• Bien-être

    Pourquoi le sucre est dangereux pour votre santé

    Ma volonté de diminuer ma consommation de sucre s’est manifestée, la toute première fois, en 2008, alors que je commençais doucement à essayer de comprendre mon corps.

    Durant cette période, je vous racontais, dans mon précédent article, que j’essayais de tout mettre en oeuvre afin de me sentir mieux. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que l’alimentation a aussi été importante dans ma bataille contre la dépression. Oui mais…quel est le rapport entre le sucre et la santé mentale ?
    Lorsque j’essayais de tout mettre en oeuvre afin de commencer un quotidien plus sain et équilibré, j’ai souvent lu que le sucre n’était pas l’aliment le plus favorable au bonheur. Aujourd’hui, et plusieurs années de recherches après, voici toutes les raisons que j’ai pu rassembler et qui pourraient vous convaincre à diminuer votre consommation du sucre, comme je l’ai fait.
    Afin que cet article ne soit pas trop long, je vous mettrai en lien clicable toutes les études qui explique chaque point que j’avancerai.

    1- Le sucre affecte négativement l’énergie humaine

    2- Le sucre augmente le risque de dépression

    3- Le sucre augmente le risque d’Alzheimer

    4- Le sucre a un effet négatif sur notre mémoire et notre intelligence

    5- Le sucre augmente le risque de mourir d’une crise cardiaque

    6- Le sucre a un potentiel addictif plus élevé que la cocaïne 

    Je ne vais pas vous le cacher, j’ai toujours eu une chance énorme : ne pas être une fana de plats sucrés, chocolat, bonbons… Non pas que je n’aimais pas ça, mais je n’en raffolais pas pour autant. En diminuer la consommation a donc été, pour moi, un jeu d’enfant.
    Je n’ai pas banni le sucre de façon définitive, vu qu’il m’arrive encore de prendre des petits desserts de temps en temps, mais cette substance ne fait clairement plus partie de mon alimentation quotidienne.

    J’espère que cet article vous aura ouvert les yeux sur les dangers du sucre, et ce que vous risquez en le consommant en grosses quantités. N’oubliez pas que le but n’est absolument pas de se priver. Je ne vous cache pas que mon objectif, à terme, est d’arrêter complètement ma consommation de sucre, mais ce n’est pas indispensable pour être en bonne santé. Ce qui est indispensable, par contre, c’est de savoir dire STOP quand il le faut, et d’en consommer en quantités raisonnables seulement !

    Et vous, vous étiez au courant de toutes ces choses dont le sucres pouvait être responsable ?

  • Critiques,  Lecture,  review

    Millénium Blues

    J’ai reçu, il y a plusieurs mois, Millénium Blues de la part des éditions Fayard. Je ne connaissais pas du tout Faïza Guène, et le résumé me donnait clairement très envie d’en découvrir la plume.

    Faïza nous plonge en plein dans les années 90 – 2000, dans la vie de Zouzou. Zouzou est une jeune fille qui se cherche, elle a une meilleure amie Carmen qui, accidentellement commet l’irréparable. Elle a aussi un amoureux, Eddy, qui s’avère ne pas être l’homme de sa vie. Zouzou se cherche, mais surtout, Zouzou nous emmène avec elle dans chaque période de sa vie. Elle nous raconte, avec ses mots, des événements tragiques, et aborde des sujets durs, de façon crue, l’air de ne pas avoir envie de peser ses mots.

    Le plus fou, c’est que Zouzou a l’air perdue. Elle raconte tant de choses de façon tellement bordélique, sans suivre d’ordre particulier, mais on ne se sent à aucun moment perdu, bien au contraire. Je pense que tout enfant des années 90 pourra s’identifier à Zouzou.

    Entre problèmes familiaux, problèmes de couple, divorce, déceptions, culpabilités, cette jeune parisienne métisse nous fait passer du rire aux larmes en quelques mots seulement.

    Millénium blues fait partie de ces livres qui font du bien, et Faïza Guène fait partie de ces écrivains généreux, dont le seul but est de partager, de réconforter avec des mots simples et purs ceux qui pourraient en avoir besoin. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j’ai l’impression que l’écrivaine s’est sentie seule pendant une période de sa vie, et qu’elle a écrit ce livre pour que plus personne ne se sente comme ça un jour.

    C’est peut-être une impression, peut-être mon âme de lectricequiaimesefairedesfilms qui prend le dessus, mais c’est ce que j’ai ressenti. En tout cas, si c’en était le but, elle m’a fait beaucoup de bien, donc l’objectif a été atteint.
    Alors merci pour cette légèreté, dans un monde où les tabous se font de plus en plus lourds sur notre conscience.

  • Bien-être

    Comment vaincre la dépression ?

    Dans mon précédent article #10yearschallenge, je vous racontais une épreuve que j’ai vécue il y a 10 ans : ma dépression et comment elle s’est manifestée.

    Dans cet article, je vous expliquerai comment j’ai réussi à m’en sortir en vous donnant toutes mes astuces et conseils pour se sentir mieux, afin que vous puissiez vous aussi vaincre cette maladie, ou aider un proche à la vaincre.

    Comme je le laissais entendre, cette dépression a été très difficile à vivre, autant pour moi que pour mes proches. Maintenant, je sais que le harcèlement dont j’ai été victime a joué un grand rôle dans ma maladie. Parce que oui, une dépression est une maladie. C’est comme sortir de son corps et se voir…impuissant face à tout, et ça, c’est sans parler des douleurs physiques. Alors, comment j’ai concrètement fait pour combattre la dépression ?

    1- Réaliser :

    Cette étape en est en réalité deux. Tout d’abord, il faut réaliser que nous n’allons pas bien. Je pense que c’est le point de départ indispensable à la guérison : réaliser que la vie, c’est pas ça, et que quelque chose donc ne tourne pas rond. Là, je ne parle pas forcément de réaliser et comprendre ce qui nous arrive, mais uniquement que les choses ne se passent pas comme elles devraient. Une fois ce point entamé, vient le deuxième, qui a été pour moi le plus compliqué : réaliser que nous ne sommes pas responsable de ce qui se passe. Longtemps lorsque j’étais victime de harcèlement, je me rejetais la faute dessus. Je pense que mon subconscient trouvait ça plus facile pour moi à accepter : être responsable d’une erreur veut dire qu’on mérite ce que l’on vit, être victime veut dire que nous n’avons rien fait pour que ça nous tombe dessus, et donc, pour empêcher que ça nous tombe dessus…
    Dès lors que cette première étape sera commencée, croyez-moi, la voie vers la guérison sera plus facile à visualiser.

    2- En parler :

    Attention, lorsque je dis en parler, je ne veux pas forcément dire se confier. Parlez du fait que vous vous sentez mal, pas de pourquoi vous vous sentez comme ça, si vous ne vous en sentez pas capables. Vous pouvez, d’abord, en parler à vos parents, vos amis, votre prof préféré… Et si ça continue, parlez-en à un psy. Mais il faut en parler, absolument, pour ne pas se sentir seul dans cette bataille, mais aussi, pour que vos proches gardent quand-même un oeil sur vous.

    3- Faire une thérapie : 

    Peut-être est-ce l’étape la plus difficile pour de nombreuses personnes. Je vous comprends, mais étant passée par là, c’est souvent indispensable. Voyez ça de la manière suivante : si vous avez un rhume extrêmement fort, vous irez voir un généraliste afin de vous aider, pas vrai ? C’est pareil lorsque vous déprimez. Je vous conseille personnellement d’essayer un psychologue, afin d’éviter toute la partie médicaments pas du tout drôle. Mais faites-le, essayez, et dites-vous que si ça ne vous fait pas de bien…ça ne vous fera pas de mal non plus.

    4- Vous détacher : 

    Ce conseil est assez difficile à appliquer, je ne vous cache pas qu’il m’a fallut beaucoup de temps avant de pouvoir le faire. Mais je pense que c’est ce qui vous aidera le plus à comprendre ce qui vous arrive. Prenez le temps de jouer le rôle de la meilleure amie : imaginez que votre meilleure amie, ou votre soeur, ou quelqu’un que vous aimez beaucoup, vit la même chose, comment verrez-vous la situation ? Que lui diriez-vous ? Qu’elle ne mérite pas ce qui lui arrive ? Qu’elle n’est pas le problème ? Vous voulez lui dire autre chose ? Alors notez bien toutes ces choses, et dites-les vous…un peu comme si vous étiez votre propre meilleur ami (parce qu’au final, durant cette période, VOUS ÊTES votre propre meilleur ami) vous comprendrez mieux ce que vous vivez.

    5- Ecrire :

    Transformez vos moments sombres en moments d’inspiration. Exprimez votre ressenti à travers des mots, utilisez votre journal intime si vous en avez, votre note-book, ou votre ordinateur. L’important n’est pas où ni comment, l’important c’est de vous exprimer. Posez des mots sur ce que vous ressentez. Non seulement vous vous sentirez plus léger après, mais vous pourrez aussi tout relire lorsque vous vous sentirez prêt, et tout aura beaucoup plus de sens.

    Pour ma part, j’avais écrit des lettres (que je n’ai évidemment jamais envoyées), à toutes les personnes qui m’ont fait du mal durant cette période. J’avais l’impression de leur parler, et putain ce que ça fait du bien de (presque) leur balancer ce que je voulais dire depuis si longtemps.

    6- Prendre le temps pour soi : 

    Pour moi, vaincre une dépression c’est comme renaître, commencer une nouvelle vie, sans pour autant oublier les leçons de la précédente. Il faut apprendre à faire connaissance avec soi-même une nouvelle fois, un peu comme si on rencontrait quelqu’un pour la première fois, et qu’on apprenait à le connaître. Prendre le temps pour soi peut être fait de diverses façons : 
    -prendre des bains chauds et agréables 
    -regarder des films et séries qui nous font du bien
    -lire des livres sur le développement personnel
    -goûter des plats que l’on n’avait jamais goûtés avant
    -essayer de nouveaux sports
    -faire de nouvelles connaissances
    -faire tout ce que vous n’osiez pas faire avant

    7- Bien s’entourer :

    Entourez-vous de personnes qui vous comprennent. Eloignez-vous de toutes ces personnes qui ont contribué de près ou de loin à votre dépression. Attention, il ne faut pas confondre bien s’éloigner des personnes qui ne vous font pas de bien et s’isoler… Il faut faire le ménage dans votre vie, mais c’est comme chez vous : on ne se débarrasse pas du canapé sans le remplacer, mais pour en acheter un plus beau, plus confortable, qui match mieux avec la décoration de votre salon, pas vrai ?

    Ces 7 conseils sont ceux qui m’ont personnellement le plus aidée. Ce sont également les conseils les plus généraux, qui correspondent un peu à tous les types de dépression. N’hésitez pas à les appliquer quelle que soit votre situation. Et n’oubliez pas, vous n’êtes pas seuls.

    La barre des commentaires est ouverte à toute personnes souhaitant s’exprimer, racontez-nous comment vous vous en êtes sortis, ou confiez-vous sur ce que vous avez vécu. N’hésitez pas non plus à compléter mes conseils en disant ce qui vous a aidés, vous, à vous en sortir.

    Je vous envoie plein d’amour, de tendresse, et de courage pour gagner et soulever le trophée du bonheur qui n’a pas de prix ! <3

  • Bien-être

    #10yearschallenge

    Pendant que tout le monde compare son évolution physique à travers le #10yearschallenge, j’ai voulu participer à ce challenge différemment : en comparant celle que j’étais intérieurement il y a 10 ans de cela à celle que je suis aujourd’hui. Et quoi de mieux que de commencer cette nouvelle rubrique bien-être en vous parlant de l’une des pires expériences de ma vie : la dépression, cette maladie dont j’ai souffert, et que j’ai vaincue. Avant de commencer, je tiens à préciser que ma seule et unique volonté suite à cette série d’articles dépression est d’aider ceux qui passent par la même chose, afin d’avoir des conseils, et surtout, de se sentir moins seuls.

    Photo by Caroline Hernandez on Unsplash

    Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’impression d’être différente, d’avoir cet espèce de (gros) décalage avec les enfants de mon âge. J’étais distante, peu sociable, pour ne pas dire sur la réserve. J’ai développé des passe-temps solitaires, je me souviens que j’aimais m’enfermer dans ma chambre, et jouer à la maitresse avec des élèves imaginaires. Je sais ce que vous êtes sans doute en train de penser, non, je n’étais pas malheureuse. A ce moment, il y avait des ‘’problèmes de grands’’ autour de moi. Des problèmes que je ne comprenais pas sur le coup, mais que mon subconscient a pris le temps de mémoriser. A part ces soucis qui ne me ‘’regardaient’’ pas directement, j’avais une enfance heureuse, des parents qui m’aimaient, des grandes soeurs aussi, tout allait bien.

    Les années sont passées, mon caractère solitaire, lui, pas du tout. Il a d’ailleurs été mon ami le plus fidèle, il a su m’accompagner durant plusieurs années, chose que plusieurs personnes de mon entourage n’ont pas fait. Ma différence a certainement été ressentie par ceux qui étaient autour de moi. Alors certes, je me suis faite des ami(e)s au fil du temps, et heureusement, mais je me suis aussi faite, sans m’en rendre compte, des ennemis.

    Au collège, j’ai commencé à avoir des soucis avec un camarade de classe. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne me souviens plus de comment ça a commencé. Mais je me souviens juste que ça m’a blessée. La jeune adolescente que je commençais à devenir, qui avait du mal à prendre la parole en classe, qui détestait les problèmes ne comprenait pas pourquoi ni comment un garçon de son âge commencerait à la détester, à lui rigoler au nez, à se moquer d’elle, en classe, et même ailleurs. Même ailleurs parce que je me souviens que c’était mes ‘’débuts’’ sur Facebook, et que ce garçon avait eu la merveilleuse idée de continuer son activité favorite sur ce réseau lorsque je n’étais pas devant lui : me ridiculiser, m’insulter, me menacer.

    A ce moment, je n’arrivais pas du tout à mettre un mot sur ce qui m’arrivait, mais je savais que je n’aimais pas ça, et que ça me faisait beaucoup de mal. J’ai eu un bon réflexe, en parler à ma maman. La suite de l’histoire, ou du début de l’histoire, a été plutôt positive. Ma maman s’est présentée à l’école afin d’en parler à la directrice, qui, elle, a convoqué ce garçon, qui, lui, a décidé de me laisser tranquille.

    L’année scolaire finît, et une autre commençait. Je m’en souviens comme si c’était hier : c’était le brevet, j’étais tellement excitée à l’idée de commencer cette nouvelle année parce que ma classe se trouvait dans le local ou étaient toutes les classes du lycée. En fait, c’est tout bête, mais je suis le genre de personne qui déteste un endroit où elle a de mauvais souvenirs. Le fait de changer de bâtiment me donnait l’impression de commencer une nouvelle page. Ce que j’ignorais, à ce moment, c’est que la page que j’étais sur le point de commencer était bien pire que la précédente. 

    Dès les premières semaines, j’ai fait la connaissance de nouveaux camarades de classe et j’étais tellement contente de faire de nouvelles connaissances !!! La petite fille de 13 ans et demi, super réservée que j’étais avait l’impression de briser ce dôme transparent de timidité qui l’enveloppait constamment.

    Ce qui s’en suivit fût simple et à la fois complexe, une de mes meilleures amies de l’époque était aussi amie avec ces personnes que je commençais à connaitre. Tous, on eut un gros malentendu, et je me suis retrouvée, au bout de quelques jours, seule contre tous. Sachant que tous = plus de 6 personnes. Autant vous dire que 6 personnes, filles mais aussi garçon, contre l’enfant que j’étais, faible, naïve, c’était un peu comme un enfant dans une maison remplie de zombies.

    Je vais vous épargner les détails, je ne vous dirai pas que j’ai pleuré tous les soirs en cachette dans mon lit. Je ne vous dirai pas non plus combien de fois j’ai menti à mes parents en disant que je n’avais pas cours pour éviter de les voir. Je ne vous dirai pas combien de fois j’ai supplié ma mère de ne pas aller en cours, en prétendant avoir des douleurs de règles, ou détester la matière en question. 

    Ces personnes en questions -j’avoue ne pas trop savoir comment les appeler-, n’y sont pas allées de main morte. Je me souviens que plus ils m’insultaient, plus ils me ridiculisaient, plus ils me sentaient au bout, plus ils riaient, plus ils savouraient, plus ils continuaient. J’avais l’impression de ne jamais m’en sortir, les menaces étaient, cette fois-ci, plus réelles, plus fortes, je me souviens qu’une fois, l’une d’entre elles m’attendait à la sortie de l’école pour me ‘’défoncer’’, quelqu’un s’est interposé entre elle et moi, afin que ça ne dégénère pas.

    Si je continuais à raconter tous les détails, toutes les atrocités, cet article sera bien plus long qu’il ne l’est déjà. Je vais donc me contenter de vous dire combien c’est dur pour un enfant de ressentir ces choses-là. Et le plus dur dans l’histoire, a été de voir que l’une d’entre ces personnes qui m’avaient tant blessée était mon ex-meilleure amie. J’ai toujours tout donné en amitié, et elle a été une grosse déception à laquelle je pense encore des fois, aujourd’hui.

    Ce qui s’en suit ne fut pas drôle, j’ai commencé à développer des traits de caractère que je détestais, et que je déteste encore maintenant. Ma confiance en moi a chuté, déjà qu’elle n’était pas énorme. J’avais besoin d’avoir toute l’attention de mes proches sur moi. J’étais devenue ultra sensible, ultra susceptible, ultra peureuse, et toujours triste. Mais ce n’était pas le pire, parce que j’ai aussi commencé à avoir des problèmes de santé, avoir le souffle coupé à ne plus pouvoir respirer, puis à en perdre conscience. Je me suis retrouvée à passer des nuits aux urgences, parce que je pensais que j’allais en perdre la vie, et que mes parents paniquaient et ne savaient pas quoi faire.

    Je me suis également retrouvée dans un cercle presqu’interminable de médecins à consulter parce que personne ne savait ce que c’était. Radios de poumons, de coeurs, analyses de sang à ne pas en finir, tests d’épilepsie, et j’en passe… Jusqu’au jour où on m’a conseillée d’aller consulter un psychologue. Quelques séances après, aucune amélioration. On a donc décidé de m’emmener, cette fois-ci, chez un psychiatre. Un mot était enfin posé sur la situation : c’était une dépression, et mes problèmes de santé étaient des crises d’angoisse.

    Je me souviens encore de mes premières visites chez la psy…je ne disais rien, je ne prononçais pas un mot…je n’y arrivais pas. Alors, elle me donnait de plus en plus de médicaments, de somnifères, d’antidépresseurs…je dormais plus que je ne vivais.
    Puis j’ai décidé de commencer à parler pour me débarrasser de ces médicaments qui me rendaient littéralement une morte-vivante. Je ne crache pas dessus, parce que je sais que ces médicaments m’ont permis de m’en sortir, mais c’était atroce de se sentir faible constamment, de dormir 15h par nuit et de me réveiller morte de sommeil…

    Au bout de quelque temps, j’ai compris que pour aller mieux, il fallait que JE fasse le travail. Bien-sûr, la psy était là pour m’accompagner, me guider, et les médicaments pour m’aider à gérer mes crises. Une longue bataille a alors commencé, une bataille que j’ai heureusement gagnée. Dans mon prochain article, je vous dirai tout ce que j’ai mis en place afin d’aller mieux, et d’enfin me sentir bien et heureuse.

    10 ans après, je réalise plus que jamais combien cette épreuve a été difficile à surmonter. Aujourd’hui, il m’arrive encore de repenser à cette période, mais je sais qu’elle est maintenant loin derrière moi.

    En attendant de lire mon prochain article, n’hésitez pas à partager votre expérience avec la dépression, le harcèlement scolaire ou même au travail.

  • Ciné-Séries,  Critiques,  Netflix

    The rain

    Présentation

    The Rain est une série télévisée de science-fiction post-apocalyptique danoise en huit épisodes de 45 minutes créée par Jannik Tai Mosholt, Esben Toft Jacobsen et Christian Potalivo, diffusée le 4 mai 2018 sur Netflix. Le 30 mai 2018, Netflix a renouvelé la série pour une deuxième saison. Source : www.wikipedia.com

    Dès le premier épisode, nous faisons la connaissance de Simone (Alba August) une adolescente, et son petit frère, Rasmus (Bertil de Lorenzi). Simone et Rasmus se trouvent à l’école lorsque leurs parents viennent les chercher en panique. Ils sont rapidement mis à l’arrière de la voiture, sans trop comprendre ce qui se passe, pour ensuite découvrir qu’une épidémie s’abat sur leur ville : la pluie tue tous ceux qu’elle touche. Nous découvrons ensuite toute l’horreur que la pluie cause, et nous suivons les frère et soeur durant 6 ans. La seule préoccupation de Simone et Rasmus est de survivre.

    Ce que j’ai aimé :

    La série The rain, comme la présentation l’indique, nous vient tout droit du Danemark. J’avouerai que j’ai toujours eu énormément de préjugés sur les séries qui ne sont pas américaines, mais celle-ci m’a vraiment surprise.
    The rain n’est justement pas une ”série apocalyptique” de plus, bien au contraire. Elle vient, certes, aborder un sujet très à la mode dans le cinéma actuel (la fin du monde, les catastrophes, la survie…), mais d’une façon peu commune.
    En plus de nous proposer un scénario particulier, cette série est à la fois gore dans les scènes et dans l’histoire. Le plus surprenant, c’est que ça nous rend encore plus curieux quant au reste des événement.
    Mais le point qui m’a le plus intéressée est la relation entre Simone et Rasmus. Simone, la grande soeur, fait tout pour sauver son petit frère qui, lui, a visiblement plus de mal avec ce qui leur arrive. Il est froid, semble constamment préoccupé et instable. Cette relation qui est clairement vécue différemment par nos deux protagonistes donne un côté très intéressant à la série, et intensifie le suspens qui est au rendez-vous dès les premières secondes, et jusqu’à la toute dernière.

    Ce que je n’ai pas aimé :

    Dans les deux premiers épisodes, j’ai eu beaucoup de mal avec Simone que je trouvais juste insupportable. Elle avait tout ce que je n’aime pas : des réactions dignes de films d’horreur (vous savez, quand l’acteur s’aventure dans des situations dangereuses et que vous êtes devant votre télévision à crier : mais p***** pourquoi tu fais ça ?????).
    Mais au fil des épisodes, mes émotions ont eu raison de moi et j’ai rapidement appris à beaucoup mieux la supporter, voire à être d’accord avec elle dans certaines situations. Donc au final, tout est bien qui finit bien.

    En bref…

    Vous avez bien lu mes deux derniers paragraphes ? Tout plein de points positifs contre un seul négatif, ça reflète carrément mon ressenti.
    The rain est LA série que tous les amateurs d’apocalypses doivent regarder. Je me suis rapidement retrouvée à la bingewatcher pendant 2 jours non-stop, et tellement frustrée de voir qu’il n’y avait que 8 épisodes ! D’ailleurs, on en parle de ces rencontres faites par Simon et Rasmus lors de la survie qui rajoutent teeeellement de piment au scénario ?
    En bref, une super série, un super scénario. Vivement la saison 2 (qui a d’ailleurs été officiellement annoncée par Netflix !). Elle devrait arriver courant 2019.

    Note : 8/10

    Qui parmi vous a déjà regardé cette série ? Qu’en avez-vous pensé ?

  • Critiques,  Ecrivain,  Lecture

    Par accident | Sans défense – Harlan Coben

    Dans cet article, je vous parlerai des deux livres d’Harlan Coben que j’ai lus en 2018. Je commencerai d’abord par vous donner un avis bref de chacun des deux livres après les avoir présentés (vous remarquerez que ce sera presque le même avis pour les deux). A la fin, je vous dirai ce que je pense de ce qu’est devenu Harlan Coben, un des écrivains thrillers qui m’avait le plus marquée, il y a plusieurs années déjà.

    Sans défense – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Dix ans que le privé Win Lockwood attend ce moment. Dix ans qu’il tente de retrouver la trace de deux enfants kidnappés, et l’un d’eux est là, devant lui, dans cette ruelle malfamée de Londres. Win touche au bit. Le happy end est proche. Mais le garçon lui échappe. Retour à la case départ. Le moment est venu pour Win d’appeler du renfort : son associé, son meilleur ami, le détective Myron Bolitar. Après huit ans d’absence, Bolitar fait son grand retour dans une enquête explosive, à très haute fréquence artérielle.

    Alors, par où commencer… J’ai d’abord été très excitée lorsque j’ai reçu ce roman, à l’idée d’avoir des nouvelles de Myron et Win après tant d’années ! C’est comme retrouver un vieil ami de lycée 10 ans après, vous voyez ? Vous avez envie de savoir ce qu’il est devenu, s’il va bien, ce qu’il fait de sa vie… C’était exactement pareil. J’en ai donc commencé la lecture, pour très vite me lasser. Oui mais de quoi ? me diriez-vous. Justement, cela m’a pris un bon moment, et surtout une deuxième lecture d’un autre roman pour le comprendre. J’ai donc très vite eu le sentiment qu’Harlan Coben était bien conscient qu’il y avait beaucoup de lecteurs, tout comme moi, à qui ses personnages manquaient, et qu’il a écrit un livre…pour écrire un livre. Je ne sais pas si cela fait du sens pour vous, mais pour parler court, j’ai trouvé ce livre ennuyant, dépourvu de recherche et de créativité, et avec EXACTEMENT le même style de tous ses autres livres. Je dois avouer que la fin était plus ou moins imprévisible, mais s’ennuyer pendant plus de 250 pages et être enfin ”surpris” lors des dernières…est-ce vraiment utile ? (encore faut-il tenir pendant 350 pages…) Lorsque nous aimons un auteur, nous adorons en voir l’évolution, et surtout nous sentir éblouis à chaque nouvelle sortie, pas vrai ? Sans défense n’avait rien d’éblouissant, et c’est bien dommage. J’ai fini le livre tant bien que mal, parce qu’il m’a été envoyé par la maison d’édition Belfond, et que je me devais d’honorer cette collaboration, mais j’avoue en en avoir arrêté la lecture beaucoup trop de fois. Finalement, je pense que j’aurais préféré rester sans nouvelles de Win et Myron…

    Par accident – Harlan Coben

    Quatrième de couverture : Il y a quinze ans, la vie de Nap Dumas a basculé : dernière année de lycée, son frère jumeau et la petite amie de celui-ci ont été retrouvés morts sur la voie ferrée. Double suicide d’amoureux ? Nap n’y a jamais cru. Désormais flic, Nap voit ressurgir le passé : Rex, leur ami d’enfance, vient d’être sauvagement assassiné. Sur les lieux du crime, les empreintes d’une femme que Nap pensait disparue : Maura, son amour de jeunesse, dont il était sans nouvelles depuis quinze ans. Le choc est total pour le policier. Celle qu’il aimait serait-elle une dangereuse psychopathe ? Où est Maura ? Et s’il était le prochain sur sa liste ? La vérité est proche. Si proche. Bien plus terrible et dangereuse que tout ce que Nap imagine… Puisant dans les légendes urbaines de la ville où il a grandi, le boss du thriller livre un jeu de fausses pistes effroyable.

    Encore un livre de disparition, et cette fois-ci, c’est Maura, l’amour de jeunesse de Nap Dumas qui réapparait mystérieusement. Je crois que pour les personnes qui me lisent pour la première fois, vous allez penser que je suis râleuse, mais non, je vous assure, généralement, je suis vraiment gentille dans mes critiques 😀 Dans Par accident, le personnage de Nap Dumas a un peu le même caractère que tous les personnages principaux des précédents livres d’Harlan Coben, il est riche, a du répondant, insupportablement arrogant, et a des vieux démons (ça ne vous rappelle personne ? aucun des personnages de ses 20 derniers romans ?). Mais ce n’est pas tout, d’apparence, l’histoire avait l’air un peu différente des autres, en tout cas, j’avais envie d’y croire. Mais au fil des pages, je me suis aperçue que c’était un gros mélange de beaucoup de ses autres romans. Entre un amour d’enfance qui disparaît, un peu comme dans Ne le dis à personne, un personnage principal qui n’a rien de nouveau, une enquête qui contient plein de fausses pistes avant de dévoiler la ”vraie” vérité tout à la fin… J’ai très honnêtement eu le sentiment que l’auteur n’avait presque plus d’imagination, et plus aucune idée de quoi que ce soit de nouveau à écrire. Encore une déception, encore plusieurs heures de perdues à lire plus de 300 pages avant de tomber sur une fin plus ou moins satisfaisante…

    Harlan Coben : Le Bilan

    Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que j’avais beaucoup hésité à écrire cet article, parce que oui, j’ai du mal à dire du mal des auteurs. Mais vous savez aussi que j’aime être honnête, alors voici la vérité : Harlan Coben a eu mon coeur avec Ne le dis à personne, il a continué à l’avoir pendant un moment, mais entre temps, je lui ai fait plusieurs infidélités en lisant d’autres auteurs, pour certains connus, et pour d’autres pas du tout. Ces infidélité ont eu raison de moi : je me suis rendue compte que ses nouvelles sorties n’étaient pas du tout ce qu’il y avait de plus original, bien au contraire : c’est redondant, répétitif, et pas à la hauteur de ce qu’il y a dans le marché, malheureusement. Je lui ai pourtant donné deux chances cette année passée. Je suis bien triste de l’admettre, parce que pour écrire autant de romans, il faut bien avoir du talent, et Harlan Coben en a. Mais j’ai l’impression qu’il est entré dans cette espèce de sphère de célébrité, où il a compris ce qui se vendait, ce qui se lisait, et a décidé d’écrire non pas pour faire rêver ses fidèles lecteurs de toujours, mais pour vendre. Si j’ai enfin décidé de publier cet article, c’est parce que j’ai compris quelque chose : j’ai compris que les auteurs ont autant de respect à avoir envers leurs lecteurs, que nous en avons à en avoir envers eux. Et j’ai compris qu’Harlan Coben a, en quelques sortes, trahi ses plus fidèles admirateurs. Alors pourquoi s’empêcher d’avouer une réalité ? Il est grand temps que cet auteur comprenne que si nous voulons relire ses anciens romans…il nous suffit de les relire, pas la peine d’en écrire un nouveau. Alors à moins qu’il fasse un grand ménage dans ses prochains écrits…je ne risque pas de les acheter. Et vous, que pensez-vous d’Harlan Coben et de ce qu’il est devenu ? Etes-vous toujours fan de ses livres ? Vous pouvez vous faire votre propre avis en vous procurant Sans défense ici et Par accident ici