• Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

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    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

  • Critiques,  Lecture

    Comment s’ouvrir à l’amour véritable ? – True Love

    Scroll down for the English version of the review.

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    Aujourd’hui, le 5 Avril est la date de sortie de Comment s’ouvrir à l’amour véritable partout en librairies françaises, et l’ayant reçu il y a quelques jours de la part des Editions Belfond (que je remercie chaleureusement), je vais vous dire très clairement ce que j’en ai pensé.

    Ce  livre d’un peu plus de 300 pages est un recueil d’une professionnelle de la méditation qui vient nous donner ses conseils pour apprendre à s’aimer, et à aimer son entourage. Le style d’écriture est très clair et se lit extrêmement rapidement, et les chapitres sont bien différenciés et séparés par thématiques.

    Sharon Salzberg explique toutes les notions qu’elle évoque de façon simple et claire, en s’appuyant sur des exemples de personnes rencontrées dans sa carrière. Ses chapitres commencent par des observations et analyses, accompagnées d’explications pour nous familiariser avec la notion en question.
    Les témoignages, qui sont à trouver un peu partout, sont très importants, surtout lorsque nous lisons des livres sur le développement personnel avec des aprioris ; ils viennent nous tirer de nos pensées et nous montrer le vécu d’autrui, loin de toute théorie. L’auteure nous propose des exercices à mettre en pratique, et là encore, coup de coeur ; c’est exactement la petite cerise qui manquait à son gâteau. Les exercices et la méditation proposés sont réalisables par tous, et pour les avoir testé, ils font réellement du bien.

    J’aimerai tout de même préciser que Comment s’ouvrir à l’amour véritable n’est pas un livre qui s’intéresse aux couples comme j’ai pu entendre dire ; il vient plutôt nous apprendre à nous aimer nous-même, puis ensuite à mieux aimer ceux qui nous entourent. C’est un livre à lire quelle que soit votre situation; si vous vous sentez mal dans votre peau, lisez-le, et si vous sentez déjà que vous vous aimez, lisez-le quand-même parce que, dans tous les cas, vous vous sentirez mieux, et vous en sortirez grandis.

    Je ne vous cache pas que je suis assez perplexe quant à cette critique, parce qu’en toute honnêteté, je n’ai absolument RIEN à critiquer. Le texte est parfait, Sharon sait EXACTEMENT comment diluer toutes les idées psychologiques qui paraissent en temps normal d’une complexité incomparable, en les rendant simples, réalistes, et en nous faisant sentir que non seulement nous en sommes capables, mais aussi que nous le méritons.

    J’avouerai qu’en ouvrant ce livre et en tombant sur cette phrase au niveau de la préface (écrite par Fabrice Midal) qui confie que Sharon Salzberg avait changé sa vie, je me suis dit que ce serait très certainement encore un énième livre à l’eau de rose et un peu bisounours. Mais après l’avoir fini, je me rends compte plus que jamais que c’est vrai ; Comment s’ouvrir à l’amour véritable VA vous changer la vie, à condition d’en faire bon usage.

    Je ne vais pas vous conseiller ce bouquin comme je le fais pour les romans que je critique sur mon blog, qui sont agréables à lire certes. Je vais seulement vous dire que si vous le lisez, et vous devriez, votre vie ne sera plus jamais la même.

    PS : découvrez mon interview exclusive avec Sharon Salzberg ici <3


     

    April 5th is the release date of the french version of True love by Sharon Salzberg everywhere in French bookshops. Having received it a few days ago from Belfond Publishing (whom I thank warmly), I will tell you very clearly what I thought of it.

    Containing a little more than 300 pages, True love is written by a professional of mediation who gives tips to learn to learn how to love ourselves, and to how love our entourage. The writing style is very clear and can be read extremely fast. The chapters are well differentiated and separated by themes.

    Sharon Salzberg explains all the concepts she evokes in a simple and clear way, using examples of people she met during her career. The chapters begin with observations and analyzes, accompanied by explanations to familiarize us with the notion in question. The testimonials evoked are very important, especially when we read books on personal development with some preconceived negative thoughts ; they come to draw us from our thoughts and to show us the experience of others, far from any theory. The author offers exercises to put into practice, and it’s exactly the little cherry that was missing from her cake. The exercises and meditation proposed are achievable by all, and to have tested them, they are really working.

    True love is not a book about couples as I’ve heard saying ; it teaches each one to love himself, and then to love those around us in the best and the healthiest way. It’s a book to read whatever your situation is ; if you feel bad about yourself, read it, and if you already feel that you love yourself, read it anyway because, in both cases, you will feel better, and you will come out grown up.

    I do not hide that I am quite perplexed about this review, because honesty, I have absolutely nothing to criticize. The text is perfect, Sharon knows EXACTLY how to dilute all the psychological ideas that normally appear very complexed, making them simple, realistic, and making us feel that we are able to get better, and also that we deserve it.

    I will admit that when I opened the book and by read that sentence at the preface (written by Fabrice Midal) which confides that Sharon Salzberg had changed his life. I told myself that it would certainly be yet another cheesy and commercial book, but after finishing it, I realize more than ever that it IS true; True love will change your life, only, of course, if you make good use of it.

    I will not advise you this book as I do for the novels that I review on my blog, – that are pleasant to read certainly-. I will only tell you that if you read it, -and you should-, your life will never be the same again.

    PS : discover my exclusive interview with Sharon Salzberg here <3

     

  • Critiques,  Lecture

    Comment s'ouvrir à l'amour véritable ? – True Love

    Scroll down for the English version of the review.

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    Aujourd’hui, le 5 Avril est la date de sortie de Comment s’ouvrir à l’amour véritable partout en librairies françaises, et l’ayant reçu il y a quelques jours de la part des Editions Belfond (que je remercie chaleureusement), je vais vous dire très clairement ce que j’en ai pensé.

    Ce  livre d’un peu plus de 300 pages est un recueil d’une professionnelle de la méditation qui vient nous donner ses conseils pour apprendre à s’aimer, et à aimer son entourage. Le style d’écriture est très clair et se lit extrêmement rapidement, et les chapitres sont bien différenciés et séparés par thématiques.

    Sharon Salzberg explique toutes les notions qu’elle évoque de façon simple et claire, en s’appuyant sur des exemples de personnes rencontrées dans sa carrière. Ses chapitres commencent par des observations et analyses, accompagnées d’explications pour nous familiariser avec la notion en question.
    Les témoignages, qui sont à trouver un peu partout, sont très importants, surtout lorsque nous lisons des livres sur le développement personnel avec des aprioris ; ils viennent nous tirer de nos pensées et nous montrer le vécu d’autrui, loin de toute théorie. L’auteure nous propose des exercices à mettre en pratique, et là encore, coup de coeur ; c’est exactement la petite cerise qui manquait à son gâteau. Les exercices et la méditation proposés sont réalisables par tous, et pour les avoir testé, ils font réellement du bien.

    J’aimerai tout de même préciser que Comment s’ouvrir à l’amour véritable n’est pas un livre qui s’intéresse aux couples comme j’ai pu entendre dire ; il vient plutôt nous apprendre à nous aimer nous-même, puis ensuite à mieux aimer ceux qui nous entourent. C’est un livre à lire quelle que soit votre situation; si vous vous sentez mal dans votre peau, lisez-le, et si vous sentez déjà que vous vous aimez, lisez-le quand-même parce que, dans tous les cas, vous vous sentirez mieux, et vous en sortirez grandis.

    Je ne vous cache pas que je suis assez perplexe quant à cette critique, parce qu’en toute honnêteté, je n’ai absolument RIEN à critiquer. Le texte est parfait, Sharon sait EXACTEMENT comment diluer toutes les idées psychologiques qui paraissent en temps normal d’une complexité incomparable, en les rendant simples, réalistes, et en nous faisant sentir que non seulement nous en sommes capables, mais aussi que nous le méritons.

    J’avouerai qu’en ouvrant ce livre et en tombant sur cette phrase au niveau de la préface (écrite par Fabrice Midal) qui confie que Sharon Salzberg avait changé sa vie, je me suis dit que ce serait très certainement encore un énième livre à l’eau de rose et un peu bisounours. Mais après l’avoir fini, je me rends compte plus que jamais que c’est vrai ; Comment s’ouvrir à l’amour véritable VA vous changer la vie, à condition d’en faire bon usage.

    Je ne vais pas vous conseiller ce bouquin comme je le fais pour les romans que je critique sur mon blog, qui sont agréables à lire certes. Je vais seulement vous dire que si vous le lisez, et vous devriez, votre vie ne sera plus jamais la même.

    PS : découvrez mon interview exclusive avec Sharon Salzberg ici <3


     

    April 5th is the release date of the french version of True love by Sharon Salzberg everywhere in French bookshops. Having received it a few days ago from Belfond Publishing (whom I thank warmly), I will tell you very clearly what I thought of it.

    Containing a little more than 300 pages, True love is written by a professional of mediation who gives tips to learn to learn how to love ourselves, and to how love our entourage. The writing style is very clear and can be read extremely fast. The chapters are well differentiated and separated by themes.

    Sharon Salzberg explains all the concepts she evokes in a simple and clear way, using examples of people she met during her career. The chapters begin with observations and analyzes, accompanied by explanations to familiarize us with the notion in question. The testimonials evoked are very important, especially when we read books on personal development with some preconceived negative thoughts ; they come to draw us from our thoughts and to show us the experience of others, far from any theory. The author offers exercises to put into practice, and it’s exactly the little cherry that was missing from her cake. The exercises and meditation proposed are achievable by all, and to have tested them, they are really working.

    True love is not a book about couples as I’ve heard saying ; it teaches each one to love himself, and then to love those around us in the best and the healthiest way. It’s a book to read whatever your situation is ; if you feel bad about yourself, read it, and if you already feel that you love yourself, read it anyway because, in both cases, you will feel better, and you will come out grown up.

    I do not hide that I am quite perplexed about this review, because honesty, I have absolutely nothing to criticize. The text is perfect, Sharon knows EXACTLY how to dilute all the psychological ideas that normally appear very complexed, making them simple, realistic, and making us feel that we are able to get better, and also that we deserve it.

    I will admit that when I opened the book and by read that sentence at the preface (written by Fabrice Midal) which confides that Sharon Salzberg had changed his life. I told myself that it would certainly be yet another cheesy and commercial book, but after finishing it, I realize more than ever that it IS true; True love will change your life, only, of course, if you make good use of it.

    I will not advise you this book as I do for the novels that I review on my blog, – that are pleasant to read certainly-. I will only tell you that if you read it, -and you should-, your life will never be the same again.

    PS : discover my exclusive interview with Sharon Salzberg here <3
     

  • Critiques,  Lecture

    Running man

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n’êtes personne.

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    L’histoire se passe en l’an 2025, Ben Richards est un père qui voit tous les jours sa petite fille de 18 mois sombrer de plus en plus dans la maladie, sans pouvoir la sauver. Il voit sa femme se battre, se prostituer, pour nourrir sa famille. Mais malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à payer les frais que la maladie de la petite engendre.

    Ben décide donc de prendre une décision radicale, qui changera sans doute l’avenir de toute sa famille, participer à un jeu diffusé sur le Libertel, pour remporter de l’argent qui sauvera son bébé. Il est alors retenu pour participer au plus dangereux des jeux, celui qui n’a jusque là connu aucun survivant : La Grande Traque. Ben a 30 jours pour survivre, et chaque heure passée lui fait gagner 100 dollars ; 30 jours pendant lesquels il doit échapper à des chasseurs en employant tous les moyens nécessaires et imaginables, et sa seule motivation est que Cathy, son enfant, aille mieux.

    Running Man est un délicieux thriller du talentueux Stephan King alias Richard Bachman, qui m’a fait très fortement penser à Hunger Games. Chaque chapitre commence par un compte à rebours, de quoi nous tenir en haleine du début à la fin. L’auteur nous décrit un monde brut et injuste, conduit par les plus fort, et où l’humanité n’a presque plus de valeur, où les pauvres n’ont presque plus de droit, un monde qui, au final, n’est pas si différent du nôtre. Le style d’écriture est cru, les mots ne sont pas pesés et peuvent paraitre durs, ce qui ressemble bien à l’histoire qui l’est tout autant.

    Le personnage principal est très captivant, très touchant : on s’attache très rapidement à lui, à sa personnalité, à sa famille, on comprend son combat, et on attend impatiemment d’en connaitre le résultat.

    Tous ces ingrédients font de Running Man un roman haletant et prenant, qui joue avec nos sentiments à chaque ligne et à chaque rebondissement, et qui nous donne envie de connaitre la finalité de tout ce combat qui est tout aussi beau qu’inhumain.

    Je le conseille à tous les amateurs de ‘’sensations fortes’’, autant pour le mélange de sensations qu’il procure, que pour son côté dénonciateur de cette société ‘’futuriste’’ qui ressemble finalement beaucoup trop à celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui.


    The story takes place in the year 2025, Ben Richards is a father who sees every day his little girl of 18 months sinking more and more into the disease, without being able to save her. He sees his wife fighting, prostituting herself, to feed her family. But despite all their efforts, they fail to pay for the expenses that small disease causes.

    Ben decides to participate to a game broadcast on the Libertel, to win money that will save his baby. He is then selected to participate to the most dangerous game, one that has not known any survivor : The Great Hunt. Ben has 30 days to survive, and every hour spent makes him earn money ; 30 days during which he must escape from hunters using all the necessary and imaginable means, and his only motivation is that Cathy, his child, goes better.

    Running Man is a thrilling thriller from the talented Stephan King aka Richard Bachman, who made me think very much about Hunger Games. Each chapter begins with a countdown that captivates us from the beginning to the end. The author describes a crude and unjust world, driven by the strongest, and where humanity has almost no value, where the poor has almost no right, a world that ultimately does isn’t so different from ours. The style of writing is raw, the words are not weighed and can seem hard, just like the story.

    The main character is very captivating, very touching : we care about him, his personality, his family, we understand his fight, and we wait impatiently to know the result.

    All these ingredients make Running Man a breathtakingly captivating novel, which plays with our feelings at every line and every bounce, and makes us want to know the purpose of all this terrible adventure that is just as beautiful as it’s inhuman.

    I recommend it to all fans of thrills, for the mixture of sensations that it provides, and for its denunciatory side of this “futuristic” society that ultimately looks far too much like the one in which we live today.

  • Critiques,  Non classé

    Fahreinheit 451

    Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.

    Ray Bradbury
    Critique littéraire du livre Fahreinheit 451

    Imaginez un monde où la culture est interdite, où la lecture est prohibée, où la liberté d’expression n’est plus… Imaginez un monde où les pompiers, au lieu d’éteindre le feu, l’allument.
    Imaginez un livre où l’on brule des livres…
    C’est ce dont Fahreinheit451 parle, un chef-d’œuvre des années 50 n’ayant pris aucune ride, et très joliment écrit par le talentueux Red Bradbury.
    L’histoire parle d’un monde où les livres ne sont plus permis, où les pompiers ont pour métier de les détruire, de bruler toutes les maisons où il y en a…et tant pis si des personnes s’y trouvent. Des pompiers qui jouissent à la simple vue de flammes, qui se trouvent un plaisir à les nourrir. Un monde où la réflexion n’est plus permise, où les gens sont semblables à des machines, à des robots, préalablement réglés par l’Etat, dépourvus d’observation, de critique, de rêves, de sentiments.
    Un des pompiers, Guy Montag, membre de la brigade 451, fait une étrange rencontre avec une étrange jeune fille, Clarisse. Cette rencontre sème en lui le doute, le pousse à se poser des questions sur les livres et leur pouvoir, sur son métier, sur sa vie personnelle, sur tout ce qui l’entoure…. Puis il décide d’aller au bout de ses questionnements, et de trouver réponse à tout ce qui l’intrigue, quel qu’en soit le prix.
    Red Bradbury est plus qu’un écrivain ; c’est un visionnaire. Il y a plus 60 ans, Fahreinheit 451 est né, et depuis, d’année en année, nous nous approchons de plus en plus de ce monde qu’a imaginé Red. Ce livre n’est pas qu’une science-fiction, mais un ouvrage de réflexion « actuelle », j’utilise des guillemets car il a été écrit en 1953, et me semble aujourd’hui plus que jamais d’actualité, dans un monde où la parole est contrôlée quant à certains sujets, où la télé-réalité devient le passe-temps favori des populations du monde, où la loi du plus fort règne…
    En bref, Fahreinheit 451 est ce livre qui changera sans doute votre façon de voir les choses. Avec pas plus de quelques 200 pages écrites avec un style très accessible, et des rebondissements qui vous tiendront en haleine du début à la fin, c’est un livre à vous procurer au plus vite, et à dévorer sans aucune modération.


    Imagine a world where culture is forbidden, where reading is banned, where freedom of expression doesn’t exist… Imagine a world where firefighters, instead of extinguishing the fire, light it. Imagine a book in which books burn…

    That’s what Fahreinheit 451 is about. A 50s masterpiece that has not aged, and beautifully written by the talented Red Bradbury.

    The story is about a world where books are no longer allowed, firefighters have as job to destroy them, to burn all the houses where they are… and too bad if people are living there. Firefighters who enjoy the simple sight of fire, who find a pleasure feeding it. A world where reflection is no longer permitted, where people are like machines, robots, previously regulated by the state, devoid of observation, criticism, dreams and feelings.

    One of the firemen, Guy Montag, a member of the 451 brigade, makes a strange meeting with a strange girl, Clarisse. This meeting sows doubt in him, pushes him to ask questions about books and their power, about his job, about his personal life, about everything around him…. Then he decides to find an answer to everything that intrigues him, no matter what it would cost.

    Red Bradbury is more than writer; he is a visionary. More than 60 years ago, Fahreinheit 451 was born, and since then, from year to year, we come closer and closer to this world that Red imagined. This book is not only a science fiction, but a “current” book of reflection, I use quotation marks because it was written in 1953, and seems to me today more relevant than ever, in a world where speech is controlled on certain subjects, where reality shows become the favorite pastime of the world’s populations, where the law of the strongest reigns …

    In short, Fahreinheit 451 is this book that will undoubtedly change your way of seeing things. With no more than 200 pages written with a very accessible style, and twists that will keep you in suspense from the beginning to the end, it’s a book to get as soon as possible, and devour without any moderation.

  • Critiques,  Non classé

    Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une.

    Pour dire ce que vous avez à dire, faites plutôt une F.E.T.E.
    Ce sont des initiales :
    F, vous rappelez les Faits qui vous ont contrariée.
    E, vous exprimez votre Emotion, ce que vous en avez ressenti.
    T et E, vous proposez un Terrain d’Entente, une solution gagnant-gagnant pour les deux parties.

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    Après une reconversion littéraire et beaucoup plus d’attirance pour les livres sur le développement personnel, j’ai découvert il y a peu Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une, écrit par Raphaëlle Giordano.
    J’avoue avoir eu un gros coup de cœur pour le titre, que j’ai lu pile-poil dans une période de critique existentielle sur ma vie, et j’ai su qu’il me le fallait à tout prix.
    Mon avis est mitigé ; j’ai aimé et détesté à la fois ce bouquin que j’ai très rapidement lu, je vous explique pourquoi.
    Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une commence de façon douce et attrayante ; on fait la connaissance de Camille, cette jeune trentenaire qui a une vie sympa, mais qui n’est pas heureuse. Jusque-là, tout allait bien. Je trouvais l’idée de combiner roman et livre psychologique très sympa et une bonne manière de joindre l’utile à l’agréable, en mélangeant histoire fictive (dans laquelle plusieurs personnes peuvent se retrouver), à ce qui promettait être une encyclopédie de conseils thérapeutiques.
    Ensuite, elle rencontre un homme, routinologue, qui lui propose de l’accompagner dans sa quête du ‘’bonheur’’, ce qu’elle accepte évidemment. Jusque-là, encore ; tout va bien. J’avais hâte de vivre avec Camille cette aventure, et de trouver, d’une certaine façon, des conseils à ma propre vie.
    Puis après, vient la partie sensée être la plus intéressante. Camille se confie, Claude, le routinoglogue, l’accompagne, la conseille, en gros ; la coache, en lui donnant des astuces, des méthodes, pour se sentir épanouie et heureuse. Et là, ça a été pour moi la GROSSE déception. Tout a l’air simple, parfaitement simple, comme un jeu d’enfant. Les conseils sont bien, certes, mais tellement prévisibles. Et Camille, elle, dit amen à tout, et exécute tout ce qui lui est demandé, sans poser des questions, ni à Claude, ni à elle-même.
    Ayant personnellement suivi une thérapie, je trouve ça malhonnête de la part d’une psychologue de donner l’impression qu’être heureux, c’est simple. On croirait presque qu’entre les lignes, Raphaëlle s’adresse à tous les malheureux du monde en les accusant de ne pas faire ce qu’il faut ; on se sent coupable de ne pas être épanoui, et ça, c’est très agaçant.
    En bref, Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en as qu’une est un livre facile et rapide à lire, agréable si et seulement s’il est pris à la légère. Lisez-le si vous avez du temps à tuer et une envie de légèreté, mais ne vous attendez surtout pas à ce qu’il vous change la vie.
    Et vous, qu’avez-vous pensé de ce livre ?

  • Critiques,  Non classé

    Lorsque j’étais une oeuvre d’art

    – Laissez moi tranquille. Je suis en train de me suicider.
    -Oui, oui… j’avais remarqué… je vous proposais justement d’attendre vingt-quatre heures…
    – Non.
    – Qu’est-ce que vingt-quatre heures, quand on a déjà raté sa vie ?
    Critique littéraire
    Lorsque j’étais une oeuvre d’art

    Le monde d’aujourd’hui manque de plus en plus d’originalité, mais heureusement qu’Eric Emmanuel Schmitt existe ! Lorsque j’étais une oeuvre d’art à mon sens est une oeuvre d’art.

    Cette critique peut prendre un tournent philosophique, et c’est justement tout le but de ce roman de moins de 300 pages, qui nous fait remémorer chaque pensée négative eue à l’égard de nous-même.

    Tazio est au bout, il a touché le fond. Il se sent inférieur comparé à ses frères, inexistant aux yeux de la société et du monde entier. Il veut en finir. Mais, voyez-vous, c’est lorsque nous nous y attendons le moins que les choses les plus improbables nous arrivent. Alors qu’il s’apprête à mettre fin à ses jours, au bord d’une falaise qui ne laisse aucun espoir de deuxième chance, c’est un homme mystérieux qui vient interrompre ce qu’il voulait être ses derniers instants pour la lui donner, sa deuxième chance.

    A première vue, Zeus est le héros qui va sortir Tazio de sa misère, qui va enfin lui offrir cette reconnaissance tant attendue et rêvée; il lui propose de devenir une oeuvre d’art, exposée devant des milliers de personnes qui viendraient spécialement en admirer la beauté. Tazio accepte et voit sa vie changer, mais aussi son corps, en devenant très différent de ce qu’il aurait pu imaginer devenir un jour.

    Une ultime rencontre que Tazio fait, avec Fiona, vient conclure ce court roman avec de très jolies leçons de vie, plus ou moins prévisibles, certes, mais aussi extrêmement réalistes, tout en ajoutant à l’histoire une touche fine et subtile de romantisme, sans trop en faire, juste ce qu’il faut.

    Je pense sincèrement que Schmitt est l’une des révélations de ce siècle. Ses écrits sont des dénonciations, en l’occurrence celui-ci, publié en 2004, qui décrit de façon détaillée les stéréotypes de la jeunesse d’aujourd’hui, reliés à se besoin de reconnaissance pour être enfin ‘’bien’’ dans sa peau, de cette forte envie d’être une personne vue, entendue et admirée par autrui pour enfin l’être par soi-même. Aujourd’hui, le taux de suicide ne cesse de grimper, parce que des personnes comme Tazio, tombant dans ce piège qui d’après moi est LE piège du moment, relatif au complexe d’infériorité et du besoin de reconnaissance ne réussissent pas à mettre la main sur le contentement et la sérénité intérieurs.

    Et si le bien-être se trouvait juste à côté?

    Abla