• Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

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    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

  • Lecture,  mood

    La journée de la santé en Lecture

    Aujourd’hui c’est la journée mondiale de la santé. Et en cette occasion, j’ai préparé une sélection de livres dont le personnage principal (ou un personnage proche) est atteint d’une maladie, et qui m’ont beaucoup touchée.

    Oscar et la Dame Rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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    Je me souviens encore de la première fois que j’ai lu ce livre. J’accompagnais ma nièce à une bibliothèque à Montréal, je suis tombée dessus, j’ai vu le nombre de page, je me suis dit allez, ok, avec un peu de chance je le finirai aujourd’hui même. Verdict, je n’ai pas bougé de ma chaise avant d’avoir bouclé la dernière page (et versé –en cachette- toutes mes larmes). Pour résumer l’histoire, c’est celle d’un petit garçon malade et hospitalisé, qui rencontre une dame à l’hôpital. Pour se sentir mieux, elle lui conseille d’écrire chaque jour une lettre à Dieu et de se confier à lui.

    Pour en savoir plus, lisez ma critique (en est-ce vraiment une ?) de ce livre ici.
    Sur une échelle de 1 à 10, le degré d’émotions était à 14, et non, je n’exagère absolument pas.
    No et moi – Delphine De Vigan
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    J’ai découvert ce livre il y a quelques années et mon Dieu quelle surprise, je l’avais lu en e-book parce que je ne savais plus quoi lire et que je me sentais carrément perdue dans mes lectures sans me doutais qu’il me bouleverserait autant.
    L’histoire tourne autour de No, jeune SDF à la vie dure et au quotidien ingérable, qui rencontre Lou, adolescente surdouée loin des préoccupations des jeunes de son âge. Elle essaye de se faire une place partout, dans sa classe, où rien ne lui est familier, à la maison, avec une mère souffrant d’une dépression dont elle n’arrive pas à sortir…
    Sur la même échelle, le degré d’émotions était à 9. J’ai fini le livre le coeur lourd et la tête pleine de leçons.

    Des souris et des hommes – John Steinbeck

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    Que dire de ce livre…rien, tout est dit ici. Lennie et George m’ont touchée au plus haut point avec une amitié forte et solide, un destin difficile et une vie cruelle.
    Vous vous demandez à combien ce livre m’a touchée ? 10, sur la même échelle.

    Si je reste – Gayle Forman

    9782915056808

    Mia, une jeune fille lors d’une sortie en famille, subit un accident suite auquel tout le monde décède, tout le monde sauf elle. Ce premier roman se passe dans une chambre d’hôpital où elle est entre la vie et la mort, perdue dans ses souvenirs et sa peur de revenir à la vie sans ses parents, sans son petit frère.
    Trouvez ma critique de ce livre et du deuxième Tome (Là où j’irai) ici.
    J’ai versé beaucoup trop de larmes en lisant ce livre, donc 10 est le degré adéquat d’émotions sur la même échelle.

    Nos étoiles contraires – John Green

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    Est-ce que ce livre se présente encore ? Pour les quelques personnes qui ne le connaissent pas (où étiez-vous ces dernières années ?), c’est l’histoire de Hazel, une adolescente atteinte d’un cancer, qui rencontre un garçon atteint d’une maladie incurable aussi. Les deux vivent une belle histoire d’amour très touchante (et contrariante aussi, j’ai prié tout le long pour que rien ne leur arrive), que rien, même pas la maladie, n’a pu  arrêter.
    Si vous me demandiez, sur une échelle de 1 à 10 combien j’ai pleuré en lisant ce livre : 11. Oui oui, rien que ça.
    PS : Si vous lisez le livre et que vous l’aimez, ne regardez pas le film ; restez sur cette belle note positive.

    Je pense que je vais m’arrêter là. Je me suis rendue compte, en écrivant cet article, que j’avais lu énormément de livres forts en émotions, mais qu’ils étaient tous assez anciens. Connaissez-vous un roman nouveau qui entre dans ces critères ?
    N’oubliez pas de prendre grand soin de vous, parce qu’il n’y a rien de plus important que la santé <3


    Today is World Health Day. And on this occasion, I prepared a selection of books whose main character (or a close character) is suffering from an illness, and that touched me a lot.

    Oscar and the Pink Lady – Eric-Emmanuel Schmitt

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    I still remember the first time I read this book. I accompanied my niece to a library in Montreal, I found it, I saw the number of pages, and I was like okay, I might finish it today. Verdict, I did not move from my chair before having closed the last page (and poured -secretly- all my tears).
    To summarize the story, it is about a sick and hospitalized little boy, who meets a lady in the hospital. To feel better, she advises him to write a letter every day to God and confide in him.
    On a scale of 1 to 10, the degree of emotions was 14, and no, I absolutely do not exaggerate.

    No and me – Delphine De Vigan

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    I discovered this book a few years ago and OMG what a surprise, I read it in e-book because I did not know what to read and I felt downright lost in my readings without suspecting that it would disturb me that much.
    The story revolves around No, a young homeless person with a hard life, who meets Lou, a teenager gifted, away from the concerns of young people of her age. She tries find a place for herself everywhere, in her class, where nothing seems familiar to her, at home, with a mother suffering from a terrible depression…
    On the same scale, the degree of emotions was at 9. I finished the book with a heavy heart and a head full of lessons.

    Of Mice and men – John Steinbeck

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    What to say about this book … nothing, everything is said in my review. Lennie and George touched me deeply with a powerful and strong friendship, a difficult destiny and a cruel life.
    Wondering how much this book has touched me? 10, on the same scale.

    If I stay – Gayle Forman

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    Mia has an accident after which all her family dies, everyone except her. This first novel takes place in a hospital room where she is somewhere between life and death, lost in her memories and her fear of coming back to life without her parents, without her little brother.
    I shed too many tears while reading this book, so 10 is the proper degree of emotions on the same scale.

    The fault in our stars – John Green

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    Do I really need to introduce this book ? For the few ones who do not know what it is about (where have you been these last years?), It’s the story of Hazel, a teenager with cancer, who meets a boy with an incurable disease too. Both live a beautiful and touching love story (and also disturbing, I prayed all along so that nothing happens to them), that nothing, not even the disease, could stop.
    If you asked me on the scale of 1 to 10 how much I cried while reading this book: 11. Yes yes, just that.
    PS: If you read the book and you like it, do not watch the movie; stay on this beautiful, positive note.

    I think I’ll stop there. I realized, while I was writing this article, that I had read a lot of emotional books, but that they weren’t all recent. Do you know a new novel that fits into these criteria?
    Do not forget to take good care of yourself, because there is nothing more important than health <3

  • Critiques,  Lecture

    Comment s’ouvrir à l’amour véritable ? – True Love

    Scroll down for the English version of the review.

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    Aujourd’hui, le 5 Avril est la date de sortie de Comment s’ouvrir à l’amour véritable partout en librairies françaises, et l’ayant reçu il y a quelques jours de la part des Editions Belfond (que je remercie chaleureusement), je vais vous dire très clairement ce que j’en ai pensé.

    Ce  livre d’un peu plus de 300 pages est un recueil d’une professionnelle de la méditation qui vient nous donner ses conseils pour apprendre à s’aimer, et à aimer son entourage. Le style d’écriture est très clair et se lit extrêmement rapidement, et les chapitres sont bien différenciés et séparés par thématiques.

    Sharon Salzberg explique toutes les notions qu’elle évoque de façon simple et claire, en s’appuyant sur des exemples de personnes rencontrées dans sa carrière. Ses chapitres commencent par des observations et analyses, accompagnées d’explications pour nous familiariser avec la notion en question.
    Les témoignages, qui sont à trouver un peu partout, sont très importants, surtout lorsque nous lisons des livres sur le développement personnel avec des aprioris ; ils viennent nous tirer de nos pensées et nous montrer le vécu d’autrui, loin de toute théorie. L’auteure nous propose des exercices à mettre en pratique, et là encore, coup de coeur ; c’est exactement la petite cerise qui manquait à son gâteau. Les exercices et la méditation proposés sont réalisables par tous, et pour les avoir testé, ils font réellement du bien.

    J’aimerai tout de même préciser que Comment s’ouvrir à l’amour véritable n’est pas un livre qui s’intéresse aux couples comme j’ai pu entendre dire ; il vient plutôt nous apprendre à nous aimer nous-même, puis ensuite à mieux aimer ceux qui nous entourent. C’est un livre à lire quelle que soit votre situation; si vous vous sentez mal dans votre peau, lisez-le, et si vous sentez déjà que vous vous aimez, lisez-le quand-même parce que, dans tous les cas, vous vous sentirez mieux, et vous en sortirez grandis.

    Je ne vous cache pas que je suis assez perplexe quant à cette critique, parce qu’en toute honnêteté, je n’ai absolument RIEN à critiquer. Le texte est parfait, Sharon sait EXACTEMENT comment diluer toutes les idées psychologiques qui paraissent en temps normal d’une complexité incomparable, en les rendant simples, réalistes, et en nous faisant sentir que non seulement nous en sommes capables, mais aussi que nous le méritons.

    J’avouerai qu’en ouvrant ce livre et en tombant sur cette phrase au niveau de la préface (écrite par Fabrice Midal) qui confie que Sharon Salzberg avait changé sa vie, je me suis dit que ce serait très certainement encore un énième livre à l’eau de rose et un peu bisounours. Mais après l’avoir fini, je me rends compte plus que jamais que c’est vrai ; Comment s’ouvrir à l’amour véritable VA vous changer la vie, à condition d’en faire bon usage.

    Je ne vais pas vous conseiller ce bouquin comme je le fais pour les romans que je critique sur mon blog, qui sont agréables à lire certes. Je vais seulement vous dire que si vous le lisez, et vous devriez, votre vie ne sera plus jamais la même.

    PS : découvrez mon interview exclusive avec Sharon Salzberg ici <3


     

    April 5th is the release date of the french version of True love by Sharon Salzberg everywhere in French bookshops. Having received it a few days ago from Belfond Publishing (whom I thank warmly), I will tell you very clearly what I thought of it.

    Containing a little more than 300 pages, True love is written by a professional of mediation who gives tips to learn to learn how to love ourselves, and to how love our entourage. The writing style is very clear and can be read extremely fast. The chapters are well differentiated and separated by themes.

    Sharon Salzberg explains all the concepts she evokes in a simple and clear way, using examples of people she met during her career. The chapters begin with observations and analyzes, accompanied by explanations to familiarize us with the notion in question. The testimonials evoked are very important, especially when we read books on personal development with some preconceived negative thoughts ; they come to draw us from our thoughts and to show us the experience of others, far from any theory. The author offers exercises to put into practice, and it’s exactly the little cherry that was missing from her cake. The exercises and meditation proposed are achievable by all, and to have tested them, they are really working.

    True love is not a book about couples as I’ve heard saying ; it teaches each one to love himself, and then to love those around us in the best and the healthiest way. It’s a book to read whatever your situation is ; if you feel bad about yourself, read it, and if you already feel that you love yourself, read it anyway because, in both cases, you will feel better, and you will come out grown up.

    I do not hide that I am quite perplexed about this review, because honesty, I have absolutely nothing to criticize. The text is perfect, Sharon knows EXACTLY how to dilute all the psychological ideas that normally appear very complexed, making them simple, realistic, and making us feel that we are able to get better, and also that we deserve it.

    I will admit that when I opened the book and by read that sentence at the preface (written by Fabrice Midal) which confides that Sharon Salzberg had changed his life. I told myself that it would certainly be yet another cheesy and commercial book, but after finishing it, I realize more than ever that it IS true; True love will change your life, only, of course, if you make good use of it.

    I will not advise you this book as I do for the novels that I review on my blog, – that are pleasant to read certainly-. I will only tell you that if you read it, -and you should-, your life will never be the same again.

    PS : discover my exclusive interview with Sharon Salzberg here <3

     

  • Critiques,  Lecture

    Comment s'ouvrir à l'amour véritable ? – True Love

    Scroll down for the English version of the review.

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    Aujourd’hui, le 5 Avril est la date de sortie de Comment s’ouvrir à l’amour véritable partout en librairies françaises, et l’ayant reçu il y a quelques jours de la part des Editions Belfond (que je remercie chaleureusement), je vais vous dire très clairement ce que j’en ai pensé.

    Ce  livre d’un peu plus de 300 pages est un recueil d’une professionnelle de la méditation qui vient nous donner ses conseils pour apprendre à s’aimer, et à aimer son entourage. Le style d’écriture est très clair et se lit extrêmement rapidement, et les chapitres sont bien différenciés et séparés par thématiques.

    Sharon Salzberg explique toutes les notions qu’elle évoque de façon simple et claire, en s’appuyant sur des exemples de personnes rencontrées dans sa carrière. Ses chapitres commencent par des observations et analyses, accompagnées d’explications pour nous familiariser avec la notion en question.
    Les témoignages, qui sont à trouver un peu partout, sont très importants, surtout lorsque nous lisons des livres sur le développement personnel avec des aprioris ; ils viennent nous tirer de nos pensées et nous montrer le vécu d’autrui, loin de toute théorie. L’auteure nous propose des exercices à mettre en pratique, et là encore, coup de coeur ; c’est exactement la petite cerise qui manquait à son gâteau. Les exercices et la méditation proposés sont réalisables par tous, et pour les avoir testé, ils font réellement du bien.

    J’aimerai tout de même préciser que Comment s’ouvrir à l’amour véritable n’est pas un livre qui s’intéresse aux couples comme j’ai pu entendre dire ; il vient plutôt nous apprendre à nous aimer nous-même, puis ensuite à mieux aimer ceux qui nous entourent. C’est un livre à lire quelle que soit votre situation; si vous vous sentez mal dans votre peau, lisez-le, et si vous sentez déjà que vous vous aimez, lisez-le quand-même parce que, dans tous les cas, vous vous sentirez mieux, et vous en sortirez grandis.

    Je ne vous cache pas que je suis assez perplexe quant à cette critique, parce qu’en toute honnêteté, je n’ai absolument RIEN à critiquer. Le texte est parfait, Sharon sait EXACTEMENT comment diluer toutes les idées psychologiques qui paraissent en temps normal d’une complexité incomparable, en les rendant simples, réalistes, et en nous faisant sentir que non seulement nous en sommes capables, mais aussi que nous le méritons.

    J’avouerai qu’en ouvrant ce livre et en tombant sur cette phrase au niveau de la préface (écrite par Fabrice Midal) qui confie que Sharon Salzberg avait changé sa vie, je me suis dit que ce serait très certainement encore un énième livre à l’eau de rose et un peu bisounours. Mais après l’avoir fini, je me rends compte plus que jamais que c’est vrai ; Comment s’ouvrir à l’amour véritable VA vous changer la vie, à condition d’en faire bon usage.

    Je ne vais pas vous conseiller ce bouquin comme je le fais pour les romans que je critique sur mon blog, qui sont agréables à lire certes. Je vais seulement vous dire que si vous le lisez, et vous devriez, votre vie ne sera plus jamais la même.

    PS : découvrez mon interview exclusive avec Sharon Salzberg ici <3


     

    April 5th is the release date of the french version of True love by Sharon Salzberg everywhere in French bookshops. Having received it a few days ago from Belfond Publishing (whom I thank warmly), I will tell you very clearly what I thought of it.

    Containing a little more than 300 pages, True love is written by a professional of mediation who gives tips to learn to learn how to love ourselves, and to how love our entourage. The writing style is very clear and can be read extremely fast. The chapters are well differentiated and separated by themes.

    Sharon Salzberg explains all the concepts she evokes in a simple and clear way, using examples of people she met during her career. The chapters begin with observations and analyzes, accompanied by explanations to familiarize us with the notion in question. The testimonials evoked are very important, especially when we read books on personal development with some preconceived negative thoughts ; they come to draw us from our thoughts and to show us the experience of others, far from any theory. The author offers exercises to put into practice, and it’s exactly the little cherry that was missing from her cake. The exercises and meditation proposed are achievable by all, and to have tested them, they are really working.

    True love is not a book about couples as I’ve heard saying ; it teaches each one to love himself, and then to love those around us in the best and the healthiest way. It’s a book to read whatever your situation is ; if you feel bad about yourself, read it, and if you already feel that you love yourself, read it anyway because, in both cases, you will feel better, and you will come out grown up.

    I do not hide that I am quite perplexed about this review, because honesty, I have absolutely nothing to criticize. The text is perfect, Sharon knows EXACTLY how to dilute all the psychological ideas that normally appear very complexed, making them simple, realistic, and making us feel that we are able to get better, and also that we deserve it.

    I will admit that when I opened the book and by read that sentence at the preface (written by Fabrice Midal) which confides that Sharon Salzberg had changed his life. I told myself that it would certainly be yet another cheesy and commercial book, but after finishing it, I realize more than ever that it IS true; True love will change your life, only, of course, if you make good use of it.

    I will not advise you this book as I do for the novels that I review on my blog, – that are pleasant to read certainly-. I will only tell you that if you read it, -and you should-, your life will never be the same again.

    PS : discover my exclusive interview with Sharon Salzberg here <3
     

  • Critiques,  Lecture

    Running man

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n’êtes personne.

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    L’histoire se passe en l’an 2025, Ben Richards est un père qui voit tous les jours sa petite fille de 18 mois sombrer de plus en plus dans la maladie, sans pouvoir la sauver. Il voit sa femme se battre, se prostituer, pour nourrir sa famille. Mais malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à payer les frais que la maladie de la petite engendre.

    Ben décide donc de prendre une décision radicale, qui changera sans doute l’avenir de toute sa famille, participer à un jeu diffusé sur le Libertel, pour remporter de l’argent qui sauvera son bébé. Il est alors retenu pour participer au plus dangereux des jeux, celui qui n’a jusque là connu aucun survivant : La Grande Traque. Ben a 30 jours pour survivre, et chaque heure passée lui fait gagner 100 dollars ; 30 jours pendant lesquels il doit échapper à des chasseurs en employant tous les moyens nécessaires et imaginables, et sa seule motivation est que Cathy, son enfant, aille mieux.

    Running Man est un délicieux thriller du talentueux Stephan King alias Richard Bachman, qui m’a fait très fortement penser à Hunger Games. Chaque chapitre commence par un compte à rebours, de quoi nous tenir en haleine du début à la fin. L’auteur nous décrit un monde brut et injuste, conduit par les plus fort, et où l’humanité n’a presque plus de valeur, où les pauvres n’ont presque plus de droit, un monde qui, au final, n’est pas si différent du nôtre. Le style d’écriture est cru, les mots ne sont pas pesés et peuvent paraitre durs, ce qui ressemble bien à l’histoire qui l’est tout autant.

    Le personnage principal est très captivant, très touchant : on s’attache très rapidement à lui, à sa personnalité, à sa famille, on comprend son combat, et on attend impatiemment d’en connaitre le résultat.

    Tous ces ingrédients font de Running Man un roman haletant et prenant, qui joue avec nos sentiments à chaque ligne et à chaque rebondissement, et qui nous donne envie de connaitre la finalité de tout ce combat qui est tout aussi beau qu’inhumain.

    Je le conseille à tous les amateurs de ‘’sensations fortes’’, autant pour le mélange de sensations qu’il procure, que pour son côté dénonciateur de cette société ‘’futuriste’’ qui ressemble finalement beaucoup trop à celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui.


    The story takes place in the year 2025, Ben Richards is a father who sees every day his little girl of 18 months sinking more and more into the disease, without being able to save her. He sees his wife fighting, prostituting herself, to feed her family. But despite all their efforts, they fail to pay for the expenses that small disease causes.

    Ben decides to participate to a game broadcast on the Libertel, to win money that will save his baby. He is then selected to participate to the most dangerous game, one that has not known any survivor : The Great Hunt. Ben has 30 days to survive, and every hour spent makes him earn money ; 30 days during which he must escape from hunters using all the necessary and imaginable means, and his only motivation is that Cathy, his child, goes better.

    Running Man is a thrilling thriller from the talented Stephan King aka Richard Bachman, who made me think very much about Hunger Games. Each chapter begins with a countdown that captivates us from the beginning to the end. The author describes a crude and unjust world, driven by the strongest, and where humanity has almost no value, where the poor has almost no right, a world that ultimately does isn’t so different from ours. The style of writing is raw, the words are not weighed and can seem hard, just like the story.

    The main character is very captivating, very touching : we care about him, his personality, his family, we understand his fight, and we wait impatiently to know the result.

    All these ingredients make Running Man a breathtakingly captivating novel, which plays with our feelings at every line and every bounce, and makes us want to know the purpose of all this terrible adventure that is just as beautiful as it’s inhuman.

    I recommend it to all fans of thrills, for the mixture of sensations that it provides, and for its denunciatory side of this “futuristic” society that ultimately looks far too much like the one in which we live today.

  • Critiques,  Lecture

    Oscar et la dame rose

    J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N’importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger, faut user de son intelligence. 

    Critique
    Oscar et la dame rose

    C’est la première fois depuis très longtemps que je lis un livre qui me tient en haleine tout le long, à ne plus pouvoir le lâcher, et qui réussit même à me voler quelques larmes (merci Eric !).
    Du haut de ses 10ans, Oscar découvre le pouvoir de Dieu qui n’était jusque là qu’un mythe à ses yeux, en lui écrivant chaque jour une lettre, comme le lui a recommandé sa fidèle alliée Mamie rose, et en lui demandant chaque jour une faveur.
    Ce court ouvrage d’Eric Emmanuel Schmitt est un recueil des lettres quotidiennes du petit malade, 12 jours avant sa mort, doté d’une maturité et d’un courage inébranlables.
    Ni son cancer au stade final, ni les visites hebdomadaires et froides de ses parents ne le font désespérer, bien au contraire, tout cela l’encourage d’avantage à vivre toute sa vie en douze courts jours, et à passer par toutes les périodes qu’un être humain en bonne santé traverse en temps normal, sans en louper aucune, et en en dévorant chaque petite miette, le tout sous le regard protecteur et admirateur de Mamie rose.
    Entre enfance, adolescence, coup de foudre, chagrin d’amour, âge adulte et problèmes de santé, le petit Oscar ne m’a pas laissée de marbre. Cette histoire condensée en moins de 100 pages a fait de moi la fille la plus émotive de la bibliothèque ce matin là, et pour cause : Eric Emmanuel Schmitt a l’air d’avoir été habité par son personnage; toutes les lettres écrites transmettaient une émotion, une fragilité et une force,une sincérité et une maturité sans faille -j’aurais juré que chaque mot était vraiment écrit par un enfant dans cette situation- !
    Aucun reproche pour ce petit chef-d’oeuvre, si ce n’est que c’était un peu trop court à mon goût (j’avais encore quelques larmes en réserves !)

  • Critique
    Critiques,  Lecture

    Le voleur de larmes

    Il avait parfaitement conscience que ses jours en tant qu’être humain opérationnel étaient comptés et les rares émotions qu’il ressentait sporadiquement le ramenaient systématiquement à sa femme et à l’enfant qu’il n’aurait jamais la chance de serrer dans ses bras.

    Critique
    Le voleur de larmes

    Je suis tombée, récemment, sur cette courte nouvelle d’Alain Bezançon que je n’ai pas hésité à lire, tellement j’ai trouvé le résumé original. L’histoire est plutôt attirante, Baldassatrio est un commerçant de larmes, qui les vole à leurs propriétaires pour les vendre aux plus riches, dans un monde où les larmes, les émotions et les sentiments se font très rares.
    Lorsque j’ai lu le synopsis, je me suis demandée comment l’auteur ferait pour développer un thème pareil, et une fois commencé, j’ai été plutôt surprise. Au bout des premières lignes, Alain a su me convaincre, mais malheureusement, pas pour très longtemps.
    Je vous explique; au tout début, il nous parle d’une petite fille, du passé, du présent, d’une communauté de riches qui boivent dans des vers de vin des larmes volées, pendant des soirées, ce qui a l’air plutôt sympa, et prometteur, mais plus les lignes passaient, plus je m’ennuyais.
    J’ai eu l’impression que l’auteur lui-même se perdait dans ses sauts temporels, dans ses descriptions un peu lourdes (et courtes, ce qui est bien dommage), et parfois même dans ses personnages, et qu’il n’était pas convaincu par ce qu’il essayait de nous transmettre. J’ai même eu l’impression que l’auteur était pressé, qu’il avait quelque chose à faire après l’écriture de sa nouvelle.
    J’ai pensé arrêter ma lecture au beau milieu, mais ma curiosité a fait que je tienne jusqu’au bout, il faut dire aussi que la nouvelle est courte, et que j’avais du temps devant moi, autrement je pense que mon impatience l’aurait emporté.
    Vous voyez les films sur lesquels vous tombez, à la télé, dont l’histoire est superbe, mais les comédiens beaucoup moins? C’est à eux que cette nouvelle m’a fait penser, et c’est vraiment dommage, peut-être que si Alain y avait consacré un peu plus de temps, ça aurait donné autre chose, qui j’en suis sure, aurait fait du bruit.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L'Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

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    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.
    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?
    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.
    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.
    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.
    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L’Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

    16117_aj_m_1375.pjpeg

    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.

    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?

    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.

    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.

    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.

    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.