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    Interview – Aga Lesiewicz

    Scroll down for the english version of the interview.

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’honneur d’interviewer Aga Lesiewicz à l’occasion de la sortie de la version française de son livre Exposure : Regarde-moi.
    Voici mon interview exclusive d’Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz
    Squat that Brain : Bonjour Aga,
    Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Squathatbrain ? A part votre passion pour l’écriture, qui est Aga Lesiewicz ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Que rêviez-vous de devenir, petite ?

    Aga Lesiewicz : Bonjour Squat that Brain – et merci de m’inviter sur votre blog !
    Je pense que j’ai toujours su, au fond de moi, que j’étais écrivaine. Durant ma vie professionnelle, j’ai tenté différents métiers, mais ils étaient tous, à des degrés différents, relatifs à l’écriture. Vous me demandez ce que je souhaitais devenir, petite ? Je souhaitais devenir écrivaine. Vous pourriez même dire que j’ai commencé à écrire avant même d’apprendre à écrire. Mon père était réalisateur et lorsque j’étais petite, je savais qu’il était à la recherche d’un bon scénario. Alors, lorsque j’avais 5 ans, je me suis mise à «écrire » un bon scénario pour mon père. C’était plus des dessins, concrètement, et ils racontaient une histoire dont le titre était The Gourmand Goose (l’oie gourmande). Ne me demandez pas de quoi ça parlait, l’histoire contenait très certainement une oie qui, malgré le titre, n’aimait pas la nourriture tant que ça…
    Thomas Mann disait qu’un écrivain est quelqu’un pour qui l’écriture est plus difficile que pour les autres personnes. Ecrire est sans doute la chose la plus difficile que j’ai faite de toute ma vie. J’aime écrire autant que je déteste ça. Mais je ne changerai l’écriture pour rien au monde.

    Squat that Brain : Qui sont les écrivains qui vous inspirent le plus ? Et que peut-on trouver dans votre bibliothèque ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que mon inspiration change à chaque fois que je découvre de nouveaux livres et tombe sous leur charme. Mais, bien-sûr, il y a certains romans qui m’ont profondément marquée et auxquels je suis reconnaissante, comme par exemple Restless par William Boyd, Bel Canto par Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle par Haruki Murakami, ou Days Without End par Sebastian Barry. Je lis beaucoup de romans de crimes et dans ce genre, mes préférés sont les livres de Henning Mankell, John Grisham, et Patricia Highsmith qui se trouvent en première position dans ma bibliothèque.
    J’aime aussi plonger dans la poésie et je relis souvent les poèmes de Adrienne Rich, Jackie Kay, et un poète polonais incroyable : Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : Comment s’est manifesté votre amour pour la littérature la toute première fois ? Et comment avez-vous commencé à écrire votre premier livre ?

    Aga Lesiewicz : L’écriture et la littérature ont toujours été une partie importante de ma vie. J’ai étudié la littérature anglaise à Warsaw University et plus tard à Lancaster University où j’ai effectué un troisième cycle : ma thèse était sur Virginia Woold.
    Mon premier vrai travail était à BBC World Service où j’étais productrice radio et présentatrice. Ensuite, j’ai travaillé dans la télévision et j’ai passé plusieurs années en tant que ‘’productrice promo’’ et réalisatrice, où j’ai réalisé des trailers de films et de programmes télé.
    Ces promos sont très courtes, en moyennes 30 secondes, ce qui équivaut à 6 lignes de script, ou à peu près 80 mots. Mais durant ces 30 secondes nous devons raconter une histoire, attirer l’attention des spectateurs pour qu’ils aillent regarder le film.
    Cela nous apprend à écrire brièvement, comment condenser beaucoup de drama en 6 lignes de script. Clairement, 80 mot c’est beaucoup moins que 80 mille mots, ce qui est la longueur moyenne d’un roman.
    Comment faire une transition de 80 à 80 000 mots? C’était naturel pour moi, parce que les circonstances étaient les bonnes.
    J’étais alitée chez moi après une chirurgie du genou, avec pas grand chose à faire et beaucoup de temps devant moi. Il faut du temps et du dévouement pour écrire un roman. J’ai lu quelque part qu’une histoire courte c’est un peu comme une aventure, un ‘’coup d’un soir’’, et un roman, c’est comme un mariage. Si nous nous engageons à écrire et si nous y restons fidèle, nous n’aurons pas à passer par un divorce.

    Squat that Brain : Avez-vous des habitudes d’écriture ? Préférez-vous écrire le matin, ou plutôt le soit, avant d’aller au lit, une tasse de thé ou de café entre les mains… ?

    Aga Lesiewicz : J’ai la chance de pouvoir travailler à plein temps en tant qu’écrivaine. Je commence ma journée avec une tasse de thé, en relisant mes écrits de la veille. Ca me permet de voir mon texte d’un nouvel oeil, de façon fraiche, et de décider de le garder, ou de m’en débarrasser et de réessayer. Il faut être exigent avec soi-même : des fois je me retrouve à supprimer de longues parties de mes textes, mais généralement, je trouve des parties qui sont assez bonnes à garder.
    Je me vois plus comme un artisan qu’un artiste. Bien entendu, écrire est un processus de création, mais il nécessite de la discipline : certains jours, il faut s’obliger à écrire même si nous ne nous sentons pas forcément inspiré. Je ne reste pas focalisée sur le nombre d’heures passés à écrire par jours, mais plutôt sur combien j’ai écrit et si j’en suis satisfaite.
    Durant un bon jour, je peux écrire une centaine de mots.
    Compter les mots peu paraitre banal, mais c’est la réalité d’être un écrivain à plein temps. Lorsque nous signons pour un livre avec un maison d’édition, ils stipulent la longueur du livre en se basant sur le nombre de mots.

    Squat that Brain : Quelle est la plus grande difficulté rencontrée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : La plus grande difficulté est le manqué de confiance en soi. Ecrire est une activité solitaire, et écrire un roman prend beaucoup de temps (plus d’un an, voire dans quelques cas, plusieurs années). C’est un gros investissement d’énergie et de temps, sans garantie de résultat. Si vous n’êtes pas en contrat avec une maison d’édition, vous prenez un grand risque en vous embarquant dans un nouveau projet : et si le nouveau livre n’est pas assez bien pour être publié ? Mais, au-delà de l’incertitude, je pense que c’est un risque qui en vaut la peine.

    Squat that Brain : Quelle est l’expérience qui vous a le plus marquée dans votre carrière d’écrivaine ?

    Aga Lesiewicz : Voir mon livre pour la première fois imprimé était un grand moment pour moi. C’était incroyable et à la fois un peu embarrassant de voir quelque chose qui a commencé simplement comme une poignée d’idées dans ma tête transformé en un objet tangible. Je trouve qu’une fois que notre livre est imprimé, il commence sa nouvelle propre vie. La connexion intime que j’avais avec lorsque je l’écrivais se perd soudainement. Une petite part de moi pleure cette perte, mais le sentiment le plus fort est celui de la fierté et de la joie.

    Squat that Brain : Lequel de vos livres en avez-vous préféré l’écriture ? Et pourquoi ?

    Aga Lesiewicz : C’était une experience différente à chaque fois. Lorsque j’écrivais mon premier livre Rebound (A perdre Haleine), je n’avais pas d’attente. C’était une question d’amusement. Je n’avais pas de maison d’édition, personne n’attendait que je rende un manuscrit et je ne savais pas si quelqu’un serait un jour intéressé par ce livre. Tout a radicalement changé lorsque j’ai signé un contrat, tout d’abord avec mon agentn puis avec une maison d’édition. L’amusement s’est soudainement transformé en quelque chose de plus sérieux. J’avais un autre livre à  rendre (Regarde-moi) et j’avais une deadline. Je savais qu’il y avait beaucoup de personne derrière mon livre : mon agent, les éditeurs, les correcteurs, les journalistes. C’était un peu stressant, mais ça m’a aussi donné une énorme confiance. Mais le processus d’écriture est resté le même dans les deux cas et j’ai aimé écrire mes deux livres autant.

    Squat that Brain : Quelle relation avez-vous aujourd’hui avec chacun de vos deux livres ?

    Aga Lesiewicz : Je trouve que lorsque notre livre arrive aux librairies, notre relation avec eux diminue. Le cordon ombilical a été coupé et le bébé est sorti, dans le monde, et n’est plus exclusivement le notre. Il est temps de le laisser vivre, de passer à autre chose. La relation la plus forte est toujours celle que j’ai avec le livre que je suis en train d’écrire.

    Squat that Brain : Est-ce qu’il vous arrive de vous attacher tellement à vos personnages que vous avez du mal à boucler la dernière ligne de votre livre et les ‘’laisser’’ ?

    Aga Lesiewicz : Oh oui. Toujours. Lorsque j’écris, je “vis” dans le monde créé dans le livre. J’ai avec moi l’intrigue et les personnages partout où je vais. Une fois le manuscrit fini, je me sens prise d’un énorme sentiment de perte. Je dois résister à la tentation de retourner dans ce monde imaginaire. Je dois littéralement m’empêcher de jouer avec et de vouloir constamment le modifier. Pareil pour les personnages. Lorsque j’écrivais Rebound, j’ai eu beaucoup de mal à tuer un personnage. Je savais que l’intrigue demandait à ce que ce soit fait, mais ça a été très difficile pour moi.

    Squat that Brain : D’après votre expérience, quel est le secret d’un bon écrivain, et d’un bon livre ?

    Aga Lesiewicz : Hahaha, si seulement je le savais ! Comme W. Somerset Maugham a dit une fois : « Il y a trois règles pour écrire un roman. Malheureusement, personnes ne sait ce qu’elles sont. »
    Chaque auteur a une façon différente d’écrire. D’après Zadie Smith, il y a essentiellement deux sortes d’auteurs : le macro-organisateur et le micro-manager. Les macro-organisateurs sont ceux qui créent toute la structure du roman avant d’en commencer l’écriture. Les micro-managers, eux, s’assoient, et écrivent, sans détailler le plan. Les deux façons d’approcher l’écriture sont correctes et peuvent mener à la réussite tout autant. Nous devons juste choisir la façon qui nous convient.
    Il y a beaucoup success stories dans le monde des livres, et chacune est différente. Je pense que le plus important pour un écrivain est de persévérer. Combien de fois avez vous entendu : ‘J’ai cette super idée de livre’’ ? Ma réponse est : ‘’et ? l’avez-vous écrit ?’’
    Vous ne pouvez savoir que vous avez un bon livre que lorsque vous l’avez écrit.

    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous à un écrivain, aujourd’hui ?

    Aga Lesiewicz : Divisez votre temps de façon égale entre l’écriture et la lecture. La lecture est pour un écrivain aussi importante que l’écriture.
    Ecrivez chaque jour, même lorsque vous n’avez pas d’inspiration.
    Ecoutez les critiques positives, mais ignorez les négatives.
    Iris Murdoch a dit : ‘’une mauvaise critique est même moins importante que le temps qu’il fait à Patagonia’’. Ce qui est vrai, sauf si vous vivez à Patagonia, bien-sûr.

    Squat that Brain : Un dernier mots pour vos lecteurs ?

    Aga Lesiewicz : Merci de me lire. J’espère que vous aimerez ‘’Regarde-moi’’

    Merci, Aga, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Squat that Brain est très honorée d’en apprendre plus sur vous et sur votre carrière ! Au plaisir de lire votre (vos) prochain(s) livre(s).

    Retrouvez ma critique de son dernier livre Regarde-moi ici 


    English interview

    A few days ago, I had the honor to interview Aga Lesiewicz on the occasion of the release of the french version of her book : Exposure.
    Here’s my exclusive review with Aga Lesiewicz.
    Interview Aga Lesiewicz

    Squat that Brain :Hello Aga,
    Could you please introduce yourself to Squathatbrain’s readers. Apart from your passion for writing, who is Aga Lesiewicz? What do you like? What do you hate? What are your passions? What did you dream of becoming when you were a little girl?

    Aga Lesiewicz : Hello Squat That Brain – and thank you for inviting me to your blog!
    I think I’ve always known, deep down, that I’m a writer. Throughout my professional career I’ve tried many different jobs, but they always involved, in some degree, writing. You ask what I wanted to become when I was a little girl – funnily enough, I wanted to be a writer. You could even say I started writing before I could write. My father was a film director and as a child I was aware that he was always looking for a good screenplay. So, when I was five-years old, I set out to ‘write’ a screenplay for my dad. It was more of a cartoon, really, and my drawings told a story titled ‘The Gourmand Goose’. Don’t ask me what it was about – it certainly involved a goose, who, despite its name, wasn’t all that keen on food…
    Thomas Mann said that a writer is somebody for whom writing is more difficult than it is for other people. Writing is certainly the most difficult thing I’ve ever done in my life. I both love it and hate it. And I wouldn’t swap it for anything else.

    Squat that Brain : Which writers inspire you the most? And what can we find in your library?

    Aga Lesiewicz : I find that my inspiration changes all the time as I come across new books and fall in love with them. But, of course, there are novels that have deeply influenced me over the years and I remain faithful to them: Restless by William Boyd, Bel Canto by Ann Patchett, The Wind-Up Bird Chronicle by Haruki Murakami, or Days Without End by Sebastian Barry, to list a few. I read a lot of crime fiction and within the genre my favourites are Henning Mankell, John Grisham, and Patricia Highsmith, whose books hold a prime position on my bookshelves. I enjoy dipping into poetry and I keep coming back to collections of poems by Adrienne Rich, Jackie Kay, and a wonderful Polish poet Wislawa Szymborska.

    Squat that Brain : How did your love for literature come to you the first time? How did you start writing your first book?

    Aga Lesiewicz : Writing, and literature, have always been an important part of my life. I studied English Literature at Warsaw University and later at Lancaster University where I did a post-graduate course: my thesis was on Virginia Woolf. My first ‘grown-up’ job was at the BBC World Service where I worked as a radio producer and presenter. Then I moved onto television and spent years working as a ‘promo producer’ and director, making trailers for TV programs and films. Promos are very short, usually 30 sec, which roughly translates itself into 6 lines of script, or about 80 words. But within those 30 seconds you have to tell a story, capture the viewers’ interest so they’ll watch the film. It teaches you how to write succinctly, how to pack in a lot of drama into 6 lines of script. Obviously 80 words is a long way away from 80 thousand words, which is an average length of a novel.
    How do you make the transition from 80 to 80 thousand? It felt quite natural for me, because the circumstances were right. I was sitting at home after my knee surgery, with not much to do and lots of time on my hands. You need time and commitment to write a novel. I’ve read somewhere that a short story is like an affair, a one-night-stand, and a novel is like a marriage. Hopefully, if you commit yourself to writing and remain faithful to it, you won’t have to go through a divorce.

    Squat that Brain : Do you have any writing habits? Do you prefer to write in the morning, in the evening before going to bed, a glass of coffee / tea in your hands…?

    Aga Lesiewicz : I’m lucky to be able to work full time as a writer. I start my day with a cup of tea, re-reading what I wrote the day before. It allows me to look at the text with fresh eyes and decide whether I should keep it, or scrap it and start again. You have to be ruthless with yourself: sometimes I end up deleting large chunks of text, but usually I find fragments that are good enough to keep.
    I see myself as an artisan rather than an artist. Of course writing is a creative process, but it requires discipline: on some days you have to push yourself despite not feeling particularly inspired. I don’t keep tabs on the number of hours I spend writing each day, what matters is how much I’ve written and whether I’m happy with it. On a good day I can manage about a thousand words. It may seem a bit mundane to count the words, but that’s the reality of being a professional writer. When you sign a book contract with a publisher, they stipulate the length of the book based on the word-count.

    Squat that Brain : What are the biggest issues you encountered/encounter in your writing career?

    Aga Lesiewicz : The biggest issue is self-doubt. Writing is a lonely occupation, and it takes over a year (or, in the case of some writers, several years) to write a novel. It’s a serious investment of energy and time, without a guaranteed outcome. If you aren’t under a contract with a publisher, you’re taking a huge risk embarking on a new project: what if the new book won’t be good enough to get published? But, despite the uncertainty, I think it’s a risk worth taking.

    Squat that Brain : What was the experience in your writer life that touched you the most?

    Aga Lesiewicz : Seeing my book for the first time in print was a huge moment for me. It was amazing and at the same time quite humbling to see something that started as just a handful of thoughts in my head transformed into a tangible object. I find that once your book is in print, it takes on its own life. The intimate connection I had with it when I was writing it is suddenly lost. A tiny part of me mourns the loss, but the overwhelming feeling is that of pride and joy.

    Squat that Brain : Which one of your books you preferred writing so far? And why?

    Aga Lesiewicz : It was a different experience each time. When I was writing my first book, Rebound (À Perdre Haleine) I had no expectations. It was all a bit of fun. I had no publisher, no one was waiting for me to deliver the manuscript and I didn’t know if anyone would ever get interested in it. It all changed radically once I signed a contract, first with my agent, and then with a publisher. Fun has suddenly turned into serious business. I had another book to deliver, Exposure (Regarde-Moi) and I had a deadline. I knew there was a huge army of people behind my book: my agent, the editors, the proofreaders, the publicists. It felt a bit daunting, but it also had given me a tremendous confidence boost. But ultimately, the process of writing remained the same in both cases and I enjoyed it equally.

    Squat that Brain : What relation do you have, today, with each one of your books?

    Aga Lesiewicz : I find that once your books hit the bookshops, your relationship with them diminishes. The umbilical cord has been cut and the baby’s out there, in the world, no longer exclusively yours. It’s time to let go, to move on. The strongest relationship I have is always with the book I’m currently writing. 

    Squat that Brain : Do you ever get too attached to your characters that you find it difficult to write the last sentence of the books and just let them “go”?

    Aga Lesiewicz : Oh, yes, all the time. While I’m writing, I ‘live’ in the world created in the book. I carry the plot and the characters in my head wherever I go. Once the manuscript is finished I feel a tremendous sense of loss. I have to resist the temptation of going back to that imaginary world. I literally have to forbid myself from playing with it and wanting to keep changing it. The same applies to the characters. When I was writing Rebound, I struggled with the concept of killing off a likeable character. I knew the plot demanded it, but it was extremely hard to do.

    Squat that Brain : According to your experience, what is the secret of a successful writer, and a successful book?

    Aga Lesiewicz : Hahaha! I wish I knew! As W. Somerset Maugham once said ‘There are three rules for writing a novel. Unfortunately, no one knows what they are.’
    Every writer has a different way of writing. According to Zadie Smith there are essentially two types of writers: macro-planners and micro-managers. Macro-planners create the whole structure of the novel before they start writing it. Micro-managers just sit down and write, without a detailed plan. Both ways of approaching writing are valid and can be equally successful. You just have to choose the one that suits you.
    There are many success stories in the world of books, and each of them is different. I think the most important thing for a writer is to persevere. How many times have you heard someone say ‘I have this great idea for a book.’? My answer is: ‘And? Have you written it?’
    You don’t know if you have a good book in you until you’ve written it.

    Squat that Brain : What advice would you give to a writer, today?

    Aga Lesiewicz : Divide your time equally between reading and writing. Reading is to a writer as important as writing.
    Write every day, even when the muse is having a day off.
    Listen to constructive criticism, but ignore bad reviews.
    Iris Murdoch said, ‘A bad review is even less important than whether it is raining in Patagonia.’ Which is true, unless you live in Patagonia, of course.

    Squat that Brain : Any last word to your readers?

    Thank you for being a reader. I do hope you’ll enjoy ‘Regarde-Moi’.

    Thank you, Aga, for taking the time to answer to my questions. Squathatbrain is very honored to know more about you and your career !Looking forward to reading you following book(s).

    Read my review of Exposure here 

  • Critiques,  Lecture,  Non classé,  review

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

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    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est un roman que j’ai reçu il y a quelques jours de la part des éditions French Pulp que je remercie pour l’exemplaire. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’avec l’énorme stress de mes partiels, il est arrivé au parfait moment !

    Comme je le dis souvent lorsque je parle de romans ”feel-good”, je suis très exigeante. Mais je commence à penser très sérieusement que 2018 est l’année où les auteurs de ces romans ont le plus et le mieux fait leurs preuves.

    Fred tente de mettre fin à ses jours, et alors qu’il est sur le point de le faire, deux dames beaucoup trop mignonnes (merci mon imagination de lectrice) le sauvent. Suite à ça, il découvre une communauté de ‘’suicidaires’’. Tous ensemble réapprendront à découvrir une toute nouvelle façon de voir la vie, apprendront à se réconcilier, petit à petit, avec la leur, et surtout avec eux-mêmes, grâce aux deux mamies.

    Dans ce roman, à la fois poignant, dur, réaliste et drôle, Frédéric Mars, dont je découvre la plume, aborde un sujet très important de manière intelligente -et non, il ne parle pas d’argent, comme ma soeur a pu croire en en découvrant le titre :p-.

    Il réussit à nous mettre le plus près possible des personnages, avec des détails qui nous donnent l’impression de vivre la scène avec eux. Par exemple, lorsque Fred se rend au lieu où il tentera de mettre fin à ses jours, l’auteur nous explique que ce dernier n’emportera que la monnaie pour prendre le bus, qu’il n’emmènera pas les clés de chez lui, et nous écrit ses pensées de façon claire, et très touchante.

    Pour faire court, ce roman est un gros coup de coeur qui vous entrainera ailleurs de beau, de meilleur, et qui vous fera sentir heureux, heureux d’être en vie.

    Note : 7,5/10 – Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche) est une vraie révélation que je vous conseille sans hésitation.

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    Tout le bonheur du monde (tient dans ta poche)

    All the happiness of the world (is in your pocket) is a french novel, appeared March 15th, not available yet in English, that I received a few days ago from French Pulp that I thank very much for the copy. And the least I can say is that with the enormous stress of my finals, the book arrived at the perfect moment !

    As I often say when I talk about feel-good books, I am very hard to satisfy. But I’m starting to think very seriously that 2018 is the year of these books, and it makes me as happy as it surprises me.

    Fred tries to commit suicide. And while he is about to do so, two old ladies too cute (at least, this is how I imagined them) save him. After that, he discovers a community of “suicidal people“. All together will learn to discover a whole new way of seeing life, learn to reconcile, little by little, with theirs, and especially with themselves, thanks to the two grannies.

    In this poignant, hard, realistic and funny novel, Frédéric Mars, who I discover only now, talks about a very important topic in an intelligent way – and no, he does not speak of money, as my sister might have believed, by discovering the title :p-.

    He manages to put us as close as possible to the characters, with details that give us the impression of living the scene with them. For example, when Fred goes to the place where he tries to end his life, the author explains that he only takes the money to catch the bus for one ride (as he isn’t planning any other one), that he doesn’t take his home keys, and we writes his thoughts clearly, in a very touching way.

    For short, this novel is a real crush that will take you elsewhere beautiful, better, and that will make you feel happy, happy to be alive.

    Note: 7/10 – All the happiness of the world is a revelation that I advise without any hesitation.

  • Ciné-Séries,  Non classé

    The Client List review

    Ma critique de série du jour est à propos de The Client List. C’est la dernière série que j’ai fini en entier et j’en ai pensé beaucoup de choses que vous découvrirez en  lisant mon article.

    Ex-Reine de beauté du Texas, Riley Parks se bat désormais chaque mois avec son mari pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, la crise ne les épargne pas. Et quand son époux se retrouve au chômage, Riley accepte un petit boulot dans un salon de massage. Elle découvre bien vite que les services proposés aux clients vont bien au-delà… Désespérée, acculée, elle n’a d’autre choix que de sombrer, elle aussi, dans la prostitution. Une double vie qui va s’avérer très difficile à gérer…

    The client list critique

    Le résumé avait l’air prometteur en le découvrant la toute première fois, mais malgré cette histoire qui aurait pu être très bien tournée, je me suis demandée tout au long de la série ce qui n’allait pas. Au final, et avec le recul, je pense que la réponse est TOUT. Je n’ai pas du tout trouvé cette série crédible. Combien de couples souffrant de GROS problèmes financiers vivent dans une belle maison dans votre entourage ? Personnellement, je n’en connais aucun. Combien de femmes n’ayant même pas de quoi acheter de cadeau d’anniversaire à leur mari trouvent les moyens d’être toujours parfaitement tirées à quatre épingles ? Hmmm….je ne pense pas en connaitre non plus.

    Vous l’aurez compris, le premier GROS problème de cette série est  la crédibilité. Pour faire court, il n’y a pas grand chose de crédible.  Cette femme qui se montre perspicace quant à ces pratiques du salon de massage et que l’on découvre beaucoup trop à l’aise très rapidement, en petite tenue. Ces hommes qui viennent tromper leurs femmes dans ce même salon  et qu’on a presque l’impression que le réalisateur cherche à justifier à chaque fois à travers leurs histoires, ou, pis encore, à leur donner raison… 

    Le deuxième –tout-aussi-  GROS problème, je vais le résumer en un mot, parce que je ne sais pas comment l’appeler autrement : bisounours. Une meilleure amie extrêmement fidèle, une maman (et mamie) compréhensive et très présente, des enfants mignons, des scènes mère-enfants beaucoup trop neuneus, des soucis qui finissent vite par être réglés, un chagrin d’amour (et pas n’importe lequel, c’est quand même le mari ET père qui est parti) très rapidement « comblé », des séances de prostitution (il faut le dire) qui tournent en séances de psychologie parce que Madamejesaistout saitvraimenttout. Ah, et on en parle des deux acteurs principaux qui ont l’air d’être tout droit sortis d’une série américaine pour ados ?

    Enfin bref, j’ai été énormément déçue parce que la féministe en moins avait très envie de découvrir le combat d’une mère célibataire, d’une femme abandonnée par son mari, et de comprendre tout ce que ça peut engendrer. Mais malheureusement, j’ai l’impression que cette série n’a pas été prise au sérieux.
    Je plaide coupable : je l’ai regardée en entier, parce que j’étais beaucoup trop curieuse de savoir comment ça allait finir. Ah, et cerise sur le gâteau, cette série n’a jamais été (et ne sera jamais) terminée, elle a été arrêtée.

    Note : 5/10 – une note sauvée par l’histoire -vraie, soit dit en passant-.


    My series review of the day is about The Client List. This is the last series that I finished and I thought a lot of things about it that you will discover reading my article.

    The series follows Riley Parks, who, after her husband abandons her and their children, leaving her in financial debt, accepts work at a day spa in her small Texas town, but refuses when she learns that for some clients the masseuses provide more than massages. But pressed to support her children, she relents and earns extra money through unspecified erotic services. As she deals with her children, her mother, her friends, the girls at the spa, and various men who want to romance her, Riley tries to keep her work in an erotic limbo a secret.

    The client list review

    The summary looked promising, but despite this story that could have been very well turned, I wondered all along the series what was wrong. In the end, and with hindsight, I think the answer is EVERYTHING. I did not find this series credible at all. How many couples with BIG financial problems live in a beautiful house in your neighborhood? Personally, I do not know any. How many women who do not even have enough money to buy birthday gifts for their husbands find ways to always be perfectly dressed? Hmmm …. I don’t think I know any either.

    As you can see, the first big issue of this series is credibility. In short, there was nothing much credible. This woman who is insightful about these practices of the massage salon and that we discover much too comfortable very quickly, lightly dressed. These men who come to cheat on their women in this same salon and that we almost feel that the producer seeks to justify each time through their stories, or even worse, to prove them right. 

    The second problem, I’ll summarize it in two worlds, because I don’t know how to call it otherwise : rainbows and butterflies, just like in fairy tails. An extremely loyal best friend, a mother (and grandma) extremely understanding and very present, cute children, mother-children scenes too much ”cute”, worries that quickly end up being resolved, a heartache very quickly “filled”, sessions of prostitution (because yes they are !) that turn to psychology sessions because MadameIknoweverything really does knoweverything. Ah, and can we talk about the two main actors who seem to be straight out of an American series for teens?

    Rating : 5/10 – a rating saved by the story – true, by the way -.

  • Ciné-Séries,  Non classé

    Riverdale review

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    Ok les amis… Je vais sans doute aucun m’attirer les foudres de tous les fans de Riverdale, mais je me dois d’être honnête avec vous. Pour commencer de la fin, j’ai une question existentielle à laquelle je n’arrive pas à trouver réponse : POURQUOI cet acharnement sur cette série ? Je ne comprends pas du tout…
    Pour les quelques personnes qui ne connaitraient toujours pas de quoi il s’agit, en voici le résumé :
    Sous ses airs de petite ville tranquille, Riverdale cache en réalité de sombres secrets. Alors qu’une nouvelle année scolaire débute, le jeune Archie Andrews et ses amis Betty, Jughead, et Kevin voient leur quotidien bouleversé par la mort mystérieuse de Jason Blossom, un de leurs camarades de lycée. Alors que les secrets des uns et des autres menacent de remonter à la surface, et que la belle Veronica, fraîchement débarquée de New York, fait une arrivée remarquée en ville, plus rien ne sera jamais comme avant à Riverdale…
    -Source : http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=18543.html

    Critique de la série Riverdale
    Parlons d’abord de l’histoire. J’avoue ne pas trop aimer les séries à la Gossip Girl (même si j’ai bien aimé GG, mais quand j’avais 14 ans hein), où les faits se passent dans des lycées, où on SAIT et VOIT que les acteurs ont plus de 24 ans chacun et qu’ils jouent le rôle d’ados de 16-17ans…m’enfin bon, ça reste un goût personnel, et ça ne se discute pas. Mais à part ce détail, je me disais que la série pourrait être sympa, et que l’histoire, bien que vue et revue, pourrait être intéressante à regarder si les faits sont bien tournés.
    Alors j’ai commencé, la tête pleine d’espoir (après tout, tout le monde en parlait, pourquoi être la seule à ne pas l’aimer ?).
    Au bout du premier épisode…hm, rien ne se passait, mais bon, il y a des séries comment ça où on a besoin de plus de temps pour se sentir vraiment dedans. Puis deuxième épisode…puis troisième, puis première saison. 13 épisodes après, j’attendais toujours quelque chose, je ne savais pas quoi, et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’enchainer avec la saison 2. Mais restons-en à la première pour l’instant.

    J’ai trouvé les personnages filles toutes détestables (est-ce que je suis la seule à trouver que Lili Reinhart en fait un peu trop ?), très fausses et énervantes. Les garçons, ça allait encore, mais rien de vraiment ouf… Des histoires d’amour très caricaturées, des pseudos amitiés  ultra bizarres, des clichés, des clichés, et encore des clichés
    En revanche, la fin de cette saison m’a donné de l’espoir, la suite pouvait être super et la série pouvait prendre une tournure très intéressante. La mort de  Jason a été expliquée, et bien que je me disais dans un petit coin de ma tête : bon maintenant qu’on sait pourquoi et comment il est mort, à quoi bon continuer la série ? Je me disais aussi : bon maintenant on peut passer à autre chose qui, je l’espère, sera beaucoup plus intéressante.

    En bref, Riverdale est une adaptation d’une BD du nom d’Archie, qui n’a apparemment pris que le côté neuneu de la BD (pourquoi avoir enlevé les zombies, pourquoi :’( ), pas super captivante du tout, mais si vous avez du temps à tuer…et que vous avez envie de vous faire votre propre avis, allez-y. Mais ne vous attendez pas à du grand cinéma.
    D’ailleurs, je commande la BD de ce pas, et à défaut de perdre votre temps à regarder la série, je vous invite à en faire autant !

    Note : 5/10 – vous pouvez trouver tellement mieux les gars…


    Ok guys … I’m probably going to attract the anger of all Riverdale fans, but I have to be honest with you. To start from the end, I have an existential question to which I can not find an answer : WHY all this (positive) noise around this series? I really don’t understand at all…

    For the few people who still don’t know what it is about, here is the summary:

    Under the air of a quiet little town, Riverdale actually hides dark secrets. As a new school year begins, the young Archie Andrews and his friends Betty, Jughead, and Kevin see their daily life turned upside down by the mysterious death of Jason Blossom, one of their high school classmates. As the secrets of each other threaten to rise to the surface, and the beautiful Veronica, freshly arrived from New York, makes a remarkable arrival in the city, nothing will ever be like Riverdale …

    Riverdale - season 1 review

    Let’s talk about the story first. I confess, I don’t like the Gossip Girl kind of series (although I liked GG, but when I was 13…), where everything happens in high schools, where we KNOW and see that the actors are over 24 years old each and they play the role of teenagers

    It remains a personal taste though, and it can’t be discussed. But apart from this detail, I thought that the series could be nice, and that the story, although seen over and over again, could be interesting to watch if the facts are well done.

    So I started, my head full of hopes (after all, everyone was talking about it, why be the only one not to like it?).

    At the end of the first episode … no crush, but there are some series that need more time to really get us. Then the second episode … then the third, then the first season. 13 episodes after, I was still waiting for something, I didn’t know what, and that’s why I decided to continue with season 2. But let’s stay at the first one for now.

    I found the girls characters all detestable (am I the only one to find that Lili Reinhart does a little too much?) very fake and annoying. The boys were okay, but nothing special… The events didn’t get me either, the love stories were very caricatural, the friendships ultra weird, everything was cliché, cliché, and again…cliché…

    Somehow, the end of this season gave me hope. The folloeing events could be great and the series could take a very interesting turn. Jason’s death was explained, and although I thought in a small corner of my head : good now that we know why and how he died, why continue the series? I also thought : well now we can move on to something else, which I hope will be much more interesting.

    Riverdale is an adaptation of a comic called Archie, that didn’t take all the events and the whole story of it (why remove the zombies, why :‘( ). The adaptation isn’t super captivating at all, but if you have time to kill … and need to watch what everyone is talking about since what seems like forever, go ahead, but do not expect a big scenario nor prestation.

    By the way, I am going to order the comic very soon, and I recommend you to do the same too, and not to waste your time watching the series…

    Rating: 5/10 – you can find so much better guys …

  • Découverte,  EDLS,  Extrait,  Non classé

    EDLS #31

    Beautiful means “full of beauty”. Beautiful is not about how you look on the outside. Beautiful is about what you’re made of. Beautiful people spend time discovering what their idea of beauty on this earth is. They know themselves well enough to know what they love. And they love themselves enough to fill up with a little of their particular kind of beauty each day.

    Love Warrior – Glennon Doyle Melton
    #1 New York Times Bestseller
    Description :
    Just when Glennon Doyle Melton was beginning to feel she had it all figured out – three happy children, a doting spouse, and a writing career so successful that her first book catapulted to the top of the New York Times bestseller list – her husband revealed his infidelity and she was forced to realize that nothing was as it seemed.
    A recovering alcoholic and bulimic, rock bottom was a familiar place to Glennon. In the midst of crisis, she knew to hold on to what she discovered in recovery: that her deepest pain has always held within it an invitation to a richer life. Love Warrior is the story of one marriage, but it is also the story of the healing that is possible for any of us when we refuse to settle for good enough and begin to face pain and love head-on.
    This astonishing memoir reveals how internalizing our culture’s standards of masculinity and femininity can make it impossible for men and women to ever really know one another – and it captures the beauty that unfolds when one couple commits to unlearning everything they’ve been taught so that they can finally, after thirteen years of marriage, fall in love.


    Résumé :
    Au moment même où Glennon Doyle Melton commence à croire qu’elle a tout réussi – trois enfants heureux, treize ans de mariage auprès d’un époux aimant et une carrière si exceptionnelle que ses livres se hissent aux premières places des best-sellers du New York Times -, son mari lui avoue ses infidélités et l’oblige à faire face à une réalité nettement moins glamour.
    Mais Glennon n’est pas femme à se laisser abattre. Confrontée dès son adolescence aux pires dépendances, drogue, alcool, boulimie, sexe facile, elle a déjà su se
    relever quand elle avait appris qu’elle attendait son premier enfant. Mais cette trahison
    ne va-t-elle pas tout remettre en cause ?
    Rescapée de l’amour, c’est l’histoire d’un mariage, mais c’est aussi la preuve que la
    guérison est accessible à tous ceux qui éprouvent les douleurs d’un amour déçu.
    Apprendre à s’accepter, à s’aimer, reprendre goût à la vie sont les fils conducteurs de cet incroyable témoignage que l’auteur résume ainsi : «Si vous avez à choisir entre votre mariage et votre âme, vous devez choisir votre âme.»
     

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    Créez votre blog en 4 étapes

    Etre blogueur est un projet pour plusieurs, et des fois même, il peut être un rêve pour certains. Mais c’est toujours la même chose : ça peut paraître dur, surtout lorsque nous n’y connaissons rien. On ne sait pas par où/par quoi commencer, vers qui nous diriger, quoi choisir.

    Ici, je vous explique comment créer votre blog en 4 étapes seulement.
    Tous ces conseils regorgent de mon expérience en tant que blogueuse, de mes expériences en entreprises en tant que Webmarketeuse, et aussi de ce que j’ai retenu de mes recherches en tant qu’amatrice de ce domaine (qui me passionne !).

    Le blogging pour les nuls. (5)
    1- Choisir sa thématique :
    Si vous parcourez Google, vous trouverez un nombre incalculable de blogs, en toutes les langues, dans tous les pays, et surtout, dans toutes les thématiques.
    Avant de créer votre blog, vous devez tout d’abord vous poser les questions suivantes :
               qu’est-ce qui me passionne ? qu’est-ce que je sais bien faire ?
    Ces questions peuvent paraître un peu bateau pour certains qui ont déjà trouvé leur voie, et savent depuis longtemps (toujours ?), ce qui les passionne. Si c’est le cas pour vous, tant mieux !
    Mais pour d’autres, cela peut être un réel défi que d’y trouver réponse. Mon astuce pour vous serait de vous diriger vers vos proches, ceux qui vous connaissent (vraiment, et pas à votre copain de soirées) depuis longtemps, ils sauront vous diriger vers des pistes intéressantes.
    La deuxième astuce, pour savoir s’il y a une audience assez importante pour votre thématique, Google Adwords vous aidera à connaitre le nombre de personnes qui cherchent sur Google un mot clé précis.
    Vous avez trouvé votre thématique ? C’est fait ? Félicitations ! Vous pouvez maintenant passer à l’étape suivante.

    2- Connaitre ses futurs concurrents :
    Cette étape est très importante. Prenez votre futur blog un peu comme si vous alliez créer une Entreprise, il faut absolument connaitre ses concurrents avant de se lancer, pour savoir où on met les pieds.
    Alors dans ce cas, il y a deux écoles : la première dit que si vous trouvez qu’il y a déjà plusieurs blogs dans votre thématique qui sont (très) connus, changez de thématique. La deuxième dit que peu importe le nombre et la qualité de ces blogs, cela ne devrait pas vous décourager, mais il vous faudra savoir vous démarquer. J’appartiens personnellement à cette dernière (yes we can !).
    Pour étudier la concurrence, rendez-vous sur Google (ah ! qu’est-ce qu’on ferait sans celui-ci !) et écrivez par exemple : blog de cuisine (si c’est votre thématique, hein 😀
     ), et parcourez les pages, découvrez vos futurs concurrents, retenez le positif, et le négatif aussi pour l’éviter plus tard, et surtout amusez-vous !
    3- Trouver un nom :
    Là, il n’y a pas vraiment de secret. Il faut faire appel à votre sens de créativité et faire une jolie trouvaille. Il y a tout de même des petits conseils à suivre :
    – Vous pouvez vous inspirer des concurrents : attention, s’inspirer, ça donne toujours des idées de voir ce que font les autres, ça entraine le cerveau à trouver de bonnes idées. Mais le but ici n’est pas de copier ! Ne traduisez pas le nom de votre concurrent non plus (non non, squat ce cerveau n’est pas une bonne idée 
    )
    – Choisissez un nom facile à retenir : il est conseillé d’éviter les noms qui ne veulent rien dire, et qui mènent à confusion.
    -Vérifiez que le nom choisi n’est pas pris : pour vérifier la disponibilité d’un nom de domaine, vous pouvez le faire très rapidement et gratuitement aussi sur plusieurs sites comme par exemple ici.
    Evitez les caractères spéciaux dans le nom, les tirets, ou même les lettres doublons, pour éviter que vos visiteurs fassent des erreurs à chaque fois pour éviter qu’ils en aient marre, et finissent par abandonner et ne plus vous rendre visite !
    -Demandez l’avis de vos proches une fois que vous aurez fait une liste de noms potentiels, pour savoir ceux qui plaisent le plus !

    NB : la meilleure astuce pour ne pas stresser (et passer des semaines !) à trouver LE nom est de se dire qu’on pourra toujours le changer par la suite !
    4- Trouver la plateforme idéale :

    Tout d’abord, vous devriez savoir que vous pouvez créer votre blog totalement gratuitement sur certaines plateformes comme WordPress, Wix, Blogger, Overblog et j’en passe. Dans ce cas-là, vous n’avez pas de nom de domaine, votre site sera comme suit –si vous choisissez WordPress par exemple- : www.votrenom.wordpress.com.
    Si vous souhaitez acheter un nom de domaine, et donc passer de www.votrenom.wordpress.com à www.votrenom.com (ou .fr / .org …), cela ne coûte que quelques dizaines d’euros par an, et vous pouvez le faire sur votre plateforme même si vous le souhaitez !
    Personnellement, j’utilise WordPress qui me convient, mais beaucoup peuvent préférer Blogspot ou Wix par exemple. C’est donc à vous de (très bien) vous documenter et de faire votre choix !

    Comme précisé en début d’article, je vous donne ici les étapes principales à suivre au tout début de la création de votre blog. Je vous invite à télécharger gratuitement ici le PDF gratuit sous forme de To-do list qui vous permettra d’organiser la création de votre blog en quelques étapes bien claires, et faciles !

    J’espère que cet article vous aura été utile. N’hésitez pas à me poser toutes vos questions en commentaire.

    Si vous êtes blogueur, quelles sont vos petits secrets/astuces qui vous ont aidé dans les premières étapes de la création de votre blog ?

    PDF GRATUIT : 4 étapes pour créer votre blog

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    Le blogging pour les nuls

    Vous connaissez ce genre de premières discussions où on vous demande ce que vous faites dans la vie, et que tout naïvement, vous dites que vous êtes (entre autres…) blogueurs ?

    Il y a plusieurs réactions à cela, et souvent, ces réactions contiennent des questions, ou laissent entendre que la personne ne comprend pas vraiment ce qu’est le blogging. Voici quelques informations qui vous seront certainement utiles, et qui rendront la suite de la conversation beaucoup plus agréable  ….

    Le blogging pour les nuls. (4)

    • Mais…c’est quoi vraiment être blogueur ?

    Cette question m’a été posée des centaines de fois, que ce soit par ma famille, ou même par des jeunes de mon entourage (et non, il n’y a pas que les personnes âgées qui ne connaissent pas ce qu’est le blogging).
    Pour commencer, voici ce que Wikipedia dit :

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    Et qu’en pense alors notre très cher Larousse ?

    Capture d_écran 2018-05-11 à 20.15.15

    Pour faire plus simple, un blog c’est un site web qui peut être créé par n’importe qui (à condition de prendre le temps de se former un minimum), et qui contient des articles sur un sujet lambda. Il y a des centaines de thématiques de blogs, allant de la cuisine au voyage, en passant par la psychologie, le développement personnel, ou même la littérature. D’ailleurs, si tu ne connais pas Squat that Brain, la thématique principale de mon blog est les critiques littéraires (que j’ai commencées en 2015), mais je blogue aujourd’hui aussi sur les séries et films (rubrique en construction), et sur le blogging !
    Le rôle du blogueur est donc de créer, et gérer un site web (et des réseaux sociaux aussi, mais cela reste un choix), de se renseigner sur le sujet en question, et d’écrire des articles pouvant aider les lecteurs.

    • Tu fais donc partie de ces gens qui écrivent des bobards sur le net et se croient savants ?

    Comme je l’ai dit précédemment, créer un blog peut être fait par n’importe qui ; ce n’est donc pas une mission impossible. C’est pour cette raison que nous trouvons sur internet des centaines de milliers de blogs et de blogueurs. Certes, et comme partout, il y a des personnes qui se disent expertes dans un domaine, mais ne le sont pas et peuvent malheureusement communiquer des informations erronées sur un sujet. C’est donc pour cela qu’il faut être attentif, prudent, et ne pas croire tout ce que l’on lit. Mais ce n’est pas une règle en soi : les blogueurs ne sont pas tous là pour raconter de la m****. C’est un peu comme dans la vraie vie : ce n’est pas parce que le boulanger du quartier vend du pain dégueulasse que tous ceux de la ville le font, il faut trouver le boulanger qui vend le pain qui correspond le mieux à nos goûts et à ce que l’on recherche.

    • C’est un métier, ça, blogueur ?

    La réponse à cette question est : oui et non. Il y a peu de gens qui vivent du blogging. Souvent, les blogueurs font cela en parallèle à une activité professionnelle qui leur permet de payer leurs factures mensuelles (j’y reviens dans une prochaine question). Donc en terme d’argent, en faire un métier n’est pas donné à  tout le monde. Mais par contre, en terme de charge de travail, c’en est un.
    Voici quelques exemples de tâches que nous devons faire TOUS LES JOURS pour tenir notre blog et faire face à la concurrence :

    1. gérer le site web : il n’y a pas de fée cachée derrière notre ordinateur… si les visiteurs peuvent lire nos articles, c’est que quelqu’un s’occupe de régler tous les problèmes liés au site (et il y en a souvent…). Souvent, c’est le blogueur lui-même qui fait ça, sinon, certains font appel à des spécialistes, mais cela engendre forcément des coûts…
    2. s’occuper des réseaux sociaux : non, Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest et autres réseaux ne sont pas faciles à utiliser. Enfin, en théorie, oui, il suffit d’appuyer sur un bouton et notre publication est presque comme par magie faite. « Presque », parce qu’il y a tout un travail derrière, un travail qui est plus que nécessaire si l’on veut attirer du monde vers notre univers.
    3. écrire les articles : un article ne s’écrit pas seul, et un (bon) article nécessite souvent plusieurs heures (voire jours) de travail.
      Par exemple, pour écrire une critique littéraire, il faut trouver un livre, se le procurer, le lire (ce qui est souvent TRES long), se renseigner sur les conditions de son écriture, son écrivain, puis écrire son avis. Lorsqu’on me pose la question de combien de temps j’ai besoin pour écrire une critique, la réponse est : en moyenne trois jours.
    4. gérer les partenariats : certes, c’est extrêmement gratifiant de voir qu’une marque ou entreprise en général veut travailler avec nous. Mais pour honorer ses engagements, cela nécessite du temps, et surtout beaucoup d’organisation. Je reviendrai prochainement avec un article qui parle des partenariats avec les maisons d’édition, et qui explique comment ça se passe.
    • Tu fais ça pour l’argent ?

    Comme expliqué dans une question précédente, vivre d’un blog n’est absolument pas donné à tout le monde. En fait, ce que les gens ne savent pas c’est que gagner de l’argent d’un blog en général est très compliqué, et nécessite du temps, de l’investissement, du trafic…bref, de la patience, et surtout beaucoup de chance.
    Un blogueur ne gagne de l’argent de son blog qu’après plusieurs mois (voire plus) de travail assidu et acharné. Bien évidemment, je parle bien d’argent généré du blog directement, et non de sponsoring faits par des entreprises pour promouvoir un produit ou un service, là, on ne parle plus vraiment que de blogueur, mais d’influenceur web.
    Donc dire que l’on blogue pour de l’argent c’est un peu comme dire qu’on souhaite perdre plusieurs dizaines de kilos simplement en arrêtant de manger aux fastfoods ; c’est possible, mais ça prendra énormément de temps, il faudrait plutôt accompagner par un régime alimentaire plus strict et du sport, et c’est là qu’interviennent les réseaux sociaux…

    Pour être plus brève, le blogging est un domaine à la fois simple et complexe, qui nécessite beaucoup d’investissement, de patience, et surtout, de passion.

    Et vous, quelles sont les remarques et questions qui vous sont posées lorsque vous dites que vous êtes blogueur ?

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

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    EDLS #24

    What you’re supposed to do when you don’t like a thing is change it. If you can’t change it, change the way you think about it. Don’t complain.

    Wouldn’t take nothing for my Journey Now – Maya Angelou

  • Non classé

    EDLS #23

    You have brains in your head. You have feet in your shoes. You can steer yourself any direction you choose. You’re on your own. And you know what you know. And you are the one who’ll decide where to go…

    Oh, the places you’ll go ! – Dr Seuss