• Bien-être,  Découverte

    J’ai testé la culotte de règles : retour sur expérience

    Hello tout le monde,

    Aujourd’hui, c’est un article assez spécial que je vous propose. Il y a quelques semaines, je vous parlais sur instagram de mon envie de partager plus de choses avec vous, et c’est ainsi que cette nouvelle rubrique est née. Après vous avoir parlé de dépression et de toutes mes astuces pour la vaincre, ou encore de pourquoi j’ai décidé d’arrêter le sucre, aujourd’hui, nous irons encore un peu plus dans l’intimité puisque nous parlerons de règles !

    Depuis un petit moment déjà, j’en avais plus que marre de mettre des matières ‘’chimiques’’ en contact avec une partie aussi sensible de mon corps pendant plus ou moins 7 jours chaque mois. J’ai commencé à m’intéresser à tous les moyens de m’en débarrasser, tout en me protégeant, et en évitant tout accident durant la journée.
    Et là, j’ai découvert les culottes de règles, et Fempo m’en a gentiment envoyées pour que je les teste, et que je vous fasse un retour honnête de ce que j’en pense.

    Alors, qu’est ce qu’une culotte de règles ?

    Tout simplement, une culotte de règle…c’est une culotte que vous pouvez porter lorsque vous avez vos ragnagnas (pour faire plus joli), sans avoir à porter une serviette hygiénique, une cup, un tampon, ou toute autre protection.

    En gros, vous la portez, et vous vivez votre vie comme si vous n’aviez pas vos règle ! (enfin, ça c’est pour les chanceuses qui n’ont pas de douleurs, sinon, les crampes se chargeront de vous le rappeler 🙂 )

    De quoi est composée cette culotte qui promet tant de miracles ? 

    La culotte de règles Fempo est composée de 3 couches :
    -tout d’abord un tissu 100% coton en contact avec votre peau
    -ensuite, de bambou, qui se chargera de l’absorption
    -puis de polyester qui viendra apporter le côté imperméable et respirant à la culotte, et donc éviter les fuites

    Shorty de règles Fempo

    Est-ce qu’il y a des modèles différents de culottes de règles ?

    Chez Fempo, vous avez le choix entre une culotte et un shorty. Comme vous pouvez le voir juste au dessus, personnellement, j’ai préféré aller vers un shorty, je me suis dit que ce serait plus confortable, mais c’est une préférence personnelle, vous pouvez choisir le modèle qui vous fait le plus envie ! J’ai également vu qu’ils avaient sorti un tout nouveau modèle : la power ++ qui apporte apparemment plus de protection. Je ne l’ai pas encore testé, mais je vous ferai un retour si je le fais, promis ! 🙂

    Et pour les tailles…? 

    Sur leur site, la marque conseille de prendre ses mesures en utilisant un ruban et en mesurant donc son tour de hanche, puis de choisir sa taille dans le tableau ci-dessous.

    Source : https://fempo.co/instructions

    Personnellement, je porte du 36 en pantalon, et j’ai décidé de me diriger vers une taille 38 pour ne pas me sentir trop serrée. Je ne regrette absolument pas ! Après les avoir portés deux mois de suite, je suis ravie d’avoir suivi mon instinct et de m’être dirigée vers un shorty qui, en théorie, fait une taille en plus que ma taille habituelle. Donc mon conseil serait de simplement prendre une taille au dessus de celle que vous portez en pantalon ! 🙂 

    Et sinon…en vrai, qu’en as-tu pensé ?

    Oui oui, ne vous inquiétez pas, je n’aillais quand-même pas vous laisser sans aucun avis !
    Au tout début, je ne vous cache pas  que je trouvais ce produit absolument dingue, et bien que j’avais beaucoup trop hâte de le tester, ce n’était pas sans appréhension ! Pour tout vous dire, j’avais une petite voix dans ma tête qui me disait que j’allais certainement en être déçue, et que j’allais avoir tout plein d’accidents et retourner à mes serviettes désagréables…

    Verdict : pas du tout ! Voici comment s’est passé mon expérience en détails. Mois 1 : J’ai eu mes règles un matin, j’ai décidé de porter ma protection habituelle car j’avais une grosse journée de boulot, et une fois rentrée, je l’ai enfilée pour la nuit. J’ai quand-même mis une serviette sur mon lit pour ne pas tacher mes draps, au cas où, et le lendemain matin, aucune fuite ! Aucune tache, aucun accident ! Sachant que j’ai un flux assez fort en début de cycle, et qu’il m’arrive d’avoir des accidents la nuit lorsque je reste longtemps sur le dos (détail ultra glamour, je vous l’accorde 🙂 ). 

    Ensuite, et pendant toute la durée de ce premier mois, j’ai alterné entre ma protection classique (le temps que mon shorty sèche après que je l’aie lavé), et j’ai même tenté l’expérience en journée pour encore une fois un super ressenti ! 

    Mois 2 : J’ai reçu un deuxième shorty, et j’ai décidé ce cycle-ci de ne porter aucune autre protection pour me faire un vrai avis. Concrètement, j’en portais un de 8h à 18h, puis un autre de 18h à 8h le lendemain, le temps que le premier sèche. Au final, je n’ai jamais eu besoin d’utiliser de rechange d’urgence (j’en prévoyais, au cas-où…), mes shorties me suffisaient largement !

    D’ailleurs, vous pouvez porter votre culotte/shorty jusqu’à 12h, suite à votre utilisation, vous devez le laver à l’eau froide (pour que du coup tout le sang ‘’sorte’’), puis ensuite le laver comme tout autre vêtement à la machine ou à la main (perso, j’ai tenté les deux, donc vous pouvez faire ce que vous préférez !). Laisser le sécher quelques heures et hop, vous pouvez le réutiliser ! Mon petit conseil serait d’en avoir deux, pour du coup alterner…mais vous pouvez évidemment alterner avec une autre protection, c’est à vous de choisir !

    Et concernant le prix, qu’en est-il ? 

    La culotte et le shorty font 32€, chacun, et le nouveau modèle Power++ coute 37€,. Certes, c’est un petit budget, mais je vous laisse prendre 2minutes de votre temps pour faire le calcul, et vous verrez que c’est plus que rentable ! Selon MarieClaire, on dépense en moyenne 675e par an pour nos protections… si vous achetez 2 culottes Fempo, vous en avez pour 64
    Et si vous finissez la lecture de l’article, je pense même avoir une petite surprise pour vous… 🙂

    Le mot de la fin : 

    Je pense que Fempo est de loin ma plus belle découverte depuis très longtemps ! Je suis vraiment heureuse de pouvoir enfin me débarrasser de toutes ces serviettes qui en plus de coûter une blinde (pour la meilleure des pires on va dire), ne sont pas du tout agréables et font du mal à mon corps. Le shorty est très agréable, souple, et ultra absorbant. Le seul (petit) bémol est qu’au bout de plusieurs heures d’utilisation, on a une petite impression d’être ‘’mouillé’’. Rien d’insupportable, mais il fallait bien que je trouve un point négatif à ce produit… 🙂 

    Alors, vous hésitez toujours ? Pour vous convaincre, j’ai un code promo qui vous permettra d’avoir -10% sur votre première commande ! N’attendez plus de vous faire votre propre avis, et n’hésitez pas de le partager avec moi ! 🙂

    CODE PROMO : SQUATHATBRAIN

    Et vous, avez-vous sauté le pas des culottes menstruelles ? Sinon, quelle protection utilisez-vous ? Et qu’en pensez-vous ?

  • Bien-être

    Pourquoi le sucre est dangereux pour votre santé

    Ma volonté de diminuer ma consommation de sucre s’est manifestée, la toute première fois, en 2008, alors que je commençais doucement à essayer de comprendre mon corps.

    Durant cette période, je vous racontais, dans mon précédent article, que j’essayais de tout mettre en oeuvre afin de me sentir mieux. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que l’alimentation a aussi été importante dans ma bataille contre la dépression. Oui mais…quel est le rapport entre le sucre et la santé mentale ?
    Lorsque j’essayais de tout mettre en oeuvre afin de commencer un quotidien plus sain et équilibré, j’ai souvent lu que le sucre n’était pas l’aliment le plus favorable au bonheur. Aujourd’hui, et plusieurs années de recherches après, voici toutes les raisons que j’ai pu rassembler et qui pourraient vous convaincre à diminuer votre consommation du sucre, comme je l’ai fait.
    Afin que cet article ne soit pas trop long, je vous mettrai en lien clicable toutes les études qui explique chaque point que j’avancerai.

    1- Le sucre affecte négativement l’énergie humaine

    2- Le sucre augmente le risque de dépression

    3- Le sucre augmente le risque d’Alzheimer

    4- Le sucre a un effet négatif sur notre mémoire et notre intelligence

    5- Le sucre augmente le risque de mourir d’une crise cardiaque

    6- Le sucre a un potentiel addictif plus élevé que la cocaïne 

    Je ne vais pas vous le cacher, j’ai toujours eu une chance énorme : ne pas être une fana de plats sucrés, chocolat, bonbons… Non pas que je n’aimais pas ça, mais je n’en raffolais pas pour autant. En diminuer la consommation a donc été, pour moi, un jeu d’enfant.
    Je n’ai pas banni le sucre de façon définitive, vu qu’il m’arrive encore de prendre des petits desserts de temps en temps, mais cette substance ne fait clairement plus partie de mon alimentation quotidienne.

    J’espère que cet article vous aura ouvert les yeux sur les dangers du sucre, et ce que vous risquez en le consommant en grosses quantités. N’oubliez pas que le but n’est absolument pas de se priver. Je ne vous cache pas que mon objectif, à terme, est d’arrêter complètement ma consommation de sucre, mais ce n’est pas indispensable pour être en bonne santé. Ce qui est indispensable, par contre, c’est de savoir dire STOP quand il le faut, et d’en consommer en quantités raisonnables seulement !

    Et vous, vous étiez au courant de toutes ces choses dont le sucres pouvait être responsable ?

  • Bien-être

    Comment vaincre la dépression ?

    Dans mon précédent article #10yearschallenge, je vous racontais une épreuve que j’ai vécue il y a 10 ans : ma dépression et comment elle s’est manifestée.

    Dans cet article, je vous expliquerai comment j’ai réussi à m’en sortir en vous donnant toutes mes astuces et conseils pour se sentir mieux, afin que vous puissiez vous aussi vaincre cette maladie, ou aider un proche à la vaincre.

    Comme je le laissais entendre, cette dépression a été très difficile à vivre, autant pour moi que pour mes proches. Maintenant, je sais que le harcèlement dont j’ai été victime a joué un grand rôle dans ma maladie. Parce que oui, une dépression est une maladie. C’est comme sortir de son corps et se voir…impuissant face à tout, et ça, c’est sans parler des douleurs physiques. Alors, comment j’ai concrètement fait pour combattre la dépression ?

    1- Réaliser :

    Cette étape en est en réalité deux. Tout d’abord, il faut réaliser que nous n’allons pas bien. Je pense que c’est le point de départ indispensable à la guérison : réaliser que la vie, c’est pas ça, et que quelque chose donc ne tourne pas rond. Là, je ne parle pas forcément de réaliser et comprendre ce qui nous arrive, mais uniquement que les choses ne se passent pas comme elles devraient. Une fois ce point entamé, vient le deuxième, qui a été pour moi le plus compliqué : réaliser que nous ne sommes pas responsable de ce qui se passe. Longtemps lorsque j’étais victime de harcèlement, je me rejetais la faute dessus. Je pense que mon subconscient trouvait ça plus facile pour moi à accepter : être responsable d’une erreur veut dire qu’on mérite ce que l’on vit, être victime veut dire que nous n’avons rien fait pour que ça nous tombe dessus, et donc, pour empêcher que ça nous tombe dessus…
    Dès lors que cette première étape sera commencée, croyez-moi, la voie vers la guérison sera plus facile à visualiser.

    2- En parler :

    Attention, lorsque je dis en parler, je ne veux pas forcément dire se confier. Parlez du fait que vous vous sentez mal, pas de pourquoi vous vous sentez comme ça, si vous ne vous en sentez pas capables. Vous pouvez, d’abord, en parler à vos parents, vos amis, votre prof préféré… Et si ça continue, parlez-en à un psy. Mais il faut en parler, absolument, pour ne pas se sentir seul dans cette bataille, mais aussi, pour que vos proches gardent quand-même un oeil sur vous.

    3- Faire une thérapie : 

    Peut-être est-ce l’étape la plus difficile pour de nombreuses personnes. Je vous comprends, mais étant passée par là, c’est souvent indispensable. Voyez ça de la manière suivante : si vous avez un rhume extrêmement fort, vous irez voir un généraliste afin de vous aider, pas vrai ? C’est pareil lorsque vous déprimez. Je vous conseille personnellement d’essayer un psychologue, afin d’éviter toute la partie médicaments pas du tout drôle. Mais faites-le, essayez, et dites-vous que si ça ne vous fait pas de bien…ça ne vous fera pas de mal non plus.

    4- Vous détacher : 

    Ce conseil est assez difficile à appliquer, je ne vous cache pas qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant de pouvoir le faire. Mais je pense que c’est ce qui vous aidera le plus à comprendre ce qui vous arrive. Prenez le temps de jouer le rôle de la meilleure amie : imaginez que votre meilleure amie, ou votre soeur, ou quelqu’un que vous aimez beaucoup, vit la même chose, comment verrez-vous la situation ? Que lui diriez-vous ? Qu’elle ne mérite pas ce qui lui arrive ? Qu’elle n’est pas le problème ? Vous voulez lui dire autre chose ? Alors notez bien toutes ces choses, et dites-les vous…un peu comme si vous étiez votre propre meilleur ami (parce qu’au final, durant cette période, VOUS ÊTES votre propre meilleur ami) vous comprendrez mieux ce que vous vivez.

    5- Ecrire :

    Transformez vos moments sombres en moments d’inspiration. Exprimez votre ressenti à travers des mots, utilisez votre journal intime si vous en avez, votre note-book, ou votre ordinateur. L’important n’est pas où ni comment, l’important c’est de vous exprimer. Posez des mots sur ce que vous ressentez. Non seulement vous vous sentirez plus léger après, mais vous pourrez aussi tout relire lorsque vous vous sentirez prêt, et tout aura beaucoup plus de sens.

    Pour ma part, j’avais écrit des lettres (que je n’ai évidemment jamais envoyées), à toutes les personnes qui m’ont fait du mal durant cette période. J’avais l’impression de leur parler, et putain ce que ça fait du bien de (presque) leur balancer ce que je voulais dire depuis si longtemps.

    6- Prendre le temps pour soi : 

    Pour moi, vaincre une dépression c’est comme renaître, commencer une nouvelle vie, sans pour autant oublier les leçons de la précédente. Il faut apprendre à faire connaissance avec soi-même une nouvelle fois, un peu comme si on rencontrait quelqu’un pour la première fois, et qu’on apprenait à le connaître. Prendre le temps pour soi peut être fait de diverses façons : 
    -prendre des bains chauds et agréables 
    -regarder des films et séries qui nous font du bien
    -lire des livres sur le développement personnel
    -goûter des plats que l’on n’avait jamais goûtés avant
    -essayer de nouveaux sports
    -faire de nouvelles connaissances
    -faire tout ce que vous n’osiez pas faire avant

    7- Bien s’entourer :

    Entourez-vous de personnes qui vous comprennent. Eloignez-vous de toutes ces personnes qui ont contribué de près ou de loin à votre dépression. Attention, il ne faut pas confondre bien s’éloigner des personnes qui ne vous font pas de bien et s’isoler… Il faut faire le ménage dans votre vie, mais c’est comme chez vous : on ne se débarrasse pas du canapé sans le remplacer, mais pour en acheter un plus beau, plus confortable, qui match mieux avec la décoration de votre salon, pas vrai ?

    Ces 7 conseils sont ceux qui m’ont personnellement le plus aidée. Ce sont également les conseils les plus généraux, qui correspondent un peu à tous les types de dépression. N’hésitez pas à les appliquer quelle que soit votre situation. Et n’oubliez pas, vous n’êtes pas seuls.

    La barre des commentaires est ouverte à toute personnes souhaitant s’exprimer, racontez-nous comment vous vous en êtes sortis, ou confiez-vous sur ce que vous avez vécu. N’hésitez pas non plus à compléter mes conseils en disant ce qui vous a aidés, vous, à vous en sortir.

    Je vous envoie plein d’amour, de tendresse, et de courage pour gagner et soulever le trophée du bonheur qui n’a pas de prix ! <3

  • Bien-être

    #10yearschallenge

    Pendant que tout le monde compare son évolution physique à travers le #10yearschallenge, j’ai voulu participer à ce challenge différemment : en comparant celle que j’étais intérieurement il y a 10 ans de cela à celle que je suis aujourd’hui. Et quoi de mieux que de commencer cette nouvelle rubrique bien-être en vous parlant de l’une des pires expériences de ma vie : la dépression, cette maladie dont j’ai souffert, et que j’ai vaincue. Avant de commencer, je tiens à préciser que ma seule et unique volonté suite à cette série d’articles dépression est d’aider ceux qui passent par la même chose, afin d’avoir des conseils, et surtout, de se sentir moins seuls.

    Photo by Caroline Hernandez on Unsplash

    Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’impression d’être différente, d’avoir cet espèce de (gros) décalage avec les enfants de mon âge. J’étais distante, peu sociable, pour ne pas dire sur la réserve. J’ai développé des passe-temps solitaires, je me souviens que j’aimais m’enfermer dans ma chambre, et jouer à la maitresse avec des élèves imaginaires. Je sais ce que vous êtes sans doute en train de penser, non, je n’étais pas malheureuse. A ce moment, il y avait des ‘’problèmes de grands’’ autour de moi. Des problèmes que je ne comprenais pas sur le coup, mais que mon subconscient a pris le temps de mémoriser. A part ces soucis qui ne me ‘’regardaient’’ pas directement, j’avais une enfance heureuse, des parents qui m’aimaient, des grandes soeurs aussi, tout allait bien.

    Les années sont passées, mon caractère solitaire, lui, pas du tout. Il a d’ailleurs été mon ami le plus fidèle, il a su m’accompagner durant plusieurs années, chose que plusieurs personnes de mon entourage n’ont pas fait. Ma différence a certainement été ressentie par ceux qui étaient autour de moi. Alors certes, je me suis faite des ami(e)s au fil du temps, et heureusement, mais je me suis aussi faite, sans m’en rendre compte, des ennemis.

    Au collège, j’ai commencé à avoir des soucis avec un camarade de classe. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne me souviens plus de comment ça a commencé. Mais je me souviens juste que ça m’a blessée. La jeune adolescente que je commençais à devenir, qui avait du mal à prendre la parole en classe, qui détestait les problèmes ne comprenait pas pourquoi ni comment un garçon de son âge commencerait à la détester, à lui rigoler au nez, à se moquer d’elle, en classe, et même ailleurs. Même ailleurs parce que je me souviens que c’était mes ‘’débuts’’ sur Facebook, et que ce garçon avait eu la merveilleuse idée de continuer son activité favorite sur ce réseau lorsque je n’étais pas devant lui : me ridiculiser, m’insulter, me menacer.

    A ce moment, je n’arrivais pas du tout à mettre un mot sur ce qui m’arrivait, mais je savais que je n’aimais pas ça, et que ça me faisait beaucoup de mal. J’ai eu un bon réflexe, en parler à ma maman. La suite de l’histoire, ou du début de l’histoire, a été plutôt positive. Ma maman s’est présentée à l’école afin d’en parler à la directrice, qui, elle, a convoqué ce garçon, qui, lui, a décidé de me laisser tranquille.

    L’année scolaire finît, et une autre commençait. Je m’en souviens comme si c’était hier : c’était le brevet, j’étais tellement excitée à l’idée de commencer cette nouvelle année parce que ma classe se trouvait dans le local ou étaient toutes les classes du lycée. En fait, c’est tout bête, mais je suis le genre de personne qui déteste un endroit où elle a de mauvais souvenirs. Le fait de changer de bâtiment me donnait l’impression de commencer une nouvelle page. Ce que j’ignorais, à ce moment, c’est que la page que j’étais sur le point de commencer était bien pire que la précédente. 

    Dès les premières semaines, j’ai fait la connaissance de nouveaux camarades de classe et j’étais tellement contente de faire de nouvelles connaissances !!! La petite fille de 13 ans et demi, super réservée que j’étais avait l’impression de briser ce dôme transparent de timidité qui l’enveloppait constamment.

    Ce qui s’en suivit fût simple et à la fois complexe, une de mes meilleures amies de l’époque était aussi amie avec ces personnes que je commençais à connaitre. Tous, on eut un gros malentendu, et je me suis retrouvée, au bout de quelques jours, seule contre tous. Sachant que tous = plus de 6 personnes. Autant vous dire que 6 personnes, filles mais aussi garçon, contre l’enfant que j’étais, faible, naïve, c’était un peu comme un enfant dans une maison remplie de zombies.

    Je vais vous épargner les détails, je ne vous dirai pas que j’ai pleuré tous les soirs en cachette dans mon lit. Je ne vous dirai pas non plus combien de fois j’ai menti à mes parents en disant que je n’avais pas cours pour éviter de les voir. Je ne vous dirai pas combien de fois j’ai supplié ma mère de ne pas aller en cours, en prétendant avoir des douleurs de règles, ou détester la matière en question. 

    Ces personnes en questions -j’avoue ne pas trop savoir comment les appeler-, n’y sont pas allées de main morte. Je me souviens que plus ils m’insultaient, plus ils me ridiculisaient, plus ils me sentaient au bout, plus ils riaient, plus ils savouraient, plus ils continuaient. J’avais l’impression de ne jamais m’en sortir, les menaces étaient, cette fois-ci, plus réelles, plus fortes, je me souviens qu’une fois, l’une d’entre elles m’attendait à la sortie de l’école pour me ‘’défoncer’’, quelqu’un s’est interposé entre elle et moi, afin que ça ne dégénère pas.

    Si je continuais à raconter tous les détails, toutes les atrocités, cet article sera bien plus long qu’il ne l’est déjà. Je vais donc me contenter de vous dire combien c’est dur pour un enfant de ressentir ces choses-là. Et le plus dur dans l’histoire, a été de voir que l’une d’entre ces personnes qui m’avaient tant blessée était mon ex-meilleure amie. J’ai toujours tout donné en amitié, et elle a été une grosse déception à laquelle je pense encore des fois, aujourd’hui.

    Ce qui s’en suit ne fut pas drôle, j’ai commencé à développer des traits de caractère que je détestais, et que je déteste encore maintenant. Ma confiance en moi a chuté, déjà qu’elle n’était pas énorme. J’avais besoin d’avoir toute l’attention de mes proches sur moi. J’étais devenue ultra sensible, ultra susceptible, ultra peureuse, et toujours triste. Mais ce n’était pas le pire, parce que j’ai aussi commencé à avoir des problèmes de santé, avoir le souffle coupé à ne plus pouvoir respirer, puis à en perdre conscience. Je me suis retrouvée à passer des nuits aux urgences, parce que je pensais que j’allais en perdre la vie, et que mes parents paniquaient et ne savaient pas quoi faire.

    Je me suis également retrouvée dans un cercle presqu’interminable de médecins à consulter parce que personne ne savait ce que c’était. Radios de poumons, de coeurs, analyses de sang à ne pas en finir, tests d’épilepsie, et j’en passe… Jusqu’au jour où on m’a conseillée d’aller consulter un psychologue. Quelques séances après, aucune amélioration. On a donc décidé de m’emmener, cette fois-ci, chez un psychiatre. Un mot était enfin posé sur la situation : c’était une dépression, et mes problèmes de santé étaient des crises d’angoisse.

    Je me souviens encore de mes premières visites chez la psy…je ne disais rien, je ne prononçais pas un mot…je n’y arrivais pas. Alors, elle me donnait de plus en plus de médicaments, de somnifères, d’antidépresseurs…je dormais plus que je ne vivais.
    Puis j’ai décidé de commencer à parler pour me débarrasser de ces médicaments qui me rendaient littéralement une morte-vivante. Je ne crache pas dessus, parce que je sais que ces médicaments m’ont permis de m’en sortir, mais c’était atroce de se sentir faible constamment, de dormir 15h par nuit et de me réveiller morte de sommeil…

    Au bout de quelque temps, j’ai compris que pour aller mieux, il fallait que JE fasse le travail. Bien-sûr, la psy était là pour m’accompagner, me guider, et les médicaments pour m’aider à gérer mes crises. Une longue bataille a alors commencé, une bataille que j’ai heureusement gagnée. Dans mon prochain article, je vous dirai tout ce que j’ai mis en place afin d’aller mieux, et d’enfin me sentir bien et heureuse.

    10 ans après, je réalise plus que jamais combien cette épreuve a été difficile à surmonter. Aujourd’hui, il m’arrive encore de repenser à cette période, mais je sais qu’elle est maintenant loin derrière moi.

    En attendant de lire mon prochain article, n’hésitez pas à partager votre expérience avec la dépression, le harcèlement scolaire ou même au travail.