddie Highmore, lui, est aussi excellent dans son rôle de fils souffrant de plusieurs troubles, mais il est surtout…flippant. D’ailleurs, pour la petite anecdote, je suis tombée sur une vidéo de lui un jour en scrollant mon fil d’actualité Facebook, et j’ai eu…peur (et je ne suis pas peureuse, vous me comprendrez lorsque vous aurez regardé la série).

    Si vous êtes fans d’horreur et de thriller, de situations absolument mindfuck, de sujets trashs (comme l’inceste, la tromperie, la drogue, les relations profs-étudiants…et j’en passe), cette série est carrément faite pour vous.

    L’histoire, le scénario, la mise en scène, l’acting,  les rebondissements…tout est excellent. Je pense qu’aucune recommandation ne peut être faite aux équipes ayant travaillé sur la série. Bates Motel est une brochette de personnages tous aussi brisés les uns que les autres, en allant de Norman et Norma, jusqu’à Emma, son père, Dylan, le shérif Romero (d’ailleurs Nestor Carbonell est surprenant dans ce rôle), en passant même par Rihanna (oui oui, la vraie, qui fera une apparition dans la saison 5).
    Tous vous feront vivre beaucoup de surprises, de frissons, de moments WTF, d’émotions aussi (la petite sensible en moi a versé plus d’une larme), de petites crises cardiaques, sans jamais en faire trop.
    Et, cerise sur le gâteau, la saison finale est juste INCROYABLE.

    PS : Ne préparez pas de popcorn pour accompagner vos soirées à regarder la vie de Norman, parce que vous allez très certainement finir étouffé… 😉

    Note : 10/10 – vous avez vraiment besoin de plus d’arguments ?


    I absolutely couldn’t start this new section in my blog of movies/series reviews without talking about Bates Motel. Before telling you what I thought of it. So here is the summary:

    After the mysterious death of her husband, Norma Bates decides to restart her life away from Arizona, in the small town of White Pine Bay in Oregon, and takes with her son Norman, 17 years old. She buys an old motel abandoned there for many years, as well as the manor that sits majestically a few meters away. Mother and son have always had a complex, almost incestuous relationship. Tragic events will push them to get even closer. They now share a heavy secret together…

    Bates Motel

    I do not want to review Bates Motel season by season, to not spoil you. Especially that the series has 5 seasons in which there is a lot going on, very interrelated, and that I thought exactly the same thing of each.

    Bates Motel shows the life of Norman Bates, owner of the motel in Hitchcock’s movie, Psychose. This series is a kind of explanation to the film, how Norman Bates became what he became (yes, when you do not want to spoil your readers, the sentences become very poetic :D).

    The actors are incredibly talented, Norma (mother of Norman), aka Vera Farmiga is fantastic in her role of ultra protective mother whose biggest fear is to lose her son. Norman, aka Freddie Highmore, is also excellent in his role as a son suffering from several disorders, but he is especially … creepy. For the little anecdote, I came across a video of him one day by scrolling my Facebook feed, and I was really scared (you’ll understand me when you’ll watch the series).

    If you are fans of horror and thriller, absolutely mindfuck situations, trashy topics (such as incest, cheating, drugs, student-teacher relationships … and so on), this series is straightforward for you.

    The story, the scenario, the staging, the acting, the twists … everything is excellent. I think no recommendation can be made to the teams who worked on the series. Bates Motel is a mixe of broken characters, from Norman and Norma to Emma, ​​her father, Dylan, Sheriff Romero (Nestor Carbonell is surprising in this role), and even Rihanna ! (yes, the real one, who will appear in season 5).

    They all will make you live many surprises, shivers, WTF moments, emotions too (the little sensitive in me has shed more than a tear), small heart attacks, without ever doing too much.

    And, the final season is just INCREDIBLE.

    PS: Do not prepare popcorn while binge watching Norman Bates, because you will most likely end up suffocated …;)

    Note: 10/10 – Do you really need more arguments?