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    Alpha S Bêta

    Il faut perdre pour gagner, et gagner pour perdre. On peut perdre, sans rien gagner, mais on peut tout de même perdre pour gagner. On n’arrive pas à toucher le gros lot sans faire des détours de toute nature. Du social jusqu’au commercial, rien ne sépare ces deux, il n’y a que le pécuniaire qui les diffère et laisse le premier plus noble et beaucoup plus apprécié. On fera tout pour échapper au monde souterrain, pour être le dernier à aider, le dernier à être affiché partout, le dernier à être vu, le dernier à vous dire bonne nuit. Le dernier pour qu’on se rappelle de vous.
    Rien que pour qu’on soit les derniers. En tout cas demain, nous serons les premiers. L’apport des capitaux et des aides aux causes humanitaires joue en partie au profit des plus grandes multinationales. C’est tout une atmosphère qui est en train de se construire. Et parce qu’il y’a l’entreprise sans éthique et l’entreprise, la maman, qui aide ses petits pour se tenir debout. L’interface expose une image saine et humaine, c’est peut-être l’intention de ses boites mais en cachette, ces monstres commerciaux sont en train de mettre leurs legos partout, et de titiller votre décisionnel, il faut se battre pour qu’on râpe votre inconscient sur un plat froid  prêt à manger.
    Le train passe, le rail le supporte, le convoi réuni les passagers, les serveurs les bercent. La gare les serrent à bras ouvert, et la réceptionniste les rappelle qu’un train est là pour eux. C’est cet appétit d’être transporté qui laisse naitre cette faille et laisse la morale contenir la personne physique et la pousse de se rendre à ses alentours, mais pourquoi nous ?
    Certes, le fait déclencheur au-dessus de tout ça reste le besoin mais rien ne m’empêche de le créer, et ensuite de me faire suivre. Rien n’est fait gratuitement, on investit pour des effets de prolifération. La seule tâche difficile, reste le fait de  démasquer ces entreprises. On ne peut pas dire à un joueur de rugby de faire ci ou ceci ou d’être calme et agréable. De ne pas être agressif et sévère non plus. Les causes humanitaires prélèvent un bruit atrabilaire. Un vendredi soir devant votre dvd vous pouvez entendre l’exploration d’un virus à l’autre coin du Monde, une nouvelle grippe h1n1, un cancer peu commun et j’en passe. Tout naturellement le sauveur passera des nuits sous les toits des laboratoires, mais les couffins de fonds seront signés par l’abracadabra des multinationales.

    Ça se passe ici, ici.
    On cherche des raccourcis, les voici.

    Ne soyez pas bête. En 2010, la compagnie x ou y n’a pas absorbé des coups critiques de chiffres d’affaires suite à son apport pour la cause de l’influenza. Ou quatre ans plus tard pour l’Ebola. L’affaire se conclu sur le long terme, voire même l’hors terme. C’est du goute à goute, c’est tout un dièse.
    Tandis qu’en Afrique des milliers d’individus profitent de leur dernier demi-litre d’oxygène. Bien sûr que ces causes ne sont pas faites pour ces grandeurs économiques. Demain l’africain ne boira pas des boissons gazeuses, il préfèrera le bissap. D’autant plus pour les asiatiques, ils pencheront pour des qipaos.
    C’est une question d’échos. On ne bouge pas pour rien, ‘All eyes on us’ profitons de ça et faisons du bien payant. Ce n’est pas toujours une affaire de cause humanitaire. L’éthique et le social peuvent prendre plusieurs formes, on peut trouver des évènements organisés gratuitement au profit des jeunes, des invitations à des galas. Evidement si l’entreprise décide de ne rien voir et de ne rien entendre elle sera tout simplement mise en réserve et reçue chaleureusement par l’amnésie.
    Elles décident donc de mettre leur nez partout pour vivre longtemps. Des actions sociales décorées par des passages radios et des publicités de quelques secondes. Même pour les 20 secondes les multinationales essayeront d’être les maitres de ce monde, N’importe où vous irez les campagnes publicitaires feront des miracles et influenceront d’une façon ou d’une autre vos achats. Il suffit de voir ou d’entendre une voix plusieurs fois pour se rappeler de ce produit et l’acheter, parce que inconsciemment vous préférez acheter ce produit déjà ou assez définit dans votre tête que d’en prendre un autre qui sera sans doute étranger pour vous ou moins fixé au niveau de votre inconscient.
    C’est une course vers le panier du consommateur, celui qui sera présent, doux et parental gagnera les 300 mètres vers l’environnement habituel et familier des ménages.

    Le beurre et l’argent du beurre,
    L’éthique et son argent.

    Bouger aux couleurs de l’éthique. Plusieurs sens font surface, mais en général l’éthique fait référence au social. Evidement les entreprises trainent sur un plateau composé d’un simple citoyen, d’un directeur commercial, d’un président directeur général et d’un politicien, personne ne doit passer différemment devant les portes de l’entreprise. La mère ne peut faire de discrimination entre ces petits enfants, même si elle le veut.
    Une entreprise reconnue et appréciée est une entreprise qui coulera dans les veines d’un triplé de générations, du père au petit fils.
    Sur les affiches, sur les panneaux publicitaires, dans les stades de foot, partout où on met les pieds on entendra toujours parler d’une entreprise. Les multinationales déboursent des sommes à couper le souffle dans la publicité, évidement cette matière est directement orienté business et n’échappe à l’œil de la fourmi.
    Mais quand l’affaire réunit l’éthique et le mayday international, les firmes font ressortir leurs dents pour sucer l’amas buzz et bonne foi.
    Comme cité auparavant, ce n’est pas toujours un appel de détresse pour financer des recherches pharmaceutiques, pour se tenir debout prêt d’un état pour soigner un trou noir ou pour reconstruire un chemin de fer qui date des années 40.
    Quand il s’agira d’exposition et de passage sur une bonne voie nationale ou sur une scène internationale, on sera là pour vous, sinon on vous rappellera plus tard.
    Les associations ont toujours été considérées comme des organisations de noblesse extrême. C’est exactement ce que ces entreprises essayent de vous faire comprendre. Le marteau ne cesse de bouger et la pierre continue à se tailler aux vœux de ces dernières.
    A bon entendeur, il ne faut pas se leurrer et comprendre le ‘A’ comme la première lettre de l’alphabet et le ‘Z‘ comme sa dernière.
    Que vous soyez rouge, bleu ou vert le marketing éthique est un caméléon qui traine là où les asticots trainent. Du moment que les valeurs sociales sont là, le reste se fait à tête reposée pour être le plus proche à vous servir et à vous tendre la main.

    L’argent n’a pas de religion, je suis athée,
    Je suis prêt à tout faire pour vous appâter.

    RHAZLANE El Mehdi

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    Les 7 clés de la réussite

    Nous sommes enfin en Mai, le beau temps et le soleil sont de retour ! Mais avant de pouvoir en profiter, nous avons des examens à passer. Squat that Brain vous a fait une liste de 7 conseils à suivre pour réussir vos finaux, et pouvoir profiter de vos vacances au maximum !
    Les indispensables des révisions:

    Des fiches

    Des post-it

    Des fluorescents

    Des pensées positives ! 🙂

    1-Organisez votre révision:
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    Il ne vous reste plus que quelques jours avant le début des examens? Pas de crainte, vous avez encore le temps de vous rattraper. Pour cela, prenez le temps de bien répartir vos révisions. Evitez de vous concentrer sur une seule matière pendant toute une journée, vous serez saturés et donc moins productifs. L’idéal serait d’alterner entre deux matières par jour, une technique le matin (les mathématiques par exemple), puis sur une matière comme le droit par exemple l’après-midi. Votre cerveau retiendra plus, sans trop vous faire souffrir ! Faites un planning sur une fiche cartonnée par exemple, et accrochez la sur le mur. Au bout de chaque journée, dessinez un petit signe en couleur différente à coté du chapitre achevé, moi je met un rond au feutre rouge, ça me fait toujours plaisir de voir ma fiche pleine de rouge, je me sens plus productive, et il n’y a rien de mieux que de se sentir productif en période d’examens !
    2-Faites des fiches:
    Nous en sommes tous victimes; en un semestre, on est obligés d’étudier une bonne dizaine de matières sans forcément le choisir. Et juste avant les examens, nous avons cette réaction devant la montagne de choses à retenir. Quand-il-faut-rendre-sa-copie-et-qu’on-n’a-pas-fini
    Nous avons aussi l’impression de pouvoir réviser sur ce gros registre qui nous a cassés l’épaule pendant tout un semestre, voir une année. Détrompez-vous, pour bien assimiler ses cours, il n’y a rien de mieux que les résumer sur des fiches ! Ca vous permettra non seulement de retenir plus facilement vos notes, mais en plus de vous faciliter la tache la veille de l’examen lorsque vous voudriez revoir rapidement les choses les plus importantes.
    3-Préparez vos supports de cours à l’avance: t2ltS
    Si comme moi, vous ne prenez que rarement des notes en cours (une habitude dont je n’arrive vraiment pas à me débarrasser), n’attendez pas la veille pour appeler tous vos amis en les suppliant de vous prendre en photo les leurs (oui oui, on l’a tous fait au moins une fois). Faites le avant, vous éviterez ainsi de déranger vos amis, de stresser, et de prendre le risque ne pas en trouver ! Essayez aussi d’acheter vos livres de révision à l’avance.
    4-N’oubliez pas les post-it !
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    Ca peut sembler bête pour certains, mais pour moi, les post-it me sauvent la vie à tous les coups ! Vous venez de refaire un exercice, et votre réponse n’est pas en accord avec celle du prof dans la correction? Collez un post-it explicatif avec des petits mots clefs qui vous aideront à comprendre le pourquoi du comment lorsque vous y rejetteriez un dernier coup d’oeil la veille de l’examen, c’est indispensable, et joli !
    5-Dormez bien
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    Evitez les nuit blanches, et les grasses matinées ! Croyez-moi, quand on se lève à 11h du matin en se disant qu’on fera une nuit blanche le soir même, c’est perdu d’avance ! Vous trouverez toujours une bonne excuse pour ne pas la faire (et je parle en connaissance de cause !). Rien de mieux qu’une bonne nuit de sommeil (8h, c’est parfait !), et un réveil pas trop tôt (8h du matin, c’est parfait encore une fois !) et voilà votre cerveau prêt à relever le défit d’accomplir toutes vos tâches de la journée !
    6-Ne vous saturez pas !
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    Ne dépassez pas 8h (maximum) de révision par jour. Votre cerveau a besoin de faire autre chose que retenir des mathématiques ou apprendre des cours de marketing. Permettez-lui de respirer. Faites des pauses toutes les 45 minutes (testé, et approuvé !) pour mieux reprendre après. Sortez une petite heure en fin de journée par exemple, ou regardez un film, lisez un petit peu, parlez aux gens que vous aimez… Non, vous ne perdrez pas de temps, vous donnez juste à votre cerveau et à votre corps la liberté qui leur permettra d’être plus productifs.
    7-Dites-vous que vous pouvez le faire !
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    Oui je sais, on a tous fait des cauchemars du jour des résultats, avec un gros NV à côté de notre nom… Mais n’oubliez pas que ce n’est qu’un cauchemar ! Vous avez tout pour relever le défis, tout se passe dans la tête ! Soyez positifs, dites-vous que vous pouvez le faire plus que quiconque ( si ça se trouve même plus que l’intello de la classe qui se saturera et foirera ), et tout ira bien !
    Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon courage, tenez vous loin des appareils électroniques surtout, mais jetez un coup d’oeil sur Squat That Brain entre deux exercices ! 🙂

  • mood

    3 comptes Instagram coups de coeur

    Il fut un temps ou, moi aussi, j’étais une IGER (enfin presque), mais j’ai fini par abandonner. Je suis toutefois restée fidèle à mes comptes Instagram préférés, que je partage avec vous aujourd’hui.
    1-IGMIRIEN: en première position, et vu que je suis depuis toujours une énorme fan de la Chine, je ne peux que citer ce compte de portraits chinois qui vous feront voyager à ce magnifique pays en quelques fractions de secondes. Je suis absolument fan des personnes qui font ce qu’elles font par passion, et ces dernières années pendant lesquelles j’ai suivi ce compte m’a permis de voir la simplicité de ce photographe, son talent, et surtout l’amour qu’il a pour ce qu’il fait.
    instagram.com/igmirien
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    2-LOVELYPEPA: si comme moi, vous êtes des stressés de la nature (JPP de mon stress), ne vous inquiétez pas, lovelypepa est là pour vous changer les idées. Ce compte Instagram est celui d’une bloggeuse mode espagnole, qui a réussi à faire de sa passion son métier. Un quotidien bourré de style, de beauté, de voyages, d’aventures et de très belles photos, à suivre tous les jours pour vous évader de la monotonie du quotidien, et surtout, pour vous rendre jaloux à tout moment. PS: son prénom est Alexandra, oui oui, j’ai passé des années à croire que Pepa c’était elle, alors qu’en fait, c’est sa chienne…
    instagram.com/lovelypeppa
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    3-Lmmima: Et le meilleur pour la fin…je suis l’un des premiers (et dernier, sans aucun, mais alors là aucun doute) fans de ce compte. Je vous explique; j’ai connu il y a un peu moins de deux ans une personne qui m’a permise de voir Casablanca sous un tout nouvel angle (et la vie en général, mais ça, c’est une autre histoire). Je n’ai jamais autant aimé cette ville, et toutes les villes et endroits que cette photographe visite, je ne sais pas, c’est comme si son téléphone était une sorte de baguette magique, qui transformait chacune de ses photos en chef-d’oeuvre. Comment ne pas tomber sous le charme de toute cette créativité? De toutes ces couleurs? De tous ces magnifiques endroits?
    https://instagram.com/lmmima/
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    Je vous laisse maintenant découvrir ces comptes par vous-même, et me dire ce que  vous en pensez. Et vous, quels sont vos comptes Instagram préférés?

  • Ecrivain

    EDLS #10

    Dans les livres, il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La Rencontre, L’Espoir, La Chute, comme des tableaux. Mais dans la vie, il n’y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique Attention Danger, Éboulements Fréquents ou Désillusion Imminente. Dans la vie on est tout seuls avec son costume, et tant pis s’il est tout déchiré.

    No et moi – Delphine de Vigan

  • mood

    La fête des mères en Lecture

    Je sais que certains trouvent ça un peu bête, les journées de fêtes spéciales, les anniversaires, et tout ce qui va avec; mais moi, je trouve important de consacrer une journée à quelque chose, pour prendre le temps d’y penser vraiment.
    J’ai passé mes 20 années d’existence auprès de ma maman, et j’en suis plus que ravie. Je lui suis très reconnaissante de tout le bonheur qu’elle m’a apportée, et qu’elle continue de m’apporter tous les jours. Tous les câlins, tous les bisous, toutes les inquiétudes, tous les conseils, tous les sourires, tous les reproches, et même toutes les disputes. Apres tout, c’est ce qui fait d’une relation sa beauté, non?
    Je ne sais vraiment, mais alors là vraiment pas ce que serait ma vie sans elle, et contrairement à plusieurs, mon voeu le plus cher est non pas de devenir riche, célèbre, ou encore d’avoir une carrière que toute personne m’envierait, mais de ne pas avoir à être là le jour où elle s’en ira.
    En cette journée, je voudrais que toute personne lisant cet article prenne le temps de faire un bisou à sa maman, de la remercier pour tout ce qu’elle a fait pour elle, même si vous n’en avez pas l’impression, croyez-m’en qu’elle en a fait des sacrifices pour vous. Et pour toutes les personnes qui n’ont plus la chance d’avoir la leur à leurs côtés, soyez heureuses pour elle, elle vous regarde de tout là haut, priez pour elle, et soyez heureuses.
    Ceci dit, je vous ai fait une petite liste des trois mamans littéraires qui m’ont le plus touchée:

    1-Orgueil et préjugés – Jane Austen:

    Gros coup de coeur pour cette maman de 4 filles qui, malgré son caractère assez fort, est très attachante. Mrs Bennet veut à tout prix marier ses filles à des hommes fortunés pour pouvoir les voir vivre dans des conditions matérielles favorables, ce qui est pour elle, le plus important.

    2-La civilisation, ma mère – Driss Chraibi:

    L’histoire d’une maman qui renaît, à l’aide de ses deux fils, et commence une nouvelle vie, loin des préjugés, de l’ignorance, et qui découvre le savoir, la modernité, la liberté. Cette histoire reflète aussi celle de plusieurs mamans marocaines du 20ème siècle, passant de traditions à modernité.

    3-Ne t’inquiète pas pour moi – Alice Kuipers:

    L’une des relations mère-fille les plus touchantes. Une femme découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Comment ne pas être émue par cette maman qui, au milieu de toutes ces souffrances continue de protéger sa fille?

    Et vous, qui est la mère fictive vous ayant le plus touchés? Je t’aime Maman.

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    MAROC ENTRE TRADITION ET MODERNITE

    En ces derniers temps, le monde est devenu un petit village où tout le monde accède à tout en un rien de temps. La mondialisation s’est attaquée aux coins les plus isolés du monde, et a conduit les idées d’ouverture vers les sociétés les plus refermées et conservatrices.
    Marocains, comme tous les autres, se trouvent aujourd’hui perdus entre traditions et modernité. Mettre des djellabas ou suivre la mode ? S’attacher à notre langue maternelle ou l’abandonner au profit des langues étrangères qui facilitent l’intégration ?
    Enfin, Peut-on conserver notre identité tout en restant ouvert au monde actuel?
    Avant d’enchainer avec l’analyse et la réflexion, il semble nécessaire de commencer par définir deux mots clefs : la tradition  et la modernité. La première est définie par l’ensemble de coutumes et croyances transférées d’une génération à l’autre. En d’autres termes, c’est un héritage immatériel qui permet à une génération de s’attacher à sa propre identité afin de se différencier et de préserver ce caractère de distinction assurant son unicité. L’exemple d’ailleurs du CAFTAN marocain en est la preuve. Son originalité a fait de lui l’habit de grâce et prestige à l’échelle internationale…
    Le mot modernité, quant à lui, est vu de nos jours comme étant l’antonyme de la tradition. Or, la modernité est plutôt ce concept qui accepte le changement mais qui généralement ne touche pas aux dimensions culturelles mais plutôt politiques et institutionnelles.
    A l’image des sociétés traditionnelles, l’intégration de la modernité dans notre société se fait difficilement, car la société cherche toujours à éviter les contradictions et préserver son bien être et confort par refus de tout changement.
    Trouver un commun accord entre la modernité et nos traditions semble être une question primordiale à résoudre. Le défunt roi Hassan II a soulevé le problème dans ses célèbres discours en disant « le Maroc est un arbre ou les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe ». Une métaphore qui explique clairement la situation actuelle du Maroc. Ce pays musulman attaché à ses croyances et ses traditions. Il veille aussi à les ajuster au progrès et à l’ouverture vécue à l’échelle mondiale.
    La suppression de tout ce qui est incompatible avec nos traditions, ou son acceptation avec modification sont devenues monnaie courante. C’est une politique longuement adoptée.
    Marier tradition et modernité peut conduire à l’oublie de certaines traditions adoptées jusque là. L’exemple des traditions qui touchaient à la dignité et à l’intimité des couples marocains, comme l’histoire des taches de sang sur le pantalon de la mariée exposé ouvertement aux invités après les nuits de noces. C’est une coutume en voie de disparition. Aussi, la superstition qui se traduit par les croyances qui hantaient leurs idées à cause de l’ignorance et l’analphabétisme : ne jamais parler dans les toilettes ou salle de bain, ne jamais ouvrir un parapluie chez soi, ne jamais frapper une fille avec un balai par peur qu’elle ne se marie jamais, ne jamais enjamber une personne allongée, car ça l’empêcherait de grandir. Toutes sortes d’idées superstitieuses qui reflétaient la mentalité et la culture des marocains.
    Le changement a touché tout cela et encore. Les jeunes ne sont plus influencés par ces croyances. Jadis, La société était rattachée à l’autorité et l’obéissance à tous les niveaux : relation homme femme, homme fils et professeur élève, bénédiction parentale, respect et pudeur. Tous ces adjectifs décrivaient clairement la situation. L’autorité régulait les rapports hiérarchiques sans discuter ou ajouter un mot. Dans la culture berbère par exemple, chaque vendredi le marié doit battre sa femme, et les passants doivent entendre ses cris devant chaque maison. Pour eux, c’était un signe de supériorité, d’autorité. Or, des changements ont été appliqués pour bannir ces images de violence, d’où l’apparition de plusieurs organisations qui défendent les droits de l’homme, l’égalité entre  hommes et femmes, les droits des enfants…Etc.
    Il ressort de ce qui précède que trouver un terrain d’entente entre tradition et modernité ne sera pas une tache facile. Les tentatives d’adaptation sont souvent et seront encore objet de débats publics.
    Toutefois, il reste clair qu’en aucun cas cette quête ne devra mener à moderniser la tradition ou à engloutir la modernité de traditions. Elle aura plutôt comme finalité d’essayer de fixer la bonne dose de modernité tout en respectant nos valeurs, nos principes.

    Rim Kaanane

  • Ecrivain

    EDLS #9

    Ce matin là, elle eut l’impression d’être tombée de son lit, avant de regarder autour d’elle si l’homme dont elle avait rêvé n’était pas dans un coin du bidonville. Ne voyant que le chat, Anny empoigna son journal et écrivit ces mots:
    – Ce garçon a frappé mon coeur avec un gant de boxe rembourré d’amour. Je n’ai donc pas eu mal, mais j’espère qu’il ne remplira jamais son gant avec du froid et de la haine. Autrement, je protègerais mon coeur avec une muraille de tristesse et de peur.

    La brésilienne qui voulait réécrire le monde – Anny Tossogoa

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L’Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

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    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.

    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?

    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.

    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.

    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.

    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.

  • Critiques,  Lecture,  Non classé

    L'Etranger

    Aujourd’hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas

    16117_aj_m_1375.pjpeg
    J’ai relu L’Etranger d’Albert Camus il y a quelques jours, plusieurs années après, et je ne pensais pas retomber autant sous le charme de ce livre. L’Etranger est différent de toutes mes autres lectures, et avec sa première phrase seulement, j’ai compris que derrière l’histoire de Mersault se cachait une toute autre, que Camus a pris le soin de nous transmettre, implicitement, pleine de critiques sur la société, la loi, la vision d’autrui, la nôtre, la mort, la vie.
    Vous connaissez surement l’histoire; Mersault, un jeune notable, commet un assassinat sans sembler se rendre compte de la gravité de son acte, et se retrouve confronté à un monde extérieur totalement différent de ce qu’il croyait, avec une vision des choses à l’opposé de la sienne. Et si, finalement, c’était lui, l’Etranger?
    Le je-m’en-foutisme de ce personnage ne veut pas forcément dire que c’est une mauvaise personne. Mersault pense que les remords ne servent à rien, et les regrets encore moins. Il ne croit pas en le passé, ni en le futur, il pense que ce qu’il y a de plus important, c’est le présent, et les courts moments qui s’en suivent. Non, il n’est pas un sans-coeur, il a juste compris que s’attarder sur des futilités, ou s’attacher à des espérances qui peuvent ne jamais se réaliser, nous poussent à passer, souvent, à côté de beaucoup de belles choses, et de ne profiter qu’à moitié, voire pas du tout du moment actuel.
    C’est certainement l’une des lectures m’ayant le plus fait réfléchir. Albert Camus ose pousser le lecteur, à travers ses lignes pleines de philosophie, à se poser une infinité de questions sur la vie en général, et sur la sienne en particulier, en s’attardant sur son rôle, ses croyances, l’influence que son entourage et son environnement  a sur lui, et, mieux encore, l’influence que lui, a sur son entourage et son environnement.
    Ce livre a été écrit il y a plusieurs décennies, et sa thématique sera toujours d’actualité.
    Pour faire court, l’Etranger de Camus est un livre à mettre entre toutes les mains, pour nous rappeler que chacun de nous a sa place sur Terre, et que, pour être comblé, nous devrions tous, à certains moment de nos vies, faire ressortir le Mersault qui sommeille en nous.

  • Ecrivain

    EDLS #8

    Nous sommes des animaux passionnants qui pourraient l’être plus encore s’ils se donnaient la peine d’être moins paresseux. C’est facile de se dire à chaque fois que l’autre est responsable. Je suis comme tout le monde, je n’ai pas toujours envie d’approfondir parce que c’est fatiguant. Mais je m’y oblige. Parfois je vois sur Internet un article qui m’intéresse et je réalise qu’il fait sept pages. Ma première réaction est de dire “Oh lala ! C’est long.” Puis je me raisonne : “Ne lâche pas, tu as les moyens et l’envie de t’accrocher, alors vas y.” C’est plus simple de laisser tomber; mais tellement plus enrichissant d’apprendre. Lorsque l’on prend la peine de faire cet effort, la passion arrive et tout s’éclaire, tout se simplifie. On peut même devenir addict. Avoir l’addiction de la connaissance, c’est bon.

    Marion Cotillard – Psychologie magazine