Vidage de sac #1 : l’appartenance

Aujourd’hui, j’ai comme une envie de parler, ce qui ne m’arrive pas souvent. Je veux dire, vraiment parler. Me confier. Vider mon sac. Parler de toutes ces choses qu’en temps normal, je garde pour moi, ou que je partage avec mon chéri ou ma meilleure amie dans le meilleur des cas. 

Il y a plein de sujets que je pourrai aborder ici. D’ailleurs, je commence petit à petit à le faire. Cette nouvelle rubrique me fait du bien. J’ai l’impression d’être moins seule, et d’être plus utile. Avant, je bloguais sur des livres. Je veux dire, non pas que les livres ne soient pas importants, mais j’ai compris avec le temps que notre santé intérieure l’était plus que toute autre chose. J’ai compris que notre bien-être passait avant tout, et malheureusement, beaucoup de gens n’osent pas se les avouer. 

Alors, je me dis que de temps en temps, je partagerai des petits articles ‘’vidage de sac’’ quand l’envie m’en prendra. Je parlerai de ce que je ressens, de ce que je pense, de ce que je vis, de ce que je suis. Parce que je me rends compte, plus de 4 ans de blogging après, que je ne l’ai que très peu fait, voire pas du tout. Je ne le regrette pas, parce que chaque chose vient en son temps. Mais aujourd’hui, je me sens plus prête qu’avant. Je pense qu’avoir 24 ans c’est aussi ça, faire des choses que l’on n’aurait jamais osé faire avant.

Image parОльга Бережна de Pixabay

Le premier sujet dont je voudrais vous parler, c’est l’appartenance. J’ai cette sensation, depuis toujours, de ne pas appartenir à un endroit, à un environnement, à un entourage. Par exemple, j’ai cette sensation d’être née à la mauvaise époque, dans le mauvais pays, et dans la mauvaise famille (que j’aime de tout mon coeur, mais si je dis ça, c’est parce que nous avons des visions des choses très différentes). Plus jeune, j’ai eu l’impression d’être dans le mauvais lycée. Souvent, j’ai eu le sentiment d’avoir les mauvaises personnes autour de moi. Vous savez, ceux qu’on appelle ‘’amis’’ et qui se barrent de notre vie aussi vite qu’ils y étaient entrés.

Ce sentiment de non-appartenance m’a souvent suivie, j’ai changé de pays, changé d’entourage, changé d’école…changé de tout. J’ai, du jour au lendemain, arrêté de donner des nouvelles de moi aux autres. J’ai fait un gros ménage dans mes connaissances, et j’ai fini par garder mes deux meilleures amies, mon chéri, et ma famille. Du jour au lendemain, j’ai arrêté de publier des photos sur mes réseaux sociaux, d’alimenter mon compte Facebook. J’avais même complètement arrêté de publier sur mon blog pendant plusieurs mois.

J’avais besoin de me retrouver. J’ai choisi de voyager, le plus loin possible. Le plus longtemps possible. Et le plus correctement possible. Je ne suis pas le genre de personnes à tout plaquer et à se casser, sans réfléchir aux conséquences. Alors j’ai choisi de faire un échange en Chine, de 6 mois. C’est vrai que la Chine a toujours été un rêve de petite fille, et que c’était une chance que mon école de commerce y ait un campus ; mais j’y suis surtout allée parce que je voulais trouver une réponse à cette question que je me posais : mais qui suis-je vraiment

Je veux dire, à part connaître qui sont mes parents, connaître mon nom et prénom, mon entourage, qui suis-je vraiment ? Je ne parle pas de ces infos que l’on retrouve en première page de passeport, mais plutôt de celles que l’on est sensés être les seuls à connaître.

Ces 6 mois ont été bénéfiques, mais ils n’ont pas répondu à ma question, ou du moins, très peu. Par contre, ils m’ont donné une autre réponse : ils m’ont fait comprendre que ce ne sont pas 6 mois à l’autre bout du monde qui m’aideraient à enfin me retrouver -ou devrais-je dire, me trouver-, mais bien plus que ça.  Ils m’ont également fait comprendre qu’un sentiment d’appartenance, c’est au-delà de se sentir de façon inée ‘’confortable’’ dans un environnement ou avec des personnes. C’est surtout un choix, une décision, une bataille, un combat. C’est plus facile pour certaines personnes que ça ne l’est pour d’autres, mais comme on dit, chacun mène sa propre guerre, et chaque guerre est différente. 

Ma guerre à moi est de me connaître. De me comprendre. De savoir qui je suis, ce que je veux, et surtout, ce que je ne veux pas. Et bien qu’aujourd’hui, j’aie trouvé une grosse partie des réponses que je cherchais, j’apprends encore tous les jours à me découvrir. 

Je suis un peu comme mon propre rat de laboratoire. Je découvre en moi, des fois, des qualités, et j’aime les comprendre, m’en rappeler, les faire ressortir quand j’en ai besoin. Mais je découvre en moi aussi, et souvent, des défauts. J’apprends à les analyser. J’apprends à les observer. Les étudier. Les décortiquer. Et quand j’ai fini, j’apprends à les réparer, et à m’en servir pour en faire quelque chose de meilleur. Certaines fois, c’est plus simple que d’autres. Mais j’aime être épatée tous les jours par la complexité de l’intérieur humain. Et surtout, j’aime être épatée par le pouvoir et la force qu’on a tous au fond de nous, et que nous ignorons, ou plutôt, que nous sous-estimons.

Alors oui, il y a des jours comme aujourd’hui où je me sens un peu plus inutile que les autres. Des jours où je me demande ce que j’apporte vraiment à ce monde, concrètement. C’est pour cette raison que j’écris ces mots, pour être plus transparente avec qui veut bien de ma transparence. Pour montrer que rien n’est simple, mais que même si c’est compliqué, ça peut à la fois être beau. Parce que cette aventure de recherche de ce moi intérieur est intéressante, et que c’est une chance que de pouvoir la vivre.

Alors oui, je continuerai à partager mes pensées avec vous, je partagerai de façon plus régulière, je n’aurai plus honte de parler de mes défauts. Je vous le promets. J’en parlerai tant que j’en trouverai et je travaillerai dessus tant que je le pourrai. Je partagerai mes solutions, mes astuces, mes anecdotes qui pourront vous servir, mes leçons de vie qui pourront vous inspirer. Parce qu’il n’y a pas de raison pour que je ne le fasse pas.

Je pense que cet article est déjà beaucoup trop long. Je vais donc m’arrêter ici. Mais je reviendrai, je le sais. Parce que ça fait du bien, de me dire que quelqu’un, quelque part me lit. Quelqu’un que je n’ai jamais vu et que je ne verrai probablement jamais. Quelqu’un qui, lui aussi, a son propre combat. 

Je vous remercie de m’avoir lue et d’avoir consacré quelques minutes de votre vie à mes pensées. J’espère que vous vous seriez retrouvés dans mes mots, ou, mieux encore, qu’ils vous auront fait du bien, d’une façon ou d’une autre.

Je serai curieuse d’en savoir un peu plus sur vous aussi, sur votre bataille à vous, vous savez, cette chose en vous que vous espérez tous les jours changer, ou ne serait-ce que comprendre. Peut-être allons nous nous trouver des points communs ? Dites-moi ça en commentaire, ou envoyez-moi un mail si vous le préférez. 

En attendant, prenez grand soin de vous, et à très bientôt pour un prochain article <3

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2 Commentaires

  1. Lucie
    2 septembre 2019 / 16 h 11 min

    Ce qui me plaît le plus dans le blogging, et ce pourquoi je ne serai jamais autant fan des instagrameurs que des blogueurs, c’est ces articles bourrés de sincérités, qui donnent l’impression de lire un journal intime.
    Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu la sensation de lire un peu de tristesse dans tes mots, j’espère que tout va bien pour toi même si cet article date d’il y a quelques semaines déjà !

    • Squathatbrain
      Auteur
      3 septembre 2019 / 11 h 18 min

      Oh !!! Je pense vraiment exactement comme toi ! Tu as vraiment tout dit !
      Merci Lucie pour tes gentils mots et ton adorable commentaire. Ne t’inquiète pas pour moi, tout va très bien <3
      Des bisous

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