• Ecrivain,  EDLS

    EDLS #14

    Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
    Il faudrait multiplier les maisons d’études, pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes; tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd.

    Discours à l’assemblée générale 1848 – Victor Hugo

  • Ecrivain,  EDLS

    EDLS #14

    Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
    Il faudrait multiplier les maisons d’études, pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes; tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd.

    Discours à l’assemblée générale 1848 – Victor Hugo

  • Critique
    Critiques,  Lecture

    Le voleur de larmes

    Il avait parfaitement conscience que ses jours en tant qu’être humain opérationnel étaient comptés et les rares émotions qu’il ressentait sporadiquement le ramenaient systématiquement à sa femme et à l’enfant qu’il n’aurait jamais la chance de serrer dans ses bras.

    Critique
    Le voleur de larmes

    Je suis tombée, récemment, sur cette courte nouvelle d’Alain Bezançon que je n’ai pas hésité à lire, tellement j’ai trouvé le résumé original. L’histoire est plutôt attirante, Baldassatrio est un commerçant de larmes, qui les vole à leurs propriétaires pour les vendre aux plus riches, dans un monde où les larmes, les émotions et les sentiments se font très rares.
    Lorsque j’ai lu le synopsis, je me suis demandée comment l’auteur ferait pour développer un thème pareil, et une fois commencé, j’ai été plutôt surprise. Au bout des premières lignes, Alain a su me convaincre, mais malheureusement, pas pour très longtemps.
    Je vous explique; au tout début, il nous parle d’une petite fille, du passé, du présent, d’une communauté de riches qui boivent dans des vers de vin des larmes volées, pendant des soirées, ce qui a l’air plutôt sympa, et prometteur, mais plus les lignes passaient, plus je m’ennuyais.
    J’ai eu l’impression que l’auteur lui-même se perdait dans ses sauts temporels, dans ses descriptions un peu lourdes (et courtes, ce qui est bien dommage), et parfois même dans ses personnages, et qu’il n’était pas convaincu par ce qu’il essayait de nous transmettre. J’ai même eu l’impression que l’auteur était pressé, qu’il avait quelque chose à faire après l’écriture de sa nouvelle.
    J’ai pensé arrêter ma lecture au beau milieu, mais ma curiosité a fait que je tienne jusqu’au bout, il faut dire aussi que la nouvelle est courte, et que j’avais du temps devant moi, autrement je pense que mon impatience l’aurait emporté.
    Vous voyez les films sur lesquels vous tombez, à la télé, dont l’histoire est superbe, mais les comédiens beaucoup moins? C’est à eux que cette nouvelle m’a fait penser, et c’est vraiment dommage, peut-être que si Alain y avait consacré un peu plus de temps, ça aurait donné autre chose, qui j’en suis sure, aurait fait du bruit.

  • mood

    Frank Kafka en trois titres

    Après avoir vécu un peu plus de 40 ans, et publié 16 ouvrages, Franz Kafka a succombé des suite d’une longue maladie, le 3 Juin 1924. 91 ans après sa mort, voici mon top trois de ses écrits :
    1-La métamorphose :
    37749
    Lorsque Gregor Samsa s’éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d’une épaisse carapace d’où s’échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux, qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites… Les siens. Père, mère, sœur, dont l’ambition est de l’éliminer après avoir contribué à l’étouffer…
    2-Le procès :
    le-procc3a8s-kafka-illustration-josc3a9-david
    Le jour de son arrestation, K. ouvre la porte de sa chambre pour s’informer de son petit-déjeuner et amorce ainsi une dynamique du questionnement qui s’appuie, tout au long du roman, sur cette métaphore de la porte. Accusé d’une faute qu’il ignore par des juges qu’il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation. À mesure que le procès prend de l’ampleur dans sa vie, chaque porte ouverte constitue une fermeture plus aliénante sur le monde de la procédure judiciaire, véritable source d’enfermement et de claustrophobie. L’instruction suit son cours sur environ un an durant lequel l’absence d’événements est vue uniquement à travers les yeux de K. Sa lucidité, dérisoire et inutile jusqu’à la fin, contrairement à celle du héros de La Métamorphose, n’apporte aucun soulagement. Le Procès, pièce charnière dans l’oeuvre de ce génie de l’absurde, renonce au ressort du surnaturel pour évoquer l’angoisse de l’obsession.
    3-Lettre au père :
    livre-kafka
    « Très cher père, Tu m’as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d’habitude, je n’ai rien su te répondre… » Réel et fiction ne font qu’un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l’oeuvre de Kafka.
    Et vous, quel est le livre que vous préférez de Franz Kafka?

  • Ecrivain,  EDLS

    L’EDLS #12

    Elle croit que l’argent peut tout, que l’argent donne tout, mais ce n’est pas l’argent qui faisait que j’étais là quand elle rentrait de l’école, tous les jours, que je préparais son goûter, que je préparais son dîner, que je préparais ses affaires pour le lendemain pour qu’elle soit belle, que je me privais de tout pour qu’elle ait ses belles tenues, de beaux livres, de belles chaussures, un bon steak dans son assiette … que je m’effaçais pour lui laisser toute la place. Ce n’est pas l’argent qui donne ces attentions-là. C’est l’amour qu’on verse sur un enfant et qui lui donne sa force. L’amour qu’on ne compte pas, qu’on ne mesure pas, qui ne s’incarne pas dans des chiffres.

    Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

  • Ecrivain,  EDLS

    L'EDLS #12

    Elle croit que l’argent peut tout, que l’argent donne tout, mais ce n’est pas l’argent qui faisait que j’étais là quand elle rentrait de l’école, tous les jours, que je préparais son goûter, que je préparais son dîner, que je préparais ses affaires pour le lendemain pour qu’elle soit belle, que je me privais de tout pour qu’elle ait ses belles tenues, de beaux livres, de belles chaussures, un bon steak dans son assiette … que je m’effaçais pour lui laisser toute la place. Ce n’est pas l’argent qui donne ces attentions-là. C’est l’amour qu’on verse sur un enfant et qui lui donne sa force. L’amour qu’on ne compte pas, qu’on ne mesure pas, qui ne s’incarne pas dans des chiffres.

    Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

  • Ecrivain,  EDLS

    EDLS #11

    Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses… des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. C’est cela aussi vivre. Mais à l’intérieur de notre esprit – je crois que c’est à l’intérieur de notre esprit – il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j’imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu’il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.

    Kafka sur le rivage – Haruki Murakami