• Ecrivain

    EDLS #26

    We’re all a little weird. And life is a little weird. And when we find someone whose weirdness is compatible with ours, we join up with then and fall into mutually satisfying weirdness -and call it love-true love.

    True love – Robert Fulghum 

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    True love by Robert Fulghum

    Summary :
    The beloved author of the modern classic book All I Really Need to Know I Learned in Kindergarten  now tackles life’s most mysterious, joyous and most confusing topic — love. An irresistible collection of real-life love stories, mixed with Robert Fulghum’s own quirky insights and unmistakable homespun observations, True Love tells the many unpredictable tales of love. Here it is: the intriguing story of the woman who marries her mother’s high school flame; a man who learns that “old love” and new pajamas are a dangerous mix; a man who miraculously reunites with his first love (after 20 years) on an LA freeway; the touching tale of a husband’s love for his wife after her disabling stroke; a 14-year-old’s philosophy of looking for love on the boardwalk; the brief moment of connection of a smile shared at a stoplight; and so many more.

    Buy True love here 

  • Interview

    Interview – Jon Monnard

    Jon Monnard est un jeune écrivain français qui a récemment publié son premier roman Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique, que je vous invite à découvrir ici.
    Je suis extrêmement honorée de pouvoir partager avec vous aujourd’hui cette interview d’un écrivain qui m’a tout particulièrement touchée, et que j’ai très hâte de relire très bientôt dans un prochain roman.
    Merci pour ta confiance, ta disponibilité, et surtout, ta gentillesse.
    Voici mon interview exclusive avec Jon Monnard.
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    Squat that Brain : Présentez-vous aux lecteurs de Squathatbrain. A part votre passion pour l’écriture, qui êtes-vous ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Que rêviez-vous de devenir, petit ? Et que trouve-t- on dans votre bibliothèque ?
    Jon Monnard : J’aime tout ce qui est associé à la culture: le théâtre, les visites de musées, le cinéma, l’opéra… et la littérature. Des instants simples aussi, comme boire des bières sur des terrasses avec un groupe de potes. J’aime les gens bienveillants ; ils sont rares.
    Je déteste les silures, sentir le steak sur ardoise et sortir en boîte ensuite. Je déteste les personnes frustrées et les mecs qui se disent « photographe » pour choper des meufs. haha
    Petit, je voulais devenir archéologue puis détective privé ; aujourd’hui, je mène des enquêtes pour mes livres.
    On y trouve toutes sortes de livres. De tous les genres. Aussi bien de la littérature jeunesse, que des polars ou des essais sur l’art ou de la littérature du monde entier. J’ai aussi des conneries, comme un playmobil Sherlock holmes ou le monstre du Loch Ness.
    Et souvent, je cache des lettres décachetées dans mes livres.

    Squat that Brain : Comment avez-vous su que vous aviez une passion pour l’écriture ? En avez-vous toujours eu envie ?
    Jon Monnard : Je ne l’ai jamais su. Dès douze ans, j’écrivais, ça m’était nécessaire. J’aimais beaucoup lire, mais ça ne signifiait pas que j’allais écrire en suite. Les circonstances de la vie nous mènent sur de drôles de chemins.

    Squat that Brain : Quelles sont les difficultés rencontrées en tant qu’écrivain ?
    Jon Monnard : La solitude et le doute.

    Squat that Brain : Sur mon blog, l’un des premiers articles que j’ai écrit parlait des habitudes des écrivains. Quelles sont les vôtres ?
    Jon Monnard : Je n’en ai pas vraiment. J’écris souvent le soir, la nuit. Pas le matin, j’en suis incapable.
    J’aime bien écrire dans les bistrots. Par contre, j’essaie toujours de lire un maximum avant de me coucher.

    Squat that Brain : Lorsque vous vient l’idée d’un livre, êtes-vous plutôt du genre à faire un plan détaillé ou laissez-vous plutôt vos doigts glisser sur votre clavier ?
    Jon Monnard : J’ai une idée générale, le noyau. Puis je construis la chair autour. Je lis énormément, ça me permet de me donner des idées pour structurer ma narration et puis je fonce, au gré de ce que ressentent mes personnages.

    Squat that Brain : Comment vous est venue l’idée de votre roman Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ? Et quelle relation entreteniez-vous avec Coska tout au long de l’écriture de votre livre ?
    Jon Monnard : Je pensais à un lien entre la mode et la littérature. C’était un premier point de départ.
    Ensuite, j’y ai lié le personnage de Coska qui, sur pas mal de points, est proche de moi. Je l’ai agrémenté des sujets qui me tenaient à cœur : la perte de la réflexion créative, l’uniformisation des idées, la course aux faux-semblant… J’avais en tête le début et le milieu. En créant Coska, je l’ai lâché dans l’arène ; il a pris la trajectoire qu’il devait prendre selon les situations. J’en étais très proche et je l’ai difficilement lâché… mais il l’a fallu.

    Squat that Brain : Quelles sont les erreurs commises concernant votre dernier livre, et que vous ne comptez pas reproduire pour le(s) prochain(s) ?
    Jon Monnard : J’étais très attaché à mon texte… avec peu d’objectivité. Du coup, il m’arrivait de ne pas vouloir sabrer et c’est une erreur). Je ferai donc attention au rythme, principalement.
    J’écouterai mon éditeur, au mieux, comme à chaque fois. La qualité de mon travail final dépend aussi de mon éditeur : aérer le texte, améliorer les phrases alambiquées, la syntaxe, éviter les coquilles… son rôle est primordial.

    Squat that Brain : Que pensez-vous de la critique littéraire ? Y êtes-vous sensible ou, en contraire, vous n’en voyez pas l’intérêt ?
    Jon Monnard : Elle est primordiale. Chacun lui accorde son importance. Je pense qu’elle permet de choisir parmi la quantité de livres qui sortent et de mettre la lumière sur des titres pouvant passer inaperçus.
    J’écoute beaucoup les avis de lectrices et lecteurs (qui sont parfois des bloggeurs) ; ça m’est nécessaire dans mon travail.
    Je me désintéresse plus des critiques qui attaquent le succès d’un auteur ou l’auteur lui-même. Egalement celles qui torpillent sans vouloir trouver les bons points d’un travail littéraire. Peut-être que je suis trop naïf.

    Squat that Brain : Quels sont vos projets ? Peut-être un prochain livre en court d’écriture ? Et comment imaginez-vous votre futur ?
    Jon Monnard : Je travaille sur un deuxième roman. Au moment où je réponds à ce questionnaire, je suis dans l’avion en direction des Etats-Unis.
    Depuis la parution de « Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique », beaucoup de collaborations sont nées, beaucoup sont encore à venir.
    Je consacre beaucoup de temps à l’écriture et à ces projets… et ceci, j’espère, jusqu’à la fin de mes jours. Pour la suite, l’avenir nous le dira !

    Squat that Brain : Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs de cette interview qui rêvent de devenir écrivains ?
    Jon Monnard : La persévérance. Vous entourer d’amis qui peuvent vous donner des critiques très objectives sur votre travail (n’oubliez pas que vous serez lus) et enfin, écrivez sans cesse, écrivez pour vous, parce que cela vous est vital.

    Merci à Jon Monnard d’avoir accepté de répondre à mes questions avec autant de sincérité.

    Pour acheter son livre en attendant (impatiemment) le prochain :

    Pour lire ma critique de son livre, rendez-vous ici.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Et à la fois je savais que je n'étais pas magnifique

    This book was written by a french writer. The english version isn’t available yet. Scroll down for my english review.

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    Achetez Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique ici

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est le premier roman de Jon Monnard, sorti au mois de Mars 2017 par les Editions l’Age d’Homme -que je remercie d’ailleurs pour l’exemplaire-.

    L’auteur nous emmène à la rencontre de Coska, un jeune homme timide, introverti, qui a pour rêve de devenir écrivain, et qui atterri dans le monde de la mode un peu comme un cheveu dans une soupe. Il découvre alors -et nous aussi avec lui- la cruauté de ce monde enjolivé par les paillettes et les réseaux sociaux, et se sent très vite perdu.

    Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique traite de plusieurs sujets importants. Tout d’abord la célébrité ; y sommes-nous réellement prêts ? Qu’est-ce qu’elle engendre ? Mais surtout, qu’y a t-il derrière la lumière des projecteurs ? Nous avons tous entendu parler de ces pauvres (victimes) de télé-réalité -d’ailleurs je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement-, qui sombrent dans l’alcool, la drogue, voire la dépression.
    Ensuite, les réseaux sociaux, ces moyens de communication qui sont capables de bien plus qu’on leur imagine.
    Puis, la volonté de réussir, l’ambition…la naïveté.

    Ce livre, de 161 pages, se lit rapidement. J’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me mettre dedans, mais une fois que ça a été le cas, la lecture s’est faite avec beaucoup de plaisir. Le personnage principal, Coska, m’a beaucoup fait pensé à moi-même à travers ses traits de caractère, ses rêves plein la tête, et son (énorme) soif de succès. D’ailleurs, mon histoire d’amour avec ce livre a commencé dès le début du deuxième chapitre, quand la narration, qui était jusque là faite à la troisième personne, est passée à la première. Je ne pourrai pas dire que ce changement soit positif (ni négatif d’ailleurs), parce qu’après avoir lu les avis d’autres lecteurs, j’ai remarqué que beaucoup ont préféré la première partie du roman à la deuxième, et vice-versa. C’est une histoire de goûts, et ça ne se critique donc pas.

    Au-delà de nous transporter dans une histoire captivante, Jon Monnard réussit à nous faire réfléchir non seulement en énonçant des sujets importants, mais surtout avec un style d’écriture pur. Je ne sais pas si cela est dû au fait que ce soit son premier roman -si c’est le cas, j’espère qu’il gardera le même style dans ses prochains-, mais j’ai eu le sentiment que chaque mot écrit dans ces 161 page était sincère. D’ailleurs, les remerciements et la petite phrase au début dédiée à sa maman prouvent que Jon Monnard y a mis tout son coeur, et ça se ressent.

    En bref, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique est un excellent premier roman, et j’ai très hâte de lire le prochain.

    Note : 7/10 – je recommande. 

    Retrouvez mon interview de Jon Monnard ici.

    PS : J’ai reçu une copie de ce livre de la part de la maison d’édition l’Age d’Homme en contrepartie d’un avis honnête. Ma critique provient donc de mon point de vue suite à ma lecture de ce livre. Aucun autre facteur n’a influencé mon avis.

    English review

    And at the same time I knew that I was not splendid” is the first novel of Jon Monnard, released in March 2017 by the Editions l’Age d’Homme – that I thank for the copy-.

    The author takes us to meet Coska, a timid young man, introverted, dreaming of becoming a writer, who has landed in the world of fashion a bit like a hair in a soup. He then discovers – and so do we – the cruelty of this world embellished by sequins and social networks, and feels very quickly lost.

    ”And at the same time I knew that I was not splendid” deals with several important topics. First, celebrity ; how could we know if we really are ready for it ? What does it generate ? And above all, what is behind the spotlight ? We all have heard of those poor (victims) of reality shows – I could not help but make the connection – who fall into alcohol, drugs or depression.
    Then social networks, these means of communication that are capable of much more than we imagine.
    And finally, the will to succeed, the ambition … the naivety.

    This book of 161 pages, can be read quickly. I admit that it took me a few pages to put myself in it, but once I did, the reading was with a lot of pleasure. The main character, Coska, made me think of myself through his character traits, his dreams, and his (huge) thirst of success. Besides, my love affair with this book started at the beginning of the second chapter, when the narration, which was previously done at the third person, went to the first. I will not be able to say that this change is positive (nor negative for that matter), because after having read the opinions of other readers, I noticed that many preferred the first part of the novel to the second, and vice -versa. It’s a matter of taste, and it’s not critical.

    Beyond taking us into a captivating story, Jon Monnard managed to make us think not only because of the important topics I was talking about, but above all with a pure writing style. I do not know if this is due to the fact that this is his first novel – if it is, I hope he will keep the same style in his next one(s) – but I had the feeling that every word written in these 161 pages was sincere. Moreover, the acknowledgement page and the small sentence at the beginning dedicated to his mother prove that Jon Monnard has put all his heart in his book, and it can indeed be felt.

    And at once I knew that I was not splendid” is an excellent first novel, and I can not wait to read the next one.

    Note: 7/10 – I recommend.

  • Critiques,  Lecture

    Le mangeur de citrouille – The pumpkin eater

    Scroll down for the English version of the review <3

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    J’ai découvert, il y a quelques jours, Le mangeur de citrouille, écrit par Peneloppe Mortimer, et qui est sorti le 19 Avril en librairie par les éditions Belfond.

    Je ne connaissais pas ce livre, et je n’avais jamais rien lu de cette auteure, mais le résumé m’a intriguée, et la féministe en moi avait besoin d’en découvrir plus.

    L’histoire commence chez un psy, où Mrs Armitage raconte sa vie. Elle explique être mal dans sa peau, perdue dans un 4ème mariage, dans son rôle de maman non accomplie (de 7 enfants), dans son envie d’agrandir (encore et toujours) sa famille, dans son incompréhension du monde qui l’entoure…

    Jake, son mari, est un homme richissime, ayant réussi sa vie professionnelle, talentueux, charmant, mais surtout, salaud. Il trompe sa femme à tout va, et n’hésite pas à faire passer sa propre personne et son propre bonheur avant celui de Mrs Armitage.

    Son envie d’avoir plus d’enfants, son sentiment de non-appartenance continu, -de perte dans la vie-, et sa non capacité à s’exprimer peuvent donner l’impression que Mrs Armitage est une femme irresponsable, sans personnalité, incapable de défendre ses droits, incapable de hausser le ton, incapable d’être heureuse.

    Mais toutes les personnes qui croiront ça sont, sans doute, ces mêmes personnes qui, dans la vie, estiment qu’une « femme » n’est vraiment « femme » qu’après avoir épousé un homme qui ‘’prendra soin d’elle, parce qu’une femme c’est bien trop faible sans un homme’’.   

    Ce livre est très réaliste, très véridique. Après avoir fait des recherches sur Peneloppe Mortimer, je me demande si ce n’est pas un peu une autobiographie, où elle raconte un peu sa vie. Je pense que c’est le cas, parce que la description de ses sentiments est toujours faite avec énormément de réalisme et je ne pense pas que l’on puisse s’exprimer aussi clairement et avec autant de détails si l’on n’a pas vraiment vécu la chose.

    Les phrases sont courtes, mais lourdes d’effet. Elles sont très puissantes, voire glauques pour les plus fragiles, avec cette petite dose d’humour noir qui vient couronner le tout. L’histoire nous prend, nous fait nous poser mille et une questions, que nous soyons hommes, ou femmes. Et elle vient confirmer cette idée que j’ai toujours eue : il ne faut pas être femme pour être féministe.

    Mrs Armitage nous fait voyager à travers sa vie. De son canapé de psy à ses souvenirs d’enfant, en passant par ses réflexions les plus intimes, ses rêves, ses confidences. Elle nous emmène avec elle dans les plus petits détails, ces mêmes petits détails qui auront construit une très belle et touchante fin à ce livre.

    Le dernier chapitre vient conclure l’histoire de façon intelligente, de façon à continuer de vous faire réfléchir après avoir bouclé la dernière page. Et c’est tout l’intérêt de ce livre, je pense qu’on ne doit pas le lire pour l’aimer, mais pour le comprendre.


    English review :

    I discovered, a few days ago, The pumpkin eater, written by Peneloppe Mortimer, and which was released on April 19 in the french bookstores by Belfond editions.

    I did not know this book, and I had never read anything of this author, but the abstract intrigued me, and the feminist in me needed to discover more.

    The story begins with a psychiatrist, Mrs. Armitage tells her story. She explains that she feels bad about herself, lost in a fourth marriage, in her role of an unfulfilled mother (of 7 children), in her desire to enlarge (again) her family, in her misunderstanding of the world around her. …

    Jake, her husband, is a very rich man, very successful, talented, charming, but above all, bastard. He cheats on his wife, and does not hesitate to put his own person and his own happiness before Mrs. Armitage’s.

    Her desire to have more children, her feeling of loss in life, and her inability to express herself can give the impression that Mrs. Armitage is an irresponsible woman, without personality, unable to defend her rights, unable to raise her voice, unable to be happy.

    But all the people who will believe that are, without any doubt, the same people who, in daily life, consider that a “woman” isn’t a real “woman” before having married a man who will take care of her, because ‘’a woman is too weak without a man’’.

    This book is very realistic, very truthful. After doing some researches about Peneloppe Mortimer, I wonder if it’s not, somehow, an autobiography, where she tells about her life. I think it really is, because the description of her feelings is always made with a lot of realism and I do not think we can speak as clearly if we did not not experienced the thing.

    The sentences are short, but heavy in effect. They are very powerful, with this little dose of black humor that comes to cap it all. The story takes us, makes us ask ourselves a thousand questions, whether we are men or women. And it confirms that idea that I always had: you must not be a woman to be a feminist.

    Mrs Armitage makes us travel through her life. From her psychic sofa to her childhood memories, through her most intimate reflections, her dreams, her confidences. She takes us with her in the smallest details, these same little details that have built a very beautiful and touching end to this book.

    The last chapter concludes the story in a clever way, that will keep you thinking after you have finished the last page. And that’s the point of this book, I think we should not read it to love it, but to understand it.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    Chère Mrs Bird – Dear Mrs Bird

    Les gens parlaient sincèrement de leurs soucis, ce que je trouvais courageux de leur part. Mrs Bird n’était qu’une inconnue dans un magazine, et pourtant ils lui confiaient leurs secrets.

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    Emmy est une jeune femme de 24 ans dont le rêve ultime est de devenir correspondante de guerre. Son ambition est d’aider la population anglaise à surmonter la guerre. Elle est volontaire dans une brigade de pompier ; mais cela ne lui suffit pas, elle désire en faire plus.

    C’est en lisant le journal, dans le bus, qu’elle découvre une annonce du fameux London Evening Chronicles et pour elle, c’est la concrétisation d’années de patience. Elle postule et est, à sa grande surprise, prise. Seulement, une fois son nouveau travail commencé, elle comprend très vite que ce n’est absolument pas ce à quoi elle s’attendait, et encore moins ce dont elle rêvait.

    Elle rencontre Mrs Bird, rédactrice en chef du magazine féminin Women’s Day, et découvre aussi sa mission: trier le courrier reçu par les lectrices à l’intention de Mrs Bird, qui souhaitent être conseillées et avoir des réponses à leurs questions.

    L’histoire ne se résume pas à ça, mais je préfère vous laisser faire face à tous ses rebondissements, un peu comme si vous étiez vous-même la charmante Emmy, sans vous tenir informés de plus d’événements.

    Chère Mrs Birds est le premier roman de A.J Pearce. Composé de quelques 300 pages, il est composé de plein d’ingrédients très prometteurs.

    Tout d’abord, de l’humour : la façon dont l’auteure conte et raconte les faits laisse place à un ton drôle et agréable, on peut donc facilement se retrouver à rire en lisant un paragraphe, puis triste (n’oublions pas que tout ceci se passe à Londres en pleine guerre), en en lisant un autre.

    De l’ambition et du courage : Emmy est TRES ambitieuse, elle ne s’est jamais arrêtée de rêver, ni d’écrire, même pas lorsque tous ses professeurs l’en dissuadaient, ni d’espérer une vie meilleure, lorsque les ruines laissées par les explosions l’entouraient.

    De l’optimisme : parce que le message qui est subtilement caché derrière chaque idée est que tout finit par aller pour le mieux. Et enfin, de la chaleur : je me suis retrouvée attachée à tous les personnages du livres, d’Emmy à sa meilleure amie, en passant même par le vendeur de magazines.

    Le style d’écriture est très simple et léger, ce roman se lit rapidement et sans aucune difficulté. Je le conseille à toute personne désirant lire un ‘’feel-good’’, un café à la main, sans prise de tête, absolument succulent, avec un délicieux retour dans le passé (A.J Pearce met en avant les anciennes mentalités, et ça a beaucoup de charme!).

    Pour un premier roman, le moins que je puisse dire est que c’est une réussite (et je tiens à préciser que je suis très sévère en romans feel-good!).


    English Review : 

    Emmy is a 24 yo woman whose ultimate dream is to become a war correspondent. Her ambition is to help the English population to overcome the war, she is a volunteer in a fire brigade; but that is not enough for her, she wants to do more.

    While reading the newspaper, in the bus, she discovers an announcement of the famous London Evening Chronicles and for her, it is the realization of years of patience. She postulates and has the job. Only, once her new job started, she understands very quickly that it is not what she expected, nor what she dreamed of.

    She meets Mrs Bird, editor of the women’s magazine Women’s Day, and also discovers her mission: to sort out the mail received by the readers for Mrs Bird, who wish to be advised and have answers to their questions.

    The story is more than just that, but I prefer to let you face all its twists and turns, like if you were yourself Emmy, without informing you of more events.

    Dear Mrs. Birds is A.J Pearce‘s first novel. Composed of a little more than 300 pages, it is composed of many very promising ingredients.
    First, humor: the way the author narrates the story gives a funny touch and a pleasant tone; we can easily find ourselves laughing while reading a paragraph, then sad (do not forget that all this happens in London during the war), while reading another.
    Then, ambition and courage: Emmy is VERYambitious. She never stopped dreaming of writing, not even when all her teachers dissuaded her. Nor of a better life, not even when the ruins left by the explosions surrounded him.

    Optimism: because the message that is subtly hidden behind every idea is that everything ends up being just okay.
    And finally, a lot of charm: I found myself attached to all the characters in the book, from Emmy to her best friend, even the magazine seller.

    The writing style is very simple and light, this novel can be read quickly and without any difficulty. I recommend it to anyone wishing to read a ‘’ feel-good ”, -a coffee in his hand-,  absolutely with a delicious return to the past (AJ Pearce puts forward the old mentalities, and that has a lot of charm!).
    For a first novel, the least I can say is that it’s a success (and I’m very severe in feel-good novels!).

  • Ecrivain,  EDLS

    EDLS #25

    AUJOURD’HUI, LES GENS CONNAISSENT LE PRIX DE TOUT, ET LA VALEUR DE RIEN.

    Le portrait de Dorian Grey – Oscar Wilde 
    Le-portrait-de-Dorian-Gray
    Nombre de pages : 324
    Résumé :
    Le héros de l’unique roman d’Oscar Wilde doit rester éternellement jeune : son portrait seul sera marqué progressivement par le temps, les vices, les crimes, jusqu’au drame final. Dans ce chef-d’oeuvre de l’art fin de siècle (1890), l’auteur a enfermé une parabole des relations entre l’art et la vie, entre l’art et la morale, entre le Bien et le Mal. Les apparences du conte fantastique, et du roman d’aventures, où le crime même ne manque pas, fascinent le lecteur ébloui par les dialogues étincelants de l’auteur de théâtre, les paradoxes de l’esthète, la phrase du poète. La tragédie vécue par l’écrivain, le bagne, le déshonneur, la mort prématurée laissent ainsi, lisse et pur, son roman unique.C’est à Oxford qu’Oscar Wilde (1854- 1900) a la révélation de son esthétique personnelle: l’harmonie ” grecque “.Aux années d’Oxford succède la vie londonienne: il ne faudra que trois ans au jeune Wilde pour devenir la ” personnalité ” la plus en vue d’Angleterre. C’est l’étape charnière des débuts de Wilde mal connue du public, que ce que met en lumière.


    Nowadays people know the price of everything and the value of nothing.

    The picture of Dorian Grey – Oscar Wilde 
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    Page numbers : 324
    Summary :
    Dorian Grey is the subject of a full-length portrait in oil by Basil Hallward, an artist who is impressed and infatuated by Dorian’s beauty; he believes that Dorian’s beauty is responsible for the new mode in his art as a painter. Through Basil, Dorian meets Lord Henry Wotton, and he soon is enthralled by the aristocrat’s hedonistic worldview: that beauty and sensual fulfilment are the only things worth pursuing in life.
    Newly understanding that his beauty will fade, Dorian expresses the desire to sell his soul, to ensure that the picture, rather than he, will age and fade. The wish is granted, and Dorian pursues a libertine life of varied and amoral experiences, while staying young and beautiful; all the while his portrait ages and records every sin.
      
     

  • Lecture,  mood

    La journée de la santé en Lecture

    Aujourd’hui c’est la journée mondiale de la santé. Et en cette occasion, j’ai préparé une sélection de livres dont le personnage principal (ou un personnage proche) est atteint d’une maladie, et qui m’ont beaucoup touchée.

    Oscar et la Dame Rose – Eric-Emmanuel Schmitt

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    Je me souviens encore de la première fois que j’ai lu ce livre. J’accompagnais ma nièce à une bibliothèque à Montréal, je suis tombée dessus, j’ai vu le nombre de page, je me suis dit allez, ok, avec un peu de chance je le finirai aujourd’hui même. Verdict, je n’ai pas bougé de ma chaise avant d’avoir bouclé la dernière page (et versé –en cachette- toutes mes larmes). Pour résumer l’histoire, c’est celle d’un petit garçon malade et hospitalisé, qui rencontre une dame à l’hôpital. Pour se sentir mieux, elle lui conseille d’écrire chaque jour une lettre à Dieu et de se confier à lui.

    Pour en savoir plus, lisez ma critique (en est-ce vraiment une ?) de ce livre ici.
    Sur une échelle de 1 à 10, le degré d’émotions était à 14, et non, je n’exagère absolument pas.
    No et moi – Delphine De Vigan
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    J’ai découvert ce livre il y a quelques années et mon Dieu quelle surprise, je l’avais lu en e-book parce que je ne savais plus quoi lire et que je me sentais carrément perdue dans mes lectures sans me doutais qu’il me bouleverserait autant.
    L’histoire tourne autour de No, jeune SDF à la vie dure et au quotidien ingérable, qui rencontre Lou, adolescente surdouée loin des préoccupations des jeunes de son âge. Elle essaye de se faire une place partout, dans sa classe, où rien ne lui est familier, à la maison, avec une mère souffrant d’une dépression dont elle n’arrive pas à sortir…
    Sur la même échelle, le degré d’émotions était à 9. J’ai fini le livre le coeur lourd et la tête pleine de leçons.

    Des souris et des hommes – John Steinbeck

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    Que dire de ce livre…rien, tout est dit ici. Lennie et George m’ont touchée au plus haut point avec une amitié forte et solide, un destin difficile et une vie cruelle.
    Vous vous demandez à combien ce livre m’a touchée ? 10, sur la même échelle.

    Si je reste – Gayle Forman

    9782915056808

    Mia, une jeune fille lors d’une sortie en famille, subit un accident suite auquel tout le monde décède, tout le monde sauf elle. Ce premier roman se passe dans une chambre d’hôpital où elle est entre la vie et la mort, perdue dans ses souvenirs et sa peur de revenir à la vie sans ses parents, sans son petit frère.
    Trouvez ma critique de ce livre et du deuxième Tome (Là où j’irai) ici.
    J’ai versé beaucoup trop de larmes en lisant ce livre, donc 10 est le degré adéquat d’émotions sur la même échelle.

    Nos étoiles contraires – John Green

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    Est-ce que ce livre se présente encore ? Pour les quelques personnes qui ne le connaissent pas (où étiez-vous ces dernières années ?), c’est l’histoire de Hazel, une adolescente atteinte d’un cancer, qui rencontre un garçon atteint d’une maladie incurable aussi. Les deux vivent une belle histoire d’amour très touchante (et contrariante aussi, j’ai prié tout le long pour que rien ne leur arrive), que rien, même pas la maladie, n’a pu  arrêter.
    Si vous me demandiez, sur une échelle de 1 à 10 combien j’ai pleuré en lisant ce livre : 11. Oui oui, rien que ça.
    PS : Si vous lisez le livre et que vous l’aimez, ne regardez pas le film ; restez sur cette belle note positive.

    Je pense que je vais m’arrêter là. Je me suis rendue compte, en écrivant cet article, que j’avais lu énormément de livres forts en émotions, mais qu’ils étaient tous assez anciens. Connaissez-vous un roman nouveau qui entre dans ces critères ?
    N’oubliez pas de prendre grand soin de vous, parce qu’il n’y a rien de plus important que la santé <3


    Today is World Health Day. And on this occasion, I prepared a selection of books whose main character (or a close character) is suffering from an illness, and that touched me a lot.

    Oscar and the Pink Lady – Eric-Emmanuel Schmitt

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    I still remember the first time I read this book. I accompanied my niece to a library in Montreal, I found it, I saw the number of pages, and I was like okay, I might finish it today. Verdict, I did not move from my chair before having closed the last page (and poured -secretly- all my tears).
    To summarize the story, it is about a sick and hospitalized little boy, who meets a lady in the hospital. To feel better, she advises him to write a letter every day to God and confide in him.
    On a scale of 1 to 10, the degree of emotions was 14, and no, I absolutely do not exaggerate.

    No and me – Delphine De Vigan

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    I discovered this book a few years ago and OMG what a surprise, I read it in e-book because I did not know what to read and I felt downright lost in my readings without suspecting that it would disturb me that much.
    The story revolves around No, a young homeless person with a hard life, who meets Lou, a teenager gifted, away from the concerns of young people of her age. She tries find a place for herself everywhere, in her class, where nothing seems familiar to her, at home, with a mother suffering from a terrible depression…
    On the same scale, the degree of emotions was at 9. I finished the book with a heavy heart and a head full of lessons.

    Of Mice and men – John Steinbeck

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    What to say about this book … nothing, everything is said in my review. Lennie and George touched me deeply with a powerful and strong friendship, a difficult destiny and a cruel life.
    Wondering how much this book has touched me? 10, on the same scale.

    If I stay – Gayle Forman

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    Mia has an accident after which all her family dies, everyone except her. This first novel takes place in a hospital room where she is somewhere between life and death, lost in her memories and her fear of coming back to life without her parents, without her little brother.
    I shed too many tears while reading this book, so 10 is the proper degree of emotions on the same scale.

    The fault in our stars – John Green

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    Do I really need to introduce this book ? For the few ones who do not know what it is about (where have you been these last years?), It’s the story of Hazel, a teenager with cancer, who meets a boy with an incurable disease too. Both live a beautiful and touching love story (and also disturbing, I prayed all along so that nothing happens to them), that nothing, not even the disease, could stop.
    If you asked me on the scale of 1 to 10 how much I cried while reading this book: 11. Yes yes, just that.
    PS: If you read the book and you like it, do not watch the movie; stay on this beautiful, positive note.

    I think I’ll stop there. I realized, while I was writing this article, that I had read a lot of emotional books, but that they weren’t all recent. Do you know a new novel that fits into these criteria?
    Do not forget to take good care of yourself, because there is nothing more important than health <3

  • Interview

    Interview – Sharon Salzberg

    Scroll down for the English version of the Interview

    J’ai récemment découvert Sharon Salzberg en lisant son dernier livre Comment s’ouvrir à l’amour véritable (disponible dès aujourd’hui en librairies). Après un gros coup de coeur pour cet écrit , je me suis renseignée sur l’écrivaine et encore une fois, coup de coeur ! Elle a gentiment accepté de répondre à mes questions, et je l’en remercie infiniment.
    Voici donc mon interview exclusive avec Sharon Salzberg.
    Sharon salzberg

    Squat that Brain : Présentez-vous aux lecteurs de Squathatbrain. A part votre passion pour le développement personnel et le bouddhisme, qui êtes-vous ? Qu’aimez-vous ? Que détestez-vous ? Quelles sont vos passions ? Et que rêvez-vous lorsque vous étiez enfant ?

    Sharon Salzberg : Lorsque j’étais enfant, je voulais devenir écrivain. En grandissant, je voulais devenir dramaturge. Je ne pense même pas que je savais vraiment ce que c’était à ce moment, mais je voulais quand même écrire des pièces de théâtre.
    Mon rêve était d’écrire quelque chose qui pourrait changer la conscience sociale.
    Je suis passionnée de la façon dont les gens se traitent entre eux. Cela m’a menée à faire des efforts quant à la justice sociale, et également à devenir plus active dans la vie politique.
    Je vis à moitié à New York, et j’adore ville !

    Squat that Brain : Quels sont les écrivains qui vous inspirent le plus ?

    Sharon Salzberg : Toni Morrison, Naomi Shihab Nye, Denis Johnson

    Squat that Brain : Avez-vous des habitudes d’écriture particulières ? Préférez-vous écrire le matin, le soir, en buvant du thé/café…?

    Sharon Salzberg : J’écris quand je le peux…souvent, je commence tard la nuit, et je continue jusqu’au petit matin.

    Squat that Brain : Comment s’est manifesté votre intérêt pour le bouddhisme ? Et comment avez vous décidé d’en faire votre métier ?

    Sharon Salzberg : Lorsque j’étais étudiante à l’Université, j’ai choisi un cours de philosophie asiatique, c’était la première fois que j’entendais parler du bouddhisme et la déclaration de Bouddha que la souffrance est naturelle, et une inévitable partie de la vie. En d’autres termes, je me suis dit : ‘’je ne suis pas la seule, je ne dois pas rester isolée’’, je me suis sentie membre de l’humanité.
    Je suis devenue professeure parce qu’une de mes propres professeurs, nommée Dipa-Ma, m’a demandé d’enseigner.

    Squat that Brain : Comment et pourquoi avez-vous décidé de commencer à écrire des livres ? Et quelles sont les difficultés rencontrées en tant qu’écrivain dans le développement personnel ?

    Sharon Salzberg : J’ai enseigné l’amour bienveillant pendant quelques années, et plusieurs personnes me demandaient avec insistance d’en écrire un livre spécialisé. Mais je manquais de confiance en moi (et je n’avais pas d’ordinateur personnel…c’était avant qu’ils ne deviennent populaires).
    Finalement, j’ai décidé d’essayer. Des éditeurs free lance m’aidaient, ils m’ont beaucoup appris à propos de l’écriture.
    Des fois, écrire sur des sujets sensibles -l’amour, la foi, la compassion- est difficile car il est compliqué de marquer les esprits des gens.
    Il est important pour moi de restée concentrée sur les challenges que les gens rencontrent, et ne pas idéaliser.

    Squat that Brain : Que représente la méditation pour vous ? Quelle est son importance ? Et comment peut-elle changer la vie ?

    Sharon Salzberg : J’ai toujours vu la méditation comme une sorte d’entrainement de nos capacités – la concentration, l’amour bienveillant, la conscience -.
    La méditation transforme la façon dont nous prêtons attention, pour devenir plus présent, avec un plus indulgent, et plus ouvert d’esprit. Tandis que notre attention change, nous comprenons nos vie plus en profondeur – ce qui nous rend heureux, ce qui nous fait souffrir-. C’est ainsi que nous pouvons choisir comment vivre.

    Squat that Brain : Quelles ont été les erreurs commises dans votre carrière, et que vous essayez de ne plus reproduire ?

    Sharon Salzberg : J’étais terrifiée de la prise de parole en public. Cela était compliqué pour mes collègues car le format des séminaires était de gérer les séances ou de faire des Questions Réponses durant la journée, mais il n’y avait qu’une conférence formelle par jour, en fin de journée. Jour après jour, je n’y arrivais pas.
    Un jour, j’y ai pensé plus en profondeur, et j’ai réalisé que les gens présents n’étaient pas là pour me juger…ils voulaient juste ressentir une connexion. Je ne devais pas être parfaite.
    Depuis ce jour, j’ai réussi à mener mes conférences.

    Merci encore à Sharon Salzberg de m’avoir accordée un peu de son temps. Retrouvez-la en dédicaces à Bruxelles, le 6 et 7 Avril, et à Paris le 8 Avril. Rendez-vous sur son site pour plus de détails.


    I recently discovered Sharon Salzberg by reading her latest book True Love (available today in french bookstores). After a big crush for this writing, I had a bigger one for her and her career ! She has kindly agreed to answer my questions. Thank you very much ! 

    Here’s my exclusive interview with Sharon Salzberg.
    Sharon salzberg

    Squat that Brain : Introduce yourself to Squathatbrain’s readers. Apart from your passion for personal development and Buddhism, who are you? What do you like? What do you hate? What are your passions? What did you dream of becoming, child?

    Sharon Salzberg : As a child I’d say that when I grew up I wanted to be a writer. As I got a little older I’d say I wanted to be a playwrite. I’m not even sure I knew what that was back then, but I’d still like to write a play.
    My dream had been to write something that could change social consciousness.
    I’m passionate about my concern about how people treat each other. That has led me to making efforts towards social justice and urging greater participation in political elections.
    I live part time in New York City, which I love!

    Squat that Brain : Which writers inspire you the most (all kind of books)?

    Sharon Salzberg : Toni Morrison, Naomi Shihab Nye, Denis Johnson

    Squat that Brain : Do you have any writing habits? Do you prefer to write in the morning, in the evening before going to bed, a glass of coffee / tea in your hands…?

    Sharon Salzberg : I write whenever I can…often starting late at night going into the early hours of the morning.

    Squat that Brain : How did your love for Buddhism come to you? And how did you decide to make it your “job”?

    Sharon Salzberg : When I was at university I took an Asian philosophy course, that’s where I first heard of Buddhism and the Buddha’s statement that suffering is a natural and inevitable part of life. In other words, I felt “it’s not just me. I don’t have to dwell in such isolation”I felt part of the human family.
    I became a teacher because one of my own teachers, a woman named Dipa – Ma, told me to teach.

    Squat that Brain :  How and why did you decide to start writing books? And what are the difficulties encountered as a writer in personal development?

    Sharon Salzberg : I had been teaching loving kindness meditation for some years, and many people had been urging me to write a book specializing in that. I had a lack of confidence however (also no personal computer… this was before they became popular). Finally I decided to try. I had free lance editors helping me, who taught me a lot about the craft of writing.
    Sometimes it is difficult because the topics are so lofty— faith, love, compassion— that it is hard to stay grounded in peoples’ everyday experience.
    It is important to me to try to focus on the challenges people face, and not just some idealized state.

    Squat that Brain : What does meditation mean to you? What is its importance? And how can meditation change our life?

    Sharon Salzberg : I’ve always seen meditation as a kind of skills training — in concentration, loving kindness and mindfulness.
    Meditation transforms the way we pay attention,so we are more present,more open hearted and more open minded. As our attention shifts we understand our lives much more deeply — what brings us happiness, what brings us suffering. Then we can choose how to live.

    Squat that Brain : What are the mistakes made in your career that you manage today to no longer reproduce?

    Sharon Salzberg : I was terrified of public speaking  in the beginning and found myself deferring to my colleagues.
    It was a long time before I could give a talk.this was difficult for my colleagues because the format of our retreats is that teachers might be leading sittings or doing q&a during the day, but there is only 1formal lecture per day, which is in the evening. Day after day I just couldn’t do it.
    One day I really thought about it, and realized people weren’t sitting out there waiting to judge me..they just wanted to feel some connection. I didn’t need to sound perfect. From that day on I could deliver a lecture.

    Thanks again to Sharon Salzberg for giving me some of her time. Meet her in Brussels, on April 6th and 7th, and in Paris on April 8th. Visit her website for more details.